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Linda Tuloup

Linda Tuloup est une photographe plasticienne qui explore la relation qu’elle entretient avec la nature et l’image du féminin, dépassant la simple séduction pour nous faire pénétrer dans un univers poétique. Son monde se déploie aux confins du désir, du rêve et de la nudité.

Son travail fait l’objet de nombreuses expositions et publications en France et à l’étranger. Elle a publié deux livres avec l’écrivain Yannick Haenel, Vénus. Où nous mènent les étreintes (2019) et La Nuit souterraine (2023). En mai 2026, paraît Il faut de l’eau, de la pierre et du feu, avec des textes de Yannick Haenel, qui fera l’objet d’une lecture dans le cadre du festival.


Bibliographie

  • Il faut de l’eau, de la pierre et du feu, avec Yannick Haenel (textes), André Frère Éditions, 2026.
  • Brûlure, avec Colin Lemoine (textes), André Frère Éditions, 2024.
  • La nuit souterraine, avec Yannick Haenel (textes), Les petites allées, 2023. 
  • Vénus. Où nous mènent les étreintes, avec Yannick Haenel (textes), Bergger éditions, 2019.

Cédric Gerbehaye

Cédric Gerbehaye est un photographe documentaire et réalisateur, né à Bruxelles en 1977. Son travail se concentre particulièrement sur la condition humaine et les droits humains, explorant des territoires à la fois lointains et familiers, à travers des essais photographiques au long cours, des web-documentaires et des films documentaires. Il est également Explorer pour la National Geographic Society et contributeur régulier du National Geographic Magazine.

Ses photographies ont reçu plusieurs récompenses (World Press Photo, Olivier Rebbot Award de l’Overseas Press club of America, Amnesty International Media Award,…).

Il est l’auteur de sept livres publiés aux éditions Le Bec en l’air : Congo in Limbo (2010), Land of Cush (2013), Sète#13 (2013), D’entre eux (2015), Zoonose (2022). Kashmir. Wait & See (2025) et Cévennes#1 (2026). Il a également réalisé un long-métrage documentaire, La Peine (2024), sorti en salles.

En 2026, il fait paraître, toujours au Bec en l’air, Panoptik, une immersion sans précédent au cœur des prisons bruxelloises, où un siècle d’images révèle la réalité, la mémoire et les métamorphoses de l’enfermement.


Bibliographie

  • Panoptik, Le Bec en l’air, 2026.
  • Cévennes#1, Le Bec en l’air, 2026.
  • Kashmir. Wait & See, Le Bec en l’air, 2025.
  • Zoonose, Le Bec en l’air, 2022.
  • D’entre eux, Le Bec en l’air, 2015.
  • Sète#13, Le Bec en l’air, 2013.
  • Land of Cush, Le Bec en l’air, 2013.
  • Congo in Limbo, Le Bec en l’air, 2010.

Raphaël Neal

Raphaël Neal est un photographe et cinéaste franco-britannique, dont le travail est distribué par l’Agence VU. À travers le portrait et l’autoportrait, il explore le désir, l’artifice, la beauté et la nostalgie. Ses photographies sont exposées et publiées internationalement depuis 2005. Il a notamment publié les monographies Bates Productions (L’Oeil, 2019) et De qui aurais-je crainte ? (Le Bec en l’Air, 2015). Il travaille régulièrement pour la presse et collabore étroitement avec de nombreux musiciens sur leurs visuels.

En 2014, il réalise son premier long métrage, Fever, l’histoire de deux adolescents parisiens criminels, co-écrit avec Alice Zeniter et adapté du roman éponyme de Leslie Kaplan. Sa série d’autoportraits The Windows of the World (2019) évoque la solitude de personnages retirés derrière leurs fenêtres et leurs écrans. Créés durant la pandémie du Covid-19, les autoportraits de Dark Circus (2020) mettent en scène les membres d’une troupe de cirque imaginaire se produisant sans public. En 2021, New Waves, une collection de portraits d’adolescents et de paysages déserts inspirée du dérèglement climatique et de ses contradictions est exposée au festival ImageSingulières et remporte différents prix dont la deuxième place au Sony World Photo Awards.

En 2024, il publie aux éditions Le Bec en l’air le livre Hollywood Nigtmares avec un texte d’Alice Zeniter.


