10e édition

Retour en images sur l'édition anniversaire

Comment est votre bibliothèque ?

© Dans les bureaux d’Oh les beaux jours !, le classement par éditeur est, le plus souvent, de mise.

Et si nous allions faire un tour chez les écrivains ? Après leur rythme de lecture, ils nous dévoilent leur rangement de bibliothèque. Par ordre alphabétique ? Par éditeur ?...

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Quel lecteur êtes-vous ?

© Baptiste de Ville d'Avray

Récemment, Antoine Compagnon confiait avoir du mal à lire sans être interrompu par “le flux de toutes les autres activités”, notamment les réseaux sociaux. Il confirmait...

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La belle boutique !

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Été 2026 — Reprise des envois fin août Oh les beaux jours ! se décline en beaux objets pour garder le souvenir de rencontres et de frictions littéraires. En achetant nos...

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Le festival dont vous êtes le héros

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Et si, pour une fois, vous passiez de l'autre côté du décor ? Pour ses dix ans, Oh les beaux jours ! a voulu raconter ses coulisses à travers un livre-jeu. Vous voilà...

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Feuilleter la brochure 2026

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La brochure de la dixième édition du festival vous éclaire sur la programmation 2026 à travers 8 chapitres, qui sont autant de parcours à suivre du 26 au 31 mai.

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Les invités de l'édition 2026

© Hélène Bamberger/P.O.L
Atiq Rahimi
Auteur

Atiq Rahimi est un écrivain et cinéaste, né en 1962 à Kaboul en Afghanistan. En 1984, il quitte l’Afghanistan pour le Pakistan à cause de la guerre, puis demande et obtient l’asile politique en France où il passe un doctorat de communication audiovisuelle à la Sorbonne.  C’est la prise de pouvoir par les Talibans en 1996, l’année de sa naturalisation, qui le décide à écrire sur son pays. Il publie ainsi Terre et Cendres (P.O.L) puis Les Mille maisons du rêve et de la terreur, dans lequel il retrace son exode à travers l’Afghanistan. Son quatrième roman Syngué Sabour. Pierre de patience, obtient le prix Goncourt 2008.  Atiq Rahimi a adapté pour le grand écran ses deux romans Terre et cendres et Syngué Sabour. Pierre de patience, avec Golshifteh Farahani dans le rôle principal. En 2018, il tourne au Rwanda l’adaptation cinématographique de Notre-Dame-du-Nil de Scholastique Mukasonga. En 2026, il publie Kabuliwalla, c'est moi chez P.O.L dans lequel il ravive ses talents de conteur en livrant un bouleversant récit personnel, une méditation sur la création, l’échec et la réincarnation. Bibliographie Kabuliwalla, c'est moi, P.O.L, 2026. Mehstî, chair des mots, Calmann-Lévy, 2023. Si seulement la nuit, avec Alice Rahimi, P.O.L, 2022. L'Invité du miroir, P.O.L, 2020. Les Porteurs d'eau, P.O.L, 2019. Dessine-moi un dieu, avec Bruno Salomone (illustrations), Actes Sud Jeunesse, 2017. Compte comme moi, avec Olivier Charpentier (illustrations), Actes Sud Jeunesse, 2015. La Ballade du calame. Portrait intime, L'Iconoclaste, 2015. Maudit soit Dostoïevski, P.O.L, 2011. Syngué sabour. Pierre de patience, P.O.L, 2008 (prix Goncourt 2008). Terre et Cendres, traduit du persan (Afghanistan) par Sabrina Nouri, P.O.L, 2000.

