Tous les invités depuis 2017

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© Nicolas Serve / Oh les beaux jours !
Simon Abkarian
Comédien

D'origine arménienne, Simon Abkarian est née en région parisienne en 1962. Après une enfance passée au Liban, il se rend à Los Angeles et y intègre une compagnie théâtrale arménienne dirigée par Gérald Papasian. De retour à Paris en 1985, il suit des cours d'acteurs sous l'enseignement de Robert Cordier. Puis il entre au Théâtre du Soleil d'Ariane Mnouchkine. En 2011, il reçoit le Molière du meilleur comédien pour son rôle dans Une bête sur la Lune de Richard Kalinoski, dans une mise en scène d'Irina Brook, pièce relatant la vie d'un rescapé du génocide arménien. En 2004, au Festival international du film de Thessalonique, il obtient le prix du meilleur acteur pour Prendre femme. Ses premiers rôles au cinéma lui sont proposés par Cédric Klapisch, qui l'engage sur les tournages de Ce qui me meut (1989), Poisson rouge (1994) et Chacun cherche son chat (1996). Les deux artistes collaborent à nouveau sur Ni pour, ni contre (bien au contraire) en 2003. On l'a également vu incarnant un mauvais garçon dans J'irai au paradis car l'enfer est ici (1997), un repris de justice dans Dans tes rêves (2005), les caïds dans Les Mauvais Joueurs (2005) et dans le James Bond de Martin Campbell, Casino Royale (2006). Après avoir prêté sa voix au père de Persepolis, l'acteur est à l'affiche de Secret Défense, Détention secrète, Khamsa et Musée haut, musée bas. En 2009, le réalisateur marseillais Robert Guédiguian le fait tourner dans L'Armée du crime, avec le rôle fort du poète résistant, Missak Manouchian. Dans la création originale de Canal +, Pigalle, la nuit, il joue un patron de sex-shop, et devient un colonel afghan pour Kaboul Kitchen, série humoristique de la chaîne cryptée. En 2015, Simon Abkarian retrouve Robert Guédiguian pour son nouveau film, Une histoire de fou, avant d’être à la tête du casting de Malaterra, remake de Broadchurch ayant choisi comme nouveau cadre l’île de beauté. Simon Abkarian est également auteur pour le théâtre. Il a publié quatre pièces chez Actes-Sud Papiers.

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© Pascal Ito / éditions Flammarion
Olivier Adam
Auteur

Olivier Adam est écrivain et scénariste. Après un premier roman très remarqué, Je vais bien, ne t'en fais pas (Le Dilettante, 2000) adapté au cinéma par Philippe Lioret, il est lauréat du prix Goncourt de la nouvelle en 2004 pour Passer l'hiver (L’Olivier). Suivront de nombreux romans parmi lesquels À l'abri de rien (2007), Des vents contraires (2009), Les Lisières (2012), Une partie de badminton (2019), Tout peut s'oublier (2021) et des ouvrages et romans pour la jeunesse publiés à l’École des Loisirs. Son dernier roman, Dessous les roses, est paru à l'automne 2022 aux éditions Flammarion. Parmi les auteurs français les plus adaptés au cinéma, il collabore avec Philippe Lioret pour l'adaptation de son roman Je vais bien, ne t'en fais pas (avec Mélanie Laurent, Kad Merad, sorti en 2006) et pour l'écriture du script de Welcome (2005). Il participe également aux scénarios de Poids léger et Maman est folle (d'après À l'abri de rien) de Jean-Pierre Améris, et à celui de l'adaptation par Jalil Lespert de son roman Des vents contraires. En 1999, il participe à la création du festival littéraire Les Correspondances de Manosque. Il a également été directeur de collection aux éditions du Rouergue. Bibliographie sélective Dessous les roses, Flammarion, 2022. Tout peut s'oublier, Flammarion, 2021. Une partie de badminton, Flammarion, 2019. Les Lisières, Flammarion, 2012. Des vents contraires, L'Olivier, 2009. À l'abri de rien, L'Olivier, 2007. Je vais bien, ne t'en fais pas, Le Dilettante, 2000.  

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© Hermance Triay
Benjamin Adam
Illustrateur, Auteur

Benjamin Adam est auteur de bandes dessinées. Après sa sortie des Arts décoratifs de Strasbourg en 2007, il s'installe à Nantes où, depuis, il partage son temps entre projets collectifs (Ecarquillettes, Radar, Oasis, Maison Fumetti) et bande dessinée. Après de nombreuses collaborations en presse et édition jeunesse, notamment chez Bayard Kids pour Ulysse (2011) avec Christine Palluy, il publie aux éditions La Pastèque, Lartigues & Prévert en 2013 et Joker en 2015, tous trois sélectionnés au festival d'Angoulême dans les catégories jeunesse, polar et officielle. Depuis, il s'est essayé à de nombreuses reprises au reportage et au documentaire en bande dessinée avec La Revue dessinée et Topo, avant d'entamer Soon (Dargaud, 2019) avec Thomas Cadène, double récit d'anticipation qui mixe les codes du documentaire et ceux de la science-fiction. Imaginée en contrepoint, UOS, une exploration graphique de l’univers de l’effondrement, paraît deux ans plus tard. En 2022, avec la journaliste Claire Alet, il a adapté le livre de Tomas Piketty, Capital et idéologie, en bande dessinée. Bibliographie sélective Capital et idéologie, d'après le livre de Thomas Piketty, Benjamin Adam, Claire Alet, Seuil/La Revue dessinée, 2022. UOS, éditions 2024, 2021. Fluide, avec Thomas Cadène et Joseph Safieddine, Dargaud/Arte éditions, 2021. Soon, avec Thomas Cadène, Dargaud, 2019. Joker, La Pastèque, 2015.

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© Oskar Szelevényi
Akosh S.
Musicien, Compositeur

Ákosh Szelevényi, dont le nom de scène est Akosh S., est un saxophoniste et compositeur hongrois. Il joue également de plusieurs autres instruments utilisés dans le free jazz. Après des études de musiques classiques et traditionnelles à Budapest, où il découvre Beethoven et Led Zeppelin, il découvre le jazz (et plus spécifiquement le free-jazz) et chante dans un groupe de rock au lycée. Suite à des déboires avec la police en 1985, il est obligé de quitter le pays et émigre à Paris en 1986. Il y rencontre le batteur Philippe Foch, le contrebassiste Bernard Malandain et la violoniste Michèle Véronique avec qui il forme un groupe et compose et interprète la musique de pièces au théâtre de l’Entreprise. En 1995 s’ajoute Joe Doherty au groupe qui devient officiellement l’Akosh S. Unit. Encore assez confidentiel, le groupe prend une nouvelle dimension lorsque Bertrand Cantat leur propose une collaboration sur l’album 666.667 Club de Noir Désir. Akosh S. assurera également la première partie des concerts de la tournée de Noir Désir qui suivra avec le Unit. Ce groupe adopte ensuite une géométrie variable, avec plus ou moins de musiciens qui vont et viennent, mais toujours avec Akosh S. à son cœur. Parallèlement, il travaille en collaboration avec le danseur et chorégraphe Josef Nadj pour lequel il écrit la musique des spectacles de 2004 à 2014. Il travaille également avec la jeune génération de musiciens hongrois, avec le clameur-rappeur Marc Nammour, avec les membres de groupes de musique touareg et le musicien Camel Zekri. Il est l'invité de la cinquième édition du festival avec le rappeur Vîrus pour le spectacle Schtilibem.   À écouter : "Apoptose", avec Sylvain Darrifourcq, Meta Records, 2014.

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© DR
Alfred
Dessinateur

Alfred naît en 1976 dans une famille d'artistes. Des années de fanzinat et de micro-édition lui forgent le caractère, avant qu'il publie aux Éditions Delcourt en 1997. En l'an 2000, il rencontre David Chauvel qui lui propose la série jeunesse « Octave ». Il enchaîne ensuite divers albums jeunesse ou BD aux univers très variés. En 2008, il part s'installer durant trois ans à Venise où il développe un travail d'illustration et d'affiches de théâtre. Parallèlement, il creuse de plus en plus le dessin live sur scène et s'embarque dans plusieurs aventures théâtrales/dessinées. En 2010, invité par Lewis Trondheim, il fonde le virtuel Atelier Mastodonte qui paraît chaque semaine dans Spirou. En 2014, il reçoit le Fauve d'Or pour Come Prima au Festival international de la bande dessinée d'Angoulême. Il suit également durant trois ans le chanteur Etienne Daho pour la réalisation du making off dessiné de son dernier disque (« L'homme qui chante », 2015). En 2019, il est l'invité de la Cité internationale de la bande dessinée et de l'image à Angoulême, qui lui a donné une carte blanche. Il publie Senso chez Delcourt la même année. Fin 2020 est paru Castelmaure, avec un scénario de Lewis Trondheim. Il prépare un projet de livre avec Laurent Gaudé à paraître en 2022. Bibliographie sélective La Digue (dessin), avec Éric Corbeyran (scénario), Delcourt, 1998. Octave (dessin), avec David Chauvel (scénario), Delcourt, coll. « Jeunesse », 2003 à 2006. Pourquoi j'ai tué Pierre (dessin), avec Olivier Ka (scénario), Delcourt, 2006. Je mourrai pas gibier (dessin), d'après le roman de Guillaume Guéraud, Delcourt, 2009. Come prima, Delcourt, 2013, Fauve d'Or 2014 (prix du meilleur album) à Angoulême. Le Tatouage : Histoire d'une pratique ancestrale, (dessin), avec Jérôme Pierrat (scénario), Lombard, coll. « La petite bédéthèque des savoirs », 2016. Boulevard des SMS (dessin), avec Brigitte Fontaine (textes), Casterman, 2016. Tout près d'ailleurs, coll. « Lettres du monde », Le Festin, 2017. Capitaine Fripouille, avec Olivier Ka (textes), Delcourt, 2017. La Belle saison, Delcourt, 2019. Senso, collection « Mirages », Delcourt, 2019.

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© Hannah Assouline
Chawki Amari
Auteur

Chawki Amari est géologue de formation, mais aussi et surtout journaliste-reporter, chroniqueur, caricaturiste et illustrateur, reconnu pour son talent et son impertinence. Il écrit et dessine régulièrement pour la presse algérienne, Le matin, El Watan ou La Tribune. En 1996, il est arrêté et condamné à trois ans de prison avec sursis pour une caricature jugée comme « une offense à l’emblème national ». Il continue aujourd’hui encore de publier ses chroniques, notamment pour El Watan. Chawki Amari est également l’auteur de plusieurs textes littéraires qui sondent et décrivent la société algérienne, son histoire, ses paradoxes, mais aussi la profondeur et la noirceur de l’âme humaine. Deux romans ont été publiés en France par les éditions de l’Observatoire. L'Âne mort (2020) est un roman comme un road-movie, entre Alger et la Kabylie, un hommage à L'Âne d’or d’Apulée. C'est un roman picaresque dans lequel les personnages se posent des questions à la fois existentielles et loufoques entre autres sur la résistance et le changement, la pesanteur et la légèreté. Dans Balak (2022), Chawki Amari se joue des codes du polar et du roman d’anticipation pour pointer du doigt les défaillances politiques d’un pays dont il brosse un portrait aigu. Il pose une nouvelle pierre à son grand-œuvre avec ce texte engagé, corrosif, brillant. Également comédien, il a notamment joué dans « Fatima » (César du meilleur film) et les films du réalisateur algérien Karim Moussaoui. Bibliographie sélective De Bonnes Nouvelles d’Algérie, Baleine, 1998. Alger, ville blanche sur fond noir, ouvrage collectif sous la direction de Vincent Colonna, avec Virginie Brac, Rima Ghazil et Mohamed Kacimi, Autrement, 2003. L’Âne mort, Les Éditions de L’Observatoire, 2020. Balak, Les Éditions de L’Observatoire, 2022.

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© Philippe Matsas/P.O.L
Nathalie Azoulai
Autrice

Nathalie Azoulai est écrivaine, agrégée de lettres. Après avoir enseigné plusieurs années, elle s’oriente vers le monde de l’édition où elle évoluera pendant dix ans à différents postes et dans différentes maisons. Elle publie son premier roman en 2002, Mère agitée (Seuil), une fable inspirée de sa propre expérience de mère bouleversée par la naissance et l’enfance de ses enfants. Paraît en 2009 Une ardeur insensée (Flammarion, 2009) qui commence à explorer l’univers du théâtre à travers l’expérience de la direction d’acteur et le rôle de Phèdre, une exploration qui se poursuivra avec le roman Titus n’aimait pas Bérénice en 2015, lauréat du prix Médicis (P.O.L) et finaliste des prix Goncourt et Femina. Ce roman est traduit dans plusieurs langues et figure désormais sur des bibliographies scolaires et universitaires. Elle est également l’auteur d’une nouvelle traduction de Mrs Dalloway de Virginia Woolf (P.O.L, 2021). La Fille parfaite, publié en janvier 2022 (P.O.L), est l’histoire d’une amitié, un roman d’apprentissage, le récit de vie de deux filles brillantes, l’une choisissant la voie littéraire, l’autre celle des mathématiques. Mais aussi une réflexion sur l’orientation scolaire et ses conséquences, le rôle et la perception des femmes, la maternité, l’ambition, la féminité et les relations familiales. Bibliographie sélective Mère agitée, Seuil, 2002. Titus n’aimait pas Bérénice, P.O.L, 2015, (Prix Médicis). La Fille parfaite, P.O.L, 2022.  

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© Céline Nieszawer/Flammarion
Thomas B. Reverdy
Auteur

Au cours de ses études de lettres à l'université, Thomas B. Reverdy travaille sur Antonin Artaud, Roger Gilbert-Lecomte et Henri Michaux. Il participe aussi à cette époque à la revue La Femelle du Requin, dont il dirige la publication du numéro 4 au numéro 12. Il obtient l'agrégation de lettres modernes en 2000 et enseigne depuis dans un lycée de Seine-Saint-Denis. Ses trois premiers romans constituent une sorte de cycle poétique. Ils abordent les thèmes du deuil, de l'amitié et de l'écriture. En 2010, L'Envers du monde (Seuil) propose une intrigue policière aux implications morales et philosophiques, dans le New York de l'après 11-septembre. Les Évaporés (Flammarion, 2013), s'intéresse aux disparus volontaires au Japon. Ce travail se poursuit avec Il était une ville, qui se passe dans la ville de Detroit, Michigan, en proie à la faillite du système bancaire. Avec Climax (Flammarion, 2021), Thomas B. Reverdy réveille le roman d’aventures en lui offrant une dimension crépusculaire et contemporaine puisque désormais les glaciers fondent, les ours meurent et l’homme a irrémédiablement tout abîmé. Au moins, il reste la fiction pour raconter cette dernière aventure, celle de la fin d’un monde. Bibliographie sélective La Montée des eaux, Seuil, 2003. L'Envers du monde, Seuil, 2010 (Prix François-Mauriac). Les Évaporés, Flammarion, 2013 (Grand Prix Thyde Monnier de la Société des gens de lettres et Prix Joseph-Kessel 2014). Il était une ville, Flammarion, 2015 (prix Goncourt des lycéens). L'Hiver du mécontentement, Flammarion, 2018 (prix Interalié). Climax, Flammarion, 2021.

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© Patrice Lenormand
Abdelaziz Baraka Sakin
Auteur

Né à Kassala, au Soudan, Abdelaziz Baraka Sakin est auteur, exilé en France après la censure de ses écrits dans son pays d’origine. Diplômé de gestion de l’université d’Assiout en Égypte, il a exercé plusieurs métiers très différents, d’enseignant à maçon, de couturier à conseiller à l’ONU. Très impliqué auprès des camps de réfugiés érythréens au début des années 2000, il a travaillé avec l’Unicef et Save The Children au Darfour, où il a formé les militaires de l’armée régulière, comme les forces d’opposition, aux droits de l’enfant et au droit international. C’est à cette période qu’il commence à écrire ses romans et nouvelles, publiés d’abord en Égypte et en Syrie mais très appréciés aussi au Soudan, où ils sont malheureusement interdits par le gouvernement depuis 2011. Abdelaziz Baraka Sakin a été emprisonné à plusieurs reprises à cause de ses écrits, jugés contraires à la « Creative Works Law » car décrivant la diversité culturelle et religieuse du Soudan alors que le gouvernement cherche à promouvoir une identité exclusivement arabe et islamique. Néanmoins, des exemplaires de ses textes circulent au sein de la population soudanaise malgré les interdictions. Parmi la dizaine d’œuvre publiées par l’auteur, seules Le Messie du Darfour (Zulma, 2016) et Les Jango (Zulma, 2020) ont été traduites en français. Le premier a reçu le Prix Littérature-Monde en 2017 et le second le Grand Prix de traduction de la ville d’Arles et le Prix de la littérature arabe 2020.   Bibliographie sélective Le Messie du Darfour, traduit par Xavier Luffin, Zulma, 2016. Les Jango, traduit par Xavier Luffin, Zulma, 2020.

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© Isabelle Vorle
Michaël Batalla
Modérateur·ice, Auteur

Nouveau directeur du Centre international de poésie Marseille (CipM) depuis janvier 2019, Michaël Batalla est actif depuis plus de 20 ans dans le domaine de la création poétique, de sa diffusion et de sa médiation. De 2002 à 2013, il a animé la collection expériences poétiques des éditions Le clou dans le fer dont une partie du fonds a été donnée au cipM en octobre 2016 ; depuis le début des années 2000, il s’est engagé dans la pédagogie de l’écriture poétique qu’il a notamment enseignée à l’École Spéciale d’Architecture, à Paris, de 2010 à 2015. La poésie de Michaël Batalla est une quête de la description concrète dont une des lignes méthodiques est l’observation — qu’il s’agisse de configurations objectives (paysages, situations urbaines, objets d’architecture) ou de localités plus intérieures. Ses écrits ont été publiés en revues (Toute la lire, De(s)générations, Po&sie, MIR, Nioques, Boudoir, L’étrangère, Mouvement, Fusées, Autres & Pareils, De(s)générations, Cahiers du refuge, Libération) ainsi qu’en volume chez Jean-Michel Place (Poèmes paysages maintenant) et VMCF, d’ici-là (Autour/Around, avec le photographe Benoît Fougeirol), Contre-pied (Mauvaises phrases). Ses deux derniers livres ont paru aux éditions NOUS : Poésie possible en 2015 et Noir de l’Égée en 2019. Les éditions Desmos ont publié sa première traduction du grec moderne, Le livre de la terre, de Katerina Iliopoulou.

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© Francesca Mantovani
François Beaune
Auteur

François Beaune est né en 1978 à Clermont-Ferrand et réside désor- mais à Marseille. Fin 2011, il est parti en quête d’«histoires vraies de Méditerranée» et a créé une bibliothèque de ces récits de vie (textes, sons, vidéos). La Lune dans le puits, publié en 2013 aux éditions Verticales, en est le résultat. Il a collaboré avec Arte Radio, plusieurs metteurs en scène de théâtre et écrit un album pour la jeunesse. Son projet littéraire, qu'il a baptisé L'Entresort, consiste au fil de ses livres à créer une galerie de portraits de personnages attachants, capables d'incarner le monde actuel. Ainsi en est-il de Calamity Gwenn, qui nous plonge à travers son journal intime dans la vie drôle et désespérée de Gwenn, 30 ans... Durant l'automne 2020, François Beaune a accompagné la classe de 6e1 du collège Gyptis, à Marseille, dans l'écriture collective d'une nouvelle en lice pour la saison 3 du concours Des nouvelles des collégiens, organisé par le festival Oh les beaux jours !. En savoir + sur le concours Bibliographie sélective Calamity Gwenn, Albin Michel, 2020. Omar et Greg, Le Nouvel Attila, 2018 (Prix du Livre du Réel). L'Esprit de famille. 77 positions libanaises, Elyzad, 2018. Une vie de Gérard en Occident, Verticales, 2017. La Lune dans le puits. Des histoires vraies de Méditerranée, Verticales, 2013 ; Folio, 2017. Un ange noir, Verticales, 2011. Un homme louche, Verticales, 2009.

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© Michel Lunardelli
Charles Berberian
Dessinateur

Après plusieurs années passées au Liban, Charles Berberian suit, à l'âge de dix-huit ans, les cours de l'École des beaux-arts de Paris où il fait la connaissance de François Avril. Ses premières bandes dessinées sont publiées dans divers fanzines dans lesquels il développe un style graphique d'abord influencé par Ralph Steadman. En 1983, il fait la connaissance de Philippe Dupuy, qui, comme lui, collabore à P.L.G. Une de leurs premières réalisations commune consiste en un hommage à Hergé, dans le fanzine Band'à Part n°13 (1983). Leurs signatures (scénario et dessin) deviennent indissociables - leurs premières histoires communes sont reprises dans Les héros ne meurent jamais. En 1984, ils font leur entrée à Fluide Glacial. Ils y réalisent Red, Basile et Gégé (album Graine de voyous) puis Le journal d'Henriette, chroniques amères et tendres d'une petite adolescente timide et complexée. En 1985, ils conçoivent Le petit peintre, un petit ouvrage proposé dans la collection " Atomium ", des éditions Magic-Strip. Deux ans plus tard, ils réalisent Chantal Thomas, un portfolio publié chez Michel Lagarde. Ils figurent au sommaire de Je bouquine et collaborent à plusieurs campagnes publicitaires (pour Canal +, etc.). En 1990, ils donnent naissance à Monsieur Jean, dans Yéti. Ils conçoivent en 1992 l'iconographie du Guide de l'environnement aux éditions La sirène. L'année suivante, chez ce même éditeur, ils illustrent Tout n'est pas rose, un ouvrage rédigé par Anne Rozenblat. En 1994, ils réalisent l'une des pièces maîtresse de leur œuvre : Le journal d'un album (L'association) et en 1996 présentent leurs vision de New York (dans New York carnets, Cornélius - suivront Barcelone, Lisbonne, Tanger...). En 1999, le tome 4 des aventures de Monsieur Jean obtient le Prix du Meilleur Album au Festival d'Angoulême. En 2008, ils obtiennent le Grand Prix de la Ville d'Angoulême. À lire Charles Berberian, Charlotte Perriand, une architecte au japon, 1940-1942, Editions du Chêne/Arte, 2019.  

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©
Arno Bertina
Modérateur·ice, Auteur

Né en 1975, Arno Bertina est l’auteur de trois romans formant, selon ses dires, « une sorte de triptyque » : Le Dehors ou la Migration des truites, Appoggio et Anima motrix. En janvier 2012 est paru Je suis une aventure, vaste roman qui reprend l’enquête lancée dans Anima motrix (un rapport mobile à sa propre identité) en utilisant de manière littéraire les figures du tennisman Roger Federer et de l’écrivain Robert Maynard Pirsig.Il est par ailleurs l’auteur de récits. Pensionnaire de la villa Médicis (Rome) en 2004-2005, il a coécrit avec Bastien Gallet, Ludovic Michaux et Yoan de Roeck Anastylose (Fage, 2006), un ouvrage retraçant l’histoire de l’Ara Pacis. Il est aussi l'auteur de fictions et d'adaptations pour Radio France. Il est membre du collectif Inculte. Pour la troisième édition d'Oh les beaux jours !, Arno Bertina a joué les modérateurs lors de la rencontre avec l'historien Patrick Boucheron : La Trace et l'aura. En 2020, il publie L'Âge de la première passe aux éditions Verticales. Il nous en parle dans une capsule vidéo réalisée pour Oh les beaux jours !. Bibliographie sélective Ma solitude s'appelle Brando. Hypothèse biographique, Verticales, 2008. Je suis une aventure, Verticales, 2012. Numéro d'écrou 362573, avec des photos d’Anissa Michalon, Le Bec en l’air, 2013. J’ai appris à ne pas rire du démon, Hélium, 2015. Des lions comme des danseuses, La Contre Allée, 2016. Des châteaux qui brûlent, Verticales/Gallimard, 2017. C'est quoi ce pays, Joca Seria, 2018. L'Âge de la première passe, Verticales, 2020.  

