Invités de l'édition 2021

A B C D E F G H I J K L M N P R S T U V Z TOUS MODÉRATEURS
© Oskar Szelevényi
Akosh S.
Compositeur, Musicien

Ákosh Szelevényi, dont le nom de scène est Akosh S., est un saxophoniste et compositeur hongrois. Il joue également de plusieurs autres instruments utilisés dans le free jazz. Après des études de musiques classiques et traditionnelles à Budapest, où il découvre Beethoven et Led Zeppelin, il découvre le jazz (et plus spécifiquement le free-jazz) et chante dans un groupe de rock au lycée. Suite à des déboires avec la police en 1985, il est obligé de quitter le pays et émigre à Paris en 1986. Il y rencontre le batteur Philippe Foch, le contrebassiste Bernard Malandain et la violoniste Michèle Véronique avec qui il forme un groupe et compose et interprète la musique de pièces au théâtre de l’Entreprise. En 1995 s’ajoute Joe Doherty au groupe qui devient officiellement l’Akosh S. Unit. Encore assez confidentiel, le groupe prend une nouvelle dimension lorsque Bertrand Cantat leur propose une collaboration sur l’album 666.667 Club de Noir Désir. Akosh S. assurera également la première partie des concerts de la tournée de Noir Désir qui suivra avec le Unit. Ce groupe adopte ensuite une géométrie variable, avec plus ou moins de musiciens qui vont et viennent, mais toujours avec Akosh S. à son cœur. Parallèlement, il travaille en collaboration avec le danseur et chorégraphe Josef Nadj pour lequel il écrit la musique des spectacles de 2004 à 2014. Il travaille également avec la jeune génération de musiciens hongrois, avec le clameur-rappeur Marc Nammour, avec les membres de groupes de musique touareg et le musicien Camel Zekri. Il est l'invité de la cinquième édition du festival avec le rappeur Vîrus pour le spectacle Schtilibem.   À écouter : "Apoptose", avec Sylvain Darrifourcq, Meta Records, 2014.

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© Patrice Lenormand
Abdelaziz Baraka Sakin
Auteur

Né à Kassala, au Soudan, Abdelaziz Baraka Sakin est auteur, exilé en France après la censure de ses écrits dans son pays d’origine. Diplômé de gestion de l’université d’Assiout en Égypte, il a exercé plusieurs métiers très différents, d’enseignant à maçon, de couturier à conseiller à l’ONU. Très impliqué auprès des camps de réfugiés érythréens au début des années 2000, il a travaillé avec l’Unicef et Save The Children au Darfour, où il a formé les militaires de l’armée régulière, comme les forces d’opposition, aux droits de l’enfant et au droit international. C’est à cette période qu’il commence à écrire ses romans et nouvelles, publiés d’abord en Égypte et en Syrie mais très appréciés aussi au Soudan, où ils sont malheureusement interdits par le gouvernement depuis 2011. Abdelaziz Baraka Sakin a été emprisonné à plusieurs reprises à cause de ses écrits, jugés contraires à la « Creative Works Law » car décrivant la diversité culturelle et religieuse du Soudan alors que le gouvernement cherche à promouvoir une identité exclusivement arabe et islamique. Néanmoins, des exemplaires de ses textes circulent au sein de la population soudanaise malgré les interdictions. Parmi la dizaine d’œuvre publiées par l’auteur, seules Le Messie du Darfour (Zulma, 2016) et Les Jango (Zulma, 2020) ont été traduites en français. Le premier a reçu le Prix Littérature-Monde en 2017 et le second le Grand Prix de traduction de la ville d’Arles et le Prix de la littérature arabe 2020.   Bibliographie sélective Le Messie du Darfour, traduit par Xavier Luffin, Zulma, 2016. Les Jango, traduit par Xavier Luffin, Zulma, 2020.

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© Isabelle Vorle
Michaël Batalla
Auteur, Modérateur

Directeur du Centre international de poésie Marseille (CipM) depuis janvier 2019, Michaël Batalla est actif depuis plus de 20 ans dans le domaine de la création poétique, de sa diffusion et de sa médiation. De 2002 à 2013, il a animé la collection expériences poétiques des éditions Le clou dans le fer dont une partie du fonds a été donnée au cipM en octobre 2016 ; depuis le début des années 2000, il s’est engagé dans la pédagogie de l’écriture poétique qu’il a notamment enseignée à l’École Spéciale d’Architecture, à Paris, de 2010 à 2015. La poésie de Michaël Batalla est une quête de la description concrète dont une des lignes méthodiques est l’observation — qu’il s’agisse de configurations objectives (paysages, situations urbaines, objets d’architecture) ou de localités plus intérieures. Ses écrits ont été publiés en revues (Toute la lire, De(s)générations, Po&sie, MIR, Nioques, Boudoir, L’étrangère, Mouvement, Fusées, Autres & Pareils, De(s)générations, Cahiers du refuge, Libération) ainsi qu’en volume chez Jean-Michel Place (Poèmes paysages maintenant) et VMCF, d’ici-là (Autour/Around, avec le photographe Benoît Fougeirol), Contre-pied (Mauvaises phrases). Ses deux derniers livres ont paru aux éditions NOUS : Poésie possible en 2015 et Noir de l’Égée en 2019. Les éditions Desmos ont publié sa première traduction du grec moderne, Le livre de la terre, de Katerina Iliopoulou.

