Dans Trash Vortex, l’écrivain Mathieu Larnaudie orchestre une satire virtuose de la fin du monde à travers le parcours d’Eugénie Valier, magnat de l’industrie qui décide de démanteler son empire pour tenter de réparer ce qui peut l’être : nettoyer les océans de leurs déchets. Mais au-delà du geste écologique, le roman ausculte l’angoisse des élites face à l’effondrement, la complexité des rapports de pouvoir et la spirale autodestructrice d’une humanité qui transforme la planète en «trash vortex», ce continent de plastique flottant à la dérive. Mathieu Larnaudie fait tourner ses phrases comme les courants marins, brassant avec ironie enjeux politiques et relationnels.
Avec Inlandsis Inlandsis, l’auteur BD Benjamin Adam nous projette en 2046, dans une France dirigée par un régime autoritaire et une planète au bord du gouffre climatique. Deux auteurs de bande dessinée, exilés en Antarctique pour une résidence artistique, doivent survivre dans un désert glacé alors que la mémoire du monde fond sous leurs pieds. Pendant ce temps, Marie, l’initiatrice du projet, lutte contre ses propres pertes de mémoire et les bouleversements de sa vie. Cette bande dessinée d’anticipation, nourrie d’une réflexion scientifique sur la glace comme archive du vivant, entremêle fiction et documentaire pour livrer une parabole sur la crise écologique et la résistance des imaginaires.
Réunis à l’Alcazar, Mathieu Larnaudie et Benjamin Adam confrontent roman et bande dessinée pour explorer, chacun à leur manière, la catastrophe écologique et le pouvoir destructeur de l’humanité. Entre satire sociale et aventure polaire, leurs œuvres dialoguent autour de la même urgence : raconter la beauté menacée du monde et la nécessité de s’en souvenir avant qu’il ne soit trop tard.
À lire
Benjamin Adam, Inlandsis Inlandsis, Dargaud, 2025.
Cy Lecerf Maulpoix et Hélène Giannecchini partagent une même passion : explorer les archives minoritaires pour faire émerger, au présent, les voix et les visages que l’histoire officielle a souvent laissés dans l’ombre. Depuis des années, ils collectent images, textes, lettres et fragments de vies, tissant des passerelles entre les États-Unis et l’Europe, à la recherche de militantes, militants, auteurs, autrices et artistes queer méconnus ou injustement oubliés.
Cette lecture, conçue comme une traversée sensible de leurs recherches respectives, mêle traductions, lectures de textes originaux, projections et permet de découvrir des fragments d’histoires comme des réflexions sur le rapport sensible et politique à l’archive.
Hélène Giannecchini est écrivaine, théoricienne de l’art et spécialiste des rapports entre texte et image. Son travail, à la croisée de la littérature, de l’histoire et de la photographie, interroge la mémoire, la transmission et la puissance politique des liens d’amitié et de solidarité au sein des communautés queer.
Auteur, traducteur, journaliste indépendant et chercheur, Cy Lecerf Maulpoix s’attache à défricher le champ de l’écologie queer en proposant de nouvelles pistes militantes et des perspectives transversales pour penser les luttes contemporaines.
À lire
Hélène Giannecchini, Un désir démesuré d’amitié, Éditions du Seuil, 2024.
Blandine Rinkel et Hélène Giannecchini interrogent la place centrale – parfois asphyxiante – de la famille dans nos existences. Toutes deux explorent ce qu’il advient lorsqu’on choisit, ou qu’on est contraint, de s’en extraire. Faille ou fugue chez Rinkel, amitié élective et mémoire queer chez Giannecchini : il s’agit toujours de déplacer les lignes, de défier l’héritage imposé, pour mieux réinventer sa manière d’habiter le monde.
Traversés par la littérature, la pensée critique et les archives personnelles, ces deux textes proposent une cartographie sensible des liens ”non officiels”, ceux que l’on tisse hors des cadres hétéro-familiaux traditionnels. Chez l’une, le foyer devient prison et la fuite un acte de survie ; chez l’autre, l’amitié devient lieu de résistance, force politique et récit partagé. À travers deux formes hybrides – entre essai et autobiographie – les deux autrices rendent hommage à celles et ceux
qui choisissent, par nécessité ou conviction, d’aimer, de vivre et de construire autrement.