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© Nicolas Serve - Oh les beaux jours !
Enki Bilal
Auteur, Dessinateur, Réalisateur

Né à Belgrade, en ex-Yougoslavie, Enki Bilal arrive en France à l’âge de dix ans. Après avoir traité de sujets politiques, géopolitiques (Les Phalanges de l’Ordre Noir, Partie de chasse, avec Pierre Christin), de destins dictatoriaux et de rêves d’immortalité (La trilogie Nikopol), de cauchemars obscurantistes prémonitoires (Le Cycle du Monstre), de planète recadrant les humains (La trilogie du Coup de Sang), Enki Bilal nous prive dans sa dernière série, Bug, de notre addiction digitale en nous plongeant, non sans une certaine dérision, dans un monde de désarroi et d’enjeux multipolaires… En dehors de son œuvre en bandes dessinées, il est l’auteur réalisateur de trois films pour le cinéma, de scénographies pour le ballet, le théâtre, l’opéra, d’expositions de peinture à travers le monde, et d’installations à la Biennale de Venise. Bibliographie sélective Légendes d’aujourd’hui (La Croisière des oubliés, Le Vaisseau de pierre, La Ville qui n’existait pas), avec Pierre Christin (scénario), Dargaud, 1975, 1976, 1977, réed. Intégrale, Casterman, 2007. Mémoire d’outre-espace, Dargaud, 1978. Trilogie Nikopol (La Foire aux immortels, La Femme piège, Froid Équateur), Les Humanoïdes associés, 1980, 1986, 1992, réed. Intégrale, Casterman, 2017. Ciels d'orage, conversations avec Christophe Ono-dit-Biot, Flammarion, 2011. Trilogie du coup de sang (Animal’z, Julia & Roem, La Couleur de l’air), Casterman, 2009, 2011, 2014. Bug, tome 1, Casterman, 2018. Bug, tome 2, Casterman, 2019. Nu avec Picasso, coll. « Ma nuit au musée », Stock, 2020.   Filmographie sélective Bunker Palace Hôtel, 1989. Tykho Moon, 1996. Immortel, ad vitam, 2004.

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© DR
Lucile Bordes
Auteur

Lucile Bordes est née en 1971 à Ollioules, près de La Seyne-sur-Mer, où elle est revenue vivre après des études littéraires à Nice puis à la Sorbonne. À la suite d’une thèse sur les rapports entre peinture et littérature au XVII e siècle, elle devient enseignante au collège et au lycée puis maître de conférences à l’université de Toulon. Lucile Bordes écrit dès l’enfance parce que, dit-elle, « apprendre à lire, c’était apprendre à écrire, s’approprier le monde », mais elle n’envisage pas alors d’en faire un métier. À la suite d’une pause dans sa vie professionnelle, elle participe à des ateliers d’écriture animés par Mireille Pochard à La Seyne-sur-Mer et se lance à son tour dans l’écriture. Elle suit alors une formation à l’animation d’ateliers et intervient dans des foyers d’animation populaire, des établissements scolaires et des médiathèques. Elle est issue d’une grande famille de marionnettistes, un univers qui lui a inspiré Je suis la marquise de Carabas, paru en 2012 aux éditions Liana Levi (Prix des lecteurs de la Ville de Clichy, Prix Thyde Monnier de la SGDL). Ce premier roman accompagne la dynastie de marionnettistes forains qui animèrent le Grand Théâtre Pitou. Avec Décorama (toujours aux éditions Liana Levi, Prix du deuxième roman 2015), Lucile Bordes interroge notre attachement aux lieux et la manière dont ils peuvent nous piéger, à travers une fable drôle, cruelle et émouvante, mettant en scène Georges, un agent immobilier qui n’en peut plus de ce monde qui change, qui bouge et va trop vite. 86, année blanche, édité en 2016 et finaliste du Prix Orange du Livre, raconte les suites de l’explosion nucléaire de Tchernobyl, à travers le regard de trois personnages féminins entre la France, la Russie et l’Ukraine. Bibliographie Je suis la marquise de Carabas, Liana Levi, 2012. Décorama, Liana Levi, 2015. 86, année blanche, Liana Levi, 2016.

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© Ulf Andersen
Patrick Boucheron
Auteur, Historien

Patrick Boucheron est professeur au Collège de France où il occupe, depuis 2015, la chaire «Histoire des pouvoirs en Europe occidentale, XIIIe-XVIe siècle». Depuis sa thèse de doctorat d’histoire, Le Pouvoir de bâtir. Urbanisme et politique édilitaire à Milan aux XIVe et XVe siècles (École française de Rome, 1998), il a consacré de nombreux travaux à l’histoire urbaine de l’Italie médiévale, mais aussi aux politiques monumentales et à la sociologie historique de la création artistique à la Renaissance. Il a également participé à plusieurs entreprises éditoriales destinées à diffuser l’histoire du Moyen Âge auprès d’un plus large public, que ce soit par la rédaction de grandes synthèses (Histoire de l’Europe urbaine de l’Antiquité au XVIIIe siècle (Seuil, 2003), de manuels (Les Villes d’Italie, 1150-1340, Belin, 2004) ou d’ouvrages de grande diffusion (Le Moyen Âge en lumière, Fayard, 2002 et «Nouveau Monde», 2002, pour la version DVD). Il est producteur de l'émission Matières à penser sur France Culture, a été à l'origine d'une série de documentaires sur l'histoire diffusés sur Arte et dirige également la collection « L’Univers historique » aux éditions du Seuil. Chaque été, il donne en public des conférences au Banquet du Livre, à Lagrasse. Il collabore aussi, depuis 2000, au magazine L'Histoire, où il siège au comité de rédaction, et au journal Le Monde (Le Monde des livres). Il a dirigé plusieurs ouvrages collectifs et a consacré plusieurs travaux à l’épistémologie et à l’écriture de l’histoire. C’est aussi dans cette perspective que se situent ses derniers ouvrages : L’Entretemps. Conversation sur l’histoire (Verdier, 2012), Conjurer la peur, Sienne 1338. Essai sur la force politique des images (Seuil, 2013)… Avec le regretté Mathieu Riboulet, il a écrit Prendre dates après les attentats de 2015 à Paris (Verdier). L'Histoire mondiale de la France (Seuil, 2017), ouvrage collectif qu'il a dirigé, a obtenu un succès considérable. Il vient de faire paraître La Trace et l'Aura. Vies posthumes d'Ambroise de Milan (IVe-XVIe siècle). Bibliographie sélective Léonard et Machiavel, Paris, Verdier, 2008, rééd. Verdier/poche 2013. Le Mot qui tue. Une histoire des violences intellectuelles de l'Antiquité à nos jours, (directeur d'ouvrage) en collaboration avec Vincent Azoulay, Champ Vallon, 2009. Conjurer la peur : Sienne, 1338 : essai sur la force politique des images, Le Seuil, 2013. Prendre dates, avec Mathieu Riboulet, Verdier, 2015. Histoire mondiale de la France, (directeur d'ouvrage) collectif, Le Seuil, 2017. Un été avec Machiavel, coédition Équateurs et France Inter (poche), 2017. La Trace et l'aura, coll. L'Univers historique, Seuil, 2019.

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© E.Lasalle
Philippe Bretelle
Illustrateur

En 2001, Philippe Bretelle installe son studio graphique à Ivry-sur-Seine. Depuis lors, diverses collaborations avec des institutions et des maisons d'édition se mettent en place. Parmi elles, les Éditions Verticales pour lesquelles il conçoit et réalise les couvertures des ouvrages et le design de leur communication. Il travaille aussi pendant neuf saisons à la conception et à la réalisation des supports graphiques du Nouveau Théâtre de Besançon et de Franche-Comté. Depuis 2010, il assure la direction artistique des Éditions Gang (livres de photographies) aux côtés d'Éric Guglielmi. Peu après, l'atelier se voit confier la communication visuelle du Théâtre de Sartrouville ainsi que le graphisme de la biennale de création théâtrale Odyssées en Yvelines. Retour à la case édition pour Philippe Bretelle en 2014, avec la prise en charge des catalogues des éditions Hélium pour lesquelles il signe le design de nombreux livres. En marge de ce travail d’atelier, en 2010, il est accueilli avec l’écrivaine Olivia Rosenthal en résidence à la Médiathèque Elsa-Triolet de Bobigny. À partir d’entretiens réalisés avec les habitants, ils composent un ensemble des formes graphiques qu'ils insèrent eux-même dans le centre ville sous forme d’affiches collées. Dans la continuité de cette collaboration, ils livrent en 2012 Signes de vie, un travail littéraire et plastique qui prend la forme de deux murs typographiques dans le quartier de Pontanézen, commande artistique pour le tramway de Brest métropole.

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© Nicolas Serve / Oh les beaux jours !
Arnaud Cathrine
Auteur

Arnaud Cathrine est écrivain. Il a publié à 23 ans son premier livre, Les Yeux secs, en 1998 aux Éditions Verticales. Depuis, il a fait paraître une trentaine de romans, d’une part en littérature générale (Sweet home, La Disparition de Richard Taylor, Les Garçons perdus, Pas exactement l’amour) ; d’autre part en littérature jeunesse. On citera aussi, dans la collection R des Éditions Robert Laffont, trois tomes d’une série pour jeunes adultes, À la place du cœur, ayant trait à l’expérience des attentats de 2015. En dehors de ce sillon principal, Arnaud Cathrine ouvre le champ d'exploration de l'écriture : avec Éric Caravaca il a adapté pour le cinéma son roman La Route de Midland (sous le titre Le Passager, avec Julie Depardieu) et coécrit le scénario de Carré 35. Il se produit également sur scène avec son complice le chanteur-compositeur Florent Marchet avec qui il a écrit et chanté Frère animal, une comédie musicale politique en deux volets qui a tourné dans toute la France. Enfin, il est conseiller littéraire dans plusieurs lieux et festivals (Les Correspondances de Manosque, La Maison de la Poésie à Paris, Tandem à Nevers…). Fin 2021 paraît un recueil de nouvelles, Début de siècles (Verticales), dans lesquelles des personnages, à l’aube de deux siècles, le XXe et le nôtre, tentent d’empoigner leur liberté avec ce que leur époque leur autorise ou non. Rien de la déliquescence d’une fin de siècle mais, bien au contraire, des lignes de vie, des désirs d’émancipation, un parfum de commencement du monde. D’un monde à soi. Sur scène, Arnaud Cathrine est accompagné par Constance Dollé pour donner voix à trois nouvelles extraites du recueil. Bibliographie sélective Les Yeux secs, Verticales, 1998. L'Invention du père, Verticales, 1999. Mon démon s'appelle Martin, École des loisirs, 2000. La Route de Midland, Verticales, 2001. Sweet home, Verticales, 2005. Je suis la honte de la famille, École des loisirs, 2006. La Disparition de Richard Taylor, Verticales, 2007. Le Journal intime de Benjamin Lorca, Verticales, 2010. Les Garçons perdus, avec Eric Caravaca (photos), Le Bec en l'air, coll. "Collatéral", 2014. Pas exactement l'amour, Verticales, 2015. A la place du cœur, saison 1, saison 2, saison 3, Robert Laffont, 2016, 2017, 2018. J'entends des regards que vous croyez muets, Verticales, 2019. Début de siècles, Verticales, 2021.

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© Elise Girard
Lolita Chammah
Comédienne

Lolita Chammah est actrice depuis l’enfance. Elle a tourné avec Claude Chabrol, Werner Schroeter lorsqu’elle était enfant. Son premier grand rôle au cinéma lui a été confié pour La Vie moderne de Laurence Ferreira Barbosa. A partir de ce moment-là, sa vie d’actrice commence et elle tourne avec Coline Serreau, Claire Denis, Claire Simon, Benoit Jacquot, puis Mikael Hers, Zina Modiano, Marc Fitoussi, René Féret... Elle tourne des longs métrages, et beaucoup de courts métrages aussi de Louis Garrel, Marilyne Canto, Mia Hansen Love. Puis, on lui écrit des rôles sur mesure, comme Gaby Baby Doll de Sophie Letourneur ou Drôles d’oiseaux d’Elise Girard. Elle tourne aussi avec Laura Schroeder Barrage, avec Laetitia Masson Aurore en compagnie d’Elodie Bouchez. Elle vient de tourner avec Julian Schnabel, Lorenz Merz, Christophe le Masne. Elle fait également du théâtre. Elle a joué de grands rôles comme Salomé d’Oscar Wilde, Les Bonnes de Genet ou encore un monologue à partir des fragments de Maryline Monroe. Elle vient de jouer Rabbit Hole avec Julie Gayet aux Théâtre des Célestins à Lyon. Sa carrière est ponctuée de rencontres fortes, notamment avec des réalisatrices. Elle aime la diversité des univers mais c’est l’exigence artistique qui dicte ses choix et ses désirs. Elle a elle même réalisé un court métrage en 2006 intitulé A cause d’elles et écrit actuellement un long métrage.

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© Eric DARIBO
Patrick Chamoiseau
Auteur

Patrick Chamoiseau est un écrivain martiniquais. Auteur de romans, de contes, d’essais, théoricien de la créolité, ce « marqueur de paroles » a également écrit pour le théâtre et le cinéma. Il obtient le Prix Goncourt avec Texaco (Gallimard, 1992), formidable fresque épique, brassant souffrances et espérances de trois générations de Martiniquais. Après la publication de nombreux autres romans et essais, il revient avec Le Conteur, la nuit et le panier (Seuil, 2021) qui questionne son identité d’écrivain, sa mémoire intime mais aussi les grands enjeux de la littérature contemporaine, par le prisme du vieux maître-de-la-Parole, conteur créole qui se change en héros. En parallèle, il s’engage pour de grandes causes humanitaires. Après Frères Migrants (Seuil, 2017), à la fois essai poétique et manifeste, qui rend compte de l’urgence d’un monde où la décence et l’humanité se font rare, il coordonne le recueil Osons la fraternité (Philippe Rey, 2018) qui réunit une trentaine d’auteurs engagés pour un accueil humain des migrants. Cette année paraît un nouveau recueil, Refusons l’inhumain (Philippe Rey, 2022). Il est aussi partie prenante du projet Baudelaire Jazz (Seuil, 2022), un « chaos-opéra » selon les principes édictés par Édouard Glissant, où textes et lectures de poèmes se mêlent à la musique de Raphaël Imbert, pour célébrer les 200 ans de la naissance du poète. Bibliographie sélective Texaco, Gallimard, 1992 (Prix Goncourt 1992). Éloge de la créolité, Gallimard, 1993. Écrire en pays dominé, Gallimard, 1997. Frères Migrants, Seuil, 2017. Osons la fraternité ! Les écrivains aux côtés des migrants, Philippe Rey, 2020. Manifestes, La Découverte, 2021. Le Conteur, la nuit et le panier, Seuil, 2021. Baudelaire jazz. Méditations poétiques et musicales avec Raphaël Imbert, Seuil, 2022.

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© DR
Philippe Claudel
Auteur

Né en 1962, Philippe Claudel est à la fois écrivain, enseignant, scénariste et auteur de théâtre. Agrégé de Lettres modernes, il enseigne à l’Institut européen du cinéma et de l’audiovisuel de l’université de Nancy. Depuis son premier roman, Meuse l’oubli, paru en 1999, l’écrivain lorrain enchaîne les succès littéraires. Il poursuit avec Le Bruit des trousseaux, tiré de son expérience de professeur de français dans les prisons. Avec Les Âmes grises, œuvre unanimement reconnue par la critique, Philippe Claudel est lauréat du prix Renaudot en 2003. En 2007 est publié Le Rapport de Brödeck (prix Goncourt des lycéens). En 2008, il réalise son premier film, Il y a longtemps que je t’aime, avec Kristin Scott Thomas et Elsa Zylberstein, puis Tous les soleils en 2011, avec Stefano Accorsi. En  2012, il intègre l’Académie Goncourt. Il revient à la réalisation en novembre 2013 avec un film qui réunit Daniel Auteuil et Kristin Scott Thomas, Avant l’hiver. Il vient de faire paraître L’Archipel du chien, un conte noir et insulaire, qui sonde l’âme humaine avec la profondeur qu’on lui connaît et fait écho aux problématiques d’aujourd’hui. Bibliographie sélective Meuse l'oubli, Jacob Duvernet, 1999, réed. Stock, 2006. Le Bruit des trousseaux, Stock, 2002. Les Âmes grises (Prix Renaudot), Stock, 2003. La Petite fille de Monsieur Linh, Stock, 2005. Le Rapport de Brodeck (Prix Goncourt des lycéens), Stock, 2007. L'Enquête, Stock, 2010. L'Arbre du pays Toraja, Stock, 2016. L'Archipel du chien, Stock, 2018.

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© Francesca Mantovani
Jonathan Coe
Auteur

Jonathan Coe est un écrivain britannique. Après des études à la prestigieuse King Edward’s School de Birmingham puis au non moins prestigieux Trinity College de Cambridge, il obtient un doctorat en littérature anglaise et enseigne à l’Université de Warwick. La musique l’intéresse beaucoup et tient une place importante dans son œuvre littéraire. Dans les années 1980, il fait partie du groupe The Peer Group, puis des Wanda and the Willy Warmers, un cabaret féministe. Le succès qu’on lui connait en tant qu’auteur débute lors de la publication de son quatrième roman, Testament à l’anglaise (Gallimard) en 1994, une satire de la société britannique des années Thatcher, qui reçoit plusieurs prix au Royaume-Uni ainsi que le Prix du meilleur livre étranger 1996. Son roman suivant, La Maison du sommeil (Gallimard), obtient le Prix du meilleur roman de la Writers’ Guild of Great Britain en 1997 et le Prix Médicis étranger en 1998. Le réalisateur Michel Leclerc adapte son roman La Vie très privée de Monsieur Sim (Gallimard) en 2015. Son travail autour des transformations de la société britannique provoquées par les réformes thatchéristes et blairistes se poursuit dans le diptyque Bienvenue au club-Le Cercle fermé (Gallimard, 2002 et 2006). À cela s’ajoute Le Cœur de l’Angleterre (Gallimard) en 2019, l’un des premiers romans de fiction sur le Brexit et qui reprend les personnages du diptyque plusieurs années plus tard. Ce roman reçoit le Prix du livre européen 2019. Son dernier roman, Billy Wilder et moi (Gallimard) parait en 2021, un portrait du célèbre réalisateur de Certains l’aiment chaud et du cinéma hollywoodien de la grande époque.   Bibliographie sélective Testament à l'anglaise, traduit par Jean Pavans, Gallimard, coll. "Du monde entier", 1995. La Maison du sommeil, traduit par Jean Pavans, Gallimard, coll. "Du monde entier", 1998. Bienvenue au club, traduit par Jamila et Serge Chauvin, Gallimard, coll. "Du monde entier", 2002. Le Cercle fermé, traduit par Jamila et Serge Chauvin, Gallimard, coll. "Du monde entier", 2006. La Vie très privée de Mr Sim, traduit par Josée Kamoun, Gallimard, coll. "Du monde entier", 2011. Le Coeur de l'Angleterre, traduit par Josée Kamoun, Gallimard, coll. "Du monde entier", 2019. Billy Wilder et moi, traduit par Marguerite Capelle, Gallimard, coll. "Du monde entier", 2021.

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© Nicolas Serve
Maryse Condé
Auteur

Maryse Condé est née en 1937 à Pointe-à-Pitre en Guadeloupe. En 1953, elle part étudier en métropole au lycée Fénelon, puis à la Sorbonne où elle étudie l'anglais. Elle s'installe par la suite en Afrique où elle enseigne le français en Guinée, au Ghana et au Sénégal. De retour en France en 1975, elle obtient à la Sorbonne Nouvelle un doctorat en littérature comparée. Elle publie l'année suivante son premier roman, Heremakhonon, réédité plus tard sous le titre En attendant le bonheur. Après la publication de son troisème roman, Ségou (1984), elle s'installe aux États-Unis où elle enseigne à l'Université Columbia. Paru en 1987, Moi, Tituba sorcière... Noire de Salem est couronné par le Grand Prix littéraire de la Femme. En 1999, le prix Marguerite-Yourcenar est décerné à l'écrivaine pour Le cœur à rire et à pleurer, écrit autobiographique qui fait le récit de son enfance. Après de nombreuses années d'enseignement à l'Université Columbia, dont elle préside le Centre des études françaises et francophones depuis sa fondation en 1997 jusqu'en 2002, elle partage son temps entre son île natale et New-York. Fin 2018, l’ensemble de son œuvre a été couronné par le Prix de littérature de la Nouvelle Académie (qui a remplacé cette année prix Nobel de littérature). Bibliographie sélective Moi, Tituba sorcière… Noire de Salem, Gallimard, 1986 (Grand Prix littéraire de la Femme). La vie scélérate, Ballantine Books, 1987. Le cœur à rire et à pleurer, Robert Laffont, 1999 (prix Marguerite-Yourcenar). En attendant la montée des eaux, JC Lattès, 2010 (Grand prix du roman métis). La vie sans fards, JC Lattès, 2012. Le fabuleux et Triste Destin d’Ivan et d’Ivana, JC Lattès, 2017.  

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© Carole Bellaïche
Valérie Crouzet
Comédienne

C’est d’abord avec Ryszard Cieslak, acteur emblèmatique du Théâtre laboratoire de Jerzy Grotowsky que Valérie Crouzet a commencé sa formation, avant de suivre les cours du Théâtre école du passage dirigée par Niels Atrestrup, où elle suit notamment l’enseignement de Bruce Meyers, Anne Alvaro, et Pierre Pradinas. Puis elle entre au Théâtre du Soleil, sous la direction d’Ariane Mnouchkine, où elle participera à plusieurs spectacles: Les Atrides, La ville parjure, Le Tartuffe, Et soudain des nuits d’éveil. Elle joue au théâtre avec de nombreux metteurs en scène, de Dan Jemmett à Irina Brook, dans des adaptations de pièces du répertoire ou des textes plus contemporains, de Shakespeare à Bretch, Tennessee Williams, Samuel Benchetrit, Remi De Vos. Elle joue notamment dans Shake mis en scène par Dan Jemmett d’après La Nuit des Rois de Shakespeare, créé au Théâtre Vidy Lausanne, qui recevra le prix de la critique, et sera présenté deux saisons consécutives au Théâtre de la Ville, Les Abbesses, de Paris et en tournée. Au cinéma, elle tourne avec François Ozon, Alejandro Jodorowsky, Jean-Pierre Sinapi, Yann Coridian, Pierre-François Martin-Laval, Farid Bentoumi, Chad Chenouga, Michèle Rosier, Hélène Zimmer, Antoine de Caunes, Agnès Jaoui. A la télévision, elle joue notamment dans la série L’amour flou, de Romane Borhinger et Philippe Rebot. Avec Dan Jemmett, elle crée la compagnie Les Monstres de luxe, compagnie associée au théâtre de Nîmes, scène conventionnée d'intérêt général.

