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Edmond Dumas Dantès,
une vie extraordinaire du Comte de Monte-Cristo

Alfred et Fred Nevché

Cela fait quelques années qu’Oh les beaux jours ! rêvait à ce spectacle, poursuivant ainsi sa relecture joyeuse de classiques littéraires sous forme de concert dessiné (on se souvient des adaptations du Banjo de Claude McKay, du 1984 de George Orwell, des nouvelles d’Edgar Allan Poe…).

Après plusieurs mois de création, le chanteur-compositeur Fred Nevché et le dessinateur Alfred fusionnent leurs univers pour partager avec nous la vie et l’œuvre du grand Alexandre Dumas, figure majeure de la littérature française au XIXe siècle. Si ses Trois mousquetaires et son Comte de Monte-Cristo l’ont rendu célèbre, il fut l’auteur d’une œuvre bien plus large et d’une correspondance dans laquelle Fred Nevché et Alfred se sont plongés passionnément. Car la vie d’Alexandre Dumas, petit-fils d’une esclave noire affranchie, qui fut à la fois coqueluche du Tout-Paris, romancier prolifique, directeur de théâtre, patron de presse, voyageur infatigable, militant politique, avant de connaître plusieurs disgrâces et faillites, est elle-même un roman haletant !

C’est au fort Saint-Jean, dans un décor idéal pour assister à quelques épisodes marquants des aventures d’Edmond Dantès – dont, bien sûr, sa célèbre évasion du château d’If –, que les deux compères officieront, entretenant savamment à l’instar de Dumas les zones de flous entre sa vie et son œuvre. Cet «ovni onirico-biographique», comme ils le décrivent joliment, mêlera les chansons et les nappes de poésie électronique que Nevché a écrites pour l’occasion, à des lectures et aux dessins colorés qu’Alfred, maître du dessin live, fera naître sous nos yeux à coup sûr émerveillés.


Concert dessiné produit par la Compagnie Les Dits sont de là, en coproduction avec Oh les beaux jours !.
Soirée en coréalisation avec le Mucem.


À lire

  • Alexandre Dumas, Le Comte de Monte-Cristo, coll. « Folio Classique », Gallimard, 2020 (nouvelle édition en un volume).
  • Alfred, Maltempo, Delcourt, 2023.

À écouter

  • Fred Nevché, Emotional Data, IN/EX, le label de Grand Bonheur, 2024.

Accès à la soirée uniquement par la passerelle du fort Saint-Jean.

Grand Seigneur

Nina Bouraoui, Souad Massi,
Mokrane Adlani (violon) et Nazim Bakour (guitare)

Révélée en 1991 avec son roman La Voyeuse interdite, Nina Bouraoui est depuis l’autrice d’une œuvre en partie autobiographique dont son père, décédé en 2022, était un lecteur assidu, parfois critique, toujours admiratif. Ce « Grand Seigneur » ne lira pas le livre que celle qui l’accompagna jusqu’à ses derniers jours lui consacre pourtant.

Car l’écrivaine s’est construite à l’imitation de ce père, brillant économiste et haut-fonctionnaire algérien, gouverneur de la Banque centrale d’Algérie, admirateur de Gide et amateur de vin, dandy aux verres fumés qui s’engouffrait dans les avions officiels dans un nuage de parfum et de tabac. Lui n’a d’yeux que pour sa fille dont le succès littéraire le grise et le venge de son exil forcé en France, marqué par l’amertume, suite à sa disgrâce en Algérie durant la décennie noire. Nina Bouraoui relate ses visites crépusculaires dans le service de soins palliatifs où il termine sa vie, ses échappées amoureuses à Aix-en-Provence et ses souvenirs familiaux entre Paris et Alger.

Née à Alger, Souad Massi a fait de l’exil l’un des thèmes centraux de son répertoire. Installée en France depuis 1999, elle connaît un grand succès dès son premier album, Raoui (2001), et acquiert une renommée internationale avec Deb (2003). Musicienne folk rock, éminente représentante de la musique chaâbi et arabo-andalouse, Souad Massi construit une œuvre singulière qui exprime un lien intime à la littérature, adaptant des poèmes arabes classiques dans El Mutakallimûn (2015).

