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Omar Sharif, ma grand-mère et moi

Marwan Chahine, Amira Ghenim, Maya Ouabadi, Abdellah Taïa et Nassera Tamer

Mise en scène Amine Adjina
Musique Fabien Aléa Nicol

Vidéo Guillaume Mika

Comme chaque année, le festival propose un ovni artistique à la croisée du spectacle et de la performance, qui ne se joue qu’une seule fois ! Après s’être valeureusement attaqué l’an dernier à la figure iconique de Mylène Farmer, en montrant comment elle pouvait fasciner certains écrivains, Oh les beaux jours ! s’associe à la Saison Méditerranée pour penser un nouvel opus de cette forme emblématique du festival.
Cinq auteurs et autrices se retrouvent sur scène en réponse à une invitation simple, celle d’écrire à partir d’une figure marquante de leur vie, célèbre ou non. Fictions, récits autobiographiques ou témoignages : les formes se mêlent portées par les textes et les voix de Marwan Chahine, Amira Ghenim*, Maya Ouabadi, Abdellah Taïa et Nassera Tamer.

Dans ce voyage libre entre les rives de la Méditerranée se croisent souvenirs, icônes, figures mythiques et héros du quotidien, donnant vie à une mémoire intime et collective. Imaginée pour une soirée unique mise en scène par Amine Adjina, cette création éphémère célèbre la circulation des imaginaires et la puissance des histoires qui nous relient.

* Le texte en arabe d’Amira Ghenim est traduit vers le français par Souad Labbize.


Un spectacle programmé pour l’ouverture de la Saison Méditerranée, dans le cadre du projet Livres des deux rives.


Ouverture des portes à 20h, restauration méditerranéenne sur place, au Café du Fort.
Pas de réservation, accès libre (jauge importante).

En coréalisation avec la Saison Méditerranée et le Mucem.

Retrouvez Nassera Tamer à Montevideo (45 rue d’Aubagne, 13001 Marseille) le mardi 19 mai à 19h pour une lecture perfomée de son livre Allô la Place.
Une lecture organisée par actoral autour de l’exposition Faux soleils dans le cadre de la Saison Méditerranée 2026.


À lire

  • Marwan Chahine, Beyrouth, 13 avril 1975. Autopsie d’une étincelle, Belfond, 2024.
  • Amira Ghenim, Le Désastre de la maison des notables, traduit de l’arabe (Tunisie) par Souad Labbize, Philippe Rey, 2024.
  • Abdellah Taïa, Le Bastion des larmes, Julliard, 2024.
  • Nassera Tamer, Allô la Place, Verdier, 2025.
  • Les revues La Place (revue féministe) et Fassl (revue littéraire en arabe), publiées par les éditions Motifs, fondées à Alger par Maya Ouabadi.

Les beaux jours d’Erri De Luca

Erri De Luca

Entretien animé par Olivia Gesbert

Né à Naples, dans un quartier où les murs laissaient passer les cris de la rue autant que les voix des voisins, Erri De Luca a grandi au milieu des récits. Ceux qu’on entend sans les voir, et ceux qu’on garde pour soi. Entre le tumulte des ruelles et le silence de la bibliothèque paternelle, il apprend très tôt à écouter et à faire place aux mots.
À dix-huit ans, il quitte le foyer familial, franchissant ce qu’il appelle « l’abîme de la première marche ». Ce sera l’engagement politique, les années 1968, puis le travail manuel : ouvrier chez Fiat à Turin, maçon itinérant sur des chantiers en Italie, en France, en Afrique. Longtemps, l’écriture viendra après, comme un prolongement du corps, de la fatigue, du réel.

Ses livres, de Montedidio à Trois chevaux, jusqu’à ses plus récents textes, portent cette empreinte : une langue sobre, traversée d’expérience, tendue vers une idée de la liberté qu’il définit comme « un champ ouvert où l’on peut s’égarer ». Dans L’Âge expérimental, il scrute, avec Inès de la Fressange, le vieillissement comme une énigme toujours recommencée ; dans Michel-Ange. Enquête sur une disproportion, il s’attarde sur les excès du David — tête trop grande, mains démesurées — pour y voir surgir une beauté hors norme.