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© Yann Diener/P.O.L
Marie Darrieussecq
Autrice

Propulsée très jeune sur la scène médiatique, dès 1996, avec la parution de son premier roman Truismes (P.O.L, 1996), best-seller traduit dans une quarantaine de langues, Marie Darrieussecq est l'auteur d'une œuvre littéraire dense publiée chez P.O.L, qui s’aventure dans divers horizons (Naissance des fantômes, Tom est mort, Clèves, Notre vie dans les forêts…). Lauréate en 2013 du Prix Médicis pour Il faut beaucoup aimer les hommes, auteur d'une thèse sur l'autofiction, elle puise ses influences littéraires chez Franz Kafka ou dans la littérature antique, comme Ovide dont elle a traduit les Tristes et les Pontiques. Elle écrit également pour la jeunesse, le théâtre et s’intéresse beaucoup à l’art. Auteur pour la presse et l’édition de nombreux textes autour de l’œuvre d’artistes visuels, elle a également écrit Être ici est une splendeur (P.O. L, 2016) sur la vie de la peintre allemande Paula M. Becker et s’est impliquée à ce titre dans la rétrospective que le Musée d’art moderne de Paris lui a consacrée. Née à Bayonne en 1969, elle demeure très attachée au Pays basque de son enfance. Elle a exercé comme psychanalyste, avant de se consacrer pleinement à l’écriture et à la promotion de ses livres. Depuis sa dernière venue à Oh les beaux jours ! en 2018, Marie Darrieussecq a publié deux nouveaux livres : La mer à l'envers (2019) et Pas dormir (2021). « Pas dormir, passionnant et poétique opus, relevant tant du récit intimiste que de l'essai méditatif, dont elle déroule les chapitres comme autant de variations, tout ensemble autobiographiques, littéraires, pratiques, scientifiques, autour du thème de l'insomnie. TTT » Nathalie Crom, Télérama Bibliographie sélective Pas dormir, P.O.L, 2021. La mer à l'envers, P.O.L, 2019. Notre vie dans les forêts, P.O.L, 2017. Etre ici est une splendeur, P.O.L, 2016. Il faut beaucoup aimer les hommes, P.O.L, 2013 (Prix Médicis). Clèves, P.O.L, 2011. Tom est mort, P.O.L, 2007. Le Bébé, P.O.L, 2002. Truismes, P.O.L, 1996.

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© Camille Vaugon
Rébecca Dautremer
Illustratrice

Rébecca Dautremer est illustratrice pour des ouvrages jeunesse. Passionnée par la photographie, elle se lance dans des études à l’École nationale supérieure des arts décoratifs de Paris dans un cursus de graphisme. En parallèle de ses études, elle commence à travailler pour la maison d’édition Deux Coqs d’Or puis pour les éditions Gautier-Languereau une fois diplômée. Elle gagne en notoriété grâce à l’album L’Amoureux (Gautier-Languereau, 2003) dont elle signe le texte et les illustrations et qui remporte le Prix Sorcières 2004. Rébecca Dautremer est également connue pour ses illustrations de textes de grands classiques de la littérature, comme Cyrano (Gautier-Langeureau, 2005), Alice au pays des merveilles (Gautier-Languereau, 2010), Des souris et des hommes (Éditions Tishina, 2020), et même la Bible avec Philippe Lechermeier chez Gautier-Languereau en 2014 et 2017. Toujours avec Philippe Lechermeier, elle a également réalisé les illustrations de la trilogie des Princesses oubliées ou inconnues, traduite en plus de vingt langues et publiée en France aux éditions Gautier-Languereau. Chez Sarbacane, elle écrit et illustre les aventures de Jacominus Gainsborough.   Bibliographie sélective L'Amoureux, Gautier-Languereau, 2003. Princesses oubliées ou inconnues, avec Philippe Lechermeier, tome 1, 2 et 3, Gautier-Languereau, 2009, 2010, 2012. Les Riches Heures de Jacominus Gainsborough, Sarbacane, 2018. Des souris et des hommes, d'après John Steinbeck, Tishina, 2020.

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© DR
François De Smet
Auteur

François De Smet est docteur en philosophie de l'Université libre de Bruxelles, où il a défendu en 2010 une thèse intitulée Le Mythe de la souveraineté – Dialectique de la légitimité, du Corps au contrat social, sous l'égide du professeur Jean-Marc Ferry. Il est également titulaire d'un diplôme de candidat (baccalauréat) en droit et d'un DEA transdisciplinaire plurifacultaire (approche transdisciplinaire des enjeux et débats contemporains), dans la même université. Il y est aujourd'hui collaborateur scientifique, au sein du Centre d'études des religions et de la laïcité (CIERL). Il a enseigné à la Haute École de Namur-Liège-Luxembourg (Louvain-la-Neuve et Namur) et à la Haute École Ilya Prigogine (Erasme - ULB). Il est chroniqueur régulier pour la radio la Première RTBF et le journal La Libre Belgique. Il est également le coauteur de plusieurs films documentaires. Ses domaines de recherche sont la philosophie politique et les enjeux contemporains. Il a été directeur durant 5 ans de Promo Jeunes AMO, un service d'aide en milieu ouvert (aide à la jeunesse). Depuis 2015, il est directeur du Centre fédéral Migration, Myria, organisme public fédéral chargé de veiller aux droits fondamentaux des étrangers, d'informer sur les flux migratoires et de lutter contre la traite et le trafic des êtres humains. En 2017, il écrit sa première bande dessinée sur le thème des Droits de l'homme qui est parue dans la collection La petite Bédéthèque des Savoirs (Le Lombard). Bibliographie sélective Les Droits de l'homme. Origines et aléas d'une idéologie moderne, Editions du Cerf, coll. "Humanités", 2001. Le Tiers autoritaire. Essai sur la nature de l'autorité politique, Paris, Éditions du Cerf, coll. « Humanités », 2011. Les Droits de l'homme. Avec Thierry Bouüaert (dessin), Le Lombard, coll. "La petite Bédéthèque des Savoirs", 2017. Lost Ego, la tragédie du « je suis », Presses universitaires de France, 2017.

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© Dante Desarthe
Agnès Desarthe
Autrice

Agnès Desarthe, normalienne et agrégée d’anglais, est romancière et traductrice. Autrice d’une trentaine de livres pour les enfants et les adolescents, et de nombreux romans, elle a également consacré un essai à Virginia Woolf, en collaboration avec Geneviève Brisac. Par ailleurs, elle traduit en français, entre autres, des romans d'Anaïs Nin, d'Alice Munro, de Jay McInerney, de Cynthia Ozick et de Virginia Woolf. Elle a consacré un récit au double portrait de son grand-père et du pédagogue Janusz Korczak. Elle écrit aussi des chansons pour Michel Lascault et le groupe MASH et se tourne régulièrement vers le théâtre. Avec son dernier roman, L’Éternel fiancé (L'Olivier, 2021), Agnès Desarthe confirme son talent à nous émerveiller et à inventer de nouvelles formes. Bibliographie sélective Je ne t'aime pas, Paulus, L’École des loisirs, 1992. Quelques minutes de bonheur absolu, Éditions de l'Olivier, 1993. Un secret sans importance, Éditions de l'Olivier, 1996 (prix du Livre Inter 1996). C'est qui le plus beau ?, illustrations d'Anaïs Vaugelade, L'École des loisirs, 2005. Mangez-moi, Éditions de l'Olivier, 2006. Le Remplaçant, Éditions de l'Olivier, 2009. Dans la nuit brune, Éditions de l'Olivier, 2010 (prix Renaudot des lycéens). Ce cœur changeant, Éditions de l'Olivier, 2015 (prix littéraire du Monde). La Chance de leur vie, Éditions de l'Olivier, 2018. L’Éternel fiancé, Éditions de l'Olivier, 2021.

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© Matsas
Pascal Dibie
Ethnologue, Chercheur

Pascal Dibie est ethnologue et enseignant-chercheur à l’université de Paris-VII. Après un voyage chez les Indiens Hopis d’Arizona pendant lequel il se rend compte qu’il ne peut pas comprendre les rouages de cette société, il décide d’un retour aux sources et se penche sur le village bourguignon d’où il vient. Il écrit Le Village retrouvé (Grasset, 1979) et y retourne vingt-cinq ans plus tard pour rendre compte de la métamorphose du monde rural, décryptée dans Le Village métamorphosé (Plon, 2006). Pascal Dibie se passionne également pour les lieux du quotidien qui nous semblent si banals mais qui recèlent nombre de symboles comme il le décrit dans L’Ethnologie de la chambre à coucher (Grasset, 1987, réédité chez Métailié en 2017) ou encore dans l’Ethnologie de la porte (Métailié, 2012). En 2020 est publié un autre épisode de cette série passionnante, Ethnologie du bureau (Métailié). Du moine bénédictin au jeune cadre contemporain, de la société du bureau de Napoléon au bureaucrate kafkaïen, du pupitre du copiste au nomadisme numérique du co-working, ce livre est un voyage dans ce qui fait du bureau et du travail sédentaire le centre du développement de nos sociétés modernes. Bibliographie sélective Le Village retrouvé, Grasset, 1979. Ethnologie de la chambre à coucher, Grasset, 1987, rééd. Métailié, 2017. Le Village métamorphosé, Plon, 2006. Ethnologie de la porte, Métailié, 2012. Ethnologie du bureau, Métailié, 2020.

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© Yohanne Lamoulère, création graphique © Atelier 25
Domas
Dessinateur, Auteur

Né en 1973, Domas s'installe à Marseille pour ses études. Il publie ses premiers fanzines et BD semi professionnelles dans le réseau associatif et culturel local, avant de rejoindre en 2002 le collectif d'auteur du Zarmatelier. Au sein de ce groupe d'auteurs, il découvre et personnalise sa propre technique, réalise ses premières BD professionnelles, et participe à une synergie créative porteuse et collective. Dans un style graphique spontané et une veine d'’histoire intimiste, il publie chez La Boite à Bulles, en 2008, Litost, une déambulation sentimentale autobiographique saluée par les critiques, puis 3 minutes, qui lui fait suite et raconte sa rencontre avec celle qui deviendra la mère de ses enfant. En 2011, Souvenir de moments uniques prolonge la série, avec une suite de récits de rencontres inoubliables. Il créé en 2011, avec Richard Di Martino, co-fondateur du Zarmatelier, la collection jeunesse Pouss’ aux éditions Bamboo. Il y a adapté 4 contes traditionnels, afin de transmettre aux plus jeunes d'une part notre culture, mais aussi les premiers codes de lecture de la BD. Parallèlement dessinateur de presse, directeur de collection, intervenant régulier en milieu scolaire et/ou spécialisé, Domas multiplie les activités éditoriales et artistiques, et travaille à ses prochains albums. Bibliographie sélective Litost, La Boîte à bulles, 2008 3 minutes, La Boîte à bulles, 2009 Souvenirs de moments uniques, La Boîte à bulles, 2011 Le Petit Chaperon rouge, avec Hélène Beney, Bamboo, réed. 2016 Dans ta bulle, La Boîte à bulles, 2016 Loup, y es-tu ?, avec Hélène Beney, Bamboo, 2017

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© Bamberger
Arthur Dreyfus
Journaliste, Réalisateur, Auteur

Arthur Dreyfus est un écrivain, scénariste, réalisateur et journaliste franco-suisse. Avant de se plonger dans l’écriture, il se lance dans une carrière de comédien, joue dans des publicités, réalise des spectacles de magie et des aftershows de défilés de mode. Sa carrière d’auteur débute en 2009, année lors de laquelle il reçoit le prix du jeune écrivain de langue française pour la nouvelle Il déserte (Buchet/Chastel). Son premier roman parait l’année suivante, La Synthèse du camphre (Gallimard), et reçoit le prix de la Plume d’or et le prix du premier roman du salon Les Mots Doubs. Belle Famille, son deuxième roman (Gallimard, 2012) obtient le Prix Orange du Livre. En 2013, l’Académie française lui remet le Prix Mottart qui soutient la création littéraire. Son roman Sans Véronique (Gallimard, 2017) est sélectionné pour le Prix Médicis. Arthur Dreyfus est parrain de l’association Bibliothèques sans frontières et enseigne la création documentaire à l’Université Paris I. Il exerce également comme photographe, comme scénariste de fictions pour le cinéma, pour la télévision et réalise des documentaires. Il est aussi journaliste pour la presse écrite (Figaro, Positif, Technikart, Vogue…), pour la télévision (France 2 et Canal+) et pour la radio, chez France Inter, où il a participé à plusieurs émissions culturelles en tant que chroniqueur ou comme animateur. Le thème de la sexualité est prévalant dans son œuvre littéraire. En 2014, il publie Histoire de ma sexualité (Gallimard) dans laquelle il décrit sa propre vision de la sexualité qu’il avait quand il était enfant. Correspondance indiscrète (Grasset, 2016) reprend la correspondance qu’Arthur Dreyfus a eu avec l’écrivain Dominique Fernandez sur l’art et la manière d’écrire le sexe et l’intimité. Enfin, en 2021, sort Journal sexuel d’un garçon d’aujourd’hui (P.O.L), tableau minutieux de l’addiction sexuelle de l’auteur mais aussi de notre époque.   Bibliographie sélective La Synthèse du camphre, Gallimard, coll. "Blanche", 2010. Belle Famille, Gallimard, coll. "Blanche", 2012. Sans Véronique, Gallimard, 2017. Journal sexuel d'un garçon d'aujourd'hui, P.O.L, 2021.

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© Yohanne Lamoulère -Tendance Floue
Mohamed El Khatib
Metteur en scène, Auteur

Auteur, metteur en scène et réalisateur, Mohamed El Khatib développe des projets de fictions documentaires singuliers dans le champ de la performance, de la littérature ou du cinéma. À travers des épopées intimes, il invite tour à tour un agriculteur, une femme de ménage, des marins, à co-signer avec lui une écriture du temps présent. Après Moi, Corinne Dadat qui proposait à une femme de ménage et à une danseuse classique de faire un point sur leurs compétences, il a poursuivi son exploration de la classe ouvrière avec la pièce monumentale STADIUM, qui convoque sur scène 58 supporters du Racing Club de Lens. Dans Boule à neige, il dissèque la vie des collectionneurs aux côtés de l’historien Patrick Boucheron, et avec le cinéaste Alain Cavalier, il tisse de part et d'autre de la Méditerranée une histoire de l'art intime. Mohamed El Khatib a obtenu le Grand Prix de littérature dramatique avec sa pièce Finir en beauté, où il évoque la fin de vie sa mère. Son texte C’est la vie, primé par l’Académie française, vient clore ce cycle sur la question du deuil, qui démontre qu’une comédie n’est qu’une tragédie avec un peu de recul. Enfin, après avoir monté une Dispute singulière, c’est au cinéma qu’il aborde la question de l’héritage dans son dernier film Renault 12, un road-movie entre Orléans et Tanger. Il est artiste associé au Théâtre de la Ville à Paris, au Théâtre National Wallonie-Bruxelles et au Théâtre national de Bretagne à Rennes. Mohamed El Khatib est l’artiste invité au Mucem pour la saison 2023.

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© DR
Gael Faure
Musicien, Compositeur

Gael Faure, c’est d’abord une voix envoûtante, entre puissance et fêlures. Depuis le début de sa carrière, le chanteur n’a eu de cesse d’évoluer. Il nous dévoile dans ses œuvres une folk moderne qui n’hésite pas à emprunter à la pop et à l’électro. Auteur, compositeur et interprète, cet artiste originaire d'Ardèche soutient la transition écologique et la préservation de la nature avec un humanisme rare. Sans être moralisateur, il pointe du doigt les dérives de l’humain à travers l’industrialisation et l’ère du « toujours plus ». Son dernier album « Regain » est un opus conçu comme une succession de voyages immobiles, qui lui ont permis de mieux regarder le monde. Réalisé par Renaud Letang (Gonzales, Feist, Björk, Alain Souchon…), « Regain » propose des chansons au verbe écolo-humaniste. « Le regain, c’est la deuxième coupe de l’herbe, une herbe plus verte, plus tendre, plus riche. C’est tout ce qui croît et qui renaît explique-t-il. Et puis, c’est aussi l’anagramme de graine ». C'est également le titre d'un roman de Jean Giono, l'écrivain de haute Provence aux écrits universels qui a inspiré Gael Faure pour créer son spectacle Le Bruit du blé, présenté pour la première fois au Mucem le 14 août 2020. Gael Faure a fondé avec Cyril Dion (figure emblématique de l’écologie en France) le festival éco-citoyen « Le Chant des colibris », dans le but de sensibiliser le public et de les conduire vers une transition écologique forte. Il partage la scène avec plusieurs artistes comme Alain Souchon, M ou Dominique A qui l'a adoubé comme son « chien fou des montagnes ». À écouter Gael Faure, « Regain », Jive-Epic/Sony Music France, 2018.

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© Laurent Teyssier
Raphaël France-Kullmann
Metteur en scène

Raphaël France-Kullmann est comédien, auteur et metteur en scène. Il a joué dans une cinquantaine de spectacles, alternant textes classiques et textes contemporains. Il a reçu le petit prix du meilleur comédien en 2008 lors du festival de court-métrage One Short One Movie à La Ciotat. En parallèle, il a écrit une dizaine de pièces de théâtre pour de nombreuses compagnies. Il a également mis en scène le spectacle Marx & La Poupée de Maryam Madjidi - Goncourt Premier Roman 2017 - sous la forme d'un texte dit en musique et interprété en langue des signes, répondant ainsi au désir de l'autrice de défendre son roman sur scène à Avignon Off 2019. Côté musique, il a réalisé et produit plus d'une dizaine d'albums et a effectué de nombreux concerts, dont les premières parties de FFF, Assassin, Oxmo Puccino, Arsenik, Soprano, Youssoupha ou encore La Caution. Pluridisciplinaire, il a réalisé un album de reprises de poèmes datés entre le XIe et le XXe siècle, disponible en ligne sur laraphinerie.com. En compagnie de divers musiciens, il tourne la formule du Karaoké Littéraire et intervient au sein d'évènements littéraires tels que La Fête du Livre de Bron, Les Correspondances de Manosque, le Salon du Livre de Paris ou le Printemps du Livre de Grenoble. Il vient de mettre en scène le spectacle Mouche, écrit et interprété par Elsa Helly, qui sera présenté à Avignon OFF cette année, ainsi que l'écriture d'une fiction inspirée de l'œuvre de Kouka Ntadi, à la demande du peintre.

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© Gallmeister
Pete Fromm
Auteur

Pete Fromm est en 1958 à Milwaukee dans le Wisconsin. Peu intéressé par les études, c'est par hasard qu'il s'inscrit à l'université du Montana pour suivre un cursus de biologie animale. Il vient d'avoir vingt ans lorsque, fasciné par les récits des vies de trappeurs, il accepte un emploi consistant à passer l'hiver au cœur des montagnes de l'Idaho, à Indian Creek, pour surveiller la réimplantation d'œufs de saumons dans la rivière. Cette saison passée en solitaire au cœur de la nature sauvage bouleversera sa vie. À son retour à l'université, il s'inscrit au cours de creative writing de Bill Kittredge, et c'est dans ce cadre qu'il rédige sa première nouvelle et découvre sa vocation. Depuis, Pete Fromm a publié plusieurs romans et recueils de nouvelles qui ont remporté de nombreux prix et ont été vivement salués par la critique. Indian Creek, récit autobiographique, a été son premier livre traduit en français. Bibliographie sélective Indian Creek, traduit de l’anglais par Denis Lagae-Devoldère, Gallmeister, 2006. Avant la nuit, traduit de l’anglais par Denis Lagae-Devoldère, Gallmeister, 2010. Chinook, traduit de l’anglais par Marc Amfreville, Gallmeister, 2011. Comment tout a commencé, traduit de l’anglais par Laurent Bury, Gallmeister, 2013. Lucy in the sky, traduit de l’anglais par Laurent Bury Gallmeister, 2015. Le Nom des étoiles, traduit de l’anglais par Laurent Bury, Gallmeister, 2016. Mon désir le plus ardent, traduit de l’anglais par Juliane Nivelt, Gallmeister, 2018. La Vie en chantier, traduit de l’américain par Juliane Nivelt, Gallmeister, 2019.

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© Francesca Mantovani / éditions Gallimard
Claudine Galea
Auteur

Claudine Galea, qui a grandi à Marseille, est l’auteure de nombreuses pièces de théâtre, dont Au Bord qui a reçu le Grand Prix de littérature dramatique, Blanche Neige Foutue Forêt, de plusieurs romans, notamment Jusqu'aux os et Le Corps plein d’un rêve et d’une importante œuvre pour la jeunesse. La fresque romanesque de Claudine Galea, au plus près des sensations et des voix, allie la puissance d’une écriture lyrique et la distance d’une enquête sur les zones sombres de notre récit national. Elle collabore à remue.net et conçoit régulièrement des lectures publiques ainsi que des pièces radiophoniques. Elle a longtemps été journaliste au quotidien La Marseillaise. Bibliographie sélective Jusqu'aux os, Rouergue, 2003. Les Idiots, Espaces 34, 2004. Le Bel échange, Rouergue, 2005. Sans toi, Rouergue, 2005. Entre les vagues, Rouergue, coll. DoAdo, 2006. L'Amour d'une femme, Seuil, 2007. Rouge Métro, Rouergue, DoAdo noir, 2007. Au pays de Titus, l'enfant qui se tait, Rouergue, 2008. Au Bord, Espaces 34, 2010 (Grand Prix de littérature dramatique 2011). Le corps plein d'un rêve, Rouergue, 2011. Après grand c'est comment ?, Espace 34, 2013. Au Bois, Espace 34, 2014. Tu t’appelles qui ?, Thierry Magnier, 2016. Parce que tu vis, Théâtrales, 2017. Noircisse, Espace 34, 2018. Blanche Neige Foutue Forêt, Espace 34, 2018. Les choses comme elles sont, Verticales, 2019.

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© Ferrante Ferranti
Christian Garcin
Auteur

Né en 1959 à Marseille, Christian Garcin est l’auteur d’une œuvre ample et protéiforme, constituée d’une dizaine de romans, de recueils de nouvelles, de poèmes, d'essais sur la peinture et la littérature, et de nombreux récits de voyages. Salué par de nombreux prix, son travail ne cesse de se renouveler et d’ouvrir de nouvelles portes. Christian Garcin est également traducteur de l’espagnol et de l’anglais. Il s’est notamment lancé il y a quelques années, avec Thierry Gillyboeuf, dans la traduction de l’ensemble des textes d’Edgar Poe, dont certains n’avaient pas été traduits depuis Baudelaire. Bibliographie sélective Vidas, Gallimard, 1993. L'Encre et la Couleur,Gallimard, 1997. Le Vol du pigeon voyageur, Gallimard, 2000. Rien, Champ Vallon, 2000. Du bruit dans les arbres, Gallimard, 2002. Pierrier, L'Escampette, 2003. La Jubilation des hasards, Gallimard, 2005. La neige gelée ne permettait que de tout petits pas, Verdier, 2005. Le Scorpion de Benvenuto, L'Escampette, 2007. La Piste mongole, Verdier, 2009. Des femmes disparaissent, Verdier, 2011. Le Minimum visible, Le Bec en l’air, 2011. Borges, de loin, Gallimard, coll. « L'un et l'autre », 2012. Les Nuits de Vladivostok, Stock, 2013. Selon Vincent, Stock, 2014. Les Vies multiples de Jeremiah Reynolds, Stock, 2016. Entrer dans des maisons inconnues, Finitude, 2015. Les Oiseaux morts de l'Amérique, Actes Sud, 2018. Poèmes américains, Finitude, 2018. En tant que traducteur de l’anglais : David Kirby, Le Haha, Actes Sud, 2018. Edgar Allan Poe, Nouvelles intégrales tome 1, avec Thierry Gillyboeuf, Phébus, 2018. Edgar Allan Poe, Nouvelles intégrales tome 2, avec Thierry Gillyboeuf, Phébus, 2019.