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© Léa Crespi
Joann Sfar
Auteur, Illustrateur

Joann Sfar est un auteur prolifique de bande dessinée, illustrateur, romancier et réalisateur français, né le 28 août 1971 à Nice. Après des études de philosophie et les Beaux-Arts de Paris, il passe par l'atelier Nawak, rencontre Lewis Trondheim, Emmanuel Guibert, Christophe Blain... Histoires pour la jeunesse ou érotiques, heroic fantasy ou introspection, il visite tous les genres avec une originalité certaine et fait souffler un vent nouveau sur la bande dessinée. Il est notamment connu pour sa série Le Chat du rabbin (qu’il a adaptée au cinéma), et Donjon. Il a également illustré de nombreux ouvrages. Depuis 2010 et son film Gainsbourg, vie héroïque, il est également réalisateur. Depuis 2013, il écrit des romans, comme Le Plus Grand Philosophe de France (Albin Michel). Joann Sfar interroge tout particulièrement les rapports qu’entretiennent entre elles les religions. Il traite de questions existentielles, identitaires et philosophiques à travers les différents supports qu’il emploie. En 2026, paraît Terre de sang. Le temps du désespoir, une BD-fleuve de plus de 600 pages où Joann Sfar continue d’interroger les différentes facettes de l’identité juive, à l’heure du grand réveil de l’antisémitisme.Il nous invite à la rencontre d’hommes et de femmes en France, en Israël et dans les territoires palestiniens.  Tendant l’oreille aux voix palestiniennes, arabes, bédouines et juives, en France, il livre un récit choral sans complaisance, souvent désespérant, mais qui donne quelques raisons de croire, malgré tout, en un avenir meilleur. Bibliographie sélective Terre de sang. Le temps du désespoir, Les Arènes, 2026. Que faire des Juifs ?, Les Arènes, 2025. Nous vivrons. Enquête sur l'avenir des Juifs, Les Arènes, 2024. Le Chat du Rabbin, Dargaud, 2002 à 2025.

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© Arno Lam
Vincent Delerm
Chanteur

Vincent Delerm est un auteur-compositeur-interprète et photographe, né en 1976.  Son premier album (2002) marque une véritable entrée en scène, couronnée d’un succès public et de la Victoire de la Musique catégorie « Album révélation ». Vincent Delerm a depuis sorti 7 autres albums dont le dernier La fresque en 2025, réalisé par Jean-Sylvain Le Gouic et salué comme une œuvre à la fois introspective et collective, mêlant des arrangements orchestraux de cordes et de cuivres écrits par Rémy Galichet, à des sonorités électroniques signées French 79. Ses concerts, toujours pensés comme des objets scéniques à part entière, mêlent narration, projections et mise en scène minutieuse. Artiste pluridisciplinaire, il a exploré l’écriture théâtrale (Le Fait d’habiter Bagnolet), la création pour enfants (Léonard a une sensibilité de gauche), le théâtre musical (Memory), la photographie (plusieurs expositions et une quinzaine de livres photographiques) et la réalisation de documentaires de création (Je ne sais pas si c’est tout le monde et Le coeur qui bat).  Bibliographie L’Été sans fin, Actes Sud, 2016. Probablement, Seuil, 2011. Léonard a une sensibilité de gauche, livre CD, avec Batiste Rebotier et Jean Rochefort (voix) et Blanca Gomez (illustrations), Actes Sud-Junior, 2011. Le Fait d'habiter Bagnolet, Actes Sud-Papiers, 2004. Discographie La Fresque, 2025. Comme une histoire / Sans paroles, 2022. Panorama, 2019. À Présent, 2016. Les Amants parallèles, 2013. Quinze Chansons, 2008. Les Piqûres d'araignée, 2006. Kensington Square, 2004. Vincent Delerm, 2002. Filmographie Le cœur qui bat, 2024. Je ne sais pas si c’est tout le monde, 2019.

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© Nicolas Serve
Maylis de Kerangal
Autrice