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© Francesca Mantovani
François Beaune
Auteur

François Beaune est né en 1978 à Clermont-Ferrand et réside désor- mais à Marseille. Fin 2011, il est parti en quête d’«histoires vraies de Méditerranée» et a créé une bibliothèque de ces récits de vie (textes, sons, vidéos). La Lune dans le puits, publié en 2013 aux éditions Verticales, en est le résultat. Il a collaboré avec Arte Radio, plusieurs metteurs en scène de théâtre et écrit un album pour la jeunesse. Son projet littéraire, qu'il a baptisé L'Entresort, consiste au fil de ses livres à créer une galerie de portraits de personnages attachants, capables d'incarner le monde actuel. Ainsi en est-il de Calamity Gwenn, qui nous plonge à travers son journal intime dans la vie drôle et désespérée de Gwenn, 30 ans... Durant l'automne 2020, François Beaune a accompagné la classe de 6e1 du collège Gyptis, à Marseille, dans l'écriture collective d'une nouvelle en lice pour la saison 3 du concours Des nouvelles des collégiens, organisé par le festival Oh les beaux jours !. En savoir + sur le concours Bibliographie sélective Calamity Gwenn, Albin Michel, 2020. Omar et Greg, Le Nouvel Attila, 2018 (Prix du Livre du Réel). L'Esprit de famille. 77 positions libanaises, Elyzad, 2018. Une vie de Gérard en Occident, Verticales, 2017. La Lune dans le puits. Des histoires vraies de Méditerranée, Verticales, 2013 ; Folio, 2017. Un ange noir, Verticales, 2011. Un homme louche, Verticales, 2009.

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© Francesca Mantovani
Jonathan Coe
Auteur

Jonathan Coe est un écrivain britannique. Après des études à la prestigieuse King Edward’s School de Birmingham puis au non moins prestigieux Trinity College de Cambridge, il obtient un doctorat en littérature anglaise et enseigne à l’Université de Warwick. La musique l’intéresse beaucoup et tient une place importante dans son œuvre littéraire. Dans les années 1980, il fait partie du groupe The Peer Group, puis des Wanda and the Willy Warmers, un cabaret féministe. Le succès qu’on lui connait en tant qu’auteur débute lors de la publication de son quatrième roman, Testament à l’anglaise (Gallimard) en 1994, une satire de la société britannique des années Thatcher, qui reçoit plusieurs prix au Royaume-Uni ainsi que le Prix du meilleur livre étranger 1996. Son roman suivant, La Maison du sommeil (Gallimard), obtient le Prix du meilleur roman de la Writers’ Guild of Great Britain en 1997 et le Prix Médicis étranger en 1998. Le réalisateur Michel Leclerc adapte son roman La Vie très privée de Monsieur Sim (Gallimard) en 2015. Son travail autour des transformations de la société britannique provoquées par les réformes thatchéristes et blairistes se poursuit dans le diptyque Bienvenue au club-Le Cercle fermé (Gallimard, 2002 et 2006). À cela s’ajoute Le Cœur de l’Angleterre (Gallimard) en 2019, l’un des premiers romans de fiction sur le Brexit et qui reprend les personnages du diptyque plusieurs années plus tard. Ce roman reçoit le Prix du livre européen 2019. Son dernier roman, Billy Wilder et moi (Gallimard) parait en 2021, un portrait du célèbre réalisateur de Certains l’aiment chaud et du cinéma hollywoodien de la grande époque.   Bibliographie sélective Testament à l'anglaise, traduit par Jean Pavans, Gallimard, coll. "Du monde entier", 1995. La Maison du sommeil, traduit par Jean Pavans, Gallimard, coll. "Du monde entier", 1998. Bienvenue au club, traduit par Jamila et Serge Chauvin, Gallimard, coll. "Du monde entier", 2002. Le Cercle fermé, traduit par Jamila et Serge Chauvin, Gallimard, coll. "Du monde entier", 2006. La Vie très privée de Mr Sim, traduit par Josée Kamoun, Gallimard, coll. "Du monde entier", 2011. Le Coeur de l'Angleterre, traduit par Josée Kamoun, Gallimard, coll. "Du monde entier", 2019. Billy Wilder et moi, traduit par Marguerite Capelle, Gallimard, coll. "Du monde entier", 2021.

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© Camille Vaugon
Rébecca Dautremer
Illustratrice

Rébecca Dautremer est illustratrice pour des ouvrages jeunesse. Passionnée par la photographie, elle se lance dans des études à l’École nationale supérieure des arts décoratifs de Paris dans un cursus de graphisme. En parallèle de ses études, elle commence à travailler pour la maison d’édition Deux Coqs d’Or puis pour les éditions Gautier-Languereau une fois diplômée. Elle gagne en notoriété grâce à l’album L’Amoureux (Gautier-Languereau, 2003) dont elle signe le texte et les illustrations et qui remporte le Prix Sorcières 2004. Rébecca Dautremer est également connue pour ses illustrations de textes de grands classiques de la littérature, comme Cyrano (Gautier-Langeureau, 2005), Alice au pays des merveilles (Gautier-Languereau, 2010), Des souris et des hommes (Éditions Tishina, 2020), et même la Bible avec Philippe Lechermeier chez Gautier-Languereau en 2014 et 2017. Toujours avec Philippe Lechermeier, elle a également réalisé les illustrations de la trilogie des Princesses oubliées ou inconnues, traduite en plus de vingt langues et publiée en France aux éditions Gautier-Languereau. Chez Sarbacane, elle écrit et illustre les aventures de Jacominus Gainsborough.   Bibliographie sélective L'Amoureux, Gautier-Languereau, 2003. Princesses oubliées ou inconnues, avec Philippe Lechermeier, tome 1, 2 et 3, Gautier-Languereau, 2009, 2010, 2012. Les Riches Heures de Jacominus Gainsborough, Sarbacane, 2018. Des souris et des hommes, d'après John Steinbeck, Tishina, 2020.

