Autour du dernier numéro de la NRF
Louise Chennevière, Julien Delmaire et Lydie Salvayre
Débat animé par Olivia Gesbert.
Bonne ou mauvaise, la mère. Que nous apprend la littérature sur cette figure ?
Protectrice, adulée, absente, toxique, dévorante : la mère traverse la littérature comme une question vive, un motif inépuisable. De la mère « matricielle » — Gaïa, Marie, Anticlée — aux figures contemporaines, jusqu’à l’idée d’une IA « maternante » dont certains voient la promesse de l’avenir de l’humanité, notre imaginaire a-t-il vraiment évolué ?
Après Marcel Proust, Romain Gary, Albert Cohen, après la psychanalyse — « Un grand crocodile dans la bouche duquel vous êtes, c’est ça, la mère », disait Lacan —, comment se défaire de la culpabilité ?
À l’ère post-MeToo, alors que les femmes écrivent et réécrivent leurs histoires, que devient la figure de la mère. Et celle de la non-mère, chère à Simone de Beauvoir ?
À l’occasion du dernier numéro de La Nouvelle Revue française, intitulé La mère, une création littéraire ?, et en écho à l’exposition Bonnes mères au Mucem, Olivia Gesbert réunit plusieurs écrivains et écrivaines ayant contribué à la revue. Entre lectures fondatrices et relectures contemporaines, leurs échanges interrogent ce que la littérature fait à nos représentations de la maternité, et ce que la figure de la mère, encore aujourd’hui, continue de remuer en nous.
À lire
• La mère, une création littéraire ?, La Nouvelle Revue française, n°665, juin 2026, Gallimard.
Avec des textes de Jakuta Alikavazovic, Louise Chennevière, Catherine Cusset, Julien Delmaire, Sarah Jollien-Fardel, Hervé Le Tellier, Susie Morgenstern, Lydie Salvayre…