Maylis de Kerangal est une écrivaine née en 1967. Ancienne éditrice pour les Éditions du Baron perché, elle a longtemps travaillé avec Pierre Marchand aux Guides Gallimard puis à la jeunesse. Elle est l’autrice de nombreux romans, recueils de nouvelles et d’une novella aux éditions Verticales. Aux Éditions Naïve, elle a conçu une fiction en hommage à Kate Bush et Blondie, Dans les rapides (2007). Elle a également écrit plusieurs livres pour enfants. Réparer les vivants a reçu de nombreux prix littéraires et a été adapté au théâtre par Emmanuel Noblet ainsi qu’au cinéma par Katell Quillévéré en 2015. L’ouvrage a par ailleurs été traduit dans plus de trente pays, Corniche Kennedy a, quant à lui, été porté à l’écran par Dominique Cabrera en 2017. En 2026, elle publie chez Verdier La Lentille et le roman. Partant du constat ophtalmique de son hypermétropie et myopie, l’autrice revient sur sa vision (ou non vision) qui bouleverse son désir d’écrire, de lire et de relire, de se documenter et d'imaginer. Elle affirme la nécessité du roman comme manière de voir, tour à tour rapprochée et divergente, diffractée et focalisée. Bibliographie sélective La Lentille et le roman, coll. Les Arts de lire, Verdier, 2026. Jour de ressac, Verticales, 2024 (Grand prix ARDUA 2025 ; prix Patrimoines 2024). Seyvoz, avec Joy Sorman, Inculte, 2022. Canoës, Verticales, 2021. Kiruna, La Contre Allée, 2019. Un monde à portée de main, Verticales, 2018. Un chemin de table, coll. Raconter la vie, Éditions du Seuil, 2016. A ce stade de la nuit, Verticales, 2015. Réparer les vivants, Verticales, 2014 (prix du roman des étudiants France Culture - Télérama 2014 ; Grand prix RTL-Lire 2014 ; prix Orange du livre 2014 ; prix du meilleur roman du magazine Lire 2014). Pierre, feuille, ciseaux, avec Benoît Grimbert (photographies), Le Bec en l’air, 2012. Tangente vers l’Est, Verticales, 2012. Naissance d’un pont, Verticales, 2010 (prix Médicis 2010 ; prix Franz-Hessel 2010). Corniche Kennedy, Verticales, 2008. Dans les rapides, Naïve, 2006.

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© Daniele Molajoli
Marin Fouqué
Auteur

Marin Fouqué est un romancier, poète et performeur, né en 1991. Ancien manutentionnaire, amateur de chant lyrique et de boxe anglaise, il est diplômé des Beaux-Arts de Cergy. Ses textes ont d'abord été performés sur scène avant de faire l’objet de publications. Publié chez Actes Sud, son premier roman, 77,  rend compte du quotidien des jeunes de ce département de transition, coincé entre Paris et une semi-ruralité, camaïeu de marrons. Le texte est adapté pour le théâtre et mis en scène par Ludovic Pacot-Grivel en 2026. En 2021, il publie, toujours chez Actes Sud, G.A.V. et en 2023, À la terre aux éditions XXIbis. Il a été lauréat de la bourse Écrivain de la Fondation Lagardère en 2019, de la Bourse Jacques Toja du théâtre national de La Colline en 2020 et de la Bourse Compose du CCNC. En 2025, il publie avec l’écrivaine algérienne, Samira Negrouche, Pente raide qui prend la forme d’un dialogue littéraire entre France et Algérie,  et dont ils créeront ensemble une performance scénique. Il est pensionnaire de la Villa Médicis, dans la promotion 2025-2026, où il mène un projet de résidence qui explore les différentes représentations de la masculinité au fil des époques, des gladiateurs romains aux influenceurs masculinistes. Bibliographie Pente raide, avec Samira Negrouche, Actes Sud, 2025. À la terre, XXIbis, 2023. G.A.V., Actes Sud, 2021 (prix Alain Spiess du meilleur deuxième roman 2021). 77, Actes Sud, 2019.

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Actualités

Les beaux jours de Leonardo Padura

Regardez l’entretien de l’écrivain cubain lors de la 10e édition du festival.

Inès de la Fressange, à propos d'Erri De Luca

Inès de la Fressange, qui a publié en 2026 L’âge expérimental (Gallimard) avec le célèbre auteur italien, évoque ses promenades silencieuses dans Paris. “Sa connaissance de tant de mots et de langues fait qu’il choisit toujours le bon mot, et ça m’épate !”. 

Agnès Jaoui, à propos de Leonardo Padura

La réalisatrice présente l’auteur cubain, dont elle a adapté L’homme qui aimait les chiens en opéra. Il a “une finesse d’observation qui me touche” dit-elle.

