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Archives

La prison, de l’intérieur

Cédric Gerbehaye et Guillaume Poix

Rencontre animée par Claire Mayot

Entrer en prison, non pour juger, mais pour voir.

Pendant deux ans, l’écrivain Guillaume Poix s’est immergé dans une maison d’arrêt, partageant le quotidien des surveillants, observant leurs gestes, leurs tensions, leurs contradictions. Dans Perpétuité, il choisit de raconter une nuit au plus près de ceux qui tiennent la prison à bout de bras. Loin des figures caricaturales, avec une attention portée à chacun de ses personnages, il montre des hommes et des femmes «au bout de la chaîne», pris dans une machine qui les dépasse, où la frontière entre détenus et gardiens se trouble, où chacun endure, à sa manière, la violence du système.

Cédric Gerbehaye, quant à lui, a passé plus de dix ans à photographier des prisons bruxelloises. Avec Panoptik, il ouvre des portes rarement entrebâillées et raconte l’enfermement sur un siècle. Dans un livre passionnant, il fait dialoguer les images qu’il a prises au cœur des cellules avec des archives pénitentiaires anthropologiques, qu’il a eu l’autorisation exceptionnelle de publier. Projetées pendant la rencontre, toutes donnent à voir ce que l’on préfère ignorer : des corps, des visages, des espaces contraints où se joue une part de notre humanité.

Des mots et des images au plus juste, confrontés ici pour modifier notre regard sur la prison et interroger ce que nous faisons de la peine.


Retrouvez Guillaume Poix pour la remise du Prix littéraire du Barreau de Marseille 2026, dont il est lauréat, le jeudi 28 mai à 18h30, et pour une sieste acoustique, le vendredi 29 mai à 14h. 

La salle Billioud n’est actuellement pas accessible aux personnes à mobilité réduite (PMR) ni aux usagers en fauteuil roulant (UFR).


À lire

  • Cédric Gerbehaye, Panoptik, avec des textes de Harald Deceulaer, Xavier Rousseaux et Vincent Spronck, Le Bec en l’air, 2026.
  • Guillaume Poix, Perpétuité, Verticales, 2025 (Prix littéraire du Barreau de Marseille 2026).

La grande interview du club ado

Estelle Castadère, interviewée par les jeunes du club de lecture ado de la bibliothèque de l’Alcazar

En partenariat avec le réseau de lecture publique de la Ville de Marseille, Oh les beaux jours ! a mis en place un club de lecture à destination des 13-17 ans. Accompagnés par les bibliothécaires de l’Alcazar, dix jeunes lecteurs ont exploré une sélection de dix livres, débattu de leurs coups de cœur, et choisi collectivement l’ouvrage qu’ils souhaitaient mettre en avant lors d’une rencontre inscrite au programme du festival. Choix du livre, préparation des questions, animation de la rencontre, échange avec l’éditeur… Autant d’étapes qui transforment ces adolescents en acteurs autonomes de la vie littéraire.

Leur choix s’est porté sur le premier roman d’Estelle Castadère, L’Alchimie des fantômes.

Paris, 1874. Dans une maison close, une jeune femme est retrouvée morte, le corps couvert d’étranges symboles ésotériques. Amaryllis Clinchamps, 17 ans, pratique la photographie spirite grâce à son don unique de médium, qui lui permet d’entrer en contact avec les fantômes et de donner un corps aux esprits avec lesquels elle se lie. Par son intermédiaire, les esprits deviennent de véritables alliés et l’aideront à résoudre cette affaire de meurtre…

Une rencontre animée par de jeunes lecteurs… plus « pros » que les pros !


À lire

  • Estelle Castadère, L’Alchimie des fantômes, Rageot, 2025.

Jusqu’où désirer ?

Nine Antico et Chloé Thibaud

Rencontre animée par Sonia Déchamps

Que fabrique le désir, et de quoi est-il fait ? De souvenirs, d’expériences plus ou moins consenties, de récits, d’images qui nous précèdent, et parfois nous piègent.

