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Grégoire Ingold

Grégoire Ingold est comédien et metteur en scène. Après des études à l’École du Théâtre National de Chaillot sous la direction d’Antoine Vitez, il joue à plusieurs reprises au théâtre de Chaillot et à l’Odéon. En 1982, il fonde le Théâtre du Quai de la Gare à Paris qui permet à de nombreux jeunes metteurs en scène de monter leurs premiers spectacles. En 1988, Grégoire Ingold réalise plusieurs voyages d’étude en Afrique francophone, lors desquels il explore les différentes formes de théâtre populaire. A la suite de ces voyages, il reçoit le Prix Villa Médicis hors les murs en 1989 et crée le Festival Théâtre en Cités à Kinshasa, en République Démocratique du Congo. En France, il étudie les écoles de jeu qui façonnent le théâtre du 20e siècle et fonde l’Unité d’étude des écoles de mise en scène.

En 1997, il crée la compagnie Balagan Système avec laquelle il entame une mission de décentralisation, en association avec le Théâtre Gérard Philippe de Saint-Denis et La Comédie de Reims. Désormais installé en région Rhône Alpes, Grégoire Ingold met en scène des pièces où la dispute des idées et les différentes formes du théâtre forain sont au cœur des projets. Les derniers textes qu’il a mis en scène sont L’extravagant Monsieur Jourdain de Mikhaïl Boulgakov, Ahmed philosophe et La république de Platon d’Alain Badiou, et Entretiens d’embauche de Jacques Jouet.

Julie Kretzschmar

Julie Kretzschmar s’est formée au Conservatoire d’Art Dramatique de Montpellier et fonde en 2001 la compagnie l’Orpheline est une épine dans le pied, compagnie associée aux Bancs Publics à Marseille. Elle a aussi suivi de longues études juridiques et n’a pas terminé une thèse de doctorat en philosophie du droit. Elle voyage beaucoup depuis une vingtaine d’années, notamment dans les pays du monde arabe et en Afrique.

Elle travaille à partir de conversations avec des auteurs, plutôt des romanciers que des dramaturges. Elle initie ainsi une collaboration avec Mustapha Benfodil à partir d’une adaptation de son roman Archéologie du chaos (amoureux), qu’elle décline sous plusieurs formes de lectures présentées à Marseille et en Algérie (2010). En 2011, elle créé De mon hublot utérin je te salue humanité et te dis blablabla au théâtre des Salins – Scène Nationale de Martigues. Elle travaille aussi avec Kamel Daoud et Alain Kamal Martial en 2012.

En 2013, elle s’appuie sur un texte du conteur Salim Hatubou pour créer Kara’ une épopée comorienne avec une équipe artistique de 35 personnes, fruit d’une commande de Marseille Provence 2013 – Capitale Européenne de la Culture.

En 2017, elle signe la mise en scène et l’adaptation du roman Tram 83  (Métailié, 2014) de Fiston Mwanza Mujila, considéré comme l’une des nouvelles voix de la littérature congolaise. Avec une équipe internationale, ce spectacle est créé aux Francophonies en Limousin puis en tournée en France (La Criée – Théâtre national de Marseille, La Vignette – Montpellier, Théâtre Jean Vilar – Vitry-sur-Seine, Le Tarmac – Paris, Bois de l’Aune – Aix-en-Provence).

ildi ! eldi

Sophie Cattani et Antoine Oppenheim sont ildi ! eldi. Membres fondateurs de ce collectif né en 2008, ils cherchent à englober toutes les étapes de la création. Du rôle de metteur en scène à celui d’acteur et dramaturge ou encore de vidéaste, ils naviguent dans un théâtre qu’ils souhaitent simple, ludique et non figé entre fiction et réalité. Ils s’emparent de textes dramatiques ou non pour mieux les vivre depuis le plateau. Ils ont récemment créé une collection théâtrale qui parle de cinéma, en collaboration avec l’auteure Olivia Rosenthal : Antoine & Sophie font leur cinéma. En 2018, le collectif crée OVNI(S) au Festival d’Avignon d’après la pièce d’Ivan Viripaev et Jérôme Game. Leur prochaine création, 11 septembre 2001 de Michel Vinaver, sera montré au théâtre des Halles durant le festival d’Avignon en juillet 2019.

Pour Oh les beaux jours !, ildi ! eldi est à l’œuvre pour la création d’une performance littéraire unique, Dans le ventre des frigos, qui réunit cinq auteurs autour de photographies givrées…

Alexandra Tobelaim

Alexandra Tobelaim a le goût des mots. Ceux qui concourent à la poétique du monde. Textes classiques ou contemporains, écritures dramatiques ou œuvres littéraires : peu importe tant que l’histoire lui « parle », tant qu’elle fait écho à ses préoccupations d’artiste, de femme et de citoyenne.

Comédienne formée à l’École Régionale d’Acteurs de Cannes, Alexandra Tobelaim s’oriente très vite vers la mise en scène et fonde la compagnie Tandaim en 1998. C’est en étroite relation avec le scénographe Olivier Thomas qu’elle imagine ses premiers spectacles, où l’espace est aussi important que les mots qui s’y déploient. Au fil des années se constitue autour d’eux une « famille » de théâtre, un noyau de fidèles acteurs et collaborateurs. Car Alexandra Tobelaim cultive l’esprit de troupe, celui qui permet à chacun d’apporter sa contribution au projet, de le questionner pour mieux lui permettre de s’affirmer. La ligne est claire : faire parler l’assise théâtrale qu’est le texte en jouant de l’ensemble des langages scéniques.