Valérie Donzelli, à propos de Delphine de Vigan

La réalisatrice revient sur sa rencontre avec l’autrice de Les Figurants, une pièce de théâtre qu’elle a mise en scène. Elle évoque “une sensibilité pour raconter l’intime et l’universel, avec toujours une drôlerie”.

Diaporama souvenir...

10 ans de frictions littéraires !

Édition anniversaire !
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Guillaume Poix remporte le 7e Prix littéraire du Barreau de Marseille

Il succède, avec son livre Perpétuité, à Adèle Yon, lauréate l’an passé et présidente du jury cette année comme le veut la règle.

Lire la déclaration du jury
Un auteur au musée, avec René Frégni
Laure Murat

“On ne peut pas priver les opprimés de l’histoire de leur oppression”.

Bertrand Belin

L’écrivain lit un passage de son roman La Figure.

Adèle Yon

L’autrice revient sur la découverte d’un document qui a déclenché l’écriture de Mon vrai nom est Élisabeth.

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Prix Écriture et création Robert Fouchet – 2026

La 6e édition du concours de nouvelles pour les étudiants d’Aix-Marseille Université est ouvert !

+ d'infos
Pétition du réseau Relief
© Pétition du réseau Relief
Lettre ouverte du réseau RELIEF

POLITIQUE DU LIVRE : L’EFFONDREMENT PROGRAMMÉ

Le projet de loi de finance (PLF) 2026 en cours d’examen prévoit, pour le livre et la lecture, une baisse drastique des moyens : 25 % de crédits en moins pour le livre et une nouvelle baisse de 15 % pour le Centre national du livre (CNL). Le PLF a réussi à fédérer contre lui l’ensemble de la chaîne du livre, pourtant traditionnellement peu encline à se mobiliser. Les professionnels (auteurs et autrices, éditeurs et éditrices, libraires, bibliothécaires, festivals et autres acteurs de l’écosystème) ont pris conscience de l’ampleur de l’attaque, avec une baisse très nettement supérieure à l’effort budgétaire demandé à l’ensemble des autres secteurs.

Lire et signer la pétition
Spectacle unique en son genre
© Baptiste de Ville d'Avray / Oh les beaux jours !
L'édition 2025 en images
Accéder au portfolio
László Krasznahorkai par Christian Garcin

L’écrivain hongrois était invité d’Oh les beaux jours ! le 31 mai dernier. Au côté de Christian Garcin, il devait évoquer son œuvre, peu connue en France. Malade, il avait dû rester à son hôtel et nous a promis de revenir. On l’attend avec impatience !

Laurence Sendrowicz

Traductrice de cinq romans de Zeruya Shalev chez Gallimard, Laurence Sendrowicz présente son processus de travail et nous éclaire sur la langue et l’œuvre de l’écrivaine israélienne.

© Baptiste de Ville d'Avray / Oh les beaux jours !
La petite bibliothèque de Miguel Bonnefoy

L’auteur du Rêve du jaguar (Rivages, Prix Femina et Grand Prix de l’Académie Française) répond au questionnaire du festival.

© Baptiste de Ville d'Avray / Oh les beaux jours !

Elle voudrait que rien ne s’arrête
Ce serait trop, bien trop bête
Elle voudrait continuer à tourner en bourrique
Calorique et catégorique
Danser sur place, parler fort
Avoir raison, avoir tort
Rire aux éclats, lire
Et surtout écrire, oui, écrire !
Oh les beaux jours !
Qu’ils persistent toujours

Susie Morgenstern

Le teaser du festival
©
Tribune du réseau RELIEF

Ce qui est en jeu, c’est le maintien d’une vie littéraire qui anime la chaîne du livre, conforte le revenu des auteurs, lutte contre le risque d’une rupture générationnelle à l’égard de la lecture, soutient une littérature de création face à la standardisation des goûts que tend à imposer le marché s’il est livré à lui-même. Sans oublier de rappeler l’importance cruciale de la lecture comme apport à la construction citoyenne dans un monde qui se radicalise et perd l’esprit de nuance.

Lire la tribune
Les beaux jours de Romain Gary

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