Au fil de cet entretien, il sera question de ces chemins multiples : de Naples et de ses voix, des langues, des œuvres qui déplacent le regard, et de celui qu’il pose sur le mystère d’œuvres iconiques, tel le David de Michel-Ange. On évoquera aussi les amitiés qui comptent — celle d’une icône de la mode, Inès de la Fressange, ou du photographe Paolo Roversi — avec lesquels il dialogue, dans la vie comme dans les livres. Erri De Luca reviendra enfin sur les liens qu’il entretient avec l’image, documentaire, photographique ou cinématographique.

Un grand entretien avec un écrivain pour qui la littérature ne sépare pas du monde, mais y ramène, obstinément —  là où les frontières vacillent, et où les voix, même les plus fragiles, trouvent encore à se faire entendre.


À lire (bibliographie sélective)
Tous les titres cités ci-dessous sont traduits de l’italien par Danièle Valin.

  • L’Âge expérimental, avec Inès de la Fressange, Gallimard, 28 mai 2026.
  • Michel-Ange. Enquête sur une disproportion, Gallimard, 2026.
  • Récits de saveurs familières, Gallimard, 2025.
  • Impossible, Gallimard, 2020.
  • Le Poids du papillon, Gallimard, 2011.
  • Au nom de la mère, Gallimard, 2006.
  • Montedidio, 2002 (prix Femina étranger 2002).
  • Tu, mio, Éditions Payot & Rivages, 1998.

Jour de ressac

Maylis de Kerangal
Entretien animé par Camille Thomine

Un appel venu du Havre. Un cadavre sur la plage. Un numéro de téléphone griffonné sur un ticket de cinéma. Et une femme, doubleuse de films, rappelée brutalement à une ville quittée depuis des décennies. Ainsi s’ouvre Jour de ressac, le dernier roman de Maylis de Kerangal, où l’enquête cède rapidement la place à une dérive urbaine et mentale, tissée de réminiscences, de visages oubliés et de paysages intérieurs.

Dans ce récit à la première personne – une rareté chez l’autrice – Le Havre devient bien plus qu’un décor : il agit comme un révélateur. Ville reconstruite sur ses ruines, ville fantôme et ville vivante, elle expose ses failles au même rythme que la narratrice redécouvre les siennes. Tout est affaire de correspondances, de signaux faibles, de liens invisibles. Le style ample et sinueux de Maylis de Kerangal épouse ce mouvement, entre rêverie concrète et lucidité inquiète.

Lors de cette rencontre, l’écrivaine lira des extraits de son roman et reviendra sur ce livre qu’elle dit être son plus personnel, non parce qu’il raconte sa vie, mais parce qu’il creuse le sol de ce qui la fonde : une ville, une voix, une mémoire qui travaille encore. Jour de ressac n’est pas un retour nostalgique, mais un regard tendu vers ce qui persiste.


À lire

  • Maylis de Kerangal, Jour de ressac, Éditions Verticales, 2024.

Retrouvez Maylis de Kerangal le dimanche 1er juin à 11h au GMEM pour Musiques-Fictions.

La figure

Bertrand Belin
Entretien animé par Camille Thomine

Avec La Figure, son cinquième roman, Bertrand Belin poursuit son beau cheminement d’écrivain, avec un récit à la fois intime et elliptique, où l’enfance et la langue se heurtent à la brutalité d’un héritage familial. Replié dans un buisson de laurier — refuge mental et physique — le narrateur voit défiler sa propre histoire comme un film trouble : visions d’un père violent, errances adolescentes et échappées imaginaires. À ses côtés, « La Figure », entité mi-ironique mi-tutélaire, lui souffle des mots, l’interpelle, le trouble. Dans une prose inventive et précise, Bertrand Belin donne corps à une mémoire fissurée, où l’écriture devient un moyen de fuir, mais aussi de faire face.