Dans Une obsession, Nine Antico remonte le fil de son rapport aux hommes et à la sexualité à partir d’un épisode fondateur, un trauma d’enfance qui infuse toute son histoire. Dans une Venise de masques et de silences, elle avance par fragments, entre passé et présent, pour comprendre ce qui, dans le désir, résiste ou se rejoue. Une bande dessinée autobiographique d’une grande justesse, qui fait du trouble une matière à penser.

Avec Désirer la violence, l’essayiste et journaliste Chloé Thibaud part d’une enquête intime pour élargir le regard. Films, séries, comédies romantiques ou dessins animés : elle montre comment la pop culture a façonné nos scénarios amoureux, jusqu’à rendre désirables des histoires de domination, de contrainte ou de violence. Une exploration dérangeante, qui invite à regarder autrement ce que l’on croyait anodin.

Une rencontre pour reprendre la main sur les imaginaires qui façonnent nos désirs et se débarrasser des fascinations toxiques, dans nos vies amoureuses comme sur les écrans.


Retrouvez Nine Antico pour la confession collective Péché mignon. Les écrivains avouent l’inavouable !, le samedi 30 mai à 20h.

La salle Billioud n’est actuellement pas accessible aux personnes à mobilité réduite (PMR) ni aux usagers en fauteuil roulant (UFR).


À lire

  • Nine Antico, Une obsession, Dargaud, 2025.
  • Chloé Thibaud, Désirer la violence : Ce(ux) que la pop culture nous apprend à aimer, Les Insolentes, 2024 (préface de Lio).

L’épaisseur du temps

Pauline Peyrade et Laurence Potte-Bonneville

Rencontre animée par Élodie Karaki

Dans Fossiles, Laurence Potte-Bonneville revient dans la maison familiale après qu’un épicéa foudroyé en a éventré le toit. Il faut trier la collection de fossiles du père disparu, accumulée dans la grange ; ammonites, trilobites, fragments d’un temps si ancien qu’il échappe. Mais à mesure que l’inventaire avance, affleurent souvenirs d’enfance et silhouettes inquiètes. Et cette histoire transmise au fil des générations, celle de Véronique, bergère qui s’est précipitée dans le vide pour fuir des hommes et dont on n’a jamais retrouvé le corps. Entre paléontologie et légende, le récit se creuse, peuplé de figures féminines qui échappent aux classements.

Dans Les Habitantes, Pauline Peyrade installe Emily dans la maison héritée de sa grand-mère, au cœur d’un paysage de forêts, d’étangs et de champs. Sa vie suit le rythme du vivant — sa chienne Loyse, les bêtes, les saisons — jusqu’à l’arrivée de lettres qui annoncent la vente de la maison. Intrusions brutales, ces messages menacent l’équilibre fragile d’une existence tenue à l’écart. Ici, humains, animaux et végétaux cohabitent sans hiérarchie, dans une attention précise, presque hypnotique, au monde.

Deux maisons, deux héritages et, dans leurs langues, la force des lieux d’où naît une résistance : le vivant qui déborde chez Pauline Peyrade, des figures de femmes qui continuent de hanter chez Laurence Potte-Bonneville.


Retrouvez Laurence Potte-Bonneville pour une sieste acoustique, le dimanche 31 mai à 14h.


À lire

  • Pauline Peyrade, Les Habitantes, Éditions de Minuit, 2026.
  • Laurence Potte-Bonneville, Fossiles, Verdier, 2026.

Jeunes, fauchées mais vivantes !

Sylvain Bordesoules et Florence Dupré la Tour

Rencontre animée par Sonia Déchamps

Dans Jeune et fauchée, Florence Dupré la Tour poursuit son travail de BD autobiographique avec un récit sans détour. Issue d’un milieu bourgeois catholique, elle raconte la bascule : les études sans ressources, la vie de mère célibataire élevant deux fils, les loyers impayés, les radiateurs froids, les années à compter. Son dessin est précis ; son humour, nourri de choses vécues, percutant. Sans misérabilisme, elle dissèque les mécanismes sociaux (famille, travail, argent, soins) et livre une critique féroce, qui n’épargne personne.