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© Matsas
Pascal Dibie
Chercheur, Ethnologue

Pascal Dibie est ethnologue et enseignant-chercheur à l’université de Paris-VII. Après un voyage chez les Indiens Hopis d’Arizona pendant lequel il se rend compte qu’il ne peut pas comprendre les rouages de cette société, il décide d’un retour aux sources et se penche sur le village bourguignon d’où il vient. Il écrit Le Village retrouvé (Grasset, 1979) et y retourne vingt-cinq ans plus tard pour rendre compte de la métamorphose du monde rural, décryptée dans Le Village métamorphosé (Plon, 2006). Pascal Dibie se passionne également pour les lieux du quotidien qui nous semblent si banals mais qui recèlent nombre de symboles comme il le décrit dans L’Ethnologie de la chambre à coucher (Grasset, 1987, réédité chez Métailié en 2017) ou encore dans l’Ethnologie de la porte (Métailié, 2012). En 2020 est publié un autre épisode de cette série passionnante, Ethnologie du bureau (Métailié). Du moine bénédictin au jeune cadre contemporain, de la société du bureau de Napoléon au bureaucrate kafkaïen, du pupitre du copiste au nomadisme numérique du co-working, ce livre est un voyage dans ce qui fait du bureau et du travail sédentaire le centre du développement de nos sociétés modernes. Bibliographie sélective Le Village retrouvé, Grasset, 1979. Ethnologie de la chambre à coucher, Grasset, 1987, rééd. Métailié, 2017. Le Village métamorphosé, Plon, 2006. Ethnologie de la porte, Métailié, 2012. Ethnologie du bureau, Métailié, 2020.

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© Bamberger
Arthur Dreyfus
Écrivain

Arthur Dreyfus est un écrivain, scénariste, réalisateur et journaliste franco-suisse. Il remporte à vingt-deux ans le Prix du Jeune Écrivain, et publie son premier roman en 2010 aux éditions Gallimard : La Synthèse du camphre. Magicien professionnel, il change de registre après ses études pour se consacrer à l’écriture. Ses livres sont traduits dans plusieurs langues. Également journaliste et critique d’art, l’auteur développe depuis 2014 une œuvre de cinéaste documentaire. Le thème de la sexualité est prévalant dans son œuvre littéraire. En 2014, il publie Histoire de ma sexualité (Gallimard) dans laquelle il décrit sa propre vision de la sexualité qu’il avait quand il était enfant. Correspondance indiscrète (Grasset, 2016) reprend la correspondance qu’Arthur Dreyfus a eu avec l’écrivain Dominique Fernandez sur l’art et la manière d’écrire le sexe et l’intimité. En 2021, sort Journal sexuel d’un garçon d’aujourd’hui (P.O.L), tableau minutieux de l’addiction sexuelle de l’auteur mais aussi de notre époque. Son dernier roman, La Troisième Main (P.O.L), est le journal d'un jeune homme, qui, pendant la grande guerre, se retrouve avec un troisième bras greffé au ventre. Un bras doté d’une vie propre... Bibliographie sélective La Troisième Main, P.O.L, 2023. Journal sexuel d'un garçon d'aujourd'hui, P.O.L, 2021. Sans Véronique, Gallimard, 2017. Belle Famille, Gallimard, coll. "Blanche", 2012. La Synthèse du camphre, Gallimard, coll. "Blanche", 2010.

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© Robbie Lee
Nancy Huston
Traductrice, Autrice

Nancy Huston est née en Alberta, au Canada. Après des études aux États-Unis puis à Paris sous la direction de Roland Barthes au sein de l’École des hautes études en sciences sociales, elle décide de rester et de s’installer en France. Elle participe activement au Mouvement de libération des femmes dans les années 1970 et cette cause reste prédominante durant toute sa carrière. Elle est l’auteure de nombreux romans, essais et ouvrages illustrés. Elle écrit ses trois premiers romans en français, avant de revenir à sa langue maternelle pour Cantique des plaines (Actes Sud, 1993), mais les éditeurs anglophones refusent de publier le texte. Elle le traduit donc en français et se rend compte que la traduction l’enrichit. Elle garde cette technique de double écriture pour tous ses romans par la suite mais écrit uniquement en français pour ses essais et ses articles. Ses romans ont obtenu de nombreux prix en France comme au Canada, dont le Prix Goncourt des lycéens et le Prix du Livre Inter pour Instruments des ténèbres (Actes Sud, 1996), ou encore le Prix Femina et le Prix France Télévisions pour Lignes de faille (Actes Sud, 2006). La musique tient une place particulière dans la vie de Nancy Huston, c’est pourquoi elle aime réaliser des concerts littéraires à partir de ses romans, que ce soit pour la jeunesse ou non. Elle participe régulièrement à la création d’ouvrages illustrés et écrit également des pièces de théâtre et des scénarios de films. Avec ses dernières publications, Nancy Huston développe de nouveaux thèmes, dont l’écologie et les disparités socio-économiques entre les pays. En 2021 sort le roman Arbre de l’oubli (Actes Sud) et l’essai Je suis parce que nous sommes (Éditions du Chemin de fer).   Bibliographie sélective Sois belle/Sois fort (essai), Parole, 2016. Rien d'autre que cette félicité, Léméac/Parole, 2019. Leçons d'indifférence (essai), Parole, 2020. Je suis parce que nous sommes (essai), Chemin de fer, 2021. Arbre de l'oubli, Actes Sud, 2021.