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© Nicolas Serve
Laurent Gaudé
Auteur

Né en 1972, Laurent Gaudé a fait des études de Lettres modernes et d’Etudes théâtrales à Paris. C’est à l’âge de vingt-cinq ans, en 1997, qu’il publie sa première pièce, Onysos le furieux, à Théâtre Ouvert. Suivront alors des années consacrées à l’écriture théâtrale, avec notamment Pluie de cendres, Combat de possédés, Médée Kali ou Les Sacrifiées, textes régulièrement mis en scène en France et en Europe. Parallèlement, Laurent Gaudé se lance dans l’écriture romanesque. En 2001 il publie son premier roman, Cris. L’année suivante, en 2002, il obtient le prix Goncourt des lycéens et le prix des Libraires avec La Mort du roi Tsongor. En 2004, il est lauréat du prix Goncourt pour Le Soleil des Scorta, roman traduit dans 34 pays. Depuis, il a publié chez Actes Sud de nombreux romans dont Eldorado, Ouragan ou, le dernier, Écoutez nos défaites. Romancier et dramaturge, Laurent Gaudé est aussi auteur de nouvelles, de beaux livres avec les photographes Oan Kim et Gaël Turine, d’un album pour enfants, de scénarios. Il s’essaie à toutes ces formes pour le plaisir d’explorer sans cesse le vaste territoire de l’imaginaire et de l’écriture. Bibliographie sélective Onysos le furieux, Actes Sud papiers, 1997. Combats de possédés, Actes Sud papiers, 1999. Cris, Actes Sud, 2001. Le Tigre bleu de l'Euphrate, Actes Sud papiers, 2002. La Mort du roi Tsongor (prix Goncourt des lycéens, prix des libraires), Actes Sud, 2002. Médée Kali, Actes Sud papiers, 2003. Le Soleil des Scorta (prix Goncourt), Actes Sud, 2004. Eldorado, Actes Sud, 2006. La Porte des enfers, Actes Sud, 2008. Ouragan, Actes Sud, 2010. Pour seul cortège, Actes Sud, 2012. Danser les ombres, Actes Sud, 2015. Écoutez nos défaites, Actes Sud, 2016. En bas la ville, Gaël Turine (photos), Le Bec en l'air, 2017.

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© Pascal Ito / Flammarion
Brigitte Giraud
Autrice

Prix Goncourt de la nouvelle en 2007 avec son recueil L'amour est très surestimé (Stock), Brigitte Giraud a ensuite reçu le Prix du jury Jean Giono en 2009 pour Une année étrangère (Stock). Son roman Pas d'inquiétude (Stock) a été adapté pour la télévision par Thierry Binisti, avec Isabelle Carré et Grégory Fitoussi dans les rôles principaux. Brigitte Giraud dirige également la collection "La Forêt" aux éditions Stock, entre 2010 et 2016. Elle écrit aussi pour le théâtre et participe régulièrement à des collaborations avec des musiciens pour une mise en musique de ses textes. Ses romans sont traduits dans une douzaine de langues. Bibliographie sélective Vivre vite, Flammarion, 2022 (Prix Goncourt). Jour de courage, Flammarion, 2019. Un loup pour l'homme, Flammarion, 2017. Nous serons des héros, Stock, 2015. Avoir un corps, Stock, 2013. Pas d'inquiétude, Stock, 2011. Une année étrangère, Stock, 2009 (Prix du jury Jean Giono). L'amour est très surestimé, Stock, 2007 (Prix Goncourt de la nouvelle). Lors de la 4e édition du festival Oh les beaux jours ! malheureusement annulée en mai 2020, Brigitte Giraud et Christophe Langlade auraient présenté au Mucem Rachid Taha, la brûlure, une lecture musicale en hommage au grand chanteur disparu en 2018. Ils nous adressent un extrait de leur texte et de leur musique qui nous transportent dans les années 1980 alors que Taha et son groupe, Carte de séjour, entrent en scène.  

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© Nicolas Serve
Sébastien Gnaedig
Dessinateur

Après un D.U.T. Métiers du livre à Bordeaux, il intègre l’école Estienne en arts appliqués. Il en démissionne pour intégrer Les Humanoïdes Associés en 1990 en tant que responsable de fabrication. En 1992, il devient chef de fabrication des éditions Delcourt. En 1996, il revient aux Humanoïdes Associés comme éditeur, puis directeur éditorial et enfin, directeur général. Il part aux éditions Dupuis en 2000 comme éditeur, afin de développer son secteur adulte. Il s’occupe des collections Repérages et Aire Libre et développe Expresso et Empreintes. Enfin, en 2004, il relance les éditions Futuropolis en tant que directeur éditorial, poste qu’il occupe encore actuellement. Parallèlement à sa carrière d’éditeur, il dessine tout d’abord pour la revue Ciel et espace pendant deux ans. Il publie en 1999 sa première bande dessinée aux éditions du Cycliste sur un récit de Philippe Thirault. Ensemble, ils réaliseront trois albums : Mes voisins sont formidables, Vider la corbeille et Une épaisse couche de sentiments. Il adapte le premier scénario de film écrit par Pascal Rabaté, Le linge sale, qui paraît aux éditions Vents d’ouest en 2014. En 2016, il découvre Profession du père de Sorj Chalandon et décide immédiatement l’adapter. Bibliographie Georges au supermarché, avec Frédéric Léger (scénario), Ad Hoc,1996. Mes voisins sont formidables, avec Philippe Thirault (scénario), Le Cycliste, 1999. Vider la corbeille, avec Philippe Thirault (scénario), Rackham, 2003. Une épaisse couche de sentiments, avec Philippe Thirault (scénario), Dupuis, 2006. Le linge sale, avec Pascal Rabaté (scénario), Vents d'ouest, 2014. Profession du père, d'après le texte de Sorj Chalandon, Futuropolis, 2018.

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© JFoley
Iegor Gran
Auteur

Iegor Gran est un écrivain français, né en Russie et arrivé en France à l'âge de dix ans. Il publie son œuvre sous le nom de sa femme, pour ne pas influencer ses lecteurs qui pourraient chercher dans œuvre une quelconque âme russe. Il reçoit le Grand Prix de l'humour noir pour ONG ! (P.O.L, 2003), récit dans lequel deux ONG – une s'occupant d'enfants malades, l'autre d'environnement – et qui occupent le même immeuble, se livre une bataille sans pitié. Adepte de l’écriture sous contrainte, il publie en 2006 Les Trois vies de Lucie (P.O.L), livre dans lequel trois histoires différentes apparaissent selon que l'on lit la page de droite, la page de gauche ou les deux. En 2015, dans La Revanche de Kevin (P.O.L), il décrit le milieu littéraire et intellectuel avec un personnage qui vit mal le fait de se prénommer Kevin. Son dernier roman, Le Journal d’Alix (P.O.L, 2022), décrit toujours avec humour, légèreté et virtuosité, la vie de bureau, ses rapports de force, à travers le journal d’Alix, fonctionnaire d’un institut sur les pratiques culturelles qui pousse à l’extrême sa définition du féminisme. Iegor Gran continue ainsi de scruter la société contemporaine et ses apparences, de sonder l’identité, ses failles et ses représentations. Bibliographie sélective ONG !, P.O.L, 2003 L’Écologie en bas de chez moi, P.O.L, 2011. La Revanche de Kevin, P.O.L, 2015. Les Services compétents, P.O.L, 2020. Le Journal d'Alix, P.O.L, 2022.

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© DR
Guillaume Guéraud
Auteur

Guillaume Guéraud est né en 1972. Cinéphile depuis son plus jeune âge, il a été critique de cinéma, a suivi des études de journalisme puis a travaillé dans divers quotidiens régionaux. Il est l’auteur de nombreux livres (romans jeunesse, albums et romans adulte) publiés notamment aux éditions du Rouergue et aux éditions Sarbacane. Ses personnages sont souvent des anti-héros vivant dans un milieu social défavorisé. En 2005, il publie aux éditions du Rouergue Je mourrai pas gibier, qui remporte le Prix Sorcières, catégorie Roman adolescent. Le roman est adapté en BD deux ans plus tard par Alfred aux éditions Delcourt. Bibliographie sélective Cité nique le ciel, Éditions du Rouergue, 1998. Les Chiens écrasés, Éditions du Rouergue, 1999. Affreux, sales et gentils, Nathan, 2000. Dernier western, Éditions du Rouergue, 2001. Arrête ton cinéma, avec Henri Meunier (illustration), Éditions du Rouergue, 2003. Couscous clan, Éditions du Rouergue, 2004. Je mourrai pas gibier (prix Sorcières), Éditions du Rouergue, 2005. Va savoir comment ?, avec Régis Lejonc (illustration), Sarbacane, 2006. Déroute sauvage, Éditions du Rouergue, 2009. Je sauve le monde dès que je m’ennuie, avec Martin Romero (illustration), Éditions du Rouergue, 2012. Baignade surveillée, Éditions du Rouergue, 2013. Dancing love, avec Hélène George (illustration), Sarbacane, 2013. Duel dans la vallée, avec Thomas Baas (illustration), Sarbacane, 2014. Plus de morts que de vivants, Éditions du Rouergue, 2015. Ma grand-mère est une terreur, avec Gaspard Sumeire (illustration), Éditions du Rouergue, 2017. Les héroïnes de cinéma sont plus courageuses que moi, Éditions du Rouergue, 2018.       

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© DR/Le Lombard
Richard Guérineau
Dessinateur

Richard Guérineau est né en 1969 et réside en Gironde. Sa rencontre en 1991 avec le scénariste Corbeyran marque un tournant dans sa carrière. Le duo crée, en 1994, L’As de Pique chez Dargaud, puis, en 1997, Le Chant des Stryges, qui rencontre un vif succès et fait désormais partie des séries phares des Éditions Delcourt. Pour cette série, il adapte son style graphique : son trait nerveux et ses cadrages serrés servent brillamment ce récit mené tambour battant. En 2008, il s’associe avec Henri Meunier pour le western Après la nuit, sur lequel il participe également au scénario, puis en 2010 sur le deuxième tome de la série concept Le Casse – Le Troisième jour. En 2012, il réalise un opus de la série XIII Mystery (Dargaud) avec Fabien Nury. Puis arrive l’adaptation du roman de Jean Teulé, Charly 9, où il est à la fois scénariste, dessinateur et coloriste. Il nous propose aujourd’hui sa propre suite avec Henriquet, l’homme reine. Bibliographie sélective Le chant des Stryges Saison 1 Tome 1 - Ombres, avec Eric Corbeyran (scénario), Delcourt, 2004. Après la nuit, avec Henri Meunier (scénario), Delcourt, 2008. XIII Mystery Tome 5 - Steve Rowland, avec Fabien Nury (scénario), Dargaud, 2012. Charly 9, avec Jean Teulé (texte), Delcourt, 2013. Henriquet, l'homme reine, Delcourt, 2017. Les Zombies. La vie au-delà de la mort, avec Philippe Charlier (scénario), coll. « La petite Bédéthèque des Savoirs », Tome 19, Le Lombard, 2017. Le chant des Stryges, Tomes 1 à 18, avec Eric Corbeyran (scénario), Delcourt, 2004 à 2018.

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© Elena Chernyshova
Emmanuel Guibert
Dessinateur, Auteur

Emmanuel Guibert est auteur de BD pour petits et grands. Après un bac littéraire et un passage par les Arts Déco de Paris, il commence à travailler dans le domaine de l’illustration. En 1992, la publication de Brune chez Albin Michel l'introduit dans un cercle de jeunes dessinateurs qui cherchent à renouveler l'univers de la bande dessinée, rassemblés au sein de L'Association. Les rencontres et l’amitié sont au cœur de ses projets. Avec Joann Sfar il publie en 1997 La Fille du professeur (Dupuis), puis une saga intitulée Les Olives noires (Dupuis). Toujours fidèle, il participe depuis 2007 à l’écriture de la série Sardine de l’espace (Dargaud), qui fait le bonheur des petits et des grands. Il est aussi le scénariste de la série de BD Ariol (BD Kids). Son regard sensible et son sens de l’observation s’affirment en parallèle dans les trois volets de la série Le Photographe (Dupuis), qui raconte le déroulement d'une mission humanitaire en Afghanistan en 1986. Emmanuel Guibert a reçu le Grand Prix d'Angoulême lors du Festival international de la bande dessinée en 2020. En 2021, il quitte le dessin pour l’écriture, et publie Mike (Gallimard), récit d’une amitié où la pudeur des sentiments se met au service d'une vision généreuse de la nature humaine, et de l’amitié. Bibliographie sélective La Guerre d'Alan, 3 tomes, l'Association, 2001, 2002, 2008. Le Photographe, avec Didier Lefèvre et Frédéric Lemercier, Dupuy, 2010. Italia, coll. « Aire libre », Dupuis, 2015. Mike, Gallimard, 2021.

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© Francesca Mantovani
Yannick Haenel
Auteur

Yannick Haenel est né en 1967 à Rennes. Il a passé sa jeunesse en Afrique, puis au Prytanée Militaire de la Flèche (séjour qu’il a relaté dans son premier roman : Les Petits soldats, paru en 1996 aux éditions de la Table Ronde). Il vit à Paris, où il coanime avec François Meyronnis la revue Ligne de risque, qu’il a fondée en 1997. Il a publié, entre autres, plusieurs romans aux éditions Gallimard, Cercle (2007, prix Décembre et prix Roger Nimier 2008), Jan Karski (2009, prix du roman Fnac et prix Interallié), Les Renards pâles (2013), Tiens ferme ta couronne (2017, prix Medicis) et, récemment, Le Trésorier-payeur (2022). Passionné par la peinture, il est l'auteur de La Solitude Caravage. Il est également chroniqueur pour le magazine de littérature et de cinéma Transfuge depuis 2010 et à Charlie Hebdo depuis la reprise de la publication après les attentats de janvier 2015. Bibliographie sélective Le Trésorier-payeur, Gallimard, 2022. Janvier 2015. Le Procès, avec François Boucq, Les Échappés, 2021 La Solitude Caravage, Folio/Gallimard, 2020. Papillon noir / Longer à pas de loup, Gallimard, 2020. Tiens ferme ta couronne, Gallimard, 2017 (Prix Médicis 2017). Les Renards pâles, Gallimard, 2013. Jan Karski, Gallimard, 2009 (prix du roman Fnac 2009 et prix Interallié 2009). Cercle, Gallimard, 2007 (prix Décembre 2007 et prix Roger-Nimier 2008). Évoluer parmi les avalanches, Gallimard, 2003. Introduction à la mort française, Gallimard, 2001. Les Petits soldats, La Table ronde, 1996.

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© Robbie Lee
Nancy Huston
Autrice, Traductrice

Nancy Huston est née en Alberta, au Canada. Après des études aux États-Unis puis à Paris sous la direction de Roland Barthes au sein de l’École des hautes études en sciences sociales, elle décide de rester et de s’installer en France. Elle participe activement au Mouvement de libération des femmes dans les années 1970 et cette cause reste prédominante durant toute sa carrière. Elle est l’auteure de nombreux romans, essais et ouvrages illustrés. Elle écrit ses trois premiers romans en français, avant de revenir à sa langue maternelle pour Cantique des plaines (Actes Sud, 1993), mais les éditeurs anglophones refusent de publier le texte. Elle le traduit donc en français et se rend compte que la traduction l’enrichit. Elle garde cette technique de double écriture pour tous ses romans par la suite mais écrit uniquement en français pour ses essais et ses articles. Ses romans ont obtenu de nombreux prix en France comme au Canada, dont le Prix Goncourt des lycéens et le Prix du Livre Inter pour Instruments des ténèbres (Actes Sud, 1996), ou encore le Prix Femina et le Prix France Télévisions pour Lignes de faille (Actes Sud, 2006). La musique tient une place particulière dans la vie de Nancy Huston, c’est pourquoi elle aime réaliser des concerts littéraires à partir de ses romans, que ce soit pour la jeunesse ou non. Elle participe régulièrement à la création d’ouvrages illustrés et écrit également des pièces de théâtre et des scénarios de films. Avec ses dernières publications, Nancy Huston développe de nouveaux thèmes, dont l’écologie et les disparités socio-économiques entre les pays. En 2021 sort le roman Arbre de l’oubli (Actes Sud) et l’essai Je suis parce que nous sommes (Éditions du Chemin de fer).   Bibliographie sélective Sois belle/Sois fort (essai), Parole, 2016. Rien d'autre que cette félicité, Léméac/Parole, 2019. Leçons d'indifférence (essai), Parole, 2020. Je suis parce que nous sommes (essai), Chemin de fer, 2021. Arbre de l'oubli, Actes Sud, 2021.

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© Muriel Despiau
Raphaël Imbert
Musicien, Compositeur

Musicien autodidacte, Raphaël Imbert emprunte un chemin atypique dans la grande famille du jazz et des musiques improvisées. L’un de ses domaines de prédilection, sujet de recherche qu’il poursuit toujours aujourd’hui, est le spirituel dans le jazz. L’acte fondateur de la démarche artistique de Raphaël Imbert remonte à 1999 avec la création d’un orchestre composé de neuf musiciens, La Compagnie Nine Spirit. En 2010, Raphaël Imbert intègre le dispositif Improtech, en lien avec l’IRCAM et l’EHESS, et part aux États-Unis afin d’y étudier le lien entre les musiques populaires traditionnelles avec l’oralité et l’improvisation, les nouveaux médias et la révolution numérique. Plusieurs projets musicaux sont issus de cette période comme « OMax at Lomax » et surtout « Music is My Home », né en 2015. Ce sujet de prédilection lui a valu d’être Lauréat de la Villa Médicis Hors les Murs en 2003 et de publier Jazz Supreme : Initiés, mystiques et prophètes dans la collection Philosophie imaginaire des Éditions de l’éclat (Paris, 2014). Le principe essentiel de la rencontre, élément déterminant dans la pratique du jazz, l’a amené à travailler avec des musiciens d’exception comme Archie Shepp, Daniel Humair, Yaron Herman, Anne Paceo, le Quatuor Manfred, le Trio Chemirani, l’Ensemble Contraste d’Arnaud Thorette et Johan Farjot, Karol Beffa, Hugh Coltman, Laurent de Wilde… Raphaël Imbert est l’actuel Directeur du Conservatoire Pierre Barbizet de Marseille depuis le 1e septembre 2019. En 2021, parait « Oraison », un enregistrement phonographique rappelant la mémoire de la ville ayant donné le nom de ses rues à ses héros, décédés lors de la grande guerre ou d’acte de résistance. En 2022, il collabore avec Patrick Chamoiseau, autour de la poésie de Baudelaire, avec Patrick Chamoiseau (texte et voix), pour célébrer les 200 ans du poète et pour faire dialoguer, comme il sait si bien le faire, la poésie et la musique, autant que les genres différents, les époques différentes, pour susciter de belles émotions et nous parler du présent.   Discographie sélective "Oraison", OutNote, 2021. "Baudelaire jazz. Méditations poétiques et musicales avec Raphaël Imbert", avec Patrick Chamoiseau, Seuil, 2022.

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© Atelier 25
Grégoire Ingold
Comédien, Metteur en scène

Grégoire Ingold est comédien et metteur en scène. Après des études à l’École du Théâtre National de Chaillot sous la direction d’Antoine Vitez, il joue à plusieurs reprises au théâtre de Chaillot et à l’Odéon. En 1982, il fonde le Théâtre du Quai de la Gare à Paris qui permet à de nombreux jeunes metteurs en scène de monter leurs premiers spectacles. En 1988, Grégoire Ingold réalise plusieurs voyages d’étude en Afrique francophone, lors desquels il explore les différentes formes de théâtre populaire. A la suite de ces voyages, il reçoit le Prix Villa Médicis hors les murs en 1989 et crée le Festival Théâtre en Cités à Kinshasa, en République Démocratique du Congo. En France, il étudie les écoles de jeu qui façonnent le théâtre du 20e siècle et fonde l’Unité d’étude des écoles de mise en scène. En 1997, il crée la compagnie Balagan Système avec laquelle il entame une mission de décentralisation, en association avec le Théâtre Gérard Philippe de Saint-Denis et La Comédie de Reims. Désormais installé en région Rhône Alpes, Grégoire Ingold met en scène des pièces où la dispute des idées et les différentes formes du théâtre forain sont au cœur des projets. Les derniers textes qu’il a mis en scène sont L’extravagant Monsieur Jourdain de Mikhaïl Boulgakov, Ahmed philosophe et La république de Platon d’Alain Badiou, et Entretiens d’embauche de Jacques Jouet.

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Joëlle Jolivet
Illustratrice

Née en 1965, Joëlle Jolivet a étudié le graphisme aux Arts Appliqués de Paris et la lithographie aux Beaux-Arts. Depuis, elle fait des livres, s’intéressant autant aux images qu’à la typographie ou à l’impression. Elle n’écrit pas, mais entretient des collaborations de longue durée avec ses auteurs : Fani Marceau, et surtout Jean-Luc Fromental, avec qui elle a réalisé de nombreux albums. Elle allie stylisation, humour et précision documentaire dans ses illustrations, réalisées le plus souvent en linogravure. Elle a publié plus d’une cinquantaine d’albums, dont la plupart sont traduits dans le monde entier. Elle vit et travaille à Ivry-sur-Seine. Bibliographie sélective Danger, bonbons !, avec Christine Brouillet, Syros, 1989. Pas de violon pour les sorcières, avec Catherine Fogel (texte), Seuil Jeunesse, 1995. Monsieur Troublevue et son brochet. Un conte des cinq sens, avec Jean-Luc Fromental (texte), Seuil jeunesse, 2002. Zoo Logique, Seuil jeunesse, 2002. Presque tout, Seuil jeunesse, 2004. 365 Pingouins (prix Sorcières), avec Jean-Luc Fromental (texte), Naïve, 2006. La Très Petite Zébuline, avec Véronique Ovaldé (texte), Actes sud junior, 2006. Costumes (prix Sorcières), Panama, 2007, réed. Les Grandes personnes, 2013. Shah shah persan, avec Jean Constantin (texte), Éditions du Rouergue, 2008. Oups !, avec Jean-Luc Fromental (texte), Hélium, 2009. 10 p'tits pingouins, avec Jean-Luc Fromental (texte), Hélium, 2010. Rapido, avec Jean-Luc Fromental (texte), Hélium, 2011. Costumes à colorier, Les Grandes Personnes, 2013. Le Tigre de miel, avec Karthika Naïr (texte), Hélium, 2013. Histoire du chat et de la souris qui devinrent amis, texte de Luis Sepulveda, Métailié, 2013. À Paris, avec Ramona Badescu (texte), Les Grandes Personnes, 2014. Histoire d'un escargot qui découvrit l'importance de la lenteur, texte de Luis Sepulveda, Métailié, 2014.

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© Bob Handelman
Alice Kaplan
Autrice

Alice Kaplan est écrivaine et historienne. Elle a étudié en France et enseigne la littérature française à l’université de Yale. Elle est l’autrice de plusieurs essais sur l’attitude des Français pendant la seconde guerre mondiale, lors de l’occupation et de la collaboration. Elle travaille également sur la question de l’écriture de la mémoire en tant que genre littéraire. Dans son livre Intelligence avec l'ennemi : le procès Brasillach (Gallimard, 2001), elle enquête sur le procès de Robert Brasillach, écrivain condamné à mort en 1945 pour trahison et exécuté, après avoir collaboré avec les nazis, dénoncé des Juifs et des résistants. La nouvelle maison d'édition marseillaise Le Bruit du monde vient tout juste de publier une traduction de Maison Atlas. Un roman qui s’inscrit dans l’histoire de l’Algérie et de ses années noires à travers le destin d’une famille juive d’Alger. Spécialiste d'Albert Camus, elle s’intéresse à la transmission de de l'histoire familiale, à la judéité et à la question de l’émigration. Bibliographie sélective Intelligence avec l’ennemi : le procès Brasillach, traduit de l’américain par Bruno Poncharal, Gallimard, 2001. L’Interprète : dans les traces d’une cour martiale américaine, Bretagne 1944, traduit de l’américain par Patrick Hersant, Gallimard, 2007. Trois américaines à Paris. Jacqueline Bouvier Kennedy, Susan Sontag, Angela Davis, traduit de l’américain par Patrick Hersant, Gallimard, 2012. En quête de l’Étranger, traduit de l’américain par Patrick Hersant, Gallimard, 2016. Maison Atlas, traduit de l’américain par Patrick Hersant, Le Bruit du monde, 2022.