Avec Azur asphalte, Sylvain Bordesoules ancre son récit à Nice, loin des clichés de carte postale. Il y raconte les trajectoires cabossées de ses deux sœurs, qu’il a suivies pendant un an dans une ville où le décor lumineux contraste avec la dureté des existences. Entre petits boulots, débrouille et horizons bouchés, son dessin – où la couleur domine par touches impressionnistes – capte une jeunesse empêchée, mais lucide et combative, en lui redonnant présence et épaisseur.

Deux écritures et deux traits, mais un même point de départ dans ces bandes dessinées : la précarité, telle qu’elle façonne des vies et impulsent des trajectoires.


À lire

  • Sylvain Bordesoules, Azur asphalte, Gallimard BD, 2024.
  • Florence Dupré la Tour, Jeune et fauchée, Dargaud, 2026.

Kid Francis

Grégory Mardon, Stéphane Mourlane et Marius Rivière

Rencontre animée par Sonia Déchamps.

1 mètre 64, 53 kilos.
François Buonagurio n’est d’abord qu’un petit cireur de chaussures né en 1906 à deux pas du Vieux-Port, à Marseille, dans le quartier populaire et cosmopolite de Saint-Jean, au sein d’une famille d’immigrés italiens. Kid Francis : voilà son nom de scène. Celui avec lequel il va connaître la gloire, gants aux poings. Très tôt attiré par la boxe, le jeune Marseillais connaît une ascension fulgurante : champion de France des poids coqs à 18 ans, champion d’Europe à 19, vainqueur du champion du monde en titre au Madison Square Garden de New York à seulement 20 ans. Sa carrière spectaculaire le mène du Marseille des bars et des cabarets au Paris des Années folles, puis jusqu’aux États-Unis.

Kid Francis aurait pu entrer au panthéon de la boxe. Mais derrière la réussite sportive se dessine un autre monde : celui du Milieu marseillais, des réseaux criminels et des jeux de pouvoir qui entourent la boxe professionnelle. Et bientôt, la grande histoire rattrape le champion. En janvier 1943, lors de la rafle du Vieux-Port organisée par les autorités nazies avec la participation de la police française, il est arrêté avec des milliers d’habitants du quartier et déporté au camp de Sachsenhausen. Cette opération massive, qui entraîne la destruction du quartier Saint-Jean, demeure l’un des épisodes les plus marquants de la Seconde Guerre mondiale à Marseille.

Cette histoire méconnue renaît aujourd’hui dans un passionnant album de bande dessinée. Ses deux auteurs, le dessinateur Grégory Mardon et le journaliste Marius Rivière, évoqueront le destin tragiquement romanesque de Kid Francis aux côtés de l’historien Stéphane Mourlane (Aix-Marseille Université), spécialiste des relations internationales à travers le sport et les migrations.


À lire

  • Grégory Mardon et Marius Rivière, Kid Francis, Casterman, 2026.
  • Stéphane Mourlane, Ciao Italia ! Un siècle d’immigration et de culture italiennes en France, La Martinière, 2017.

IA, quand le réel vacille

Clément Camar-Mercier et Loïc Hecht

Rencontre animée par Marie Kock.

L’intelligence artificielle n’est pas seulement une affaire de machines. C’est aussi une manière de regarder le monde, et peut-être de ne plus très bien savoir ce qui, en lui, tient encore.

Dans La Tentation artificielle, Clément Camar-Mercier suit Jérémie, codeur persuadé que les algorithmes pourraient nous apprendre à vivre mieux, plus efficacement, plus rationnellement. Mais le corps, l’amour, la maladie et le chagrin se chargent vite de rappeler à cet apôtre de la maîtrise que l’existence résiste aux programmes. Satire du milieu de la tech autant que roman de la vulnérabilité, le livre interroge notre désir d’échapper à l’humain et explore une tentation très contemporaine : confier au calcul ce que nous ne savons plus affronter.