Bibliographie sélective

  • Hollywood Nigtmares, texte d’Alice Zeniter, Le Bec en l’air, 2024.
  • De qui aurais-je crainte ?, texte d’Alice Zeniter, Le Bec en l’air, 2015.

Shiraz Bazin-Moussi

Shiraz Bazin-Moussi est une artiste visuelle franco-tunisienne. Elle a commencé comme photo-journaliste spécialisée dans la presse touristique avant de se lancer dans la production de cinéma d’animation. Parallèlement à son activité de productrice, elle arpente les territoires de la photographie par la pratique de procédés anciens et l’exploration de sujets mêlant l’intime à l’universel. Son travail photographique a fait l’objet de plusieurs expositions à Paris, Aix-en-Provence et aux Rencontres d’Arles. Son premier livre L’Écume des amnésies, sorti en décembre 2020, aux Editions Le Bec en l’air fut finaliste du prix HIP en 2021 dans la catégorie «Voyage et Culture».

Emilienne Malfatto

Photographe, romancière et journaliste – un temps reporter de guerre. Son travail photographique a été notamment publié dans le Washington Post et le New York Times, et exposé en France et à l’étranger.
En 2021, elle a reçu le prix Goncourt du premier roman pour Que sur toi se lamente le Tigre (Elyzad), et le prix Albert-Londres pour Les serpents viendront pour toi : une histoire colombienne (les Arènes).

Emilienne Malfatto a été lauréate du Prix littéraire du Barreau de Marseille 2023 pour son livre Le Colonel ne dort pas, publié aux Éditions du sous-sol.
Elle est présidente du jury du Prix littéraire du Barreau 2024.


Bibliographie

  • L’absence est une femme aux cheveux noirs, avec Rafael Roa (photographies), Éditions du sous-sol, 2024.
  • Le Colonel ne dort pas, Éditions du sous-sol, 2022.
  • Les Serpents viendront pour toi, Les Arènes, 2021 (prix Albert-Londres 2021).
  • Que sur toi se lamente le Tigre, Elyzad, 2020 (prix Goncourt du premier roman 2021).

Hans Georg Berger

Hans Georg Berger est un photographe allemand qui partage son temps entre Berlin, l’île d’Elbe et le Laos. Il collabore étroitement avec l’artiste allemand Joseph Beuys au cours des années 1970. Plus tard, c’est avec l’écrivain Hervé Guibert qu’Hans Georg Berger liera une amitié qui influencera son travail photographique. Directeur du Festival international de théâtre de Munich et co-fondateur de la Biennale de musique et de théâtre de Munich, il a aidé à la mise en place d’AIDA, un groupe de surveillance des droits humains à l’international pour les artistes.

Depuis la fin des années 1980, Hans Georg Berger s’implique dans des projets de photographie sur le long terme avec pour thème central les religions mondiales. Il a notamment déjà travaillé sur le taoïsme, le catholicisme ou encore le bouddhisme Theravada. Au Laos, il a fondé les Archives photographiques du bouddhisme dans le but de préserver des milliers de photographies historiques prises par les moines.


Bibliographie sélective

  • Hans Georg Berger, Hervé Guibert : un amour photographique, Le Quai/Michel de Maule, 2019.
  • Hans Georg Berger (photographies) et Hervé Guibert (textes), Lettres d’Égypte. Du Caire à Assouan, Actes Sud, 1999.

Pierre Morales

Pierre Morales est photographe et réalisateur.

Pour Oh les beaux jours !, il a réalisé à Marseille les photographies des frigos qui ont stimulé l’imagination des écrivains pour la soirée d’ouverture au Merlan.
Il résume son travail par ces mots :

« Manger est un projet documentaire en cours de réalisation.
C’est par la voie du documentaire que j’ai commencé à raconter des moments de vie qui s’articulent autour de nos assiettes, les photos de frigos sont une partie du lexique qui tisse ce récit.

L’une des premières questions que ma mère me pose toujours, lorsque je lui annonce que je vais la voir, est bien sûr : “Qu’est-ce que tu voudras manger ?”

Dans ma famille d’origine méditerranéenne et pied-noire, la nourriture a toujours été importante : “Il faut manger, et bien manger !” J’entends dans cette phrase une injonction à veiller à ce besoin vital, mais également la transmission d’une identité, d’une histoire, d’un mode de vie.