Réunies sur scène avec deux musiciens, Nina Bouraoui et Souad Massi mêleront leurs voix pour partager avec nous ce récit filial empli d’une émotion juste.


À lire

  • Nina Bouraoui, Grand Seigneur, JC Lattès, 2024.

À écouter

  • Souad Massi, Sequana, BackingTrack/Virgin Music LAS/Universal, 2022.

En coréalisation avec le Mucem.
Cette lecture musicale a été créée par Nina Bouraoui et Souad Massi dans le cadre du festival Le Goût des Autres de la Ville du Havre.

Serge Dehaes

Philo Fight au Logos Club

Mise en scène Grégoire Ingold
Avec Jean-Luc Colin, Élise Frier-Chaix, Éric Leconte, Boun Sy Luangphinith
D’après des textes de Laurent Binet et de Platon

Composant une partition de jeu à partir de deux textes, l’un récent (La Septième Fonction du langage de Laurent Binet) et l’autre vieux de plus de deux siècles (Gorgias, l’un des dialogues de Platon), le metteur en scène Grégoire Ingold crée le dispositif d’un théâtre platonicien pour interroger dans le vif les puissances de la parole.

Qu’est-ce donc qui fonde la vérité d’un discours, est-ce son effet persuasif, c’est à dire sa capacité à emporter l’adhésion des auditeurs ? Est-ce sa capacité à pouvoir être soutenue en toute raison, indépendamment du plaisir ou du déplaisir de l’auditoire ? Mais sur quoi repose cette puissance de persuasion, et quel usage en fera celui qui la maîtrise ?

Réunis avec le public autour d’une aire centrale de jeu, les comédiens incarnent une pensée en mouvement et défendent, avec éclat, les positions d’un conflit toujours ardent. Un spectacle servi par quatre excellents comédiens qui nous tiennent dans le suspense de la dispute des idées, où l’humour et l’ironie d’un Socrate espiègle viennent sans cesse nous piquer dans nos idées reçues.

Une bataille toujours d’actualité entre philosophie et rhétorique qui relie la pensée platonicienne à notre temps dans un dispositif scénique original et accessible à tous !


À lire :

  • Laurent Binet, La Septième fonction du langage, Grasset, 2015.
  • Gorgias de Platon, suivi de Éloge d’Hélène de Gorgias, traduction de Stéphane Marchand et Pierre Ponchon, Les Belles Lettres, 2016.

Un projet du Mucem.
Création dans le cadre du programme La Méditerranée des philosophes – Mucem
Coproduction Les Tréteaux de France/Mucem
Compagnie Balagan Système

Philippe Bretelle

L’Appel d’Alexandrie

Avec Safaa Fathy, Maylis de Kerangal et Raphaël Imbert
Textes traduits vers l’arabe par Safaa Fathy

Cette année, Oh les beaux jours ! a imaginé un spectacle en partenariat avec le festival Écrire la Méditerranée, qui s’est tenu en juin dernier à Alexandrie. Entre Marseille et la grande ville égyptienne, dont la corniche rappelle celle de la cité phocéenne, il n’y a qu’une mer à traverser et pourtant tant d’écueils à franchir, tant d’idées préconçues à vaincre que la crise pandémique a encore accentuées. Trois auteurs et artistes, qui ne s’étaient jamais rencontrés mais s’étaient lus, écoutés et qui s’admiraient, ont répondu à l’appel lancé depuis l’autre rive.