À travers ce roman d’apprentissage disloqué, il interroge ce que devient la langue quand on vient d’un monde où elle n’a pas droit de cité. La Figure explore la tension entre oralité et littérature, entre le poids du silence et le surgissement d’une voix propre, l’absence de mots et l’appel d’une langue à inventer — un questionnement qui résonne avec son parcours de chanteur autant que d’écrivain.

Depuis plus de vingt ans, dans ses disques (Hypernuit, Tambour Vision) comme dans ses romans, tous publiés chez P.O.L (Requin, Grands carnivores), Bertrand Belin sculpte le réel par éclats, avec une mélancolie dense et une ironie lucide. La Figure prolonge ce geste artistique singulier, dans une langue rugueuse, élégante, habitée par les fantômes et la puissance de l’imaginaire.


À lire

  • Bertrand Belin, La Figure, Éditions P.O.L, 2025.

Tout est roman

Adrien Bosc et Baptiste Fillon
Rencontre animée par Camille Thomine

Dans son dernier livre, Adrien Bosc remonte, comme à son habitude, le fil de l’histoire. L’Invention de Tristan est un roman-enquête qui retrace le destin singulier de Tristan Egolf, écrivain américain météorique, à travers le regard de Zachary, un Américain de passage à Paris. Parti d’une légende littéraire – celle d’un jeune auteur sans le sou, rejeté par tous les éditeurs de son pays, qui trouve son salut en France grâce à une rencontre amoureuse et à l’entremise du père de sa compagne, un écrivain célèbre –, le narrateur mène l’enquête. De Paris à Lancaster (Pennsylvanie), il reconstitue le parcours de cet écrivain fulgurant, auteur du cultissime Seigneur des porcheries.

Un coup de pied dans la poussière retrace le destin de Nissan, un peintre né dans une famille juive en Ukraine au début des années 1920. Fuyant les pogroms, sa famille émigre en Galilée alors qu’il est adolescent. Tandis que ses proches s’attachent au travail de la terre, Nissan se passionne pour le dessin. À quinze ans, il est enrôlé dans les forces d’autodéfense juives et participe à des expéditions contre des paysans arabes. Révolté par la violence à laquelle il prend part, il désobéit, provoquant la rupture avec sa famille. Installé à Tel Aviv, il se consacre à la peinture et rejoint le parti communiste, qui rassemble alors Juifs et Arabes. Mais l’histoire mouvementée du 20e siècle le rattrape, bouleversant à nouveau sa trajectoire.

Deux écrivains questionnent la place de l’individu face à l’étau d’une époque, à la pression des origines et à la violence du monde. Par ailleurs scénariste, Baptiste Fillon déploie une écriture attentive à l’intime et aux arcs narratifs, tandis qu’Adrien Bosc brouille les pistes, entre documentaire et fiction.
Où commence le roman et où s’arrête l’enquête ? Deux récits passionnants, deux destins, deux manières d’inventer la littérature à partir d’histoires vraies.


À lire

  • Adrien Bosc, L’Invention de Tristan, Stock, 2025.
  • Baptiste Fillon, Un coup de pied dans la poussière, Le Bruit du monde, 2025.

Traverser les montagnes et venir naître ici

Marie Pavlenko et Maëva Le Berre

Astrid, quarante ans, a tout perdu : son mari, ses enfants, sa vie d’avant. Pour tenter de survivre à ce deuil, elle s’exile dans une maison isolée du Mercantour, coupée du monde, avec pour seuls bagages un carton de souvenirs et une douleur muette. Là, au cœur d’une nature aussi sauvage qu’accueillante, elle croise la route de Soraya, jeune Syrienne qui a tout quitté pour fuir la guerre et l’exil, enceinte d’un viol subi sur la route. Deux femmes, deux solitudes, deux histoires fracassées par la perte, qui vont peu à peu s’apprivoiser et réapprendre à vivre, ensemble.