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© Nicolas Serve
Reda Kateb
Comédien

Reda Kateb débute sa carrière d'acteur dans le monde du théâtre à l'âge de 8 ans et joue ensuite à la fois de grands classiques, mais aussi des pièces contemporaines. Après un passage dans la série Engrenages en 2008, Jacques Audiard  le remarque et lui propose un rôle dans Un prophète (2009). Dès lors, les rôles s'enchaînent, en France comme à l'étranger. En 2013, dans le film américain Zero Dark Thirty de Kathryn Bigelow, il interprète un terroriste auquel la CIA arrache des informations sur Al-Qaïda. Au sujet de ses choix cinématographiques, il déclare : « J’essaye d’être libre. Avec mon physique, j’ai la chance de pouvoir passer pour un gitan, un Vincent, un Mohamed. Le cinéma joue avec les clichés. Il ne doit pas se nourrir que de ça. » En 2013, il interprète un rôle d'homosexuel arabe dans le film Les Garçons et Guillaume, à table ! de Guillaume Gallienne. En 2014, il partage, avec Vincent Lacoste et Jacques Gamblin, l'affiche du film Hippocrate, réalisé par Thomas Lilti, pour lequel il obtient le César du meilleur second rôle. En 2015, il joue le rôle du chauffeur de taxi dans le film de Ryan Gosling, Lost River. En 2016, il interprète le rôle principal du film Les Beaux Jours d'Aranjuez de Wim Wenders, sélectionné à la Mostra de Venise. En 2017, il incarne Django Reinhardt dans le film Django d'Etienne Comar, qui ouvre la Berlinale 2017 et pour lequel il est nommé dans le César du meilleur acteur et reçoit le Swann d'or au festival de Cabourg. Pour les besoins de son rôle, il apprend la guitare pendant plus d'an et rencontre la communauté tsigane à Forbach. Lors du festival de Cannes 2017, il est membre du jury «Un certain regard», sous la présidence de la comédienne et productrice américaine Uma Thurman. La sortie de son deuxième film avec Wim Wenders,  intitulé Submergence, est prévue en 2018. Au Mucem, pour Oh les beaux jours !, il retrouve ses complices et amis de La Rumeur, Hamé et Hekoué, qui l'ont mis en scène dans leur film Les Derniers Parisiens (2016). Il lira aussi, sans doute, un texte écrit par son grand-oncle, le grand écrivain et poète algérien Kateb Yacine, fondateur de la littérature algérienne moderne (Nedjma, 1956).  

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Philippe Katerine
Illustrateur, Musicien, Auteur

Philippe Katerine est né le 8 décembre 1968, près de Nantes. À l’adolescence, il a monté des groupes sous influences anglo-saxonnes avec des amis, ne prenant jamais ça vraiment au sérieux… Pourtant, en novembre 1991, il sort son premier album, «Les mariages chinois». Puis atteint un large public qu’il fait danser à l’été 2005 avec «Robots après tout» (Louxor, j’adore) imposant sa personnalité singulière d’artiste ultra-pop et dandy en sous-pull moulant… Toujours en quête d’expériences, il compose en 1999 l’album «Une histoire d’amour pour Anna Karina», ou encore collabore avec Mathilde Monnier (il danse à ses côtés dans 2008 Vallée). Tour à tour compositeur de musiques de films, réalisateur (Peau de cochon, son autobiographie, sort en 2003), acteur (notamment chez les frères Larrieu), il publie ensuite romans graphiques (Doublez votre mémoire, journal graphique, Denoël, 2007) et livres-CD pour enfants, essentiellement en tandem avec Julien Baer (Actes Sud Junior). En 2017, il fait paraître deux albums où il est à la fois l'auteur des textes et des dessins, Ce que je sais de la mort et Ce que je sais de l'amour, rassemblés dans un coffret chez Hélium. Parmi ses albums musicaux les plus marquants, citons «Philippe Katerine» (2010), «Magnum» (2013) et son dernier opus «Le Film». À lire : Ce que je sais de la mort, ce que je sais de l'amour, Hélium, 2017. À écouter : Le Film, Cinq7/Wagram Music, 2016.

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Kamel Khélif
Auteur

Kamel Khélif est né à Alger en 1959. En décembre 1964, sa famille s’installe à Marseille. Marseille est sa ville. Il y vit, il y travaille, et s’il l’a parfois quittée, elle l’accompagne où qu’elle soit. Après des études dans un lycée professionnel où il apprend les métiers de mécanicien tourneur et de dessinateur industriel, il se consacre exclusivement à la peinture pendant près de deux ans. Un moment de vie qui va influencer tout son travail. Puis, tout en étant animateur socio-culturel dans les quartiers nord de Marseille, il publie des illustrations dans différents journaux et revues. C’est dans la confidentialité d’Oviri, petite revue marseillaise, qu’apparaissent, en 1991, ses premières publications. Depuis, il dessine et partage —comme il aime à le dire — sa vie entre ombre et lumière. Cela fait désormais bientôt trois décennies qu’il multiplie les expériences graphiques. Bourreau de travail, souvent perçu, non sans quelque raison, comme une sorte d’ermite, il est aussi, et cela ne tient pas du paradoxe, un homme de rencontres et de fidélités tenaces. Des rencontres, celles qui l’on conduit à produire avec un photographe tel que Jim Goldberg, avec une comédienne telle que Mia Kirshner ou avec des dessinateurs tels que Jana Traboulsi et Edmond Baudoin. Bibliographie Sur le chemin de la Madrague Ville, avec Nora Mekmouch (textes), Cris Écrits, 2007. L’Algérie, avec Djilali Djelali (textes), Grandir, 2008. La Jeune femme et la mort, avec Nabile Farès, Rackham, 2010. Premier hiver, Grandir 2012. Promenade en bord de mer, Le port a jauni, 2013. Ulysses, avec Leïla Bousnina, Otium, 2018. Et même si c’est la nuit, Otium, 2019.

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© Fabrice Mabillot
Angélique Kidjo
Autrice, Chanteuse

Angélique Kidjo est née au Bénin en 1960. Dès son plus jeune âge elle est familiarisée avec le monde de la scène grâce à sa mère, directrice d’une troupe de théâtre. Elle enregistre son premier album en 1980, intitulé Pretty, qui devient un succès sur le continent africain et lui permet de faire une grande tournée en Afrique de l’Ouest. Malheureusement, les conflits politiques dans son pays l’empêchent de continuer sa carrière et elle s’installe en France en 1983. Là, elle intègre le Centre d’informations musicales, une école de jazz réputée où elle rencontre son futur mari, Jean Hebrail, musicien et compositeur avec qui elle travaille tout au long de sa carrière. Après ses études, elle intègre plusieurs groupes africains à Paris en tant que choriste puis devient la chanteuse du groupe de jazz africain Pili Pili, avant d’enregistrer un album solo, Parakou, en 1990. Elle est découverte par Chris Blackwell en 1996, fondateur d’Island Records, maison de disque de Bob Marley et U2. Elle part s’installer aux États-Unis. C’est le début de la carrière internationale d’Angélique Kidjo, couronnée de succès et récompensée en 2007 par un Grammy Awards. Très engagée pour de multiples causes, elle devient ambassadrice de bonne volonté pour l’UNICEF en 2002. Elle participe à de nombreux concerts caritatifs tout au long de sa carrière. En 2006, elle crée la Fondation Batonga qui offre des financements aux établissements scolaires pour une meilleure formation des professeurs, dans le but d’augmenter le nombre de jeunes filles ayant accès aux études secondaires pour qu’elles soient actrices du développement de l’Afrique. Ses mémoires, intitulées La Voix est le miroir de l’âme, ont été publiées chez Fayard en 2017. Son dernier roman paraît en avril 2021 dans la collection « Je chemine avec … » chez Seuil.   Bibliographie sélective La Voix est le miroir de l'âme, Fayard, 2017. Je chemine avec Angélique Kidjo, Seuil, coll. "Je chemine avec ...", 2021. À écouter "Mother Nature", Universal Music, 2021.

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© Astrid-di-Crollalanza
Mériam Korichi
Metteuse en scène

Après une agrégation et un doctorat de philosophie, Mériam Korichi se consacre à la dramaturgie et à la mise en scène. Elle travaille ainsi régulièrement avec Dan Jemmett, traduisant, adaptant et collaborant à ses productions, dans plusieurs théâtres prestigieux. Elle investit également d'autres lieux que les scènes théâtrales, pour diversifier sa recherche sur les dispositifs de mise en scène et toucher d’autres publics. Elle monte ainsi plusieurs pièces du répertoire et textes d'auteurs contemporains avec des acteurs et d'autres artistes, mêlant les genres et diversifiant les lieux, jouant dans les musées. Elle publie aussi des ouvrages sur l'art et l'esthétique, ainsi que de nombreux articles sur le travail d’artistes contemporains. Elle crée en 2010 la série des nuits de la philosophie, rassemblant les performances de philosophes et d’artistes à destination d’un large public. En 2013, elle lance le collectif Amazones Princesas, pour promouvoir le travail artistique de femmes toutes disciplines confondues. Ses productions sont crées dans le monde entier, au siège parisien de l’UNESCO comme à New York pour le centenaire de la New School. En 2022, elle adapte Présentée vivante, un texte de Joy Sorman, pour faire surgir entre les vitrines des musées La femme crocodile... Bibliographie sélective Lettres sur le mal, Gallimard, 2006. Notions d’esthétique, Gallimard, 2007. Andy Warhol, Gallimard, 2009. Traité des bons sentiments, Albin Michel, 2016. Mentir. La vie et son double, Autrement, 2019.

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© Julien Falsimagne/Leextra/Éditions Liana Levi
Andreï Kourkov
Auteur

Né à Saint-Pétersbourg en 1961, Andreï Kourkov est un écrivain ukrainien de langue russe. Il vit à Kiev depuis de très nombreuses années. Très doué pour les langues (il en parle couramment six), il débute sa carrière littéraire pendant son service militaire alors qu’il est gardien de prison à Odessa. Dans les années 1980, il écrit plusieurs scénarios de films et des contes pour enfants. Son premier roman, Le Pingouin (Liana Levi, 2000), dans lequel il met en scène la vie quotidienne d'un chômeur en Ukraine, connaît un succès international. En 2014, il publie un essai, Journal de Maïdan, chronique des événements qui avaient alors secoué son pays. Les Abeilles grises, (Liana Levi, 2022) est son dixième roman publié en France. À travers les échanges de deux personnages, il y décrit la vie entre deux zones, la vie coincée entre ce qui n’est pas vraiment la guerre mais plus la paix non plus, la vie coincée entre les forces prorusses et l’armée ukrainienne, la vie dans le Donbass. Jeudi 24 février 2022, il était à Kiev, où il vit, lorsque les premiers bombardements ont commencé. Les textes d’Andrei Kourkov sont aujourd’hui traduits en 36 langues. Bibliographie sélective Le Pingouin, trad. Nathalie Amargier, Liana Levi, 2000. Le Dernier amour du président, trad. Paul Lequesne, Liana Levi, 2005. Laitier de nuit, trad. Paul Lequesne, Liana Levi, 2010. Journal de Maïdan, trad. Paul Lequesne, Liana Levi, 2014. Vilnius, Paris, Londres, trad. Paul Lequesne, Liana Levi, 2018. Les Abeilles grises, trad. Paul Lequesne, Liana Levi, 2022.

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© Christophe Péan
Julie Kretzschmar
Metteur en scène

Julie Kretzschmar s’est formée au Conservatoire d’Art Dramatique de Montpellier et fonde en 2001 la compagnie l’Orpheline est une épine dans le pied, compagnie associée aux Bancs Publics à Marseille. Elle a aussi suivi de longues études juridiques et n’a pas terminé une thèse de doctorat en philosophie du droit. Elle voyage beaucoup depuis une vingtaine d’années, notamment dans les pays du monde arabe et en Afrique. Elle travaille à partir de conversations avec des auteurs, plutôt des romanciers que des dramaturges. Elle initie ainsi une collaboration avec Mustapha Benfodil à partir d’une adaptation de son roman Archéologie du chaos (amoureux), qu’elle décline sous plusieurs formes de lectures présentées à Marseille et en Algérie (2010). En 2011, elle créé De mon hublot utérin je te salue humanité et te dis blablabla au théâtre des Salins – Scène Nationale de Martigues. Elle travaille aussi avec Kamel Daoud et Alain Kamal Martial en 2012. En 2013, elle s’appuie sur un texte du conteur Salim Hatubou pour créer Kara’ une épopée comorienne avec une équipe artistique de 35 personnes, fruit d’une commande de Marseille Provence 2013 – Capitale Européenne de la Culture. En 2017, elle signe la mise en scène et l'adaptation du roman Tram 83  (Métailié, 2014) de Fiston Mwanza Mujila, considéré comme l’une des nouvelles voix de la littérature congolaise. Avec une équipe internationale, ce spectacle est créé aux Francophonies en Limousin puis en tournée en France (La Criée – Théâtre national de Marseille, La Vignette – Montpellier, Théâtre Jean Vilar – Vitry-sur-Seine, Le Tarmac – Paris, Bois de l'Aune – Aix-en-Provence).

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La Rumeur
Musicien

1994, rencontre sur les bancs de la fac entre Mohamed Bourokba dit Hamé, Ekoué Labitey et Philippe Melquiond aka le Bavar. Un an plus tard, ils fondent le groupe La Rumeur. Leur base arrière, le 18ème déganté de Pigalle. Leur objectif, renouer avec les origines contestataires du hip-hop, promouvoir une conception indépendante de la pratique de leur musique. De 1997 à 1999, La Rumeur sort ses premiers disques, une trilogie de maxis 5 titres, qui fait rapidement école. La Rumeur s’envisage et s’impose comme une expérience contre-culturelle forte, traversée et nourrie par l’histoire de l’immigration. Le groupe fait de son concept, « Rap de fils d’immigrés », un label de qualité. En 2007, La Rumeur se lance dans l’écriture de projets audiovisuels en lien avec  l’histoire récente des quartiers populaires. Après la création de leur société de production, La Rumeur Filme, et un partenariat avec Memento Film, Haut et court et Canal+, Hamé et Ekoué écrivent, réalisent et produisent en 2015 leur premier long-métrage, Les Derniers Parisiens. Automne 2017 , La Rumeur a soufflé ses vingt bougies et fait paraître le livre Il y a toujours un lendemain aux éditions de L’Observatoire. Hamé et Ekoué s’y racontent en dressant le « portrait d’une passion artistique forgée dans le feu du peuple et le grouillement créatif des premières heures du Hip Hop en France ». À lire : Il y a toujours un lendemain, Hamé et Ekoué, Éditions de L'Observatoire, 2017. À voir : Les Derniers Parisiens, long métrage coécrit et coréalisé par Hamé et Ekoué, 2017. À écouter : Les Inédits, 3 volumes, 2007, 2013, 2015.

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Dany Laferrière
Auteur

Né en 1953 à Haïti, Dany Laferrière vit à Montréal. La situation politique et son statut de journaliste l’ont poussé à quitter son pays natal. Quelques années après son arrivée en Amérique du Nord en 1976, il publie Comment faire l’amour à un nègre sans se fatiguer (1985) qui reçoit un excellent accueil critique. Ce livre, comme d’autres également (Le Goût des jeunes filles, Comment conquérir l’Amérique en une seule nuit, Vers le Sud), sera adapté au cinéma. Les neuf romans qui vont suivre forment ce que Dany Laferrière appelle « une autobiographie américaine ». En 2009, il obtient le prix Médicis pour L’Énigme du retour où il raconte son retour à Haïti après trente ans d’exil. En 2010, il publie un ouvrage-témoignage sur le tremblement de terre qui a dévasté son pays, Tout bouge autour de moi. Il vient de faire paraître un étonnant roman dessiné autobiographique dont il signe les illustrations, Autoportrait de Paris avec chat (Grasset). Il a été officiellement reçu à l’Académie française en mai 2015, devenant ainsi le premier auteur haïtien et canadien à y siéger, et le deuxième écrivain, après Julien Green, a intégrer l’institution sans posséder la nationalité française. Bibliographie sélective Comment faire l'amour avec un nègre sans se fatiguer, 1985. Le Goût des jeunes filles, réed. Zulma, 2017. Le Charme des après-midi sans fin, réed. Zulma, 2016. Vers le Sud, Grasset, 2006. Je suis un écrivain japonais, Grasset, 2008. L’Énigme du retour, Grasset, 2009. Tout bouge autour de moi, Grasset, 2011. Journal d'un écrivain en pyjama, Grasset, 2013. Mythologies américaines, Grasset, 2016. Autoportrait de Paris avec chat, Grasset, 2018.

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© JL Paille
Marie-Hélène Lafon
Autrice

Marie-Hélène Lafon est professeur de lettres classiques à Paris. « Née dans une famille de paysans », selon ses propres mots, elle est originaire du Cantal, où elle a vécu jusqu'à ses 18 ans. Elle part ensuite étudier à Paris, à la Sorbonne, et est agrégée de grammaire en 1987. Son département d'origine, le Cantal, et sa rivière, la Santoire, sont le décor de la majorité de ses romans. Son premier roman, écrit à l'âge de 34 ans, Le Soir du chien est récompensé par le prix Renaudot des lycéens en 2001. Suivront onze publications (romans, nouvelles, essais), tous aux éditions Buchet-Chastel, parmi lesquels L'Annonce (2009), Les Pays (2012), Joseph (2014), Histoires (2015, prix Goncourt de la nouvelle), Nos vies (2017), Flaubert (2018) où elle se livre à un exercice d'admiration pour le grand écrivain classique. En 2019, elle publie Le Pays d’en haut, un livre d’entretiens avec Fabrice Lardreau (Arthaud, 2019). Plus récemment, elle reçoit le Prix Renaudot pour son livre Histoire du fils (Buchet-Chastel, 2020), et sort son dernier roman Les Sources en 2023, toujours aux éditions Buchet-Chastel. Bibliographie sélective Les Sources, Buchet-Chastel, 2023. Histoire du fils, Buchet-Chastel, Paris, 2020 (Prix Renaudot). Le Pays d’en haut, Arthaud, 2019. Flaubert, Buchet-Chastel, 2018. Nos vies, Buchet-Chastel, 2017. Histoires, Buchet-Chastel, 2015 (prix Goncourt de la nouvelle). Joseph, Buchet-Chastel, 2014. Les Pays, Buchet-Chastel, 2012 (Prix du Style). Album, Buchet-Chastel, 2012. L’Annonce, Buchet-Chastel, 2009. Les Derniers Indiens, Buchet-Chastel, 2008. Organes, Buchet-Chastel, 2006. Mo, Buchet-Chastel, 2005. Sur la photo, Buchet-Chastel, 2003. Le Soir du chien, Buchet-Chastel, 2001 (prix Renaudot des lycéens).

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© Nathan Lahire
Bernard Lahire
Sociologue, Chercheur

Bernard Lahire est sociologue et professeur de sociologie à l’École normale supérieure de Lyon. Il est également directeur de l’équipe « Dispositions, pouvoirs, cultures, socialisations » du Centre Max-Weber du CNRS. Ses travaux portent sur une grande variété de sujets, dont la réussite et l’échec scolaire dans les milieux populaires, l’illettrisme, les conditions de vie et de création des écrivains, les inégalités sociales pendant l’enfance… Il a enseigné dans de nombreuses universités à l’étranger, principalement au Brésil. Ses travaux sont régulièrement traduits. Il est chevalier de la Légion d’honneur et chevalier de l’ordre des Arts et des Lettres. Il dirige la collection « Sciences sociales du vivant » et la collection « Laboratoire des sciences humaines » aux Éditions La Découverte. C’est dans cette dernière qu’il a publié L’interprétation sociologique des rêves en 2018 et sa suite La Part rêvée. L’interprétation sociologique des rêves 2 qui sort en 2021. Bibliographie sélective La condition littéraire. La double vie des écrivain., La Découverte, coll. "Textes à l'appui/Lab. Sciences sociales", 2006. Ceci n'est pas un tableau. Essai sur l'art, la domination, la magie et le sacré, La Découverte, 2015. L'interprétation sociologique des rêves, La Découverte, 2018. La Part rêvée. L'interprétation sociologique des rêves 2, La Découverte, 2021.

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© Frank Loriou
Bastien Lallemant
Chanteur, Musicien

Bastien Lallemant est né en 1972. Après avoir obtenu son diplôme d'Art plastiques à Dijon, il sort deux albums chez Tôt ou tard, « Les premiers instants » (2003) et « Les érotiques » (2005). Ce second disque est réalisé par Albin de la Simone avec la participation de Bertrand Belin. C’est aussi la rencontre avec JP Nataf et Jeanne Cherhal à l’occasion du disque « Plutôt tôt, plutôt tard ». Accompagné d’Albin de la Simone et de Bertrand Belin, ainsi que d’autres amis musiciens, il enregistre « Le verger » qui paraît en 2010 (Quai de scène / Acousti / L’Autre Distribution). Inspiré du roman noir, « Le verger » est un recueil de douze chansons à la manière de courtes nouvelles, qui témoigne de son lien profond à la littérature. En 2011 paraît son livre Une lentille dans les cailloux (La machine à cailloux, 2011). Depuis la sortie de son album « Le verger » et jusqu’à ce jour, Bastien arpente les scènes, dans différentes formules, du solo au quatuor.​ Parallèlement, il a initié en 2010 « Les siestes acoustiques », concerts intimes pour un public endormi auxquelles ont participé près de 200 artistes et auteurs dont Albin de la Simone, Bertrand Belin, JP Nataf, Jeanne Cherhal, Seb Martel, David Lafore, Holden, Peter Van Poehl, Marie Modiano, Claire Diterzi, Vanessa Paradis, Olivier Melano, Rodolphe Burger, Camélia Jordana, Vincent Delerm, Olivier Adam, Bruno Podalydès, Serge Joncour… Bastien Lallemant écrit et interprète également des musiques pour des lectures. Il a collaboré avec Denis Podalydès, plus récemment avec Arnaud Cathrine, et joué ses créations à la Société des gens de lettres. En 2014, il crée aux côtés de François Morel et Eric Caravaca Correspondances de Robert Doisneau  qui sera repris en compagnie de Daniel Pennac et Emmanuel Noblet. Dans le même temps il participe à Lazare mon amour de et avec Gwenaëlle Aubry, en compagnie de Theo Hakola, Maëva Le Berre et Léopoldine Hummel, puis en 2017 à Nous serons des héros avec Hippolyte Girardot, et plus récemment à Un loup pour l'homme de et avec Brigitte Giraud (Flammarion, 2017). Depuis 2011, il collabore avec le dessinateur et auteur BD, Charles Berberian pour des concerts dessinés. En 2019, il fait paraître son cinquième album studio pour lequel il s'est entouré des musiciens JP Nataf, Seb Martel, Babx et Fabrice Moreau. En 2023, il revient au festival avec ses siestes acoustiques, et de nombreux invités. Le public est invité à s'étendre pour écouter un concert, des musiciens jouent, enchaînent des musiques, alternant avec la lecture de fictions par la douce voix d'une autrice, sans qu'aucun applaudissement ne vienne rompre le charme. La sieste dure environ une heure, il est conseillé d'apporter son oreiller. À écouter « Les micros siestes acoustiques », Zamora Éditions, 2022. « Danser les filles », Zamora Éditions, 2019.