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© Muriel Despiau
Raphaël Imbert
Musicien

Musicien autodidacte, Raphaël Imbert emprunte un chemin atypique dans la grande famille du jazz et des musiques improvisées. L’un de ses domaines de prédilection, sujet de recherche qu’il poursuit toujours aujourd’hui, est le spirituel dans le jazz. L’acte fondateur de la démarche artistique de Raphaël Imbert remonte à 1999 avec la création d’un orchestre composé de neuf musiciens, La Compagnie Nine Spirit. En 2010, Raphaël Imbert intègre le dispositif Improtech, en lien avec l’IRCAM et l’EHESS, et part aux États-Unis afin d’y étudier le lien entre les musiques populaires traditionnelles avec l’oralité et l’improvisation, les nouveaux médias et la révolution numérique. Plusieurs projets musicaux sont issus de cette période comme « OMax at Lomax » et surtout « Music is My Home », né en 2015. Ce sujet de prédilection lui a valu d’être Lauréat de la Villa Médicis Hors les Murs en 2003 Le principe essentiel de la rencontre, élément déterminant dans la pratique du jazz, l’a amené à travailler avec des musiciens d’exception comme Archie Shepp, Daniel Humair, Yaron Herman, Anne Paceo, le Quatuor Manfred, le Trio Chemirani, l’Ensemble Contraste d’Arnaud Thorette et Johan Farjot, Karol Beffa, Hugh Coltman, Laurent de Wilde… En 2021, parait « Oraison », un enregistrement phonographique rappelant la mémoire de la ville ayant donné le nom de ses rues à ses héros, décédés lors de la grande guerre ou d’acte de résistance. En 2022, il collabore avec Patrick Chamoiseau, autour de la poésie de Baudelaire, avec Patrick Chamoiseau (texte et voix), pour célébrer les 200 ans du poète et pour faire dialoguer, comme il sait si bien le faire, la poésie et la musique, autant que les genres différents, les époques différentes, pour susciter de belles émotions et nous parler du présent. Après avoir dirigé le conservatoire Pierre Barbizet de Marseille entre 2019 et 2023, Raphaël Imbert est aujourd'hui directeur de l'INSEAMM (Institut national supérieur d'enseignement artistique Marseille-Méditéranée) qui regroupe le conservatoire Pierre Barbizet et l'école des Beaux-arts de Marseille. Bibliographie sélective Pour ou contre les conservatoires, Seuil, coll. "Libelle", 2023. Baudelaire jazz. Méditations poétiques et musicales avec Raphaël Imbert, avec Patrick Chamoiseau, Seuil, 2022. Jazz suprême. Initiés, mystiques et prophètes, L'Eclat, 2018. Discographie sélective Oraison, Out Note Records, 2021. Music is my hope, Jazz Village, 2018. Projects, Zig-zag Territoires, 2013. Bach Coltrane, Zig-zag Territoires, 2008.

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© Atelier 25
Grégoire Ingold
Metteur en scène, Comédien

Grégoire Ingold est comédien et metteur en scène. Après des études à l’École du Théâtre National de Chaillot sous la direction d’Antoine Vitez, il joue à plusieurs reprises au théâtre de Chaillot et à l’Odéon. En 1982, il fonde le Théâtre du Quai de la Gare à Paris qui permet à de nombreux jeunes metteurs en scène de monter leurs premiers spectacles. En 1988, Grégoire Ingold réalise plusieurs voyages d’étude en Afrique francophone, lors desquels il explore les différentes formes de théâtre populaire. A la suite de ces voyages, il reçoit le Prix Villa Médicis hors les murs en 1989 et crée le Festival Théâtre en Cités à Kinshasa, en République Démocratique du Congo. En France, il étudie les écoles de jeu qui façonnent le théâtre du 20e siècle et fonde l’Unité d’étude des écoles de mise en scène. En 1997, il crée la compagnie Balagan Système avec laquelle il entame une mission de décentralisation, en association avec le Théâtre Gérard Philippe de Saint-Denis et La Comédie de Reims. Désormais installé en région Rhône Alpes, Grégoire Ingold met en scène des pièces où la dispute des idées et les différentes formes du théâtre forain sont au cœur des projets. Les derniers textes qu’il a mis en scène sont L’extravagant Monsieur Jourdain de Mikhaïl Boulgakov, Ahmed philosophe et La république de Platon d’Alain Badiou, et Entretiens d’embauche de Jacques Jouet.