À travers ce face-à-face, Marie Pavlenko explore la puissance de la solidarité, la capacité de la nature à réparer, et la force des liens tissés dans l’adversité. Ce roman bouleversant interroge la possibilité d’un nouveau départ, même lorsque tout semble perdu. Loin de tout pathos, il donne à voir la beauté brute des renaissances, la délicatesse des gestes d’entraide, et la nécessité de raconter les vies qui traversent les frontières.

Pour cette lecture musicale, Marie Pavlenko sera accompagnée par la violoncelliste Maëva Le Berre, qui sait mieux que personne faire vibrer la littérature par la musique. Ensemble, elles feront entendre ce texte comme une traversée, un souffle à la croisée de la littérature et du vivant pour célébrer la lumière qui renaît, même au cœur de la nuit.


À lire

  • Marie Pavlenko, Traverser les montagnes et venir naître ici, Les Escales, 2024.

Retrouvez Maëva Le Berre chaque jour à 14h30 dans les siestes acoustiques et le dimanche 1er juin à 17h pour la lecture musicale Autoportrait sans moi au conservatoire Pierre Barbizet.

Démons intérieurs

Constantin Alexandrakis et Rebecca Lighieri
Rencontre animée par Chloë Cambreling

Dans L’Hospitalité au démon, Constantin Alexandrakis s’attaque de front à l’un des tabous les plus tenaces : les violences sexuelles subies par les hommes. À travers la figure d’un père bouleversé par le surgissement d’un passé traumatique — celui d’attouchements subis dans l’enfance — il livre un roman sidérant, à la fois intime et politique. Fulgurant, parfois dérangeant, ce texte tente de «cartographier le Grand Continent des Violences Sexuelles» sans céder ni au pathos ni aux simplifications. Loin d’un récit de pure confession, Constantin Alexandrakis interroge la peur de la reproduction des schémas de violence, la confusion des héritages, et le pouvoir de la littérature comme lieu de mise à distance. Préfacé par Neige Sinno, son livre s’impose comme un geste littéraire fort, au croisement de l’autofiction, de l’essai philosophique et de l’écrit expérimental.

Rebecca Lighieri poursuit dans Le Club des enfants perdus sa saisissante exploration des enfances fracassées. Cette fois, c’est Miranda, jeune fille hypersensible et visionnaire, qui tente de survivre à un monde adulte incapable de la comprendre — père acteur narcissique, mère absente, société aveugle aux tourments adolescents. Entre fantastique et réalisme cru, hallucinations et dérive toxique, le roman dresse le portrait d’une génération submergée par l’émotion, en mal de refuge, en quête d’un langage pour dire l’angoisse. Le réalisme y côtoie le fantastique, la pop culture croise Shakespeare, et la douleur devient, elle aussi, matière d’écriture.

Deux romans puissants, hantés par des figures d’enfants perdus, marqués par des corps en crise et des familles en délitement. Deux écritures qui, chacune à leur manière, sondent les marges de l’intime pour faire émerger une parole neuve, affranchie des normes. Rebecca Lighieri ne s’y est pas trompée : lectrice enthousiaste de L’Hospitalité au démon, elle a vu dans le livre de Constantin Alexandrakis une œuvre «magistrale».


À lire

  • Constantin Alexandrakis, L’Hospitalité au démon, Éditions Verticales, 2025.
  • Rebecca Lighieri, Le Club des enfants perdus, Éditions P.O.L, 2024.


Retrouvez Constantin Alexandrakis le samedi 31 mai à l’Alcazar lors des Rencontres de la NRF et Rebecca Lighieri (Emmanuelle Bayamack-Tam) le jeudi 29 mai à La Criée lors de la soirée La Nuit Mylène. Tout est chaos ?

Les enfants du silence

Claude Ardid et Jessica Martin (François Beaune)
Rencontre animée par Claire Mayot

Dans La Profondeur de l’eau, François Beaune, sous le pseudonyme de Jessica Martin, donne voix à une femme marquée par une enfance fracassée : maltraitance, mort d’un petit frère, errance de foyers en familles d’accueil au gré des décisions de l’Aide sociale à l’enfance. L’écrivain confronte avec justesse le récit intime et la froideur administrative, révélant la violence systémique et l’aveuglement d’une société qui ne sait pas protéger ses enfants. Né d’une histoire vraie, ce livre est loin d’être un simple récit documentaire, c’est une œuvre littéraire puissante qui fait émerger une voix, où le motif aquatique devient le fil rouge d’une reconstruction fragile. La recherche de justesse y prime sur la vérité brute.