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© Manuel Braun
Bruno Latour
Chercheur, Auteur

Né à Beaune en 1947, Bruno Latour est sociologue, anthropologue et philosophe des sciences. Ses travaux lui ont valu en 2013 la plus haute distinction en sciences sociales, le prix Holberg. Professeur à Science Po, il s’est intéressé à la sociologie des sciences et aux processus de recherche scientifique (La Vie de laboratoire), à la dynamique des innovations et à la philosophie des techniques qui en découlent (Aramis ou l’amour des techniques), ou encore à l’anthropologie philosophique (Nous n’avons jamais été modernes) remettant en question la distinction entre nature et société, et à l’écologie politique, Politiques de la Nature. Comment faire entrer les sciences en démocratie ? Il est par ailleurs le commissaire de plusieurs expositions : Iconoclash, Making Things Public et Reset Modernity ! Il a longtemps enseigné dans des écoles d'ingénieur, le CNAM d'abord, puis l'École des Mines où il avait rejoint le Centre de sociologie de l'innovation en 1982. Depuis septembre 2006, il est professeur à Sciences Po, où il dirige le Médialab et crée le programme SPEAP. Bibliographie sélective Un monde pluriel mais commun, L'Aube, 2003. Politiques de la nature. Comment faire entrer les sciences en démocratie, La Découverte, 2004. La Science en action. Introduction à la sociologie des sciences, La Découverte, 2005. Nous n'avons jamais été modernes. Essai d’anthropologie symétrique, La Découverte, 2006. Petites leçons de sociologie des sciences, La Découverte, 2007. Cogitamus. Six lettres sur les humanités scientifiques, La Découverte, 2010. Enquêtes sur les modes d'existence. Une anthropologie des Modernes, La Découverte, 2012. Face à Gaïa. Huit conférences sur le Nouveau Régime Climatique, La Découverte, 2015.

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Claire Lecœuvre
Auteur

Claire Lecœuvre est journaliste scientifique et autrice. Après des études en écologie et un travail comme botaniste au cœur des montagnes corses, elle se dirige vers l'écriture et l'enquête journalistique. Elle écrit des articles pour Le Monde diplomatique, Reporterre, National Geographic France ou encore Plantes et Santé. Elle publie son premier livre jeunesse L’Incroyable vie des paysages chez Actes sud Junior en 2016. Suivent plusieurs autres titres : Je découvre les arbres chez Millepages puis en 2018 Les poulpes, Où va le climat, Je découvre les fleurs, Je découvre les oiseaux... Claire poursuit son travail d'écriture avec les éditions Actes sud Junior, Amaterra, Ricochet et A2Mimo. En parallèle, elle réalise des ateliers d’écriture pour des adultes et des enfants en souffrance sociale, médicale ou psychologique. Parler de la nature lui tient à cœur, tout comme inventer de nouvelles façons de raconter. Elle se questionne sur notre rapport à la nature et à la science. Dans ses projets, elle aime transmettre et partager la beauté de la vie et du monde. Bibliographie sélective Je découvre les arbres et j'apprends à les reconnaître, avec Laurianne Chevalier (illustration), Millepages, 2016. L'Incroyable vie des paysages, avec Vincent Mahé (illustration), Actes Sud Junior, 2016. Les Poulpes. Futurs maîtres du monde ?, avec Pooya Abbasian (illustration), Actes Sud Junior, 2018. Où va le climat ?, avec Emilie Perrotin (illustration), Ricochet, 2018.

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Serge Lehman
Réalisateur, Auteur

Serge Lehman est né en 1964 dans la banlieue sud de Paris. Marqué par l’âge d’or de la science-fiction française des années 70 et Jules Verne, il commence à publier des nouvelles et de courts récits en bande dessinée au lycée et crée la première émission consacrée aux « mauvais genres » sur une radio libre de l’Essonne. Ses études littéraires, d’hypokhâgne jusqu’en Maîtrise d’Histoire des Sciences, et sa participation active à différents fanzines et magazines spécialisés dans la SF, le poussent naturellement vers l’écriture de romans de science-fiction. Il publie son premier roman aux Éditions Fleuve Noir en 1990 et signe la trilogie F.A.U.S.T. en 1996. Primé à de multiples occasions, il étend ses champs d’intérêt au cinéma en adaptant la trilogie Nikopol d’Enki Bilal pour le film Immortel Ad Vitam (2004) et à la bande dessinée en créant La Brigade chimérique  (2009, avec Fabrice Colin et Gess), une saga sur la fin des super-héros européens récompensée par le Grand Prix de l’Imaginaire. Le succès critique et public le pousse à continuer sur la voie des super héros chez Delcourt où il crée Masqué, en 2011, avec Stéphane Créty, Metropolis, dessiné par Stéphane de Caneva et bientôt Le Nyctalope pour Gess. Il écrit également sous les pseudonymes de Corteval et Don Hérial. Bibliographie sélective L’Intégrale F.A.U.S.T., Au Diable Vauvert, 2019.

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© Roberto Frankenberg
Pierre Lemaitre
Auteur

Né en 1951, Pierre Lemaitre est écrivain et scénariste. En quelques années, il s’est imposé comme l’un des meilleurs romanciers français de polars et de thrillers. Avant de se tourner vers l’écriture à temps plein, il enseignait aux adultes, et notamment aux bibliothécaires, la littérature française, américaine et la culture générale. Il a déjà plus de 50 ans lorsqu’il se fait connaître avec Travail soigné, qui reçoit le Prix du premier roman du festival de Cognac. Suivront Robe de marié (2009, prix du meilleur polar francophone), Cadres noirs (2010), Alex (2011, prix des lecteurs policiers du Livre de Poche), Sacrifices (2012), Rosy et John (2013), Trois jours et une vie (2016). Délaissant le roman noir, il triomphe avec un roman picaresque, Au revoir là-haut, qui obtient le prix Goncourt en 2013 et qui a été adapté au cinéma par Albert Dupontel, avec qui il vient d’obtenir le César de la meilleure adaptation. Couleurs de l’incendie (Albin Michel, 2018), suite d’Au revoir là-haut, est paru en janvier dernier. Bibliographie sélective Travail soigné, Éditions du Masque, 2006. Robe de marié, Calmann-Levy, 2009. Cadres noirs, Calmann-Levy, 2010. Alex, Albin Michel, 2011. Sacrifices, Albin Michel, 2012. Rosy et John, LGF, 2013. Au revoir là-haut (Prix Goncourt), Albin Michel, 2013. Trois jours et une vie, Albin Michel, 2016. Couleurs de l'incendie, Albin Michel, 2018. Miroir de nos peines, Albin Michel, 2020. À écouter

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Jean-Pierre Luminet
Astrophysicien

Né en 1951 en Provence, Jean-Pierre Luminet est directeur de recherches émérite au CNRS, astrophysicien au Laboratoire d’Astrophysique de Marseille et à l'observatoire de Paris, spécialiste de réputation mondiale pour ses travaux sur les trous noirs et la cosmologie. Il a été le premier, en 1978, à calculer numériquement l’aspect visuel d’un trou noir, et en 2003 il a fait la une des revues scientifiques du monde entier pour sa théorie d’un univers fini et « chiffonné ». A ses activités de scientifique il ajoute en effet celles d'un auteur tour à tour poète, essayiste, romancier et scénariste, dans une œuvre protéiforme où science, histoire, musique et art sont liés. Il a publié de nombreux essais, romans et recueils de poèmes, traduits en une douzaine de langues. Passionné par les relations entre science et art, il a maintes fois collaboré avec divers artistes – musiciens, peintres, sculpteurs – pour la conception d'œuvres inspirées par les découvertes scientifiques. Il anime un blog et une chaîne YouTube de culture scientifique, littéraire et artistique. Bibliographie sélective Figures du Ciel,avec Marc Lachièze-Rey, Seuil, 1998. L'Univers chiffonné, Fayard, 2001. Le Bâton d'Euclide, JC Lattès, 2002. Les Poètes et l’Univers, Le Cherche Midi, 2002. Itinéraire céleste, Le Cherche Midi, 2004. Le Destin de l’Univers, Fayard, 2006, réed. 2010. Bonnes nouvelles des étoiles,avec Élisa Brune, Odile Jacob, 2009. Illuminations, Odile Jacob, 2010. Astéroïdes : la Terre en danger, Le Cherche Midi, 2012. Les Bâtisseurs du ciel, tome 1 à 5, JC Lattès, 2006 à 2015. La Nature des choses, Le Cherche-midi, 2012. Un trou énorme dans le ciel, Éditions Bruno Doucey, 2014. L’Univers en 100 questions, Tallandier, 2015. Dialogues sous le ciel étoilé, avec Hubert Reeves, Robert Laffont, 2016. Ulugh Beg, l'astronome de Samarcande, JC Lattès, 2015.

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Lisa Mandel
Illustratrice

Lisa Mandel est née en 1977 à Marseille. À sa sortie des Arts décoratifs de Strasbourg, ses illustrations sont publiées dans différents magazines pour la jeunesse. Puis elle participe au Mégazine Tchô !, avant de signer Nini Patalo, son premier livre (collection Tchô !, Glénat). Elle a aussi imaginé Eddy Milveux, une série prépubliée dans le magazine Capsule Cosmique et sortie chez Milan Presse. Après de longs séjours au Sénégal et au Cambodge, elle a découvert l’Argentine en 2005 et a créé à cette occasion Libre comme un poney sauvage, un blog à succès publié par la suite chez Delcourt (collection Shampooing). Le 4e volume de Nini Patalo, « L’important c’est de gagner », a reçu en 2007 le premier prix Tam Tam bande dessinée lors du salon du livre jeunesse de Montreuil. Depuis 2010, Nini Patalo est adaptée en série animée par les studios Je suis bien content et est diffusée sur des chaines telles que France 3 ou Canal J. En 2016, avec la sociologue Yasmine Bouagga, elle lance chez Casterman la collection "Sociorama", dont le principe est d'adapter en bande dessinée les recherches de sociologues. De février à octobre 2016, elles suivent le quotidien des migrants de la Jungle de Calais à travers un blog, "Les nouvelles de la jungle" qui est adapté en 2017 en album aux éditions Casterman. L'ouvrage est Coup de cœur 2017 du Centre national de la littérature pour la jeunesse (BnF). Depuis 2009, elle travaille sur le milieu des hôpitaux psychiatriques avec sa série HP (L’Association), grâce aux témoignages de sa mère et de son beau-père, infirmiers en service psychiatrique pendant 35 ans. Elle est associée à l’écrivaine Joy Sorman, autrice de À la folie (Flammarion, 2021), pour une rencontre lors de la 5e édition du festival.   Bibliographie sélective Nina Patalo, 5 tomes, Glénat. Eddy Milveux, 3 tomes, Milan Presse. Libre comme un poney sauvage, Delcourt, 2016. HP, 2 tomes, L'Association, coll. "Espôlette". Les Nouvelles de la jungle de Calais, avec Yasmine Bouagga, Casterman, coll. "Sociorama", 2017. Allez les filles !, avec Emmanuelle Piquet, Albin Michel Jeunesse, 2020.

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Florent Marchet
Musicien, Auteur

Né en 1975, Florent Marchet apprend le piano à l’âge de 5 ans et fait ses études musicales au conservatoire de musique et de danse de Bourges. Ses débuts remontent à 1996, quand il alterne piano-bars, groupe de musique irlandaise, théâtre, concerts avec ses chansons dans de petites scènes. C’est aussi durant cette période qu’il intervient comme musicien dans les écoles, les hôpitaux psychiatriques, les prisons et qu’il apprend l’usage d’un grand nombre d’instruments, comme la guitare, la basse, la mandoline ou encore l’accordéon. Il collabore entre autres avec Frédéric Lo pour la composition de « Ce n’est pas rien » pour Sylvie Vartan. En 2002, il apparaît sur la compilation C.Q.F.D des Inrocks. Il signe la même année un contrat chez l'éditeur (Strictly Confidential). L’année suivante, il signe sur le label Barclay/Universal. En 2004, c'est la sortie de son 1er album Gargilesse d’après le nom d’un village du Berry. Pour cet album il est nommé au prix Constantin et reçoit le prix coup de cœur de l’académie Charles Cros ainsi que le prix du FAIR. Suivront alors les albums Rio Baril (2007), Courchevel (2010) et Noël's songs (2011). Depuis 2011, Il a travaillé sur le projet Coquillette la mauviette, un livre disque mis en scène à la Cité de la Musique. Il a également réalisé la Bo du film A moi seule. Avec « Bambi Galaxy », il téléporte toute une famille du Berry (son berceau natal) en 2045 à la recherche d’une identité et d’un héritage cosmique, partant d’un point domestique pour le dilater en allégorie universelle. Il a composé la musique du film « A moi seule » de Frédéric Videau , celui de Patrick Mille « Going to Brazil » ainsi que le magnifique film d’Eric Caravaca « Carré 35 » (sélection officielle à Cannes 2017) et nommé aux Césars 2018. Son premier roman, Le monde du vivant, est publié en 2020 chez Stock. Le récit d’un ingénieur qui force sa famille à changer de vie pour gérer une exploitation agricole mais un accident va venir chambouler le fragile équilibre familial. Discographie sélective « Gargilesse », Barclay, 2004. « Rio Baril », Barclay, 2007.  Frère animal, livre-disque co-écrit avec Arnaud Cathrine, Verticales / Gallimard, 2008. « Courchevel », Pias, 2010. « Noël's songs », Nodiva, 2011. « Bambi Galaxy », Pias, 2014. Bibliographie sélective Le monde du vivant, Stock, 2020.

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© Houssein Mchangama
Soly Tahamida Mbaé
Slameur, Compositeur

Mbaé Tahamida Mohamed dit Soly est un auteur compositeur et slameur, l’un des pionniers de la culture Hip Hop à Marseille. Avec son groupe B. VICE, il a accompagné des générations d’artistes (Psy 4 De La Rime, Algérino, Kenza Farah...) au travers de l’association Sound Musical School B. VICE créée en 1991 à la Savine, dans les quartiers Nord de la cité phocéenne. Lorsque le groupe se sépare en 1998, Soly continue de mettre en mots ses cris du cœur et d’écrire en vers ses maux, mais aussi d’animer des ateliers d’écriture et de musique. Sensible aux causes sociales et humanitaires, il a toujours mis son art au service de la prévention, de la prise de conscience et de la solidarité, notamment par l’écriture de pièces musicales et la mise en scène de ses textes. C’est ainsi qu’il développe régulièrement des projets autour de la mémoire et des racines par le biais du chant, du slam, de la poésie, pour faire des ponts entre les disciplines artistiques comme entre les générations, les cultures et les communautés. Il montera sur scène pour le festival, en compagnie de Patrick Chamoiseau et Raphaël Imbert, et prêtera sa voix aux méditations poétiques et musicales de Baudelaire jazz !. Bibliographie sélective Maux écrits, Éditions Cœlacanthe, 2019. Mots et cris, Éditions Cœlacanthe, 2019. Thérapoésie, Mémoire à Ibrahim Ali, Éditions Cœlacanthe, 2015.

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© Eoin O'Conaill
David Mitchell
Auteur

David Mitchell est écrivain et scénariste. Né en 1969 en Angleterre, il a vécu plusieurs années en Italie et au Japon où il a enseigné l'anglais à Hiroshima. Sélectionné en 2003 parmi les meilleurs jeunes écrivains anglais, ses romans se jouent des codes littéraires, prouvent une grande maîtrise de la construction littéraire et révèlent une imagination dense et prolixe. Immense succès, son troisième roman, Cartographie des nuages (L'Olivier, 2007), a été sélectionné pour le Booker Prize, et adapté au cinéma en 2012 sous le titre Cloud Atlas par Andy Wachowski, Lana Wachowski et Tom Tiker. Il a également travaillé avec Lana Wachowski pour l’écriture du scénario de Matrix 4, sorti en 2021. Son dernier livre, Utopia avenue, sort en France en mai 2022 et reprend le principe des récits imbriqués, comme celui des personnages récurrents. Un roman qui raconte l’histoire d’un groupe de rock fictif né à Londres à la fin des années 60. L’occasion d’embrasser l’histoire du rock. Chaque chapitre est le titre d’une chanson, une playlist irrésistible ! Bibliographie sélective Cartographie des nuages, traduit de l'anglais (Royaume-Uni) par Manuel Berri, l'Olivier, 2007. L'Âme des horloges, traduit de l’anglais (Royaume-Uni) par Manuel Berri, l'Olivier, 2017. Slade House, traduit de l’anglais (Royaume-Uni) par Manuel Berri, l'Olivier, 2019. Utopia Avenue, traduit de l’anglais (Royaume-Uni) par Nicolas Richard, l'Olivier, 2022.

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Pierre Morales
Photographe

Pierre Morales est photographe et réalisateur. Pour Oh les beaux jours !, il a réalisé à Marseille les photographies des frigos qui ont stimulé l’imagination des écrivains pour la soirée d’ouverture au Merlan. Il résume son travail par ces mots : « Manger est un projet documentaire en cours de réalisation. C'est par la voie du documentaire que j’ai commencé à raconter des moments de vie qui s'articulent autour de nos assiettes, les photos de frigos sont une partie du lexique qui tisse ce récit. L'une des premières questions que ma mère me pose toujours, lorsque je lui annonce que je vais la voir, est bien sûr : "Qu'est-ce que tu voudras manger ?" Dans ma famille d'origine méditerranéenne et pied-noire, la nourriture a toujours été importante : "Il faut manger, et bien manger !" J’entends dans cette phrase une injonction à veiller à ce besoin vital, mais également la transmission d'une identité, d’une histoire, d’un mode de vie. Cet héritage, allié à mon statut d'observateur professionnel, m’a rendu particulièrement sensible et attentif à ce qui se met en œuvre dans les moments où l'on passe à table. Observer et collectionner les indices que ces rituels révèlent me fascine. Explorer ses "manières de table", raconter comment on répond au besoin fondamental de manger, c'est parler de soi, de son quotidien, de ses origines, de son statut social, de sa vie publique mais aussi de sa vie la plus intime. C'est aussi évoquer le travail, la vie en société, la filiation, l'argent, l'habitat, le rêve et, bien sûr, l'amour… »

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Anna Mouglalis
Comédienne

Née en 1978 à Fréjus, Anna Mouglalis passe son enfance dans le Var puis à Nantes. Elle est encore lycéenne lorsqu’elle rejoint la capitale. D’abord élève en hypokhâgne au lycée Jules Ferry, elle fait un bref passage par la Femis avant d’étudier au Conservatoire national supérieur d’art dramatique de Paris. Elle débute sa carrière à la fois au théâtre et au cinéma en 1997. Tandis que les pièces se succèdent (La Nuit du Titanic de Michel Pascal, L’Eveil du printemps de Frank Wedekind, La Campagne du dramaturge anglais Martin Crimp…), elle est révélée au public en 2000 pour son rôle dans Merci pour le chocolat de Claude Chabrol. Elle interprète son premier grand rôle dans Novo, le jeu de piste sensuel de Jean-Pierre Limosin (2002). En 2003, elle se voit à nouveau confier un rôle principal dans La Maladie de la mort, premier film d’Asa Mader, sélectionné au Festival de Venise. Suivent de nombreux films parmi lesquels J'ai toujours rêvé d'être un gangster de Samuel Benchetrit (2008) et La Jalousie de Philippe Garrel (2013). Egérie Chanel, elle a incarné la célèbre styliste dans la romance Coco Chanel & Igor Stravinsky de Jan Kounen, avant de jouer le rôle de Juliette Greco dans le biopic Gainsbourg (vie héroïque) mis en scène par Joann Sfar (2010). Côté petit écran, elle devient Simone de Beauvoir dans le téléfilm Les Amants du Flore, en 2006. Plus récemment, elle interprète la présidente de la République Amélie Dorendeu dans la série politique de Canal+, Baron noir, aux côtés de Kad Merad et de François Morel.

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© Atelier 25
Lionel Naccache
Neurologue

Lionel Naccache a suivi ses études de médecine à l’Université Pierre et Marie Curie Paris VI et est également diplômé de l’Ecole Normale Supérieure de la rue d’Ulm. C’est un brillant neurologue et neurophysiologiste, spécialiste de la conscience, qui exerce à l’Hôpital de la Pitié-Salpêtrière AP-HP. Le docteur Naccache est chercheur en neurosciences cognitives à l’Institut du Cerveau et de la Moëlle épinière (ICM) à Paris. Par ses travaux, il contribue à l’exploration des propriétés psychologiques et cérébrales de la conscience. En 2005, dans une étude publiée dans la revue américaine Proceedings of the National Academy of Sciences (PNAS), il propose, avec ses collaborateurs, un modèle scientifique de la conscience. Il se fait connaître du grand public en 2006, par la publication de son livre Le Nouvel Inconscient : Freud, Christophe Colomb des neurosciences, ouvrage dans lequel il démonte la théorie de l’inconscient freudien. Son dernier ouvrage, Le Cinéma intérieur. Projection privée au cœur de la conscience est publié en 2020 aux éditions Odile Jacob.   Bibliographie sélective Le Nouvel Inconscient : Freud, Christophe Colomb des neurosciences, Odile Jacob, 2006. Parlez-vous cerveau ? avec Karine Naccache, Odile Jacob, 2018. Nous sommes tous des femmes savantes, Odile Jacob, 2019. Le Cinéma intérieur : Projection privée au coeur de la conscience, Odile Jacob, 2020.

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© Francesco Gattoni
Makenzy Orcel
Auteur

Makenzy Orcel est né en 1983 à Port-au-Prince. Après des études de linguistique, il se consacre à la littérature. Il publie deux recueils de poèmes, La Douleur de l’étreinte en 2007 et Sans Ailleurs en 2009. Un recueil traversé par les thèmes de la nuit, de l’enfermement et de l’ailleurs. Au lendemain du tremblement de terre qui a secoué Port-au-Prince, il écrit Les Immortelles qui lui vaut le Prix Thyde Monnier de la SGDL. Avec Les Latrines, publié en 2011 chez Mémoires d’encrier, Mackenzy Orcel poursuit son exploration des bas-fonds. La Nuit des terrasses, recueil de poèmes, est une plongée dans la vie des bars, regorgeant de souvenirs disparates. Plus récemment, celui que l'on surnomme « l’enfant terrible des lettres haïtiennes » publie L’Ombre animale en 2016, roman qui remporte, entre autres, le Prix Littérature-Monde et le Prix Louis Guilloux. Il entame, avec ce dernier, une trilogie dont Une somme humaine est le deuxième volet. Bibliographie sélective Une somme humaine, Rivages, 2022. L'Empereur, Rivages, 2021. Une boîte de nuit à Calcutta, Robert Laffont, 2019. Maître-Minuit, Zulma, 2018. Caverne, La Contre Allée, 2017. L’Ombre animale, Zulma, 2016 (Prix Littérature-Monde, Prix Louis Guilloux). La Nuit des terrasses, La Contre Allée, 2015. Les Latrines, Mémoires d’Encrier, 2011. Les Immortelles, Mémoire d’Encrier, 2010 (Prix Thyde Monnier de la Société des gens de lettres). À l’Aube des traversées et autres poèmes, Mémoire d’Encrier, 2010. Sans Ailleurs, Arche Collectif, 2009. La Douleur de l’étreinte, Deschamps, 2007.