Une rencontre pour penser ensemble la puissance subversive des attachements choisis, imaginer autrement nos relations amicales et réinventer la famille.
À lire
Hélène Giannecchini, Un désir démesuré d’amitié, Éditions du Seuil, 2024.
Blandine Rinkel, La Faille, Stock, 2025.
Retrouvez Hélène Giannecchini le samedi 31 mai à 16h au conservatoire pour une rencontre avec Cy Lecerf Maulpoix intitulée Désirs d’archives ; Blandine Rinkel pour l’Instant poésie samedi 31 mai à 16h15 à la Criée et à 21h au conservatoire pour le Kometa Comedy Club.
« tout corps assigné prend feu, / un feu qui n’a rien de la tendresse / dans un pays qui n’a rien de / baisable, moi je veux brûler / d’un soleil intérieur, je veux me / donner naissance tout e seul e »
c’est la balade de deux garçons têtus, drama queens, camarades indécises, serré e s dans un zoo, un bled qui a aussi de la tendresse mais qui pue trop la mort, alors iels passent par le trou de la serrure, parce que vivre ça claque mieux que survivre, iels s’embrassent (ou se touchent) dans presque tous les plans, leurs bouches et leurs rêves collés ensemble forment un pont qui les aide à traverser, au cours du voyage iels se transforment, lentement, puis se séparent pendant les trois-quarts du film, par amour, LA FIN est peut-être le personnage principal, aucun e comédien ne noir e ne meurt, T4T c’est trendy, la cheffe opératrice reçoit un prix, c’est lumineux (parfois), et triste (un peu), et c’est beau.
etaïnn zwer fera une lecture performée de Bleu nuit, blouson rose, un texte sur le désir et la métamorphose des corps, porté par une langue déconstruite et incandescente.
En partenariat avec le CipM.
À lire
etaïnn zwer, Bleu nuit, blouson rose, Éditions du commun, 2024.
C’est l’histoire d’une disparition. D’un amour qui se brise ; du vide qui touche brutalement toute une famille. Dans Après, un roman d’une rare intensité, la mort n’est pas une fin, mais un point de vue. Lucas, père de famille fauché brutalement lors d’une sortie à vélo, devient le témoin invisible de la vie qui continue sans lui. Depuis cet entre-deux, il observe sa femme, ses enfants et leurs amis, leurs gestes, leur chagrin, la lente recomposition de l’absence. Que reste-t-il de l’amour quand tout s’effondre ? Avec une délicatesse bouleversante, Raphaël Meltz donne voix à ce qui ne se dit pas, à la douleur muette, à la tendresse qui persiste au-delà du départ.
Entre la brutalité de la perte et l’espoir têtu de ne pas tout perdre, Après explore ce territoire fragile où les vivants et les absents se frôlent encore, où l’on apprend, malgré tout, à aimer différemment. Pour faire lecture de ce texte bref et fulgurant suspendu entre deux mondes, Raphaël Meltz sera accompagné par la comédienne Louise Moaty. Ensemble, ils feront entendre la voix du disparu, la vibration de ceux qui restent, et la lumière qui subsiste, même dans la nuit du deuil.
Karim Kattan dialogue avec les élèves de 1re du lycée Thiers (Marseille)
Chaque année, Oh les beaux jours ! propose à des lycéens d’aller à la rencontre d’un écrivain, après l’avoir lu avec attention. Cette année, Karim Kattan a accepté de se prêter à l’exercice. Auteur palestinien, né à Jérusalem en 1989, docteur en littérature comparée, Karim Kattan écrit en français et en anglais. Il a publié trois ouvrages aux éditions Elyzad : un recueil de nouvelles, Préliminaires pour un verger futur (2017), et deux romans (Le Palais des deux collines et L’Éden à l’aube).
Accompagnée par la critique littéraire Élodie Karaki, une classe de 1re du lycée Thiers a lu avec attention et analysé le premier roman de l’auteur, questionnant ainsi la place des fantômes d’un passé — niché entre deux collines — qui se recompose par bribes. La narration, qui emprunte au merveilleux et à l’oralité, aborde tout à la fois les questions de l’exil, de l’héritage familial et de l’enfance. De quoi alimenter de nombreuses pistes de réflexions et ainsi faire naître de belles, et parfois étonnantes, questions !