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© Nicolas Serve / Oh les beaux jours !
Maylis de Kerangal
Écrivaine

Née en 1967, Maylis de Kerangal a été éditrice pour les Éditions du Baron perché et a longtemps travaillé avec Pierre Marchand aux Guides Gallimard puis à la jeunesse. Elle est l’auteur de cinq romans, d'un recueil de nouvelles et d'une novella aux Éditions Verticales. Aux Éditions Naïve, elle a conçu une fiction en hommage à Kate Bush et Blondie, Dans les rapides (2007). Elle a écrit aussi plusieurs livres pour enfants. Réparer les vivants a reçu de nombreux prix littéraires (Grand Prix RTL-Lire, Prix des étudiants France Culture-Télérama...), a été adapté au théâtre par Emmanuel Noblet et au cinéma par Katell Quillévéré en 2015. Corniche Kennedy a, lui, été porté à l'écran par Dominique Cabrera en 2017. En 2021, elle publie un recueil de nouvelles aux Éditions Verticales, Canoës, sept récits qui lient des voix de femmes. Bibliographie sélective Seyvoz, avec Joy Sorman, Inculte, 2022. Canoës, Verticales, 2021. Kiruna, La Contre Allée, 2019. Un monde à portée de main, Verticales, 2018. Un chemin de table, coll. Raconter la vie, Seuil, 2016. A ce stade de la nuit, Verticales, 2015. Réparer les vivants, Verticales, 2014. Pierre, feuille, ciseaux, avec Benoît Grimbert (photographies), Le Bec en l'air, 2012. Tangente vers l'Est, Verticales, 2012. Naissance d'un pont, Verticales, 2010. Corniche Kennedy, Verticales, 2008. Dans les rapides, Naïve, 2006. Je marche sous un ciel de traîne, Verticales, 2000.

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© Fabrice Mabillot
Angélique Kidjo
Autrice, Chanteuse

Angélique Kidjo est née au Bénin en 1960. Dès son plus jeune âge elle est familiarisée avec le monde de la scène grâce à sa mère, directrice d’une troupe de théâtre. Elle enregistre son premier album en 1980, intitulé Pretty, qui devient un succès sur le continent africain et lui permet de faire une grande tournée en Afrique de l’Ouest. Malheureusement, les conflits politiques dans son pays l’empêchent de continuer sa carrière et elle s’installe en France en 1983. Là, elle intègre le Centre d’informations musicales, une école de jazz réputée où elle rencontre son futur mari, Jean Hebrail, musicien et compositeur avec qui elle travaille tout au long de sa carrière. Après ses études, elle intègre plusieurs groupes africains à Paris en tant que choriste puis devient la chanteuse du groupe de jazz africain Pili Pili, avant d’enregistrer un album solo, Parakou, en 1990. Elle est découverte par Chris Blackwell en 1996, fondateur d’Island Records, maison de disque de Bob Marley et U2. Elle part s’installer aux États-Unis. C’est le début de la carrière internationale d’Angélique Kidjo, couronnée de succès et récompensée en 2007 par un Grammy Awards. Très engagée pour de multiples causes, elle devient ambassadrice de bonne volonté pour l’UNICEF en 2002. Elle participe à de nombreux concerts caritatifs tout au long de sa carrière. En 2006, elle crée la Fondation Batonga qui offre des financements aux établissements scolaires pour une meilleure formation des professeurs, dans le but d’augmenter le nombre de jeunes filles ayant accès aux études secondaires pour qu’elles soient actrices du développement de l’Afrique. Ses mémoires, intitulées La Voix est le miroir de l’âme, ont été publiées chez Fayard en 2017. Son dernier roman paraît en avril 2021 dans la collection « Je chemine avec … » chez Seuil.   Bibliographie sélective La Voix est le miroir de l'âme, Fayard, 2017. Je chemine avec Angélique Kidjo, Seuil, coll. "Je chemine avec ...", 2021. À écouter "Mother Nature", Universal Music, 2021.

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© Nathan Lahire
Bernard Lahire
Chercheur, Sociologue

Bernard Lahire est sociologue et professeur de sociologie à l’École normale supérieure de Lyon. Il est également directeur de l’équipe « Dispositions, pouvoirs, cultures, socialisations » du Centre Max-Weber du CNRS. Ses travaux portent sur une grande variété de sujets, dont la réussite et l’échec scolaire dans les milieux populaires, l’illettrisme, les conditions de vie et de création des écrivains, les inégalités sociales pendant l’enfance… Il a enseigné dans de nombreuses universités à l’étranger, principalement au Brésil. Ses travaux sont régulièrement traduits. Il est chevalier de la Légion d’honneur et chevalier de l’ordre des Arts et des Lettres. Il dirige la collection « Sciences sociales du vivant » et la collection « Laboratoire des sciences humaines » aux Éditions La Découverte. C’est dans cette dernière qu’il a publié L’interprétation sociologique des rêves en 2018 et sa suite La Part rêvée. L’interprétation sociologique des rêves 2 qui sort en 2021. Bibliographie sélective La condition littéraire. La double vie des écrivain., La Découverte, coll. "Textes à l'appui/Lab. Sciences sociales", 2006. Ceci n'est pas un tableau. Essai sur l'art, la domination, la magie et le sacré, La Découverte, 2015. L'interprétation sociologique des rêves, La Découverte, 2018. La Part rêvée. L'interprétation sociologique des rêves 2, La Découverte, 2021.

