cccccc

Archives

La Cour des Contes

La Cour des Contes : Arthur Binois, Charles Deffrennes et Guillermo Van der Borght

Chants par le duo Leï (Laurène Barnel et Carine Habauzit)
Musique par Max Beucher

Vous aimez qu’on vous raconte des histoires ? Tant mieux : eux adorent les bousculer ! Pour la grande soirée d’ouverture à Marseille, le collectif La Cour des Contes — compagnie pour les uns, bande organisée pour les autres — investit la cour de la  Vieille Charité avec un spectacle jubilatoire, entre stand-up littéraire et art du récit.

De Giono à Voltaire, des classiques du bac aux récits glanés autour de la Méditerranée, les conteurs font circuler les textes, les détournent, les réinventent, avec humour et panache. Sur scène, les histoires s’enchaînent, portées par l’énergie des comédiens et ponctuées par la musique de Max Beucher et les voix du duo Leï, entre swing et échappées poétiques.

Tour à tour épiques, intimes ou franchement irrévérencieuses, ces « histoires à emporter » composent un parcours libre dans la littérature, où tout peut arriver, y compris un résumé de Candide en dix minutes ou un détour par des contes d’Algérie.

Carte blanche joyeuse et participative, cette première virée à Marseille de la célèbre (et unique !) Cour des contes promet une soirée vive, collective, où la littérature se partage à voix haute et avec le public.

L’écriture ou la vie

Avec de jeunes comédiens 

Adaptation et mise en scène Hiam Abbass et Jean-Baptiste Sastre
D’après L’Écriture ou la vie de Jorge Semprún

Hiam Abbass et Jean-Baptiste Sastre portent sur scène les mots de Jorge Semprún, rescapé du camp de Buchenwald, dans un spectacle puissant qui explore les abîmes du 20e siècle et interroge notre présent.

Créé à partir de L’Écriture ou la vie, texte majeur que Semprún mit des décennies à écrire pour dire l’expérience des camps, le projet prend aujourd’hui une dimension singulière : de jeunes comédiens amateurs s’en emparent, après plusieurs semaines de travail. Certains sont éloignés du théâtre ou de la littérature ; tous viennent avec leur histoire, leur sensibilité. À travers cette aventure collective, les mots de Semprún deviennent concrets, incarnés.

Fidèles à leur démarche, la comédienne et le metteur en scène font du théâtre un espace de transmission active, où la mémoire se partage et se met à l’épreuve du présent. Sur scène, une fraternité se construit, un lien se tisse entre les générations et les vies.

Un spectacle comme un acte de dialogue, de responsabilité et d’espoir afin de préserver une mémoire fondamentale, pourtant menacée d’oubli.

Le spectacle sera suivi d’un échange avec Hiam Abbass, Jean-Baptiste Sastre et les acteurs.


Avec la participation de jeunes acteurs amateurs ayant rejoint le projet grâce à la collaboration de : Aix-Marseille Université, Epide Marseille, École de la deuxième chance, Mission locale de Martigues, Conservatoire de musique de Martigues.
Production déléguée : Châteauvallon-Liberté, scène nationale.
Une coréalisation Aix-Marseille Université, Théâtre Antoine Vitez, Mucem, festival Oh les beaux jours !, Camp des Milles, Théâtre des Salins, Pop’Histoire, Châteauvallon-Liberté, scène nationale.


À lire

  • Jorge Semprún, L’Écriture ou la vie, Gallimard, 1994, réed. Folio, 2012.

À ce stade de la nuit

Sophie Cattani et Peshawa Mahmood 

Mise en scène Antoine Oppenheim, collectif ildi! eldi

Texte original de Maylis de Kerangal

Publié en 2015, À ce stade de la nuit de Maylis de Kerangal est devenu l’un de ces récits qui traversent le temps sans rien perdre de leur nécessité. À partir d’un nom désormais connu de tous – Lampedusa – et d’un naufrage survenu en 2013, l’écrivaine se livre à une méditation nocturne sur un monde qui se défait.

À la catastrophe se superpose aussitôt ce que le nom de Lampedusa charrie pour elle : celui de l’auteur du Guépard, Giuseppe Tomasi di Lampedusa, le visage de Burt Lancaster dans le film de Luchino Visconti, ses propres souvenirs de voyage dans les îles Éoliennes. De ces glissements naissent des échos symboliques, entre la chute de l’aristocratie italienne et le naufrage de notre époque.

Le collectif ildi ! eldi  propose une adaptation de ce livre, portée par la voix de Sophie Cattani, tandis que le plasticien kurde Peshawa Mahmood réalise une peinture en direct. Texte, image et musique composent ici une forme qui fait résonner autrement la puissance de ce récit.

Créée avec le soutien de Maylis de Kerangal, ce spectacle prolonge l’élan du livre plus de dix ans après sa parution, alors que les drames migratoires n’ont pas cessé.

Pour la première fois, à l’occasion de ses dix ans, le festival prend ses quartiers dans le magnifique cadre de la Fondation Camargo, à Cassis. Face à la Méditerranée, mer de tous les récits,
un spectacle sobre et intense qui rappelle ce que les mots peuvent encore porter du réel.

🚗 Covoiturage pour se rendre à Cassis


Camargo est un site sensible qui mérite une attention particulière :

  • Site entièrement non-fumeur.
  • Vélos et chiens interdits (sauf pour les chiens guides).
  • Parking payant à proximité : parking Bestouan (117 places) – veillez à privilégier le covoiturage et à anticiper vos déplacements.

Veuillez noter que la salle de spectacle est accessible aux fauteuils, ce n’est pas le cas de l’espace buvette/restauration.


À lire

  • Maylis de Kerangal, À ce stade de la nuit, Verticales, 2015.

Production : Collectif ildi ! eldi
Soutiens : La Fabrique Mimont (Cannes), le Théâtre du Centaure, Les Rencontres à l’échelle, La Friche Belle de Mai (Marseille), Manifesta 13/Région Sud, Ville de Marseille et SPEDIDAM.
Coréalisation : Théâtre des Halles – Avignon