10e édition

Retour en images sur l'édition anniversaire

Comment est votre bibliothèque ?

© Dans les bureaux d’Oh les beaux jours !, le classement par éditeur est, le plus souvent, de mise.

Et si nous allions faire un tour chez les écrivains ? Après leur rythme de lecture, ils nous dévoilent leur rangement de bibliothèque. Par ordre alphabétique ? Par éditeur ?...

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Quel lecteur êtes-vous ?

© Baptiste de Ville d'Avray

Récemment, Antoine Compagnon confiait avoir du mal à lire sans être interrompu par “le flux de toutes les autres activités”, notamment les réseaux sociaux. Il confirmait...

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La belle boutique !

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Été 2026 — Reprise des envois fin août Oh les beaux jours ! se décline en beaux objets pour garder le souvenir de rencontres et de frictions littéraires. En achetant nos...

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Le festival dont vous êtes le héros

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Et si, pour une fois, vous passiez de l'autre côté du décor ? Pour ses dix ans, Oh les beaux jours ! a voulu raconter ses coulisses à travers un livre-jeu. Vous voilà...

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Feuilleter la brochure 2026

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La brochure de la dixième édition du festival vous éclaire sur la programmation 2026 à travers 8 chapitres, qui sont autant de parcours à suivre du 26 au 31 mai.

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Les invités de l'édition 2026

© Nicolas Serve
Maylis de Kerangal
Autrice

Maylis de Kerangal est une écrivaine née en 1967. Ancienne éditrice pour les Éditions du Baron perché, elle a longtemps travaillé avec Pierre Marchand aux Guides Gallimard puis à la jeunesse. Elle est l’autrice de nombreux romans, recueils de nouvelles et d’une novella aux éditions Verticales. Aux Éditions Naïve, elle a conçu une fiction en hommage à Kate Bush et Blondie, Dans les rapides (2007). Elle a également écrit plusieurs livres pour enfants. Réparer les vivants a reçu de nombreux prix littéraires et a été adapté au théâtre par Emmanuel Noblet ainsi qu’au cinéma par Katell Quillévéré en 2015. L’ouvrage a par ailleurs été traduit dans plus de trente pays, Corniche Kennedy a, quant à lui, été porté à l’écran par Dominique Cabrera en 2017. En 2026, elle publie chez Verdier La Lentille et le roman. Partant du constat ophtalmique de son hypermétropie et myopie, l’autrice revient sur sa vision (ou non vision) qui bouleverse son désir d’écrire, de lire et de relire, de se documenter et d'imaginer. Elle affirme la nécessité du roman comme manière de voir, tour à tour rapprochée et divergente, diffractée et focalisée. Bibliographie sélective La Lentille et le roman, coll. Les Arts de lire, Verdier, 2026. Jour de ressac, Verticales, 2024 (Grand prix ARDUA 2025 ; prix Patrimoines 2024). Seyvoz, avec Joy Sorman, Inculte, 2022. Canoës, Verticales, 2021. Kiruna, La Contre Allée, 2019. Un monde à portée de main, Verticales, 2018. Un chemin de table, coll. Raconter la vie, Éditions du Seuil, 2016. A ce stade de la nuit, Verticales, 2015. Réparer les vivants, Verticales, 2014 (prix du roman des étudiants France Culture - Télérama 2014 ; Grand prix RTL-Lire 2014 ; prix Orange du livre 2014 ; prix du meilleur roman du magazine Lire 2014). Pierre, feuille, ciseaux, avec Benoît Grimbert (photographies), Le Bec en l’air, 2012. Tangente vers l’Est, Verticales, 2012. Naissance d’un pont, Verticales, 2010 (prix Médicis 2010 ; prix Franz-Hessel 2010). Corniche Kennedy, Verticales, 2008. Dans les rapides, Naïve, 2006.