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© Atelier 25
Lisa Mandel
Illustratrice

Lisa Mandel est née en 1977 à Marseille. À sa sortie des Arts décoratifs de Strasbourg, ses illustrations sont publiées dans différents magazines pour la jeunesse. Puis elle participe au Mégazine Tchô !, avant de signer Nini Patalo, son premier livre (collection Tchô !, Glénat). Elle a aussi imaginé Eddy Milveux, une série prépubliée dans le magazine Capsule Cosmique et sortie chez Milan Presse. Après de longs séjours au Sénégal et au Cambodge, elle a découvert l’Argentine en 2005 et a créé à cette occasion Libre comme un poney sauvage, un blog à succès publié par la suite chez Delcourt (collection Shampooing). Le 4e volume de Nini Patalo, « L’important c’est de gagner », a reçu en 2007 le premier prix Tam Tam bande dessinée lors du salon du livre jeunesse de Montreuil. Depuis 2010, Nini Patalo est adaptée en série animée par les studios Je suis bien content et est diffusée sur des chaines telles que France 3 ou Canal J. En 2016, avec la sociologue Yasmine Bouagga, elle lance chez Casterman la collection "Sociorama", dont le principe est d'adapter en bande dessinée les recherches de sociologues. De février à octobre 2016, elles suivent le quotidien des migrants de la Jungle de Calais à travers un blog, "Les nouvelles de la jungle" qui est adapté en 2017 en album aux éditions Casterman. L'ouvrage est Coup de cœur 2017 du Centre national de la littérature pour la jeunesse (BnF). Depuis 2009, elle travaille sur le milieu des hôpitaux psychiatriques avec sa série HP (L’Association), grâce aux témoignages de sa mère et de son beau-père, infirmiers en service psychiatrique pendant 35 ans. Elle est associée à l’écrivaine Joy Sorman, autrice de À la folie (Flammarion, 2021), pour une rencontre lors de la 5e édition du festival.   Bibliographie sélective Nina Patalo, 5 tomes, Glénat. Eddy Milveux, 3 tomes, Milan Presse. Libre comme un poney sauvage, Delcourt, 2016. HP, 2 tomes, L'Association, coll. "Espôlette". Les Nouvelles de la jungle de Calais, avec Yasmine Bouagga, Casterman, coll. "Sociorama", 2017. Allez les filles !, avec Emmanuelle Piquet, Albin Michel Jeunesse, 2020.

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© DR
Florent Marchet
Auteur, Musicien

Né en 1975, Florent Marchet apprend le piano à l’âge de 5 ans et fait ses études musicales au conservatoire de musique et de danse de Bourges. Ses débuts remontent à 1996, quand il alterne piano-bars, groupe de musique irlandaise, théâtre, concerts avec ses chansons dans de petites scènes. C’est aussi durant cette période qu’il intervient comme musicien dans les écoles, les hôpitaux psychiatriques, les prisons et qu’il apprend l’usage d’un grand nombre d’instruments, comme la guitare, la basse, la mandoline ou encore l’accordéon. Il collabore entre autres avec Frédéric Lo pour la composition de « Ce n’est pas rien » pour Sylvie Vartan. En 2002, il apparaît sur la compilation C.Q.F.D des Inrocks. Il signe la même année un contrat chez l'éditeur (Strictly Confidential). L’année suivante, il signe sur le label Barclay/Universal. En 2004, c'est la sortie de son 1er album Gargilesse d’après le nom d’un village du Berry. Pour cet album il est nommé au prix Constantin et reçoit le prix coup de cœur de l’académie Charles Cros ainsi que le prix du FAIR. Suivront alors les albums Rio Baril (2007), Courchevel (2010) et Noël's songs (2011). Depuis 2011, Il a travaillé sur le projet Coquillette la mauviette, un livre disque mis en scène à la Cité de la Musique. Il a également réalisé la Bo du film A moi seule. Avec « Bambi Galaxy », il téléporte toute une famille du Berry (son berceau natal) en 2045 à la recherche d’une identité et d’un héritage cosmique, partant d’un point domestique pour le dilater en allégorie universelle. Il a composé la musique du film « A moi seule » de Frédéric Videau , celui de Patrick Mille « Going to Brazil » ainsi que le magnifique film d’Eric Caravaca « Carré 35 » (sélection officielle à Cannes 2017) et nommé aux Césars 2018. Son premier roman, Le monde du vivant, est publié en 2020 chez Stock. Le récit d’un ingénieur qui force sa famille à changer de vie pour gérer une exploitation agricole mais un accident va venir chambouler le fragile équilibre familial. Discographie sélective « Gargilesse », Barclay, 2004. « Rio Baril », Barclay, 2007.  Frère animal, livre-disque co-écrit avec Arnaud Cathrine, Verticales / Gallimard, 2008. « Courchevel », Pias, 2010. « Noël's songs », Nodiva, 2011. « Bambi Galaxy », Pias, 2014. Bibliographie sélective Le monde du vivant, Stock, 2020.

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© Atelier 25
Lionel Naccache
Neurologue

Lionel Naccache a suivi ses études de médecine à l’Université Pierre et Marie Curie Paris VI et est également diplômé de l’Ecole Normale Supérieure de la rue d’Ulm. C’est un brillant neurologue et neurophysiologiste, spécialiste de la conscience, qui exerce à l’Hôpital de la Pitié-Salpêtrière AP-HP. Le docteur Naccache est chercheur en neurosciences cognitives à l’Institut du Cerveau et de la Moëlle épinière (ICM) à Paris. Par ses travaux, il contribue à l’exploration des propriétés psychologiques et cérébrales de la conscience. En 2005, dans une étude publiée dans la revue américaine Proceedings of the National Academy of Sciences (PNAS), il propose, avec ses collaborateurs, un modèle scientifique de la conscience. Il se fait connaître du grand public en 2006, par la publication de son livre Le Nouvel Inconscient : Freud, Christophe Colomb des neurosciences, ouvrage dans lequel il démonte la théorie de l’inconscient freudien. Son dernier ouvrage, Le Cinéma intérieur. Projection privée au cœur de la conscience est publié en 2020 aux éditions Odile Jacob.   Bibliographie sélective Le Nouvel Inconscient : Freud, Christophe Colomb des neurosciences, Odile Jacob, 2006. Parlez-vous cerveau ? avec Karine Naccache, Odile Jacob, 2018. Nous sommes tous des femmes savantes, Odile Jacob, 2019. Le Cinéma intérieur : Projection privée au coeur de la conscience, Odile Jacob, 2020.