Ensemble ils ont inventé une forme inédite mêlant littérature, philosophie et musique, sorte d’oratorio contemporain, où l’on entend en français et en arabe leurs voix, où l’on croise celle du philosophe Jean-Luc Nancy, mais aussi celles d’individus qui tentent d’échapper aux guerres, à la violence et à l’injustice en une inépuisable quête d’un monde meilleur. « Ces hommes, femmes et enfants qui fuient leur pays pour rallier l’Europe existent donc sous la forme d’une généralité, une entité aussi floue que massive, et que résorbe son seul mouvement : les migrants. »

Née à Minia, en Égypte, Safaa Fathy est poète, essayiste, dramaturge mais aussi cinéaste, réalisatrice d’un très beau film documentaire, D’ailleurs, Derrida, où elle fait entendre la parole du philosophe à la fin de sa vie, alors qu’il ne peut plus retourner sur les lieux de sa jeunesse en Algérie.
Depuis vingt ans, Maylis de Kerangal est l’autrice de romans et de récits où elle explore des mondes multiples, mobilise autant la philosophie, la littérature que l’histoire de l’art et les sciences. Son écriture met en œuvre de manière sensible une pensée du vivant et de l’attention au monde, aux langages et aux êtres.
Musicien autodidacte, Raphaël Imbert poursuit un chemin atypique dans la grande famille du jazz et des musiques improvisées, artiste et pédagogue exigeant, arrangeur et improvisateur recherché. L’un de ses domaines de prédilection est le spirituel dans le jazz, dimension qu’il aime aussi ausculter dans les musiques soufies. Il est aussi le maître des lieux, puisqu’il dirige le conservatoire Pierre Barbizet, qui accueillera ce spectacle.

Dans la cour de ce haut lieu marseillais de la musique, leurs trois voix et le souffle puissant du saxophone se feront écho pour répondre à l’appel d’Alexandrie.


À lire

  • Jacques Derrida, Safaa Fathy, Tourner les mots, Galillée, 2000.
  • Maylis de Kerangal, Canoës, Verticales, 2021.

À écouter

  • Raphaël Imbert, « Oraison », OutNote, 2021.

En coproduction avec le festival Écrire la Méditerranée et l’Institut français d’Égypte.


Lecture musicale suivie de Thésée, sa vie nouvelle. Billet unique pour la soirée.

Fabrice Mabillot

En cheminant avec Angélique Kidjo

Avec Angélique Kidjo et Thierry Vaton
Entretien animé par Élodie Karaki, suivi d’un concert


La grande chanteuse béninoise est l’invitée d’Oh les beaux jours ! à l’occasion de la parution d’un livre d’entretiens où elle évoque son enfance, ses choix de vie et sa carrière.
« Avant d’être femme, avant d’être noire, je suis un être humain. Née dans une famille de dix enfants au Bénin, j’ai reçu une éducation atypique. Mes parents étaient féministes : filles, comme garçons, nous allions tous à l’école et participions équitablement aux tâches ménagères. Nous avons appris à associer la tête et le cœur à nos réflexions. »

Couronnée par quatre Grammy Awards, considérée comme la « première diva africaine » par Time Magazine, Angélique Kidjo mêle les musiques traditionnelles de son Bénin natal à d’autres genres, pop, jazz, reggae… Ses albums disent l’histoire de l’Afrique, celle de l’esclavage et de l’Apartheid, et prônent la défense des droits humains. Ambassadrice de bonne volonté à l’Unicef depuis 2002, considérant l’éducation comme impérative pour garantir justice et paix, elle a créé sa propre fondation, Batonga, en 2006.

Au Mucem, elle reviendra sur son parcours et ses engagements avant de monter sur scène pour un concert littéraire où elle mêlera sa voix à celles d’auteurs qui ont forgé sa vision du monde.


À lire

  • Angélique Kidjo, {Je chemine avec } Angélique Kidjo, entretiens menés par Sophie Lhuillier, Seuil, 2021.

À écouter

  • Angélique Kidjo, « Mother Nature », Universal Music, 2021.

En coréalisation avec la Saison Africa 2020 / Institut français et le Mucem.