Claude Ardid a mené une enquête implacable au cœur de l’Aide sociale à l’enfance. Pendant dix-huit mois, le journaliste a sillonné la France pour recueillir les témoignages d’enfants brisés, de familles démunies, d’éducateurs épuisés et de magistrats impuissants. Son constat est glaçant : suicides d’adolescents, prostitution de mineurs dans les foyers, violences ignorées, mineurs livrés à eux-mêmes… Il révèle l’ampleur d’un scandale d’État et la faillite d’un système censé protéger les plus vulnérables. Mais il donne aussi la parole à celles et ceux qui résistent, refusant de baisser les bras face à la machine à fabriquer du malheur.

L’un par la littérature, l’autre par l’enquête journalistique, François Beaune et Claude Ardid révèlent la même urgence : dire l’indicible et rappeler que derrière chaque dossier, chaque statistique, il y a une vie. À l’heure où la protection de l’enfance fait l’objet d’un débat public brûlant, leur dialogue nous invite à repenser collectivement notre responsabilité envers les plus fragiles.


À lire

  • Claude Ardid, La fabrique du malheur, Éditions de L’Observatoire, 2025.
  • Jessica Martin (François Beaune), La Profondeur de l’eau, Albin Michel, 2025.

Qui était Sylvain Menu ?

Mathieu Simonet et la classe de 3e D du collège Sylvain Menu (Marseille)

En 1981, Sylvain Menu, alors élève de 3e, a accompli un acte de bravoure qui a marqué à jamais la mémoire de son collège et de la ville de Marseille. Dans les calanques, il n’a pas hésité à risquer sa vie pour sauver celle d’un camarade emporté par les vagues. Sylvain est parvenu à ramener l’enfant sur la terre ferme, mais a été lui-même emporté par la mer, disparaissant tragiquement à l’âge de 16 ans. En hommage à son courage, le collège de la Gaye a été rebaptisé collège Sylvain Menu en 1982, à la demande unanime des élèves et des enseignants

Plus de quarante ans après, les élèves de 3e du collège Sylvain Menu ont choisi de raviver la mémoire de ce jeune héros en menant une enquête passionnante : qui était Sylvain Menu au-delà du nom gravé sur la façade de leur établissement ? Qu’aimait-il ? Quel genre de musique écoutait-il ? Quels étaient ses rêves, ses passions, ses amitiés et ses amours ?

Pour répondre à ces questions, ils ont été accompagnés par l’écrivain Mathieu Simonet, à l’initiative du projet et cousin éloigné de Sylvain Menu, qui a guidé les collégiens dans une démarche d’investigation à la fois humaine et documentaire. Ensemble, ils ont exploré des archives, retrouvé des films Super 8, consulté les bulletins scolaires de Sylvain, recueilli les témoignages de sa famille et d’anciens camarades, et même tenté de reconstituer sa playlist musicale, lui qui jouait de la guitare dans le métro, à la station Castellane.

Ce travail collectif vise à dépasser la simple commémoration pour redonner chair et voix à cet adolescent à la fois ordinaire et exceptionnel, héros discret et modèle de solidarité. Les élèves présenteront le fruit de leur enquête sous forme de portraits, de récits, d’images et de sons, nous invitant à découvrir la personnalité lumineuse de celui dont leur collège porte le nom.

Imaginé et mené avec l’aide précieuse de Mathieu Simonet et la complicité de la musicienne Amandine Maissiat, un événement qui conjugue émotion et transmission, où l’histoire individuelle rejoint la mémoire collective.

Remerciements à l’équipe éducative du collège et à la famille de Sylvain Menu.