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© Nicolas Serve
Joy Sorman
Écrivaine

Née en 1973, Joy Sorman se consacre d’abord à l’enseignement de la philosophie avant de se diriger vers l’écriture. En 2005, paraît son premier roman Boys, boys, boys, un manifeste pour un « féminisme viril », lauréat du prix de Flore. En 2013, elle reçoit le prix François Mauriac de l’Académie française pour Comme une bête (Gallimard). En 2014, La Peau de l’ours (Gallimard) est sélectionné dans la liste Goncourt. Joy Sorman a également collaboré à des médias audiovisuels (Paris première, la Matinale de Canal+, Médiapart…) Habituée de la scène, elle aime travailler avec des complices comme le musicien-compositeur Rubin Steiner qui l'accompagne dans la lecture de Fou comme un lapin  pour la soirée de clôture de la 3e édition d'Oh les beaux jours ! en 2019. En 2021, elle publie A la folie (Flammarion), résultat d'un an d'observation dans les couloirs d'hôpitaux psychiatriques. En janvier 2024 paraît Le Témoin (Flammarion), dans lequel elle poursuit, cette fois à travers la fiction, son exploration de nos « lieux communs », ceux qui racontent le monde et jettent une lumière crue et acérée sur la société dans laquelle nous vivons. Bibliographie sélective Le Témoin, Flammarion, 2024. Seyvos, avec Maylis de Kerangal, Inculte, 2022. À la folie, Flammarion, 2021. Sciences de la vie, Seuil, 2017. La Peau de l'ours, Gallimard, 2014. Présentée vivante, Mucem, 2013. Lit national, avec Frédéric Lecloux (photo), coll. «Collatéral», Le Bec en l'air, 2013. Comme une bête, Gallimard, 2012. Paris Gare du nord, Gallimard, coll. "L'Arbalète", 2011. Pas de pitié pour les baskets, avec Olivier Tallec (dessin), Hélium, 2010. Gros œuvre, Gallimard, 2009. Du bruit, Gallimard, 2007. Boys, boys, boys, Gallimard, 2005.

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© Nicolas Serve
David Vann
Auteur

David Vann est né en 1966 sur l'île Adak, en Alaska, et y a passé une partie de son enfance avant de s'installer en Californie avec sa mère et sa sœur. Il a travaillé à l'écriture d'un premier roman pendant dix ans avant de rédiger en dix-sept jours, lors d'un voyage en mer, le livre qui deviendra Sukkwan Island. Publié en France chez Gallmeister en janvier 2010, ce roman connaît immédiatement un immense succès. Il remporte le prix Médicis étranger et s'est vendu à plus de 300 000 exemplaires. Porté par son succès français, David Vann est aujourd'hui traduit en dix-huit langues dans plus de soixante pays. Une adaptation cinématographique par une société de production française est en cours. Il partage aujourd'hui son temps entre la Nouvelle-Zélande, où il vit, et l'Angleterre où il enseigne, tous les automnes, la littérature. Pendant la deuxième édition du festival, il était en résidence à La Marelle à Marseille. Il revient en 2021 avec Komodo (Gallmeister), le voyage d'une mère de famille en pleine crise existentielle qui tourne au thriller. Bibliographie Sukkwan island (prix Médicis étranger), trad. de l'anglais Laura Derajinski, Gallmeister, 2010. Désolation, trad. de l'anglais Laura Derajinski, Gallmeister, 2011. Impurs, trad. de l'anglais Laura Derajinski, Gallmeister, 2013. Goat mountain, trad. de l'anglais Laura Derajinski, Gallmeister, 2014. Dernier jour sur terre, trad. de l'anglais Laura Derajinski, Gallmeister, coll. "Totem", 2014. Aquarium, trad. de l'anglais Laura Derajinski, Gallmeister, 2016. L'Obscure clarté de l'air, trad. de l'anglais Laura Derajinski, Gallmeister, 2017. Komodo, trad. de l'anglais Laura Derajinski, Gallmeister, 2021.