Avec La Simulation, Loïc Hecht signe une enquête vertigineuse aux allures de polar métaphysique. Parti en Californie sur les traces de milliardaires de la tech convaincus que le monde n’existe peut-être pas, il explore cette hypothèse folle — et pourtant prise au sérieux par certains scientifiques — selon laquelle nous ne serions que des avatars dans une simulation informatique. Entre Silicon Valley, mécanique quantique, vertiges New Age et post-vérité à l’ère trumpiste, son livre interroge moins une théorie qu’un symptôme : notre rapport de plus en plus troublé au réel.

Entre roman et enquête, fiction et non-fiction, deux livres pour penser ce moment où l’IA devient le miroir troublant de nos croyances et de nos peurs.


À lire

  • Clément Camar-Mercier, La Tentation artificielle, Actes Sud, 2025.
  • Loïc Hecht, La Simulation, Les Arènes, 2026.

Faire parler les absents

Amaury da Cunha et Marie Richeux

Rencontre animée par Camille Thomine.

Dans son dernier livre, Marie Richeux part sur les traces de son oncle Charles, officier radio disparu en mer en 1979, dans le naufrage jamais élucidé de l’Emmanuel Delmas. Archives, témoignages, silences : l’enquête avance au bord du vide, attentive aux voix qui restent, et qu’en femme de radio elle écoute jusqu’à l’obsession. Elle ne résout pas tout, mais rassemble les fragments d’une mémoire familiale. L’écriture devient alors un geste pour relier les vivants et les disparus.

Avec Touche fantôme, Amaury da Cunha explore une autre forme d’absence. Après la mort brutale de son frère, qui s’est donné la mort à Singapour, il continue d’écouter sa voix sur le répondeur de son téléphone portable, dont leur père ne parvient pas à résilier l’abonnement. Trace ténue, presque insoutenable, entre présence et disparition, qui dit la place qu’occupent désormais ces objets dans nos vies.

Que peut l’écriture contre l’oubli ? Et peut-on guérir de ce qu’on ne saura jamais ? Deux enquêtes intimes et délicates, traversées par une même attention aux voix, aux traces, pour tenir tête à l’effacement.


Retrouvez Marie Richeux pour un format inédit de Dans la bibliothèque de…, le samedi 30 mai à 15h.

La salle Billioud n’est actuellement pas accessible aux personnes à mobilité réduite (PMR) ni aux usagers en fauteuil roulant (UFR).


À lire

  • Amaury da Cunha, Touche fantôme, L’Iconoclaste, 2026.
  • Marie Richeux, Officier radio, éditions Sabine Wespieser, 2025.

Gertrude Stein a 152 ans

Interventions de Philippe Blanchon et  Martin Richet
Lectures par Michaël Batalla, Philippe Blanchon,  Liliane Giraudon, David Lespiau et Martin Richet

Née en Pennsylvanie en 1874, Gertrude Stein s’installe en France avec son frère Léo en 1903. Elle s’intéresse à la peinture et devient parmi les mécènes les plus importants de la place de Paris, se démarquant par sa prédilection pour la radicalité artistique, notamment le cubisme. Elle fait de l’appartement de la rue de Fleurus, qu’elle habite avec sa compagne Alice B. Toklas, un lieu de rendez-vous et d’invention où se croisent Picasso, Matisse, Derain, mais aussi, dans les années 1920, des écrivains américains de la « génération perdue ».

Elle-même écrit beaucoup, s’essayant à différents genres qu’elle réinvente toujours à sa manière, faite de répétitions et d’agrégations de propositions qui tordent la grammaire et en mettent au jour les mécanismes.
Figure emblématique de la modernité en littérature, Gertrude Stein est morte à Paris en 1946. Son œuvre brillante est traduite aux éditions Cambourakis par Martin Richet. On la réentendra à travers des lectures de textes, ponctuées par les interventions éclairantes de Philippe Blanchon et de Martin Richet.