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© Ivan Giménez Tusquets Editores
Leonardo Padura
Auteur

Né à La Havane en 1955, où il vit, Leonardo Padura est un romancier, essayiste, scénariste pour le cinéma et journaliste. Diplômé de littérature hispano-américaine, il commence sa carrière littéraire en 1988 et se fait connaître avec sa série policière autour du lieutenant-enquêteur Mario Conde. Depuis, il a publié plusieurs dizaines de romans, de nombreuses nouvelles et des essais-reportages, publiés en France aux éditions Métailié. Figure incontestée du roman noir hispanophone, Leonardo Padura a été traduit dans quinze pays. Sa tétralogie policière Les Quatre saisons a été adaptée sur Netflix par le réalisateur espagnol Felix Viscarret, qui a aussi tourné une adaptation cinématographique de Vents de Carême. L’Homme qui aimait les chiens est en phase de production cinématographique. S’il raconte Cuba pour en livrer ses contradictions, ses stéréotypes et ses luttes, Leonardo Padura n'est sans doute pas aussi célèbre sur son île qu'il l'est à l'étranger, figurant désormais partie les grands noms de la littérature mondiale. Pour l’ensemble de son œuvre, il a reçu le prix Raymond Chandler en 2009, le prix national de littérature cubain en 2012, le prestigieux prix Princesse des Asturies en 2015 et le prix Pepe Carvalho en 2023. En 2026, paraît Aller à la Havane, où l'écrivain fait la ville qu’il aime tant un roman. On y découvre une ville malmenée par son passé révolutionnaire et ses fantômes illustres, toujours au bord de la destruction, mais toujours vivante. Bibliographie sélective Aller à La Havane, traduit de l’espagnol (Cuba) par René Solis, Métailié, 2026. Ouragans tropicaux, traduit de l’espagnol (Cuba) par René Solis, Métailié, 2023. L’eau de toutes parts. Vivre et écrire à Cuba, traduit de l’espagnol (Cuba) par Elena Zayas, Métailié, 2022. Poussière dans le vent, traduit de l’espagnol (Cuba) par René Solis, Métailié, 2021. La Transparence du temps, traduit de l’espagnol (Cuba) par Elena Zayas, Métailié, 2019. Ce qui désirait arriver, traduit de l’espagnol (Cuba) par Elena Zayas, Métailié, 2016. Hérétiques, traduit de l’espagnol (Cuba) par Elena Zayas, Métailié, 2014. L'Homme qui aimait les chiens, traduit par René Solis et  Elena Zayas, Métailié, 2011. Adios Hemingway, traduit de l’espagnol (Cuba) par René Solis, Métailié, 2004. Le Palmier et l'Étoile, traduit de l’espagnol (Cuba) par Elena Zayas, Métailié, 2002. Passé parfait, traduit de l’espagnol (Cuba) par Caroline Lepage, Métailié, 2001. Mort d'un Chinois à La Havane, traduit de l’espagnol (Cuba) par René Solis, Métailié, 2001. Électre à La Havane, traduit de l’espagnol (Cuba) par Mara Hernandez et René Solis, Métailié, 1998.

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© Francesca Mantovani
Erri De Luca
Auteur

Erri De Luca est un romancier, poète, traducteur et ancien militant politique italien né en 1950 à Naples. Auteur prolifique, Erri De Luca se distingue par un parcours éclectique, tant dans les genres littéraires développés que dans ses choix de vie engagés.  Depuis la parution de son premier roman en 1989, Non ora, Erri De Luca a publié plus d’une soixantaine de romans, d’essais, de poèmes et de pièces de théâtre. Ses ouvrages ont été traduits dans plus d’une trentaine de langues. Autodidacte en anglais, français, russe, yiddish et hébreu ancien, il a traduit de façon littérale plusieurs textes de l’Ancien Testament et s’est engagé dans une réflexion herméneutique sur ces textes, notamment dans Noyau d’olive, Au nom de la mère ou encore Un nuage comme tapis. En 2002, il reçoit le prix Femina pour Montedidio et en 2013, le prix européen de littérature.  Militant politique au sein de la Lotta Continua, mouvement d’extrême gauche dont il prend la direction de la fin des années 60 au début des années 70, il est poursuivi en justice en 2015 pour avoir incité au sabotage du chantier de construction de la ligne TGV Lyon-Turin. Condamné puis relaxé, il se prête dans l’essai La Parole contraire à une réflexion sur la nature du mot « sabotage».  Avant de se consacrer pleinement à l’écriture, Erri De Luca a multiplié les métiers manuels : ouvrier spécialisé, manutentionnaire, maçon, conducteur de camions - des expériences concrètes du labeur et de la sueur qui transparaissent dans nombre de ses livres. Il se distingue aussi par un amour organique pour la montagne, mise à l’honneur dans plusieurs de ses ouvrages, dont Impossible ou Sur la trace de Nives. Bibliographie sélective L’âge expérimental, avec Inès de la Fressange, Gallimard, 2026. David, Michel-Ange. Enquête sur une disproportion, Gallimard, 2026. Récolte à la lumière du jour, Gallimard, 2025. Récits de saveurs familières, traduit de l'italien par Danièle Valin, Gallimard, 2025. Impossible, traduit de l'italien par Danièle Valin, Gallimard, 2020. Le Tort du soldat, traduit de l'italien par Danièle Valin, Gallimard, 2014. Le Poids du papillon, traduit de l'italien par Danièle Valin, Gallimard, 2011. Au nom de la mère, traduit de l'italien par Danièle Valin, Gallimard, 2006. Sur la trace de Nives, traduit de l'italien par Danièle Valin, Gallimard, 2006. Noyau d’olive, traduit de l'italien par Danièle Valin, Gallimard, 2004. Montedidio, traduit de l'italien par Danièle Valin, Gallimard, 2002 (prix Femina étranger 2002). Trois chevaux, traduit de l'italien par Danièle Valin, Gallimard, 2001. Tu, mio, traduit de l'italien par Danièle Valin, Éditions Payot & Rivages, 1998.