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© Alexis Vettoretti
Vîrus
Chanteur

Originaire de Rouen, Vîrus est un rappeur français, actif depuis le début des années 2000. Après des apparitions sur des mixtapes de rappeurs rouennais, il publie son premier EP, Tellement d’choses. Avec le beatmaker Banane, il travaille sur trois EP réunis dans un album, Le choix dans la date en 2011. Un autre EP, intitulé Fair-Part, sort en 2013, un tournant dans sa carrière, plus sombre. Avec le réalisateur de clip Tcho, il fonde le Buena Vista Sociopathe Club et produit des clips pour ses propres projets et pour d’autres rappeurs. En 2013, il forme également le groupe Associal Club, avec Casey et Prodige, entre autres. Ils sortent Toute entrée est définitive, un album remarqué par la critique. En 2015, Vîrus publie Huis-Clos, qui constitue un diptyque avec Fair-Part, lui aussi salué par la critique. Vîrus est l’une des personnalités du rap français qui invitées par l’École normale supérieure de Paris pour évoquer son travail de la langue dans le rap lors du séminaire La Plume et Le Bitume. En 2017, Vîrus sort un disque-livre qui adapte des textes de Jehan-Rictus, poète en langue populaire de la fin du 19e-début 20e siècle, intitulé Les Soliloques du Pauvre, titre éponyme d’un texte du poète. L’acteur Jean-Claude Dreyfus a participé sur trois titres. Le rappeur propose une lecture sonore à la Maison de la poésie en 2021 autour du roman Schtilibem 41 de l’auteur Georges Arnaud, témoignage de dix-neuf mois d’incarcération en 1941 après avoir été accusé à tort d’avoir tué son père, sa tante et une domestique. Il est rejoint sur ce projet par le saxophoniste Akosh S. dans une mise en scène rappelant une cellule de prison. Cette lecture musicale voyage à Marseille à l’occasion du festival Oh les beaux jours !.   À lire et à écouter : "Les Soliloques du Pauvre", livre-disque, Au Diable Vauvert, 2017.

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© Hannah Assouline
Valérie Zenatti
Écrivaine

Valérie Zenatti vit plusieurs années de son adolescence en Israël, puis revient en France où elle réalise des études d’histoire et d’hébreu. Elle commence ensuite une carrière journalistique à la radio et couvre notamment la guerre en ex-Yougoslavie, puis se tourne vers l’enseignement de l’hébreu. À partir de 2004, elle décide de se consacrer exclusivement à l’écriture. Ses romans adulte et jeunesse rencontrent un grand succès et gagnent de nombreux prix, The Times compare son roman adolescent Quand j’étais soldate (L'École des loisirs, 2002) à L’Attrape-cœurs de J.D. Salinger. Sa renommée mondiale s’accroit avec la parution d’Une bouteille dans la mer de Gaza (L'École des loisirs, 2005) qui récolte une vingtaine de prix et est traduit dans plus de quinze langues. Son premier roman adulte, En retard pour la guerre (L’Olivier, 2006) est adapté au cinéma par Alain Tasma. Valérie Zenatti est également la traductrice en France d’Aharon Appelfeld, décédé en 2018, dont elle a traduit plus d’une dizaine de livres. En 2015, Jacob, Jacob (L’Olivier) et lauréat du Prix du Livre Inter. Son essai Dans le faisceau des vivants (L’Olivier, 2019) reçoit le prix France Télévisions de l’essai. Après s'être prêtée au jeu du grand entretien en 2021, elle revient avec une lecture musicale de Qui-vive, son dernier roman (L'Olivier, 2024). Bibliographie sélective Qui-vive, L'Olivier, 2024. Dans le faisceau des vivants, L'Olivier, 2019. Jacob, Jacob, L'Olivier, 2015. En retard pour la guerre, L'Olivier, 2006, rééd. 2021. Une bouteille dans la mer de Gaza, L'École des loisirs, 2005. Quand j'étais soldate, L'École des loisirs, 2002. À voir Thierry Binisti, Une bouteille à la mer, Diaphana, 2019.

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© Lamia Ziadé
Lamia Ziadé
Illustratrice, Autrice

Née en 1968 au Liban, Lamia Ziadé est artiste et auteur-illustratrice. Elle a connu la guerre civile dans son pays d'origine et a fait des études d'Arts graphiques à Paris (école Penninghen). Elle a travaillé avec Jean-Paul Gaultier sur la création d'imprimés textiles, avant de se tourner vers l'illustration puis vers l'art contemporain composant de grands tableaux érotiques (elle a été exposée plusieurs fois à la galerie Kamel Mennour). Le conflit israélo-libanais de 2006 et l'invasion du Liban l'ont conduit à écrire Bye bye Babylone : Beyrouth 1975-1979 (Denoël Graphic), un roman en textes et en images, sur son enfance et sur la guerre civile. En 2015, Ô nuit, ô mes yeux (P.O.L), mêlant de la même façon textes et images, est consacré cette fois au Caire, de l'entre-deux-guerres aux années 1970, à travers les grandes voix de la musique arabe. Publié en 2017, Ma très grande mélancolie arabe (P.O.L), s'imprègne, dans un registre plus sombre, des mêmes thématiques pour dire les tragédies de cette partie du monde à travers ses grandes figures. À la suite de l'explosion monumentale qui a détruit une partie de la capitale libanaise en 2020, Lamia Ziadé écrit et dessine Mon port de Beyrouth (P.O.L), comme un carnet intime de la catastrophe qu'elle a vécue depuis Paris, en lien étroit avec ses proches vivant sur place. Bibliographie Lola cartable, avec Patrick Gloux (texte), Éditions du Rouergue, 1995. Strip tease, Éditions du Rouergue, 1998. Bye bye Babylone. Beyrouth 1975-1979, Denoël Graphic, 2010. Ô nuit ô mes yeux. Le Caire/Beyrouth/Damas/Jérusalem, P.O.L, 2015. Ma très grande mélancolie arabe. Un siècle au Proche-Orient, P.O.L, 2017. Mon port de Beyrouth, P.O.L, 2021.

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