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© S. Gripoix
Orchestre national de jazz
Musiciens

L’Orchestre National de Jazz est une création du ministère de la Culture qui, en 1986, dans un geste politique fort a voulu affirmer la reconnaissance du jazz. Une institution unique qui a accueilli près de 180 solistes dans ses rangs, donné des concerts sur tous les continents et produit 30 albums, plusieurs créations de spectacles. Chaque création de l’ONJ favorise l’expérimentation des formes et des formats grâce à un orchestre à géométrie variable, intergénérationnel, composé d’une trentaine de musiciennes et de musiciens français et étrangers. Les choix artistique du guitariste et compositeur Frédéric Maurin, à la tête de l’Orchestre National de Jazz depuis janvier 2019, ouvrent à des collaborations avec des compositrices et compositeurs aux esthétiques singulières, des artistes associés, et des personnalités issues d’autres champs du spectacle vivant. Dracula est le premier spectacle jeune public de l’histoire de l’ONJ et s’inspire de la légende du plus célèbre des vampires à travers une création hybride réunissant sur scène deux comédiennes et neuf musiciens. Le spectacle s’est vu décerner le label Scène Sacem Jeune Public 2020. Imaginé avec la complicité de la metteuse en scène Julie Bertin, des comédiennes Estelle Meyer et Milena Csergo, et du parolier Romain Maron pour les textes, de Grégoire Letouvet et Frédéric Maurin qui signent la partition à quatre mains, le spectacle puise dans de nombreuses sources d’inspirations – cinématographiques, littéraires et musicales – pour délivrer un récit inédit qui explore et joue avec les codes du mythe. Entre conte musical, opéra et théâtre, l’ONJ nous invite, avec son Dracula, à découvrir une nouvelle histoire où l’on met de côté les cauchemars pour se laisser emporter par la musique. Bibliographie sélective Dracula, 1 livre-CD, illustrations Adèle Maury, ONJ RECORDS, 2021.

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© Jean-Luc Bertini - Flammarion
Véronique Ovaldé
Autrice

Autrice de neuf romans traduits dans plusieurs langues et de livres pour la jeunesse, Véronique Ovaldé est une des voix les plus originales de la littérature française. Elle aime raconter des histoires qu’elle déploie dans une langue généreuse et musicale. Elle occupe une place particulière dans l'histoire d'Oh les beaux jours ! puisqu'elle avait présenté, lors de l'ouverture de la première édition du festival en 2017, une lecture dessinée avec Joann Sfar autour de leur livre commun, À cause de la vie. En 2022, elle était venue chanter à La Criée, dans Comédie musicale ! Quand les auteurs chantent sous la douche. En 2023, elle revient au festival pour une rencontre avec ses lecteurs autour de son dernier roman Fille en colère sur un banc de pierre (Flammarion, 2023), et pour une lecture de ce texte en musique, accompagnée par la violoncelliste Maëva Le Berre. Bibliographie sélective Fille en colère sur un banc de pierre, Flammarion, 2023. Personne n’a peur des gens qui sourient, Flammarion, 2019. À cause de la vie, avec Joann Sfar, Flammarion, 2017. Soyez imprudents les enfants, Flammarion, 2016. Des vies d'oiseaux, Éditions de L'Olivier, 2011. Ce que je sais de Vera Candida, Éditions de L'Olivier, 2009 (Prix Renaudot des lycéens, Prix du roman France Télévision, Grand prix des lectrices Elle). Et mon cœur transparent, Éditions de L'Olivier, 2008 (Prix France Culture Télérama). Déloger l’animal, Actes Sud, 2005. Les Hommes en général me plaisent beaucoup, Actes Sud, 2003 ; rééd. J'ai lu, 2006.

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© Ariane Audouard
Yves Pagès
Photographe, Auteur

Yves Pagès est né en 1963 à Paris. Après des études littéraires et un séjour à la Villa Médicis (1996), il entre aux éditions Verticales – fondées en 1997 par Bernard Wallet – dont il est aujourd’hui codirecteur avec Jeanne Guyon. Depuis 1990, il a publié une dizaine de fictions, dont Petites Natures mortes au travail, Le Théoriste, Portraits crachés, Le Soi-disant, puis, aux éditions de L’Olivier, Souviens-moi (2014) et Encore Heureux (2018). Il est également l’auteur d'essais, d’une pièce de théâtre, d’un livre de photographies, d’un recueil de graffiti et d'ovnis littéraires. Il a ouvert en 2011 un site de création textuelle et visuelle : www.archyves.net Habitué de la scène, il n'aime rien moins que d'imaginer des performances et autres vraies-fausses conférences autour de ses publications. Bibliographie Il était une fois sur cent - Rêveries fragmentaires sur l'emprise statistique, Zones, 2021. L'Homme hérissé, Libertalia 2020. Encore heureux, L'Olivier, 2018. Tiens ils ont repeint !, La Découverte, 2017. Photomanies, Le Bec en l'air, 2015. Souviens-moi, L'Olivier, 2014. Portraits crachés, Verticales, 2013. Céline, fictions du politique, réed. Gallimard coll. "Tel", 2010. Le Soi-disant, Verticales, 2008. Le Théoriste, Verticales, 2001 (prix Wepler). Petites natures mortes au travail, Verticales, 2000. Les Paparazzi, Les Solitaires intempestifs, 1998. Prière d'exhumer, Verticales, 1997. Plutôt que rien, Julliard, 1995. La Police des sentiments, Denoël, 1990.

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© Nicolas Serve / Oh les beaux jours !
Daniel Pennac
Auteur

Né en 1944, Daniel Pennac passe son enfance en Afrique et en Asie, au gré des affectations de son père, militaire de carrière. Enseignant de français entre 1969 et 1995, il écrit parallèlement des livres destinés à la jeunesse. Sa série, Kamo, rencontre un vrai succès. La publication de son roman Au bonheur des ogres en 1985 signe son entrée en littérature adulte et le début de la saga des Malaussène qui se poursuit jusqu’à aujourd'hui. En janvier 2023 paraît Terminus Malaussène dans lequel il renoue avec ses personnages. Outre ses romans, l'écrivain écrit des BD, des albums pour enfants et des pièces de théâtre. Son essai Chagrin d'école a obtenu le prix Renaudot en 2007. La plupart de ses livres sont publiés aux éditions Gallimard. « Le final de Terminus Malaussène est un feu d’artifice. Tout à coup, Daniel Pennac réunit le passé et le présent, l’esprit de famille et la tentation de la liberté. Son sens du romanesque est à son meilleur et sa fourberie littéraire grimpe à des sommets. TTTT » Christine Ferniot, Télérama Bibliographie sélective Terminus Malaussène, Gallimard, 2023. Bartleby mon frère, Gallimard, 2021. Le Cas Malaussène, tome 1, Ils m'ont menti, Gallimard, 2017. Un amour exemplaire, avec Florence Cestac (illustrations), Dargaud, 2015. Journal d'un corps, Gallimard, 2012. Chagrin d'école, Gallimard, 2007. Kamo, l'idée du siècle, Gallimard jeunesse, 1993. La Petite marchande de prose, Gallimard, 1990. La Fée carabine, Gallimard, 1987. Au bonheur des ogres, Gallimard, 1985. L’œil du loup, Fernand Nathan, 1984.

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© DR
Renaud Perrin
Dessinateur, Illustrateur, Auteur

Né dans les Vosges en 1977, Renaud Perrin étudie l'illustration à la HEAR de Strasbourg. Il vit à Marseille depuis 2002 et travaille comme illustrateur et scénographe. Il a publié plus d'une vingtaine de livres tous genres confondus : albums illustrés, catalogues, microédition. Utilisant toutes sortes d'outils pour créer des images, il a souvent recours au jeu et à des contraintes oulipiennes pour construire ses textes. Ses derniers albums sont parus aux éditions du Rouergue. En parallèle, il développe des projets de microédition en sérigraphie avec la structure associative Mineolux. Il réalise également des scénographies, d'abord pour le spectacle vivant puis pour des installations en volume et expositions temporaires (salon du livre de Montreuil, centre de création pour l'enfance de Tinqueux, Mucem). Il collabore parfois avec des musiciens tels que John Deneuve, Patrick Lombe ou encore Dimitar Gougov, pour des films d'animation et des performances dessinées. Bibliographie sélective Des deux côtés du monde, avec Susana Robledo (textes), Rue du monde, 2013. Pool ! avec Pascale Petit (textes), Rouergue, 2014. La Femme à barbapapa, Rouergue, 2014. Animanège, avec Arno, Rouergue, 2014. Petits phénomènes jardiniers, avec Catherine Chardonnay (textes), La Maison est en carton, 2015. Le Chat botté, texte de Charles Perrault, Seuil jeunesse, 2018. Les Péripéties de Sidonie, Rouergue, 2018.  

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© Jean-Baptiste Millot
Aline Piboule
Pianiste

Aline Piboule est pianiste. Elle a effectué ses études aux CNSMD de Lyon et de Paris avant de suivre l'enseignement de Jean Saulnier à l'université de Montréal. Artiste remarquée pour ses qualités artistiques alliant une puissante énergie à une extrême sensibilité, Aline Piboule défend avec la même conviction tous les répertoires pianistiques allant de Bach aux compositeurs d’aujourd’hui. Forte de nombreuses distinctions, elle remporte 5 prix au Concours International de piano d’Orléans en 2014. Son premier disque en soliste paru en 2017 (Artalinna) est consacré aux compositeurs français Gabriel Fauré et Henri Dutilleux. Elle a joué dans de prestigieuses salles en France et à l’étranger et est invitée de nombreux festivals. Pianiste engagée, attachée à la transmission et au partage avec les futures générations, elle a conçu en collaboration avec les Jeunesses Musicales France, un récital permettant au jeune public une première approche du répertoire pianistique allant de Chopin à nos jours. En 2022 elle est promue « Artiste Génération SPEDIDAM » pour trois années. Discographie sélective « Fauré & Dutilleux», Label Artalinna, 2018 (4F Télérama, 5 Diapasons, 4* Classica ; en juillet 2018 ce disque a été référencé dans le dossier « La discographie idéale du piano » du magazine Classica). « Musiques françaises», Label Printemps des Arts de Monte-Carlo, 2021 (CHOC Classica de l'année 2021).

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© Chloé Daumal
Thomas de Pourquery
Musicien

Thomas de Pourquery est un musicien, compositeur et acteur né en 1977 à Bondy. Adolescent, parallèlement à sa pratique du rugby, il débute en autodidacte l’apprentissage du saxophone alto, puis du saxophone ténor. La musique s'impose alors face au sport et il intègre en 1998 la classe de François Jeanneau au CNSM de Paris. Il collabore ensuite régulièrement avec Laurent Cugny, l’Orchestre National de Jazz, le Mégaoctet d’Andy Emler, Fred Pallem, Sarah Murcia, Babx, Oxmo Puccino, Mick Jones ou le groupe de pop anglais Metronomy. Également sollicité en tant qu’acteur de cinéma, il a joué, entre autres, dans Tristesse Club de Vincent Mariette, Chacun pour tous de Vianney Lebasque ou, plus récemment, dans Saint Omer d'Alice Diop. Son premier album, « Play Sun Ra », interprété par son sextet Supersonic, reçoit en 2014 la Victoire du meilleur album jazz de l’année. Son deuxième album « Sons of love », qu’il a entièrement composé et arrangé pour son sextet Supersonic, est unanimement salué par la critique et le public , et marque le départ d’une grande tournée européenne. Il reçoit en 2017 le prix Artiste de l’année aux Victoires du jazz. Son dernier album "Back to The Moon" sort en 2021 et sera noté 4 ffff par Télérama. « Cette musique n’appartient qu’au Supersonic, mélange d’hédonisme et d’exigence, d’humour et de foi. Un retour au bon sens de la folie, au plaisir tout simple du voyage imaginaire plein de lueurs et d’émerveillements. » Eric Delhaye, Télérama Discographie sélective « Back to The Moon », Lying Lions Productions, 2021. « Sons of Love », Label Bleu, 2017. « Play Sun Ra », Quark Records, 2014 (Victoire du Jazz - Album de l'année).

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© Pierre Martin
Tiphaine Raffier
Metteur en scène, Auteur

Après une formation initiale à l’ENMAD de Noisiel (Val de Marne), où elle travaille notamment avec Rodolphe Dana, et l’obtention d’une licence en Arts du spectacle, Tiphaine Raffier intègre la 2e promotion de L’Ecole du Nord (2006- 2009). Elle y travaille sous la direction de Stuart Seide (notamment dans Quel est l’enfoiré qui a commencé le premier ? de Dejan Dukovski). Elle joue en 2010 dans Autoportrait, Autofiction, Autofilmage, mise en scène de Bruno Buffoli et Gênes 01 avec le collectif Si vous pouviez lécher mon cœur. En 2011, elle joue dans Tristesse Animal Noir, d’Anja Hilling mis en scène par Julien Gosselin (collectif Si vous pouviez lécher mon cœur) et dans Nanine de Voltaire, mise en scène par Laurent Hatat. En avril 2012, suite à une proposition du Théâtre du Nord, elle écrit, met en scène et joue dans La Chanson, qu’elle crée lors du 1er Festival Prémices. Puis elle écrit et met en scène sa deuxième pièce Dans le nom, créée en mai 2014 dans le cadre de la troisième édition du Festival Prémices. Elle travaille régulièrement au Théâtre du Prato avec Gilles Defacque, notamment dans Soirée de Gala, en tournée 2013/2014. Elle est de nouveau distribuée par Julien Gosselin dans Les Particules élémentaires de Michel Houellebecq présenté avec le Collectif Si vous pouviez lécher mon cœur au Festival d’Avignon In en juillet 2013 et repris en tournée de novembre 2013 à juin 2015 et à la rentrée 2017. Julien Gosselin la dirige à nouveau dans 2666 du Chilien Roberto Bolano créé en Avignon 2016 et repris au Festival d’automne à Paris puis en tournée. Sur la saison 16/17, Tiphaine Raffier a réalisé un moyen-métrage de sa première pièce de théâtre, La Chanson, créée en 2012 au Théâtre du Nord dans le cadre du Festival Prémices (projet accompagné par la société de production « année0 » et soutenu par le Centre National du Cinéma). Elle écrit et met en scène son troisième spectacle France-fantôme. Tiphaine Raffier est membre du collectif d’auteurs et d’artistes du Théâtre du Nord depuis 2016 et est associée pour 3 saisons au Théâtre de La Criée à Marseille. Bibliographie La Chanson, La Fontaine éditions, 2014. Dans le nom, La Fontaine éditions, 2016.

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© Émilie Dubrul
Léonor de Récondo
Autrice

Violoniste de formation, Léonor de Récondo est une musicienne professionnelle dont le premier roman est paru en octobre 2010, La Grâce du cyprès blanc, aux éditions Le temps qu'il fait. Entre 2012 et 2019, elle publie 5 romans chez Sabine Wespieser éditeur : Rêves oubliés (2012), roman de l’exil familial au moment de la guerre d’Espagne, Pietra viva (2013), une plongée dans la vie et l’œuvre de Michel Ange qui rencontre une très bonne réception critique et commerciale. Amours (2015), a remporté le prix des Libraires et le prix RTL/Lire. Point cardinal (2017) a été finaliste du prix Fnac, élu prix du Roman des étudiants France Culture/Télérama. Manifesto, paru en janvier 2019, renoue avec la veine autobiographique de Rêves oubliés. En 2021, dans Revenir à toi (Grasset), la narratrice de Léonor de Récondo part à la recherche d'une mère disparue depuis 30 ans, réveillant souvenirs et secrets enfouis. Bibliographie La Grâce du cyprès blanc, Le Temps qu’il fait, 2010. Rêves oubliés, Sabine Wespieser éditeur, 2012. Pietra viva, Paris, Sabine Wespieser éditeur, 2013. Amours, Sabine Wespieser éditeur, 2015 (Prix des libraires, Grand prix RTL-Lire). Point cardinal, Sabine Wespieser éditeur, 2017 (Prix du roman des étudiants France Culture-Télérama). Manifesto, Sabine Wespieser, 2019. La Leçon de ténèbres, coll. « Ma nuit au musée », Stock, 2020. Revenir à toi, Grasset, 2021.

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© Hélie-Gallimard
Olivia Rosenthal
Auteur

Olivia Rosenthal est née en 1965 à Paris. Elle a publié une dizaine de récits dont Toutes les femmes sont des aliens (Verticales, 2016) et Mécanismes de survie en milieu hostile (Verticales, 2014). Elle a obtenu le prix du Livre Inter pour Que font les rennes après Noël ? (Verticales, 2010) et le prix Wepler-Fondation la poste pour On n’est pas là pour disparaître (Verticales, 2007). Sa première pièce de théâtre, Les Félins m’aiment bien (Actes Sud-Papiers), a été créée dans une mise en scène d’Alain Ollivier en 2005. Depuis, elle a publié Les Lois de l’hospitalité (Inventaire/invention, 2008), mis en scène par Marie Vialle en 2008 et écrit actuellement une série de spectacles autour du cinéma (Antoine et Sophie font leur cinéma). Elle a également réalisé des pièces sonores (Viande froide, fruit d’une résidence au Cent Quatre ou Maison d’arrêt Paris- La Santé, 42 rue de la Santé, 75014 Paris, enregistrée pour le Musée Carnavalet), a écrit et joué un court-métrage de fiction réalisé par Laurent Larivière (Les Larmes), a composé le livret d’un opéra, Safety First (musique d’Eryck Abecassis) et fait diverses interventions écrites (affichages et fresques) dans l’espace public, autant de manière pour elle de renouveler les formes que peut prendre la littérature. Son intérêt pour la part d’oralité que recèle toute écriture l’a conduite à proposer des performances en collaboration avec des cinéastes, des musiciens, des metteurs en scène, des plasticiens et des chorégraphes. Bibliographie sélective Les Félins m'aiment bien, Actes Sud-Papiers, 2004. On est pas là pour disparaître, Verticales, 2007. Viande froide, reportages, en co-édition avec le Cent-Quatre, Éditions Lignes, 2008. Que font les rennes après Noël ?, Verticales, 2010. Ils ne sont pour rien dans mes larmes, Verticales, 2012. Mécanismes de survie en milieu hostile, Verticales, 2014. Toutes les femmes sont des Aliens, Verticales, 2016.

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© simon roussin
Simon Roussin
Illustrateur, Dessinateur

Simon Roussin est dessinateur et illustrateur, diplômé des Arts Décos de Strasbourg en 2011. Son travail porte de façon récurrente sur la figure du héros, et il se plaît dans ses histoires à retrouver le souffle de ses lectures enfantines. Assumant avec sincérité son amour de la bande dessinée classique mais également du cinéma, Simon Roussin a su reprendre à son compte les codes du genre, sans pour autant jamais dévier de son propre chemin artistique. Livre après livre, il a ainsi développé une voix singulière et affirmée, en particulier à travers des coups de génie scénaristiques, un dessin subtil et une mise en couleur d'une radicalité déconcertante. Autant d'éléments qui peuvent séduire les lecteurs amoureux d'une BD traditionnelle, tout en les invitant à explorer de nouveaux territoires. Avec Des Vivants (éditions 2024, 2021), il se frotte pour la première fois au travail avec deux scénaristes, Louise Moaty, poète, et Raphaël Meltz, romancier. Il n’en fallait pas moins pour aborder le thème délicat de la Résistance, et pour la première fois, quitter l’univers de ses récits fictionnels. Bibliographie sélective Lemon Jefferson et la grande aventure, éditions 2024, 2010. Le Bandit au colt d'or, Magnani, 2013. Ciné-club, Magnani, 2015. Xibalba, éditions 2024, 2018. Des Vivants, avec Raphaël Meltz et Louise Moaty, éditions 2024, 2021 (Prix René Goscinny du jeune scénariste).    

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© Arnold Jerocki
Lydie Salvayre
Auteur

Née en 1946 d’un père andalou et d’une mère catalane, réfugiés en France en 1939, Lydie Salvayre passe son enfance près de Toulouse. Après une licence de Lettres modernes à l’Université de Toulouse, elle fait ses études de médecine, puis son internat en psychiatrie. Elle devient pédopsychiatre et médecin directeur du CMPP de Bagnolet pendant quinze ans. Lydie Salvayre est l’auteure d’une vingtaine de livres traduits dans de nombreux pays et dont certains ont fait l’objet d’adaptations théâtrales. Elle a obtenu de nombreux prix littéraires dont le prix Goncourt 2014 pour Pas pleurer. Bibliographie sélective La Déclaration, Julliard, 1990 (prix Hermès du premier roman). La Vie commune, Julliard, 1991. La Puissance des mouches, Seuil, 1995. La Compagnie des spectres, Seuil, 1997 (prix Novembre). Quelques conseils aux élèves huissiers, Verticales, 1997. Les Belles âmes, Seuil, 2000. Et que les vers mangent le bœuf mort, Verticales, 2002. Passage à l'ennemie, Seuil, 2003. La Méthode Mila, Seuil, 2005. Portrait de l'écrivain en animal domestique, Seuil, 2007. Petit traité d'éducation lubrique, Cadex, 2008. BW, Seuil, 2009 (prix François-Billetdoux). Hymne, Seuil, 2011. Sept femmes. Emily Brontë, Marina Tsvetaeva, Virginia Woolf, Colette, Sylvia Plath, Ingeborg Bachmann, Djuna Barnes, Perrin, 2013. Pas pleurer, Seuil, 2014 (prix Goncourt). Tout homme est une nuit, Seuil, 2017. Marcher jusqu’au soir, Stock, 2019.  

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© Pascalito
Vanessa Schneider
Autrice

Vanessa Schneider est journaliste, essayiste et romancière. Elle a été journaliste politique à Libération, reporter pour l’agence CAPA, et collabore pour plusieurs médias, presse écrite et audiovisuelle. Elle est aussi grand reporter au Monde, chroniqueuse et documentariste. En 2001, elle publie son premier livre, un essai politique intitulé La Déprime des politiques (Seuil). Elle signe en 2015 un autre essai politique, Le Mauvais génie (Fayard), avec Ariane Chemin. Ce livre sera adapté en documentaire. Vanessa Schneider écrit également des récits autobiographiques dans lesquels elle explore les relations à l’histoire familiale. En 2021, elle publie avec Georges Kiejman, L’Homme qui voulait être aimé (Grasset), un récit qui relate la vie de celui qui fut avocat du monde de l’édition, et de Malik Oussekine, l’ami de Simone Signoret, François Truffaut et François Mitterrand. Dans son dernier roman, La Fille de Deauville (Grasset, 2022), elle suit les révolutionnaires d’Action Directe qui ont marqué les années 80 de leurs attentats et braquages, en s'attachant au parcours de Joëlle Aubron, de son engagement à ses planques, arrestation et incarcération, en alternant les points de vue avec celui de la police qui a longtemps été dans l'impossibilité de mettre un nom sur cette fille qui venait de Deauville. Bibliographie sélective La Mère de ma mère, Stock, 2008. Le Pacte des vierges, Stock, 2011. Le Mauvais génie, avec Ariane Chemin, Fayard, 2015. Tu t’appelais Maria Schneider, Paris, Grasset, 2018. L’Homme qui voulait être aimé, Grasset, 2021. La Fille de Deauville, Grasset, 2022.  