À lire
Karim Kattan, Le Palais des deux collines, Éditions Elyzad, 2022.
Dans cet atelier, animé par l’autrice-illustratrice Lisa Laubreaux, les enfants sont invités à personnaliser leur aire de jeu avec des modules abstraits représentant des ponts, des tunnels et des obstacles.
Un atelier ludique pour réfléchir au lien entre le dessin et le jeu, et au passage de la 2D à la 3D pour créer des décors en volume.
Avec Jean-Marie Laclavetine, président du jury, et les étudiants lauréats.
Né l’an dernier, alors que le monde étudiant souffrait particulièrement de l’isolement créé par la pandémie, le Prix Écriture et création est décerné conjointement par Aix-Marseille Université et Oh les beaux jours !.
Il s’adresse uniquement aux étudiants d’AMU, issus de toutes les disciplines. Nouvelle, court récit, journal, poème, bande dessiné, roman-photo… tous les genres sont permis, à condition que les jeunes auteurs respectent la thématique choisie cette année, « Et j’ai su que ce trésor était pour nous », elle-même inspirée du titre d’un des derniers romans de l’écrivain Jean-Marie Laclavetine, par ailleurs éditeur, qui préside le jury 2022.
La remise du prix sera accompagnée d’une lecture des meilleures contributions. Dix textes seront par ailleurs publiés en septembre dans un livre coédité par AMU et Oh les beaux jours !.
Le prix 2022 est dédié à Robert Fouchet, qui en fut à l’heureuse initiative et qui nous a quittés le 28 avril dernier.
Pour sa troisième édition, le jury du Prix littéraire du Barreau de Marseille, composé de huit avocats et présidé cette année par Stéphanie Coste (lauréate du prix l’an dernier), a choisi Abel Quentin pour son roman Le Voyant d’Étampes, paru aux éditions de l’Observatoire. Tous deux seront présents pour une rencontre.
En couronnant Abel Quentin, les avocats ont été sensibles à un texte qui interroge sur la tolérance, la liberté d’expression et les valeurs républicaines, notions qui sont au coeur de leur profession. Le jury a souligné « la subtilité de l’histoire, teintée d’un humour parfois acide, fidèle à la pensée de Camus qui consiste à empêcher que le monde se défasse et invite à croire au courage de la nuance.»
Depuis 2020, Oh les beaux jours !, à l’appel du Barreau de Marseille, organise ce prix littéraire qui récompense un livre dont le sujet est en lien avec les préoccupations éthiques ou professionnelles des avocats.
Drame familial et infanticide, luttes ouvrières sur fond de pollution à l’amiante, compétition et injonctions de la société aux effets délétères, plongée littéraire dans l’énigme d’un athlète de renom devenu cambrioleur, violence des réseaux sociaux et dérives identitaires, effondrement du monde paysan : les six romans sélectionnés en 2022 nous entraînent avec force dans des histoires qui questionnent la société contemporaine.
La sélection 2022
Laura Alcoba, Par la forêt, Gallimard, 2022.
Christian Astolfi, De notre monde emporté, Le Bruit du monde, 2022.
Nathalie Azoulai, La Fille parfaite, P.O.L, 2022.
Mathieu Palain, Ne t’arrête pas de courir, L’Iconoclaste, 2021.
Abel Quentin, Le Voyant d’Étampes, Les Éditions de L’Observatoire, 2021.
Corinne Royer, Pleine terre, Actes Sud, 2021.
Abel Quentin reçoit la somme de 3 000 € grâce au soutien de la Société de courtage des Barreaux.
En 2021, c’est Stéphanie Coste qui avait remporté le prix pour Le Passeur (Gallimard), son premier roman qui nous plongeait dans la violence des parcours migratoires.
De 19h30 à minuit, grande soirée avec les auteurs et les artistes invités du festival !
Librairie géante, performances, lectures sur scène, dédicaces, surprises, jeux littéraires, concerts improvisés, DJ set…
Heure par heure : le programme de la belle nuit du livre
Le conservatoire, et son magnifique décor, est idéal pour cette soirée inédite où chacun sera libre de déambuler. Pour que vous ne ratiez rien de cette belle nuit joyeuse et ludique, passage en revue minuté des événements qui vont marquer la soirée animée par Sophie Claret et Antonin Totot…
Entrée libre jusqu’à 23h59 (fermeture des portes ensuite !)