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© Francesca Mantovani
Yannick Haenel
Auteur

Yannick Haenel est un écrivain, né en 1967. Ses romans et récits — dont Le Trésorier-payeur (2022), Tiens ferme ta couronne (2017), Jan Karski (prix Interallié, 2009) ou Cercle (prix Décembre, 2007) — sont publiés aux éditions Gallimard, où il dirige depuis 2024 une revue de littérature, Aventures, et une collection du même nom. Chroniqueur à Charlie Hebdo depuis 2015, il a notamment couvert le procès des attentats terroristes de janvier 2015, a publié ses chroniques sous le titre Janvier 2015 – Le procès (2021) et raconté dans Notre solitude (2021) cette expérience sous forme de récit intime. Yannick Haenel écrit aussi des essais sur la peinture, dont Bleu Bacon (Stock, 2024) ou La Solitude Caravage (Fayard, 2019) et des textes sur la photographie, dont la préface de Sur la photographie de Walter Benjamin (Photosynthèses, 2012). Il écrit régulièrement des textes en complicité avec la photographe Linda Tuloup (Vénus, Bergger, 2019, La Nuit souterraine, Les petites allées, 2023). Bibliographie sélective Il faut de l'eau, de la pierre et du feu, avec Linda Tuloup (photographie), André Frère Éditions, 2026. Pierre Bonnard. Le feu des solitudes charnelles, L'Atelier contemporain, 2024. Bleu Bacon, Stock, 2024. Le Trésorier-payeur, Gallimard, 2022. Janvier 2015. Le Procès, avec François Boucq, Les Échappés, 2021 Papillon noir / Longer à pas de loup, Gallimard, 2020. La Solitude Caravage, Fayard, 2019 (prix Méditerranée 2019). Tiens ferme ta couronne, Gallimard, 2017 (prix Médicis 2017). Les Renards pâles, Gallimard, 2013. Jan Karski, Gallimard, 2009 (prix du roman Fnac 2009 ; prix Interallié 2009). Cercle, Gallimard, 2007 (prix Décembre 2007 ; prix Roger-Nimier 2008). Évoluer parmi les avalanches, Gallimard, 2003. Introduction à la mort française, Gallimard, 2001.

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Actualités

Les beaux jours de Leonardo Padura

Regardez l’entretien de l’écrivain cubain lors de la 10e édition du festival.

Inès de la Fressange, à propos d'Erri De Luca

Inès de la Fressange, qui a publié en 2026 L’âge expérimental (Gallimard) avec le célèbre auteur italien, évoque ses promenades silencieuses dans Paris. “Sa connaissance de tant de mots et de langues fait qu’il choisit toujours le bon mot, et ça m’épate !”. 

