Schtilibem

Risquer pour vivre plus
Lecture musicale
samedi 17 juillet, 22h30
Centre de la Vieille Charité, cour

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Avec Vîrus, Akosh S. et Gildas Etevenard

Écrivain, journaliste et militant, Georges Arnaud (connu pour Le Salaire de la peur, best-seller publié en 1950 et qui sera adapté au cinéma par Henri-Georges Clouzot) fait la une des journaux en 1941, accusé d’un triple meurtre (ceux de son père, de sa tante et d’une domestique) pour lequel il sera incarcéré pendant 19 mois à la prison de Périgueux alors qu’il proclame son innocence. Une accusation dont il sera lavé le 2 juin 1943 lors d’un procès retentissant, son avocat soulignant les incohérences de l’instruction et sur lequel Georges Arnaud écrira quelques années plus tard avec Schtilibem 41 (pour l’argot signifiant « prison » et pour la date de son enfermement). Un brûlot en forme de cri qui prend aux tripes, devenu au fil des années un ardent plaidoyer pour la liberté et un précieux document sur la langue argotique au milieu du xxe siècle.

C’est de ces deux facettes du livre que s’est emparé le rappeur Vîrus, originaire de Rouen, adepte de sonorités sombres, de textes sans concessions et nourris de figures de style, connu pour ses réflexions autour du langage et de l’écriture dans le rap. Accompagné sur scène de Akosh S., célèbre saxophoniste plutôt versé dans le free-jazz et du batteur, compositeur et interprète Gildas Etevenard, Vîrus proposera, en partant de Schtilibem 41, mélangé à d’autres textes dont les siens et ceux d’autres écrivains, une création originale qu’il nomme un « work in recherche ». Soit une réflexion sur l’enfermement, physique comme musical, artistique comme mental, et évidemment sur la possibilité d’en sortir qui poursuit celle entamée avec son disque « Huis-Clos » sorti en 2015, et qui abordait déjà les questions de l’isolement et l’enfermement.


À lire

  • Georges Arnaud, Schtilibem 41, Finitude, 2008.

À écouter

  • Akosh S., « Apoptose », avec Sylvain Darrifourcq, Meta Records, 2014.
  • Vîrus, sur un texte de Jehan-Rictus, « Les Soliloques du Pauvre », livre-disque, Au Diable Vauvert, 2017.

En coréalisation avec la Ville de Marseille — Musées de Marseille.
Lecture musicale créée à la Maison de la poésie, Paris.


Lecture musicale précédée du Fantôme d’Odessa. Billet unique pour la soirée.

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