P/REC (hommage à Georges Perec)
Lancement vendredi 27 mai à 23h59 Clôture samedi 28 mai à 23h59 24 heures Parvis du théâtre des Bernardines puis cour extérieure du conservatoire Pierre Barbizet
Une performance-marathon exceptionnelle imaginée par le reporter et producteur radio Jack Souvant, en hommage à Georges Perec qui nous a quittés il y a 40 ans. Le 19 mai 1978, Michel Créïs réalisait avec Georges Perec l’enregistrement d’une tentative de description du carrefour Mabillon à Paris. Dans un processus d’épuisement du lieu, il est resté plusieurs heures au micro. Un événement entré dans la légende perecquienne que Jack Souvant a décidé de reproduire à Marseille ! 108 personnes sont invitées à décrire oralement et en direct pendant 12 heures, à raison de 10 minutes chacun, ce qu’ils observent depuis le « carrefour des Bernardines » (c’est-à-dire le croisement entre le cours Julien et le cours Lieutaud, juste devant le théâtre des Bernardines).
Les six dernières heures de ce marathon se termineront un peu plus haut devant le conservatoire, conviant les festivaliers et les artistes invités à prendre eux aussi le micro. Car décrire en direct une situation c’est découvrir instantanément le regard de quelqu’un, sa vision de l’espace, du mouvement, des gens et de la ville à un instant donné.
Cette expérience littéraire et sonore croisera donc les regards et les écritures orales d’habitants du quartier (et des autres !) qui passeront par là, des heureux volontaires qui se seront inscrits en amont de la performance, d’artistes, d’écrivains… Elle sera diffusée en direct sur ce carrefour, grâce à des haut-parleurs, tout au long du jour et de la nuit, attirant ainsi les passants et instaurant une atmosphère particulière dans la ville.
Vous souhaitez participer ou assister à l’écriture de ce grand roman marseillais, captation de l’humeur d’une ville et d’une époque, comme l’a fait Georges Perec ? Rendez-vous du vendredi 27 mai à 23h59 jusqu’au samedi 28 mai, 23h59, pour un final collectif !
direction artistique Jack Souvant production Collectif Bonheur Intérieur Brut inscriptions surohlesbeauxjours.fr/bnl
La belle librairie
Toute la soirée Partout au conservatoire !
Sept librairies marseillaises seront présentes avec les livres des auteurs invités ainsi qu’une sélection d’ouvrages en lien avec les thématiques du festival. Les auteurs et autrices seront là aussi pour dédicacer leurs livres et échanger avec vous ! Et bien sûr vous trouverez aussi sur les stands des libraires les livres coups de cœur des auteurs qui auront participé à la Grande criée aux livres.
Programme complet des signatures disponible prochainement.
Lancement à 19h30
Clôture à minuit Escalier monumental du conservatoire
Et si Marseille devenait la capitale de la France ? Qu’est-ce que cela vous inspire ? Venez participer avec les auteurs invités à un cadavre exquis sur un rouleau de papier géant (écriture et/ou dessin) dont le résultat sera lu et restitué en direct à minuit !
Le tour de chant d’Emmanuel Guibert et Dominique Cravic
19h45
35 minutes Salle Billioud
Emmanuel Guibert n’est pas seulement dessinateur, illustrateur, auteur, scénariste et Grand prix d’Angoulême 2020 pour l’ensemble de son œuvre, non, il est aussi chanteur et il adore ça !
Avec un quelque chose dans la voix de la grande époque du caf’conc’, il nous offre son tour de chant, accompagné par un des plus grands guitaristes français, Dominique Cravic (Les Primitifs du futur) ! Waouh, le beau programme !
20h, 21h et 23h
3 minutes Coursive extérieure et salle Magaud
Laissez-vous surprendre par les auteurs et les autrices du festival. Perchés sur une caisse à savon (de Marseille !), ils auront trois minutes pour vous faire aimer le livre qui a changé leur vie, que vous trouverez ensuite sur les stands des libraires !
Remerciements à la Savonnerie La Licorne.