Cet héritage, allié à mon statut d’observateur professionnel, m’a rendu particulièrement sensible et attentif à ce qui se met en œuvre dans les moments où l’on passe à table. Observer et collectionner les indices que ces rituels révèlent me fascine.

Explorer ses “manières de table”, raconter comment on répond au besoin fondamental de manger, c’est parler de soi, de son quotidien, de ses origines, de son statut social, de sa vie publique mais aussi de sa vie la plus intime. C’est aussi évoquer le travail, la vie en société, la filiation, l’argent, l’habitat, le rêve et, bien sûr, l’amour… »

Yves Pagès

Yves Pagès est né en 1963 à Paris. Après des études littéraires et un séjour à la Villa Médicis (1996), il entre aux éditions Verticales – fondées en 1997 par Bernard Wallet – dont il est aujourd’hui codirecteur avec Jeanne Guyon.
Depuis 1990, il a publié une dizaine de fictions, dont Petites Natures mortes au travail, Le Théoriste, Portraits crachés, Le Soi-disant, puis, aux éditions de L’Olivier, Souviens-moi (2014) et Encore Heureux (2018).
Il est également l’auteur d’essais, d’une pièce de théâtre, d’un livre de photographies, d’un recueil de graffiti et d’ovnis littéraires.
Il a ouvert en 2011 un site de création textuelle et visuelle : www.archyves.net

Habitué de la scène, il n’aime rien moins que d’imaginer des performances et autres vraies-fausses conférences autour de ses publications.


Bibliographie

  • Il était une fois sur cent – Rêveries fragmentaires sur l’emprise statistique, Zones, 2021.
  • L’Homme hérissé, Libertalia 2020.
  • Encore heureux, L’Olivier, 2018.
  • Tiens ils ont repeint !, La Découverte, 2017.
  • Photomanies, Le Bec en l’air, 2015.
  • Souviens-moi, L’Olivier, 2014.
  • Portraits crachés, Verticales, 2013.
  • Céline, fictions du politique, réed. Gallimard coll. “Tel”, 2010.
  • Le Soi-disant, Verticales, 2008.
  • Le Théoriste, Verticales, 2001 (prix Wepler).
  • Petites natures mortes au travail, Verticales, 2000.
  • Les Paparazzi, Les Solitaires intempestifs, 1998.
  • Prière d’exhumer, Verticales, 1997.
  • Plutôt que rien, Julliard, 1995.
  • La Police des sentiments, Denoël, 1990.

Martine Derain

Martine Derain est photographe, artiste, elle conçoit et réalise des interventions éphémères ou pérennes. Elle a travaillé avec Laure Maternati, Dalila Mahdjoub et Hassan Darsi/La Source du Lion de 2004 à aujourd’hui…
De 2000 à 2003, elle a partagé l’expérience de La compagnie, atelier d’artistes implanté à Belsunce, Marseille, où elle a produit les expositions de Gary Hill, Muriel Modr ou les interventions de la compagnie de danse contemporaine Ex Nihilo, dont elle est aujourd’hui artiste associée. Elle a créé l’association et les éditions Commune.

Bruno Boudjelal

Français d’origine algérienne, il pratique la photographie comme un mode de vie qui interroge sans cesse sa propre identité et nous confronte à la nôtre.
Lorsque son père décide de retourner en Algérie, il l’accompagne et découvre à la fois un pays, une famille, un monde traversé de violences, des paysages qui lui parlent et des individus avec lesquels il dialogue sans savoir vraiment comment se situer. De là dix années d’exploration très personnelle de l’Algérie, entre carnet de voyage et témoignage, qui vont l’amener à passer du noir et blanc à la couleur, à assumer de plus en plus le fait que son point de vue n’est que subjectif, marqué par son histoire personnelle, mais curieux de mettre en perspective le quotidien et l’Histoire.
Lorsqu’il décide que ce travail en Algérie est terminé, il le structure sous forme d’exposition, de projection et de livre, puis décide de se concentrer sur l’Afrique.
Tendu entre deux continents, entre deux cultures, il est simplement généreux et revendique sa capacité à comprendre et à transcrire une complexe problématique entre le Nord et le Sud.


Bibliographie

  • Jours intranquilles, Autograph, 2009.
  • Who knows tomorrow ?, éditions de l’œil, 2010.
  • Algérie, clos comme on ferme un livre ?, Le Bec en l’air/Autograph, 2015.