Alexis Vettoretti

Schtilibem

Avec Vîrus, Akosh S. et Gildas Etevenard

Écrivain, journaliste et militant, Georges Arnaud (connu pour Le Salaire de la peur, best-seller publié en 1950 et qui sera adapté au cinéma par Henri-Georges Clouzot) fait la une des journaux en 1941, accusé d’un triple meurtre (ceux de son père, de sa tante et d’une domestique) pour lequel il sera incarcéré pendant 19 mois à la prison de Périgueux alors qu’il proclame son innocence. Une accusation dont il sera lavé le 2 juin 1943 lors d’un procès retentissant, son avocat soulignant les incohérences de l’instruction et sur lequel Georges Arnaud écrira quelques années plus tard avec Schtilibem 41 (pour l’argot signifiant « prison » et pour la date de son enfermement). Un brûlot en forme de cri qui prend aux tripes, devenu au fil des années un ardent plaidoyer pour la liberté et un précieux document sur la langue argotique au milieu du xxe siècle.

C’est de ces deux facettes du livre que s’est emparé le rappeur Vîrus, originaire de Rouen, adepte de sonorités sombres, de textes sans concessions et nourris de figures de style, connu pour ses réflexions autour du langage et de l’écriture dans le rap. Accompagné sur scène de Akosh S., célèbre saxophoniste plutôt versé dans le free-jazz et du batteur, compositeur et interprète Gildas Etevenard, Vîrus proposera, en partant de Schtilibem 41, mélangé à d’autres textes dont les siens et ceux d’autres écrivains, une création originale qu’il nomme un « work in recherche ». Soit une réflexion sur l’enfermement, physique comme musical, artistique comme mental, et évidemment sur la possibilité d’en sortir qui poursuit celle entamée avec son disque « Huis-Clos » sorti en 2015, et qui abordait déjà les questions de l’isolement et l’enfermement.


À lire

  • Georges Arnaud, Schtilibem 41, Finitude, 2008.

À écouter

  • Akosh S., « Apoptose », avec Sylvain Darrifourcq, Meta Records, 2014.
  • Vîrus, sur un texte de Jehan-Rictus, « Les Soliloques du Pauvre », livre-disque, Au Diable Vauvert, 2017.

En coréalisation avec la Ville de Marseille — Musées de Marseille.
Lecture musicale créée à la Maison de la poésie, Paris.


Lecture musicale précédée du Fantôme d’Odessa. Billet unique pour la soirée.

Nicolas Serve

Thésée, sa vie nouvelle

Avec Camille de Toledo, Cleo T. et Valentin Mussou
Lecture musicale suivie d’un « bord de scène » animé par Guénaël Boutouillet

Dès les premières pages de Thésée, sa vie nouvelle de Camille de Toledo – qui n’a pas choisi par hasard le nom de ce héros de la mythologie grecque perdu dans le labyrinthe de sa généalogie – Thésée le narrateur (mais aussi l’auteur) s’échappe de sa «ville de l’ouest» pour rejoindre un autre point d’attache situé plus à l’est, comme si l’amnésie et l’éloignement étaient des réponses pertinentes aux drames qui nous traversent. Le roman, mélange de poésie et de fiction, de poèmes et d’images, de digressions historiques et autobiographiques, de palettes d’écriture et de souvenirs à tiroir, raconte ainsi la fuite d’un père et de ses deux enfants. Comme une manière d’échapper, en s’en tenant le plus loin possible, au suicide de son frère et à la mort de ses parents. Œuvre protéiforme, Thésée, sa vie nouvelle est le récit grand écran et sur quatre générations de l’effondrement de son auteur qui va être obligé, pour mieux se relever, de trouver l’énergie de se confronter à son passé, de faire appel à sa mémoire, histoire d’enfin trouver le courage d’affronter le futur.

Sélectionné dans le carré final du Goncourt 2020, ce roman labyrinthique qui balaie l’histoire du XXe siècle, dans lequel il faut se laisser entraîner, et que l’auteur, aussi plasticien et vidéaste, considère comme une installation sera mis en musique par le violoncelliste Valentin Mussou, lu par la comédienne et musicienne Cleo T. et Camille de Toledo. Pour l’occasion, dans la belle cour du conservatoire, il sera accompagné de projections de photographies tirées de l’ouvrage et de courts-métrages réalisés par l’auteur, offrant de nouvelles perspectives à cette grande odyssée post-moderne.