« 10. Après la poésie, Stein se tourne vers la prose romanesque, dans la même nouvelle perspective. L’autobiographie de tout le monde (1937) devra être le portrait en prise de chacun, c’est-à-dire du plus grand nombre possible de personnages. Et le portrait de chacun doit être dans le nouveau style, inspiré de la ‘la ligne vibrante’ de Picabia, de ses ‘transparences’.

12. La prose de Gertrude Stein est ‘déceptive’, trompeuse. La répétition, le ressassement égarent le lecteur. Comme l’éléphant, elle trompe énormément. Il faut lire ses écrits lentement, vraiment lentement, pour être en mesure de les apprécier. On le fait rarement (…) »

Jacques Roubaud
Préface à l’édition française de Mrs Reynolds de Gertrude Stein, traduction de Martin Richet, Cambourakis, 2018

« Quel héritage littéraire nous a laissé Miss Stein ? On emprunte certains de ses procédés (répétitions et réduction du champ lexical) sans toujours savoir qu’ils étaient le fruit d’un long processus de réflexion et d’élaboration. (…) Ils approfondissaient sa quête existentielle, singulière et profonde. »

Philippe Blanchon, Gertrude Stein, Gallimard, coll. Folio biographies, 2020


En partenariat avec le CipM.


À lire

  • Gertrude Stein, Exacte ressemblance. Brève anthologie de portraits textuels composés de 1910 à 1931, textes choisis, traduits de l’anglais (États-Unis) et préfacés par Martin Richet, Cambourakis, 2024.
  • Gertrude Stein, Ida, traduit de l’anglais (États-Unis) par Martin Richet, Cambourakis, 2024.
  • Gertrude Stein, Notre mère à tous, traduit de l’anglais (États-Unis) par Martin Richet, Cambourakis, 2022.
  • Michaël Batalla, Noir de l’Égée, Nous, 2019.
  • Philippe Blanchon, Gertrude Stein, coll. Folio biographies, Folio/Gallimard, 2020.
  • Liliane Giraudon, Pot pourri, P.O.L, 2025.
  • David Lespiau, Une danse pour les doigts humains, Éditions Héros-limite, 2024.

Colères et réparations

Chowra Makaremi et Laurine Roux

Rencontre animée par Mélanie Masson

Dans les montagnes, au Moyen Âge, Hugon, seigneur de Bure, impose sa loi par la violence. Il condamne au bûcher un innocent, sous les yeux de Gala, sa fille, qui s’enfuit et s’ensauvage dans la forêt. Mais la violence ne s’arrête pas là : Hugon la soumet, et de ce viol naissent trois enfants, qui seront dispersés et marqués dans leur chair. Dans Trois fois la colère, son dernier roman, Laurine Roux suit cette histoire de domination qui se transmet de génération en génération, et fait entendre une colère qui s’incarne dans les corps et se mue en force de rupture.

Dans un essai passionnant, Résistances affectives, l’anthropologue Chowra Makaremi part de terrains contemporains (États-Unis, Iran, Soudan…) pour poser une question décisive : comment résister quand la violence d’État sidère et isole ? Elle montre que ce sont les attachements — aux proches, aux disparus, aux luttes – qui relancent l’action. Face à une «pédagogie de la cruauté», les émotions ne sont pas un frein mais un moteur, où chagrin et colère deviennent des leviers politiques.

Roman et essai se répondent ici dans une même friction féministe. Là où la violence cherche à briser, les deux autrices montrent comment, depuis la colère même, peuvent se réinventer des formes de vie et de résistance.


Retrouvez Laurine Roux pour la remise du prix Écriture et création Robert Fouchet le jeudi 28 mai à 18h et Chowra Makaremi pour un entretien autour de l’Iran le vendredi 29 mai à 14h.


À lire

  • Chowra Makaremi, Résistances affectives. Les politiques de l’attachement face aux politiques de la cruauté, La Découverte, 2025.
  • Laurine Roux, Trois fois la colère, Éditions du Sonneur, 2025.