L’Appel d’Alexandrie

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Lecture musicale
jeudi 15 juillet, 20h30
Conservatoire Pierre Barbizet, cour

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Avec Safaa Fathy, Maylis de Kerangal et Raphaël Imbert
Textes traduits vers l’arabe par Safaa Fathy

Cette année, Oh les beaux jours ! a imaginé un spectacle en partenariat avec le festival Écrire la Méditerranée, qui s’est tenu en juin dernier à Alexandrie. Entre Marseille et la grande ville égyptienne, dont la corniche rappelle celle de la cité phocéenne, il n’y a qu’une mer à traverser et pourtant tant d’écueils à franchir, tant d’idées préconçues à vaincre que la crise pandémique a encore accentuées. Trois auteurs et artistes, qui ne s’étaient jamais rencontrés mais s’étaient lus, écoutés et qui s’admiraient, ont répondu à l’appel lancé depuis l’autre rive.

Ensemble ils ont inventé une forme inédite mêlant littérature, philosophie et musique, sorte d’oratorio contemporain, où l’on entend en français et en arabe leurs voix, où l’on croise celle du philosophe Jean-Luc Nancy, mais aussi celles d’individus qui tentent d’échapper aux guerres, à la violence et à l’injustice en une inépuisable quête d’un monde meilleur. « Ces hommes, femmes et enfants qui fuient leur pays pour rallier l’Europe existent donc sous la forme d’une généralité, une entité aussi floue que massive, et que résorbe son seul mouvement : les migrants.»

Née à Minia, en Égypte, Safaa Fathy est poète, essayiste, dramaturge mais aussi cinéaste, réalisatrice d’un très beau film documentaire, D’ailleurs, Derrida, où elle fait entendre la parole du philosophe à la fin de sa vie, alors qu’il ne peut plus retourner sur les lieux de sa jeunesse en Algérie.
Depuis vingt ans, Maylis de Kerangal est l’autrice de romans et de récits où elle explore des mondes multiples, mobilise autant la philosophie, la littérature que l’histoire de l’art et les sciences. Son écriture met en œuvre de manière sensible une pensée du vivant et de l’attention au monde, aux langages et aux êtres.
Musicien autodidacte, Raphaël Imbert poursuit un chemin atypique dans la grande famille du jazz et des musiques improvisées, artiste et pédagogue exigeant, arrangeur et improvisateur recherché. L’un de ses domaines de prédilection est le spirituel dans le jazz, dimension qu’il aime aussi ausculter dans les musiques soufies. Il est aussi le maître des lieux, puisqu’il dirige le conservatoire Pierre Barbizet, qui accueillera ce spectacle.

Dans la cour de ce haut lieu marseillais de la musique, leurs trois voix et le souffle puissant du saxophone résonneront en écho pour répondre à l’appel d’Alexandrie.


À lire

  • Jacques Derrida, Safaa Fathy, Tourner les mots, Galillée, 2000.
  • Maylis de Kerangal, Canoës, Verticales, 2021.

À écouter

  • Raphaël Imbert, « Oraison », OutNote, 2021.

En coproduction avec le festival Écrire la Méditerranée et l’Institut français d’Égypte.


Lecture musicale suivie de Thésée, sa vie nouvelle. Billet unique pour la soirée.

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