À lire :

  • Camille de Toledo, Thésée, sa vie nouvelle, Verdier, 2020.

Lecture musicale précédée de L’Appel d’Alexandrie. Billet unique pour la soirée.

Réapprendre à vivre ensemble

Une soirée imaginée par Nicolas Martin.

Avec François-Xavier Alario, Jean Baret, Gilles Bœuf, Benoist Bouvot, Chloé Delaume, Catherine Dufour, Franky Gogo, Manu Laskar, Serge Lehman, Marion Laval-Jeantet, Nicolas Martin, Géraldine Mosna-Savoye, Anne-Élodie Sorlin et… d’autres invités surprises !

Nul ne peut ignorer qu’un virus mutant a fait son apparition sur la planète, bouleversant notre quotidien et jusqu’au sens même de nos existences, ébranlant en profondeur nos croyances, nos valeurs et nos certitudes, ravivant des peurs enfouies dans les imaginaires et en suscitant de nouvelles. Face à toutes ces nouvelles peurs – de la contamination, de l’autre, des non-masqués, des lieux clos, de la foule… – comment alors réapprendre à vivre ensemble ? Comment refaire société et recréer du lien après en avoir été privés ? Est-il alors possible d’inventer autre chose, de vivre autrement ?

Ce sont les questions auxquelles le journaliste Nicolas Martin, qu’on entend quotidiennement dans La Méthode scientifique sur France Culture, et ses invités répondront au cours d’une grande soirée alliant sciences, arts, politique et performances.

Dans ce grand débat fédérateur (et potentiellement explosif) il s’agira de réfléchir tous ensemble en écoutant chercheurs, écrivains et artistes nous livrer leurs points de vue. Mais Nicolas Martin, en bon maître de cérémonie, souhaite aussi réfléchir à la notion de collectif – et ce à une période où la France n’a jamais été aussi réactionnaire – en cassant les codes de la réflexion, invitant le public à participer, bousculant la scène par des performances intempestives et invitant tout le monde à passer au pratique et à réapprendre, à défaut de vivre ensemble, du moins à vibrer ensemble avec un concert qui clôturera en beauté la soirée.
De l’intelligence, du chaos, de l’inattendu et de la sueur donc, pour une soirée inédite de pensée collective mêlant concerts et débats sur l’esplanade du fort Saint-Jean !


À lire

  • François-Xavier Alario, Toutes les questions que vous vous posez sur votre cerveau, Odile Jacob, 2011.
  • Jean Baret, Vie™, Le Bélial’, 2020.
  • Chloé Delaume, Le Cœur synthétique, Seuil 2020, prix Médicis 2020.
  • Catherine Dufour, Au bal des absents, Seuil, 2020.
  • Serge Lehman, L’Intégrale F.A.U.S.T., Au Diable Vauvert, 2019.
  • Nicolas Martin et Matthieu Lefrançois, L’Espace, éditions E/P/A, 2020, prix Ciel et espace du livre d’astronomie 2021.

À écouter

  • Chloé Delaume, « Les fabuleuses mésaventures d’une héroïne contemporaine », Dokidoki, 2020.
  • Franky Gogo, “Fast And Too Much”, Le Label/PIAS France, 2021.

En coréalisation avec le Mucem.

UrbanMythology

Les Réveilleurs de soleil

Avec Oxmo Puccino et Eddie Purple

Né au Mali en 1974, Oxmo Puccino est devenu depuis « Opéra Puccino » son premier album en 1998, et sans compter la dizaine d’autres qui ont suivi, une figure incontournable du rap français, souvent comparé à Jacques Brel pour sa maîtrise des mots et son phrasé incomparable, surnommé le «poète de la chanson française» et récompensé d’une Victoire de la musique pour le meilleur album de musiques urbaines en 2013, après un recueil de tweets (140 piles), de poésie (Mines de cristal) et de souvenirs d’une tournée (Au fil du chant).