Agnès Jaoui, à propos de Leonardo Padura

La réalisatrice présente l’auteur cubain, dont elle a adapté L’homme qui aimait les chiens en opéra. Il a “une finesse d’observation qui me touche” dit-elle.

Valérie Donzelli, à propos de Delphine de Vigan

La réalisatrice revient sur sa rencontre avec l’autrice de Les Figurants, une pièce de théâtre qu’elle a mise en scène. Elle évoque “une sensibilité pour raconter l’intime et l’universel, avec toujours une drôlerie”.

Diaporama souvenir...

10 ans de frictions littéraires !

Édition anniversaire !
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Guillaume Poix remporte le 7e Prix littéraire du Barreau de Marseille

Il succède, avec son livre Perpétuité, à Adèle Yon, lauréate l’an passé et présidente du jury cette année comme le veut la règle.

Lire la déclaration du jury
Un auteur au musée, avec René Frégni
Laure Murat

“On ne peut pas priver les opprimés de l’histoire de leur oppression”.

Bertrand Belin

L’écrivain lit un passage de son roman La Figure.

Adèle Yon

L’autrice revient sur la découverte d’un document qui a déclenché l’écriture de Mon vrai nom est Élisabeth.

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Prix Écriture et création Robert Fouchet – 2026

La 6e édition du concours de nouvelles pour les étudiants d’Aix-Marseille Université est ouvert !

+ d'infos
Pétition du réseau Relief
© Pétition du réseau Relief
Lettre ouverte du réseau RELIEF

POLITIQUE DU LIVRE : L’EFFONDREMENT PROGRAMMÉ

Le projet de loi de finance (PLF) 2026 en cours d’examen prévoit, pour le livre et la lecture, une baisse drastique des moyens : 25 % de crédits en moins pour le livre et une nouvelle baisse de 15 % pour le Centre national du livre (CNL). Le PLF a réussi à fédérer contre lui l’ensemble de la chaîne du livre, pourtant traditionnellement peu encline à se mobiliser. Les professionnels (auteurs et autrices, éditeurs et éditrices, libraires, bibliothécaires, festivals et autres acteurs de l’écosystème) ont pris conscience de l’ampleur de l’attaque, avec une baisse très nettement supérieure à l’effort budgétaire demandé à l’ensemble des autres secteurs.

Lire et signer la pétition
Spectacle unique en son genre
© Baptiste de Ville d'Avray / Oh les beaux jours !
L'édition 2025 en images
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László Krasznahorkai par Christian Garcin

L’écrivain hongrois était invité d’Oh les beaux jours ! le 31 mai dernier. Au côté de Christian Garcin, il devait évoquer son œuvre, peu connue en France. Malade, il avait dû rester à son hôtel et nous a promis de revenir. On l’attend avec impatience !

Laurence Sendrowicz

Traductrice de cinq romans de Zeruya Shalev chez Gallimard, Laurence Sendrowicz présente son processus de travail et nous éclaire sur la langue et l’œuvre de l’écrivaine israélienne.

© Baptiste de Ville d'Avray / Oh les beaux jours !
La petite bibliothèque de Miguel Bonnefoy

L’auteur du Rêve du jaguar (Rivages, Prix Femina et Grand Prix de l’Académie Française) répond au questionnaire du festival.

© Baptiste de Ville d'Avray / Oh les beaux jours !

Elle voudrait que rien ne s’arrête
Ce serait trop, bien trop bête
Elle voudrait continuer à tourner en bourrique
Calorique et catégorique
Danser sur place, parler fort
Avoir raison, avoir tort
Rire aux éclats, lire
Et surtout écrire, oui, écrire !
Oh les beaux jours !
Qu’ils persistent toujours

Susie Morgenstern

Le teaser du festival
©
Tribune du réseau RELIEF

Ce qui est en jeu, c’est le maintien d’une vie littéraire qui anime la chaîne du livre, conforte le revenu des auteurs, lutte contre le risque d’une rupture générationnelle à l’égard de la lecture, soutient une littérature de création face à la standardisation des goûts que tend à imposer le marché s’il est livré à lui-même. Sans oublier de rappeler l’importance cruciale de la lecture comme apport à la construction citoyenne dans un monde qui se radicalise et perd l’esprit de nuance.

Lire la tribune
Les beaux jours de Romain Gary

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