Le jeu des milles pages
20h30 et 21h35
10 minutes Salle Magaud
Pour cette soirée, Oh les beaux jours ! a imaginé un jeu littéraire pour auteurs et festivaliers, très librement inspiré d’un célèbre jeu radiophonique… Vous pouvez nous adresser votre question en amont (et gagner ainsi un livre dédicacé si elle est choisie) ou vous pourrez tenter votre chance sur place en jouant en équipe avec un auteur (et gagner ainsi plusieurs livres dédicacés et des places pour la soirée de clôture du festival). Banco !
1re partie à 20h45
2e partie à 22h40
45 minutes Salle Tomasi
Inspirée du podcast éponyme d’Arte Radio, voici une version scénique qui mêle interviews, théâtre, musique live, projections et qui nous fait pénétrer dans l’univers créatif des écrivains !
Bookmakers prend le pari de réunir 16 invités de ce podcast grâce à un habile montage sonore de leurs entretiens. Pour répondre aux questions de Richard Gaitet, bien présent sur scène avec son complice réalisateur et musicien Samuel Hirsch, les voix des auteurs et des autrices se croisent et s’entrechoquent. Une symphonie drôle et passionnante, que son créateur résume en ces mots : « J’ai eu la chance de rencontrer la crème de la crème des romanciers de ce pays et… comme dirait Claude Ponti c’est extrapatouillant, incroyabilicieux, je n’en crois pas mes yeux et je suis sûr que vous aussi face à un tel plateau ! »
texteRichard Gaitet conception et mise en scène Richard Gaitet, Charlie Marcelet, Samuel Hirsch musique en directSamuel Hirsch illustrations Sylvain Cabot production Arte Radio
Avec le soutien du festival Longueur d’ondes.
Lecture d’Antoine Wauters
22h
30 minutes Salle Billioud
Dans l’intimité et l’atmosphère magique de la salle Billioud avec ses longues coursives boisées de bibliothèques, l’écrivain Antoine Wauters (prix Marguerite Duras et prix Wepler cette année pour Mahmoud ou la montée des eaux, Verdier, 2021) vous invite à une lecture en tête à tête, ou presque, de son dernier livre, Le Musée des contradictions, qui vient de remporter le Goncourt de la nouvelle. Laissez-vous porter par le son de sa voix…
« Et, fermant les yeux, nous rêvons de ce jour où il y aura, à la place du pullulement infini, des ministres des chemins de montagne, des ministres des rues jolies et à enjoliver, des ministres de la planche à roulettes, du tas de bois, du tas de foin, des ministres de la sieste pour tous, des ministres du pardon et de la chaussure de trail, des ministres du souvenir, de la vieillesse et du temps qui passe, des ministres-chiens et des ministres-coléoptères, des ministres à l’écoute des sols, des eaux, du vent, des faibles et des fragilisés. Des ministres de l’importance du songe, de la musique et des mots. Et, ayant dit cela, nous poursuivons. »
À lire Antoine Wauters, Le Musée des contradictions, Éditions du sous-sol, 2022 (Goncourt de la nouvelle 2022).
Le bœuf de Raphaël Imbert & Patrick Chamoiseau
23h35
20 minutes Salle Billioud
Pour fêter la parution de leur livre Baudelaire Jazz, méditations poétiques et musicales (Seuil, 2022), l’écrivain Patrick Chamoiseau et le saxophoniste Raphaël Imbert – par ailleurs directeur du conservatoire et maître de céans – nous offrent un petit boeuf concocté avec amour !
Il n’est pas impossible que d’autres musiciens se joignent à eux…
À partir de minuit
Attention, l’entrée au conservatoire devra se faire avant minuit ! Coursive extérieure
Pour finir la soirée en beauté, place à Akzidance, un artiste éclectique que les Marseillais connaissent aussi sous le nom de Since Charles. Puisant son inspiration dans les musiques africaines, arabes, brésiliennes, aussi bien traditionnelles qu’électroniques, il nous fera danser toute la nuit (ou presque) !
Bar et restauration
Toute la soirée ! Coursive extérieure
La belle équipe d’El Santo Cachón vous accueille tout au long de cette soirée festive pour vous servir boissons, cocktails et petite restauration d’inspiration chilienne !