Oxmo Puccino vient de publier son quatrième livre, Les Réveilleurs de soleil, qui est aussi son premier véritable roman. Il y raconte l’histoire de la jeune Rosie, dix ans, et de son grand-père, Edmond, qui fabrique des médicaments à base de poudre de plantes qui guérissent toute la région. Mais le soleil ne se lève plus, les plantes se meurent et Edmond, malade, ne peut plus se soigner. Bien décidée à réveiller le soleil, Rosie prend ainsi la route à la rencontre de personnages qui pourront l’aider dans sa démarche. Conte fantastique, philosophique et écologique, qui évoque tout autant Le Petit Prince d’Antoine de Saint-Exupéry, Le Magicien d’Oz ou le Charlie et la chocolaterie du réalisateur Tim Burton, Les Réveilleurs de soleil est aussi une ode à la jeunesse et à son engagement face à une crise climatique dont la plupart des adultes ne se soucient pas.

Un roman multigénérationnel et féministe qui atteste d’une nouvelle facette du génie d’Oxmo Puccino dont l’auteur lira des extraits entrecoupés de quelques-uns de ses plus grands tubes, accompagné dans la cour de la Vieille Charité par son complice, le guitariste Eddie Purple.


À lire :

  • Oxmo Puccino, Les Réveilleurs de soleil, JC Lattès, 2021.

À écouter :

  • Oxmo Puccino, La Nuit du réveil, All Points, 2019.

En coréalisation avec la Ville de Marseille — Musées de Marseille.


Lecture musicale suivie de The Unreal Story of Lou Reed by Fred Nevché & French 79.
Billet unique pour la soirée.

Où es-tu ?

Avec Keren Ann et Irène Jacob
Spectacle créé en complicité avec la chorégraphe Joëlle Bouvier

Au printemps 2020, empêchées de se voir comme le reste du monde, la chanteuse Keren Ann, confinée à Paris, et la comédienne Irène Jacob, dans les Cévennes, démarrent une conversation qu’elles donnent à voir et à entendre sur les réseaux sociaux. Le principe est simple, chaque dimanche soir, Keren Ann interprète une chanson de son répertoire à laquelle Irène répond avec un texte poétique. Prend alors forme une singulière correspondance où l’univers musical de la chanteuse rencontre à travers la voix de la comédienne les mots de Baudelaire, Charles Bukowski, Andrée Chedid, Paul Éluard ou Germaine Kouméalo Anaté… Au fil de ce dialogue à distance, la communauté d’auditeurs s’agrandit et attend comme un rendez-vous fragile et précieux la rencontre hebdomadaire de ces deux artistes. Lorsqu’enfin le premier confinement se termine, elles décident de prolonger sur scène leur discussion. Ainsi est né ce spectacle, où la poésie se frotte à la musique dans une conversation intense et personnelle qui défie l’espace et le temps, repoussant les frontières de l’imagination pour pallier l’absence de voyages.

Au cinéma, Irène Jacob a été l’inoubliable interprète de La Double vie de Véronique de Krzysztof Kieślowski, on l’a vue aussi sous la direction de Wim Wenders ou de Michelangelo Antonioni, au théâtre mise en scène par Irina Brook ou Thomas Ostermeier, et elle a publié un premier roman il y a deux ans. Depuis 2000, à travers les chansons qu’elle écrit pour les autres (Benjamin Biolay, Henri Salvador…) et ses dix albums personnels dont le dernier, Bleue, Keren Ann s’est imposée comme l’une des auteures-compositrices-interprètes les plus subtiles et passionnantes de sa génération.

En fusionnant leurs univers intimes, en dévoilant les cercles de pensée, les voix et les musiques qui les accompagnent, Keren Ann et Irène Jacob nous entraînent à grande vitesse dans un voyage immobile. Un spectacle idéal pour clore en douceur une intense semaine de festival, dans le décor enchanteur du fort Saint-Jean !

Où es-tu ? »

« Là, juste là, devant toi…


À lire :

  • Irène Jacob, Big Bang, Albin Michel, 2019.

À écouter :

  • Keren Ann, Bleue, Polydor, 2019.

Lecture musicale précédée de Comédies françaises. Billet unique pour la soirée.


En coréalisation avec le Mucem.