Écrivain majeur de la littérature cubaine contemporaine, Leonardo Padura ne cesse d’explorer, à travers ses romans, les tensions et les contradictions de son pays. Né à La Havane en 1955, où il vit toujours, il a donné vie à des figures inoubliables comme le détective Mario Conde, dont les enquêtes dessinent une cartographie sensible de la société cubaine.
Entre roman noir, fresque historique et chronique sociale, son œuvre interroge les héritages de la révolution, les formes de résistance du quotidien, les fractures et les rêves déçus.
Dans Aller à La Havane, son dernier livre, Leonardo Padura revient au plus près de la ville qui irrigue toute son œuvre. La Havane y apparaît comme un personnage à part entière, traversé par ses fantômes. Une déclaration d’amour lucide à la capitale cubaine dont la vitalité tenace, sous sa plume, ne cesse de défier la fiction.
Ponctué de lectures, d’extraits de films et d’images d’archives, ce grand entretien propose de remonter le fil de son œuvre et de découvrir ce qui, chez Leonardo Padura, fait de la littérature une manière d’habiter le monde.
À lire
- Aller à La Havane, traduit de l’espagnol (Cuba) par René Solis, Métailié, 2026.
- Poussière dans le vent, traduit de l’espagnol (Cuba) par René Solis, Métailié, 2021.
- Hérétiques, traduit de l’espagnol (Cuba) par Elena Zayas, Métailié, 2014.
- L’Homme qui aimait les chiens, traduit par René Solis et Elena Zayas, Métailié, 2011.
- La série des enquêtes de Mario Conde (Passé parfait, 2001 ; Mort d’un Chinois à La Havane, 2001 ; Adios Hemingway, 2004 ; La Transparence du temps, 2019).