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© LeonardoCendamo
Elif Shafak
Autrice

Fille de diplomate, Elif Shafak est née à Strasbourg en 1971. Elle a passé son adolescence en Espagne avant de revenir en Turquie. Après des études en « Gender and Women’s Studies » et un doctorat en sciences politiques, elle a un temps enseigné aux États-Unis. Son œuvre, pour laquelle elle a reçu la décoration de Chevalier des Arts et des Lettres, est traduite dans le monde entier et saluée par la critique. Féministe engagée, cosmopolite, humaniste et profondément imprégnée par le soufisme et la culture ottomane, elle collabore régulièrement avec des quotidiens internationaux comme The New York Times, The Guardian et La Republica. Son dernier roman, L’Île aux arbres disparus (Flammarion, 2022), se déroule à Chypre, à l’époque de la partition de l’île en deux parties, séparées par une ligne de démarcation. Elif Shafak s’intéresse aux silences, à la mémoire et à sa transmission, ainsi qu’aux questions d’appartenance, d’enracinement, et d’exil. À lire La Bâtarde d'Istanbul, traduit par Aline Azoulay-Pacvon, Phébus, 2007. Lait noir, traduit par Valérie Gay-Aksoy, Phébus, 2009. Soufi, mon amour, traduit par Dominique Letellier, Phébus, 2010. Trois filles d'Ève, traduit par Dominique Goy-Blanquet, Flammarion, 2018. 10 minutes et 38 secondes dans ce monde étrange, traduit par Dominique Goy-Blanquet, Flammarion, 2020. L'Île aux arbres disparus, traduit par Dominique Goy-Blanquet, Flammarion, 2022.

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© Nicolas Serve
Joy Sorman
Autrice

Née en 1973, Joy Sorman se consacre d’abord à l’enseignement de la philosophie avant de se diriger vers l’écriture. En 2005, paraît son premier roman Boys, boys, boys, un manifeste pour un « féminisme viril », lauréat du prix de Flore. En 2013, elle reçoit le prix François Mauriac de l’Académie française pour Comme une bête (Gallimard). En 2014, La Peau de l’ours (Gallimard) est sélectionné dans la liste Goncourt. Sciences de la vie, paru au Seuil en 2017, est son treizième livre. Joy Sorman a également collaboré à des médias audiovisuels (Ça balance à Paris sur Paris première, la Matinale de Canal+…) Durant l'été 2010, elle animait quotidiennement, sur France Inter, une émission intitulée La jeunesse, tu l'aimes ou tu la quittes. En 2016, elle a rejoint Mediapart pour y animer, le temps d'une saison, avec Joseph Confavreux, l'émission « Contrechamp » destinée à traiter des thématiques concernant « les conditions de production et les processus de création de ce qui nous est donné à lire, voir ou entendre ». Habituée de la scène, elle aime travailler avec des complices comme le musicien-compositeur Rubin Steiner qui l'accompagne dans la lecture de Fou comme un lapin  pour la soirée de clôture de la 3e édition d'Oh les beaux jours ! en 2019. En 2021, elle publie A la folie (Flammarion), résultat d'un an d'observation dans les couloirs d'hôpitaux psychiatriques. En 2022 la metteuse en scène Mériam Korichi adapte son texte Présentée vivante, écrit en 2013 dans les réserves du Mucem, pour faire surgir La femme crocodile entre les vitrines du Centre de conservation et de ressources du Mucem. Joy Sorman est présente pendant la 6ème édition du festival, mercredi 25 mai, après le spectacle, pour un bord de scène. Bibliographie sélective Boys, boys, boys, Gallimard, 2005. Du bruit, Gallimard, 2007. Gros œuvre, Gallimard, 2009. Pas de pitié pour les baskets, avec Olivier Tallec (dessin), Hélium, 2010. Paris Gare du nord, Gallimard, coll. "L'Arbalète", 2011. Comme une bête, Gallimard, 2012. Lit national, avec Frédéric Lecloux (photo), Le Bec en l'air, 2013. Présentée vivante, Mucem, 2013. La Peau de l'ours, Gallimard, 2014. Sciences de la vie, Seuil, 2017. A la folie, Flammarion, 2021. Seyvos, avec Maylis de Kerangal, Inculte, 2022.

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© DR
Élodie Soulard
Musicienne

Diplômée du Conservatoire national supérieur de musique de Paris dans la classe d’accordéon de Max Bonnay, Élodie Soulard reçoit en parallèle les conseils éclairés du concertiste russe Yuri Shishkin. Elle est régulièrement invitée en tant que soliste sur de grandes scènes internationales : Salle Pleyel, Folle journée de Nantes, Festival de l’Empéri, Festival Berlioz, Festival Radio France, Muziekgebouw d’Amsterdam, Philharmonie de Rostov-sur-le-Don (Russie), Seoul Arts Concert Hall (Corée du Sud), Concert Hall de Shanghai (Chine), EMPAC (New York)… Son talent d’interprète est reconnu dans un répertoire aussi bien constitué de transcriptions, de Bach à Ligeti, que d’œuvres originales contemporaines pour son instrument (Kusyakov, Goubaïdoulina, Berio, Lindberg, Ibarrondo, Louvier...). Elle a pour partenaires de musique de chambre Emmanuel Pahud, Laurent Korcia, Paul Meyer, Amanda Favier, Eric-Maria Couturier et aussi le violoncelliste Raphaël Pidoux, avec qui elle a enregistré un disque sous le label Integral. Elle est membre de l’Orchestre les Siècles ainsi que de l’ensemble marseillais C Barré et joue régulièrement avec l’Orchestre philharmonique de Radio France. En 2015, elle enregistre son premier disque en solo, intitulé « Portraits » sous le label NoMadMusic. Élodie Soulard joue sur un accordéon russe de marque « Jupiter » (modèle de V. Gusiev). Pour le festival Oh les beaux jours ! en 2020, elle accompagne sur scène la comédienne Anna Mouglalis pour une lecture de Cahier d'un retour au pays natal d'Aimé Césaire. À écouter : Élodie Soulard, « Portraits », NoMadMusic, 2015.

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© Mme Douze
Rubin Steiner
Musicien, Compositeur

"On ne sait jamais de quoi sera fait le nouvel album de Rubin Steiner" est la phrase répétée inlassablement depuis les débuts discographiques de Frédéric Landier, musicien autodidacte qui ne cesse de jouer depuis le début des années 2000 avec les codes de la musique pour danser, électronique ou non. Associé à la French Touch depuis ses débuts sans pourtant n'avoir jamais fait le moindre morceau house ou techno "conventionnel", Rubin Steiner s'est toujours défendu d'appartenir à une chapelle et a malgré tout réussi l'exploit de se renouveler à chaque album, sans jamais arrêter de tourner depuis plus de quinze ans, que ce soit en live avec son groupe ou en DJ. C'est probablement cette singularité toute particulière qui lui permettra par exemple, pour son album "Discipline In Anarchy" en 2014, de faire des concerts dans des festivals grand public comme le Printemps de Bourges et des DJ sets pour des festivals de musique expérimentale comme Sonic Protest, ou encore en club, tout en étant programmateur du festival duos éphémères au Musée du Louvre. Ainsi, lorsque Rubin Steiner a annoncé travailler sur un nouvel album 100% électronique de techno et house déviante au moment de la sortie de l'album de DRAME, son nouveau groupe de rock, cela n'a étonné personne. C'est d'ailleurs le succès fulgurant de DRAME, dans lequel il joue de la basse au sein d'un sextet synthés / batterie / percussions / saxophone qui lui a donné envie de se replonger à corps perdu dans la musique électronique de club, et de faire lui même les morceaux qu'il avait envie de jouer durant ses légendaires DJ set. De la techno donc, mais hors des clous bien entendu, dans une veine proche des univers de James Holden, Four Tet, Joakim, Ivan Smagghe, Prins Thomas, Todd Terje ou encore Harmonious Thelonious et Africaine 808 : encore une fois, il sera difficile de ranger cet album dans une case, dans un style. Ce qui est sûr en revanche, c'est que cette nouvelle facette du travail de Rubin Steiner, différente et malgré tout très cohérente dans l'évolution de ses albums, font de lui une des figures les plus enthousiasmantes de la musique d'aujourd'hui, qu'on aime suivre dans son jeu de piste musical inlassable et non moins excitant. Discographie sélective Rubin Steiner & The Dictaphone, Banananas, Platinum, 2023. Rubin Steiner, Fête, Not On Label, 2020. Rubin Steiner, Say Hello To The Dawn Of Paradox, Platinum, 2019. Rubin Steiner, Vive L'Electricité De La Pensée Humaine, Platinum, 2016.

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© DR
Ingrid Thobois
Auteur

Après des études de langues et de lettres, qui l’entraînent, de 2001 à 2002, dans les géographies de l’écrivain Nicolas Bouvier, Ingrid Thobois part enseigner le français en Afghanistan. S’en suivent des documentaires radio en Iran et en Haïti, des missions de développement en Indonésie, et d’observation électorale en République démocratique du Congo, Moldavie, Azerbaïdjan, Géorgie et au Kazakhstan. Au retour de cinq années à l’étranger, l’écriture de fiction s’impose à cette grande voyageuse. Elle publie Le roi d’Afghanistan ne nous a pas mariés chez Phébus, qui reçoit en 2007 le prix du Premier roman. Une vingtaine d’œuvres paraissent ensuite. À l’instar de ces deux derniers livres, Ingrid Thobois écrit régulièrement pour la jeunesse. Certains de ses ouvrages jeunesse, comme Nassim et Nassima, publié en 2009, et Tao et Léo, paru en 2011 aux éditions Rue du Monde, ont été primés plusieurs fois. Elle anime par ailleurs des ateliers d’écriture auprès d’enfants, d’adultes ou d’adolescents. Multipliant les expériences, à l’occasion du festival Concordan(s)e en 2017, elle créé la pièce L’Architecture du hasard, avec le chorégraphe Gilles Verièpe, à la Maison de la Poésie à Paris. Le duo signe la pièce Les Éternels l’année suivante. Bibliographie sélective Miss Sarajevo, Buchet-Chastel, 2018. Amir et Marlène : Coup de foudre en 6e, Sarbacane, 2018. Juste de l'autre côté de la mer, Bayard Jeunesse, 2018.

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© DR
Alexandra Tobelaim
Metteur en scène

Alexandra Tobelaim a le goût des mots. Ceux qui concourent à la poétique du monde. Textes classiques ou contemporains, écritures dramatiques ou œuvres littéraires : peu importe tant que l’histoire lui « parle », tant qu’elle fait écho à ses préoccupations d’artiste, de femme et de citoyenne. Comédienne formée à l’École Régionale d’Acteurs de Cannes, Alexandra Tobelaim s’oriente très vite vers la mise en scène et fonde la compagnie Tandaim en 1998. C’est en étroite relation avec le scénographe Olivier Thomas qu’elle imagine ses premiers spectacles, où l’espace est aussi important que les mots qui s’y déploient. Au fil des années se constitue autour d’eux une « famille » de théâtre, un noyau de fidèles acteurs et collaborateurs. Car Alexandra Tobelaim cultive l’esprit de troupe, celui qui permet à chacun d’apporter sa contribution au projet, de le questionner pour mieux lui permettre de s’affirmer. La ligne est claire : faire parler l’assise théâtrale qu’est le texte en jouant de l’ensemble des langages scéniques. En amoureuse des mots, Alexandra Tobelaim aime à faire récit. C’est au plus près du « souffle » de l’auteur qu’elle façonne détail après détail, son théâtre d’histoires. Dans une proximité qui nait notamment des commandes qu’elle passe régulièrement à des auteurs vivants. S’immerger dans la langue pour mieux la traduire, voilà comment pourrait se définir sa démarche. Elle rapproche d'ailleurs volontiers le travail de mise en scène et celui de traduction. Transposer en images et en émotions, mettre à vif les acteurs pour qu’ils trouvent l’endroit juste de leur jeu. Traduire sans trahir, dans une langue de plateau contemporaine, capable de toucher les individus du 21e siècle que nous sommes. Car si Alexandra Tobelaim a le goût des mots, elle a aussi le goût des autres. Persuadée que le théâtre nous concerne tous et qu’il peut s’adresser à chacun, elle conçoit ses pièces avec une conscience aigüe du spectateur et multiplie les possibilités de rencontre en créant également pour l'espace public. Une scène ouverte au partage. À l’image de son théâtre. Depuis 2020, elle est directrice du Centre Dramatique National transfrontalier de Thionville-Grand Est.

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© Atelier 25
Sonny Troupé
Batteur

Sonny Troupé est batteur. Fils du saxophoniste Georges Troupé, il a été élevé dans divers styles musicaux (jazz, gwo ka, classique, salsa, zouk…). Le Tambour Ka a été son premier instrument, il intègre son premier groupe à l’âge de 6 ans, avant de commencer en autodidacte l’étude de la batterie et du vibraphone. Il poursuit ses études musicales à Toulouse, à l’université du Mirail, au Conservatoire National de Toulouse et à l’École de batterie Agostini où il obtient le Prix supérieur avec option « Harmonie jazz » au piano. Il enrichit son expérience musicale par sa participation à différentes formations : orchestre symphonique, groupe de standards de jazz, de fusion, métal, soul, funk, reggae. Depuis plus d’une dizaine d’années, il se retrouve aux côtés de musiciens tels que Kenny Garrett, Reggie Washington, David Murray, Mario Canonge, Daby Touré, Trio Laviso, Raghunath Manet, Solo Cissoko, Manu Codjia, Dédé Saint Prix… Il crée les projets Fabso concept en 2007 et Sonny Troupé Quartet en 2010. Il enregistre en studio avec Jacques Schwarz Bart, Magik Malik, Dominique Di Piazza, Lionel Loueke, Linley Marthe, Alain Jean-Marie, Gregory Privat, Franck Nicolas… Discographie sélective « Luminescence », avec Grégory Privat, (Plus Loin Music), 2015. « Trio soleil (Gammes guadeloupéennes) », avec Franck Nicolas et Nelson Veras, Emanaprod, 2015. « Reflets denses », Sonny Troupé quartet add 2, 2017.

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© Nicolas Serve
David Vann
Auteur

David Vann est né en 1966 sur l'île Adak, en Alaska, et y a passé une partie de son enfance avant de s'installer en Californie avec sa mère et sa sœur. Il a travaillé à l'écriture d'un premier roman pendant dix ans avant de rédiger en dix-sept jours, lors d'un voyage en mer, le livre qui deviendra Sukkwan Island. Publié en France chez Gallmeister en janvier 2010, ce roman connaît immédiatement un immense succès. Il remporte le prix Médicis étranger et s'est vendu à plus de 300 000 exemplaires. Porté par son succès français, David Vann est aujourd'hui traduit en dix-huit langues dans plus de soixante pays. Une adaptation cinématographique par une société de production française est en cours. Il partage aujourd'hui son temps entre la Nouvelle-Zélande, où il vit, et l'Angleterre où il enseigne, tous les automnes, la littérature. Pendant la deuxième édition du festival, il était en résidence à La Marelle à Marseille. Il revient en 2021 avec Komodo (Gallmeister), le voyage d'une mère de famille en pleine crise existentielle qui tourne au thriller. Bibliographie Sukkwan island (prix Médicis étranger), trad. de l'anglais Laura Derajinski, Gallmeister, 2010. Désolation, trad. de l'anglais Laura Derajinski, Gallmeister, 2011. Impurs, trad. de l'anglais Laura Derajinski, Gallmeister, 2013. Goat mountain, trad. de l'anglais Laura Derajinski, Gallmeister, 2014. Dernier jour sur terre, trad. de l'anglais Laura Derajinski, Gallmeister, coll. "Totem", 2014. Aquarium, trad. de l'anglais Laura Derajinski, Gallmeister, 2016. L'Obscure clarté de l'air, trad. de l'anglais Laura Derajinski, Gallmeister, 2017. Komodo, trad. de l'anglais Laura Derajinski, Gallmeister, 2021.

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© Alexis Vettoretti
Vîrus
Chanteur

Originaire de Rouen, Vîrus est un rappeur français, actif depuis le début des années 2000. Après des apparitions sur des mixtapes de rappeurs rouennais, il publie son premier EP, Tellement d’choses. Avec le beatmaker Banane, il travaille sur trois EP réunis dans un album, Le choix dans la date en 2011. Un autre EP, intitulé Fair-Part, sort en 2013, un tournant dans sa carrière, plus sombre. Avec le réalisateur de clip Tcho, il fonde le Buena Vista Sociopathe Club et produit des clips pour ses propres projets et pour d’autres rappeurs. En 2013, il forme également le groupe Associal Club, avec Casey et Prodige, entre autres. Ils sortent Toute entrée est définitive, un album remarqué par la critique. En 2015, Vîrus publie Huis-Clos, qui constitue un diptyque avec Fair-Part, lui aussi salué par la critique. Vîrus est l’une des personnalités du rap français qui invitées par l’École normale supérieure de Paris pour évoquer son travail de la langue dans le rap lors du séminaire La Plume et Le Bitume. En 2017, Vîrus sort un disque-livre qui adapte des textes de Jehan-Rictus, poète en langue populaire de la fin du 19e-début 20e siècle, intitulé Les Soliloques du Pauvre, titre éponyme d’un texte du poète. L’acteur Jean-Claude Dreyfus a participé sur trois titres. Le rappeur propose une lecture sonore à la Maison de la poésie en 2021 autour du roman Schtilibem 41 de l’auteur Georges Arnaud, témoignage de dix-neuf mois d’incarcération en 1941 après avoir été accusé à tort d’avoir tué son père, sa tante et une domestique. Il est rejoint sur ce projet par le saxophoniste Akosh S. dans une mise en scène rappelant une cellule de prison. Cette lecture musicale voyage à Marseille à l’occasion du festival Oh les beaux jours !.   À lire et à écouter : "Les Soliloques du Pauvre", livre-disque, Au Diable Vauvert, 2017.

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© Hannah Assouline
Valérie Zenatti
Traductrice, Autrice

Valérie Zenatti vit plusieurs années de son adolescence en Israël, puis revient en France où elle réalise des études d’histoire et d’hébreu. Elle commence ensuite une carrière journalistique à la radio et couvre notamment la guerre en ex-Yougoslavie, puis se tourne vers l’enseignement de l’hébreu. À partir de 2004, elle décide de se consacrer exclusivement à l’écriture. Ses romans adulte et jeunesse rencontrent un grand succès et gagnent de nombreux prix, The Times compare son roman adolescent Quand j’étais soldate (L'École des loisirs, 2002) à L’Attrape-cœurs de J.D. Salinger. Sa renommée mondiale s’accroit avec la parution d’Une bouteille dans la mer de Gaza (L'École des loisirs, 2005) qui récolte une vingtaine de prix et est traduit dans plus de quinze langues. Son premier roman adulte, En retard pour la guerre (L’Olivier, 2006) est adapté au cinéma par Alain Tasma et est réédité en 2021. Valérie Zenatti est également la traductrice en France d’Aharon Appelfeld, décédé en 2018, dont elle a traduit plus d’une dizaine de livres. En 2015, elle reçoit, entre autres, le Prix du Livre Inter pour son quatrième roman, Jacob, Jacob (L’Olivier) et est finaliste de plusieurs autres prix. Son essai Dans le faisceau des vivants (L’Olivier, 2019) reçoit le prix France Télévisions de l’essai. Par ailleurs, Valérie Zenatti a été nommée présidente de la commission Littératures étrangères du Centre national du livre et écrit des scénarios pour le cinéma (La Mélodie de Rachid Hami) et pour la télévision (Canal+).   Bibliographie sélective Quand j'étais soldate, L'École des loisirs, 2002. Une bouteille dans la mer de Gaza, L'École des loisirs, 2005. En retard pour la guerre, L'Olivier, 2006, rééd. 2021. Jacob, Jacob, L'Olivier, 2015. Dans le faisceau des vivants, L'Olivier, 2019. À voir Thierry Binisti, Une bouteille à la mer, Diaphana, 2019.

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© Raphaël Neal
Alice Zeniter
Autrice

Alice Zeniter est née en 1986. Elle publie son premier roman en 2003, Deux moins un égal zéro, aux Éditions du Petit Véhicule à l'âge de 16 ans. Alice Zeniter étudie ensuite à l'École normale supérieure puis publie son second romain Jusque dans nos bras (2011). Elle enseigne le français en Hongrie, où elle vit plusieurs années. Elle y est également assistante-stagiaire à la mise en scène dans la compagnie théâtrale Krétakör. Par la suite, elle publiera six romans, parmi lesquels Sombre dimanche (Albin Michel, 2013), Juste avant l'oubli (Flammarion, 2015 - J'ai lu, 2016), L’Art de perdre (Flammarion, 2017 - J'ai lu, 2019) et Comme un empire dans un empire (Flammarion, 2020 - J'ai lu, 2021). Dramaturge et metteuse en scène, elle et a reçu de nombreux prix littéraires dont le prix du Livre Inter, le prix des Lecteurs de l’Express et le prix de la Closerie des Lilas en 2013, le Prix Renaudot des Lycéens 2015 et le Prix Goncourt des lycéens en 2017. Alice Zeniter écrit aussi pour le théâtre avec Spécimens humains avec monstres (2011), Un ours, of course !, spectacle musical jeunesse (Actes Sud, 2015) et Hansel et Gretel, le début de la faim (2018). Bibliographie Toute une moitié du monde, Flammarion, 2022. Home sweet home, avec Antoine Philias, École des loisirs, 2019. Un ours of course !, avec Lawrence Williams, Actes Sud Junior, 2018. Hansel et Gretel. Le début de la faim, Actes Sud Papiers, 2018. L’Art de perdre, Flammarion, 2017 (prix Goncourt des lycéens). Juste avant l’oubli, Flammarion, 2015 (prix Renaudot des lycéens). De qui aurais-je crainte ?, avec Raphaël Neal (photographies), Le Bec en l’air, 2015. Sombre dimanche, Albin Michel, 2013 (prix du Livre Inter). Jusque dans nos bras, Albin Michel, 2010.

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© Lamia Ziadé
Lamia Ziadé
Autrice, Illustratrice

Née en 1968 au Liban, Lamia Ziadé est artiste et auteur-illustratrice. Elle a connu la guerre civile dans son pays d'origine et a fait des études d'Arts graphiques à Paris (école Penninghen). Elle a travaillé avec Jean-Paul Gaultier sur la création d'imprimés textiles, avant de se tourner vers l'illustration puis vers l'art contemporain composant de grands tableaux érotiques (elle a été exposée plusieurs fois à la galerie Kamel Mennour). Le conflit israélo-libanais de 2006 et l'invasion du Liban l'ont conduit à écrire Bye bye Babylone : Beyrouth 1975-1979 (Denoël Graphic), un roman en textes et en images, sur son enfance et sur la guerre civile. En 2015, Ô nuit, ô mes yeux (P.O.L), mêlant de la même façon textes et images, est consacré cette fois au Caire, de l'entre-deux-guerres aux années 1970, à travers les grandes voix de la musique arabe. Publié en 2017, Ma très grande mélancolie arabe (P.O.L), s'imprègne, dans un registre plus sombre, des mêmes thématiques pour dire les tragédies de cette partie du monde à travers ses grandes figures. À la suite de l'explosion monumentale qui a détruit une partie de la capitale libanaise en 2020, Lamia Ziadé écrit et dessine Mon port de Beyrouth (P.O.L), comme un carnet intime de la catastrophe qu'elle a vécue depuis Paris, en lien étroit avec ses proches vivant sur place. Bibliographie Lola cartable, avec Patrick Gloux (texte), Éditions du Rouergue, 1995. Strip tease, Éditions du Rouergue, 1998. Bye bye Babylone. Beyrouth 1975-1979, Denoël Graphic, 2010. Ô nuit ô mes yeux. Le Caire/Beyrouth/Damas/Jérusalem, P.O.L, 2015. Ma très grande mélancolie arabe. Un siècle au Proche-Orient, P.O.L, 2017. Mon port de Beyrouth, P.O.L, 2021.

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