En amoureuse des mots, Alexandra Tobelaim aime à faire récit. C’est au plus près du « souffle » de l’auteur qu’elle façonne détail après détail, son théâtre d’histoires. Dans une proximité qui nait notamment des commandes qu’elle passe régulièrement à des auteurs vivants. S’immerger dans la langue pour mieux la traduire, voilà comment pourrait se définir sa démarche. Elle rapproche d’ailleurs volontiers le travail de mise en scène et celui de traduction. Transposer en images et en émotions, mettre à vif les acteurs pour qu’ils trouvent l’endroit juste de leur jeu. Traduire sans trahir, dans une langue de plateau contemporaine, capable de toucher les individus du 21e siècle que nous sommes. Car si Alexandra Tobelaim a le goût des mots, elle a aussi le goût des autres. Persuadée que le théâtre nous concerne tous et qu’il peut s’adresser à chacun, elle conçoit ses pièces avec une conscience aigüe du spectateur et multiplie les possibilités de rencontre en créant également pour l’espace public. Une scène ouverte au partage. À l’image de son théâtre.

Depuis 2020, elle est directrice du Centre Dramatique National transfrontalier de Thionville-Grand Est.

Isild Le Besco

Authentique et insoumise, Isild Le Besco a su se démarquer en tant qu’actrice dans de nombreux films : les films de Benoit Jacquot Sade au côté de Daniel Auteuil, A tout de suite, et L’Intouchable, de Cédric Kahn ; Roberto Succo, d’Emmanuelle Bercot ; La Puce et Back Stage, de Philippe Legay ; Le coût de la vie, de sa sœur Maiwenn Le Besco ; Mon roi, ou encore de Dagur Kari The Good Heart au côté de Paul Dano et Brian Cox.
Elle est également scénariste, réalisatrice et productrice de ses quatre longs métrages. Reconnue par ses pères comme une artiste complète de sa génération, elle se révèle encore une fois là où on ne l’attend pas en créant un spectacle inspiré du livre S’aimer quand même, signé de sa plume. Elle nous y livre ses pensées intimes dans une fresque onirique, avec force, douceur et puissance – tout à son image. La surprenante Isild Le Besco nous parle des femmes, de l’amour et de l’enfance. Dans une langue vive et canaille, naïve et crue, elle exprime la difficulté de communiquer quand les mots manquent et le bonheur qu’il y a à découvrir de nouveaux modes d’expression quand le langage ne sert plus seulement à se comprendre. À s’aimer quand même ?


Bibliographie

  • S’aimer quand même, Grasset, 2018.

Frédérique Aït-Touati

Auteur et metteur en scène, Frédérique Aït-Touati explore les liens entre sciences, littérature et politique et s’intéresse en particulier aux fictions de la science.
Elle est en résidence à la Chartreuse de Villeneuve-lès-Avignon et à la Comédie de Reims de 2011 à 2013 pour le projet Gaïa Global Circus, en tournée depuis (France, États-Unis, Suisse, Allemagne, Grande-Bretagne, et récemment au Canada).
Elle collabore depuis une dizaine d’années avec le philosophe Bruno Latour pour faire de la scène une manière de pratiquer de nouvelles hypothèses, tout en questionnant l’irruption d’un nouveau personnage controversé, Gaïa, face auquel nous peinons à réagir.
Passionnée par l’astronomie et la microscopie, elle a notamment publié Contes de la Lune, essai sur la fiction et la science modernes.
Chercheur au CNRS, elle enseigne par ailleurs à l’École des Hautes Études en Sciences Sociales et dirige le SPEAP (programme expérimental en arts politiques), en résidence aux Amandiers depuis 2014.

Tiphaine Raffier

Après une formation initiale à l’ENMAD de Noisiel (Val de Marne), où elle travaille notamment avec Rodolphe Dana, et l’obtention d’une licence en Arts du spectacle, Tiphaine Raffier intègre la 2e promotion de L’Ecole du Nord (2006- 2009). Elle y travaille sous la direction de Stuart Seide (notamment dans Quel est l’enfoiré qui a commencé le premier ? de Dejan Dukovski). Elle joue en 2010 dans Autoportrait, Autofiction, Autofilmage, mise en scène de Bruno Buffoli et Gênes 01 avec le collectif Si vous pouviez lécher mon cœur. En 2011, elle joue dans Tristesse Animal Noir, d’Anja Hilling mis en scène par Julien Gosselin (collectif Si vous pouviez lécher mon cœur) et dans Nanine de Voltaire, mise en scène par Laurent Hatat. En avril 2012, suite à une proposition du Théâtre du Nord, elle écrit, met en scène et joue dans La Chanson, qu’elle crée lors du 1er Festival Prémices. Puis elle écrit et met en scène sa deuxième pièce Dans le nom, créée en mai 2014 dans le cadre de la troisième édition du Festival Prémices. Elle travaille régulièrement au Théâtre du Prato avec Gilles Defacque, notamment dans Soirée de Gala, en tournée 2013/2014. Elle est de nouveau distribuée par Julien Gosselin dans Les Particules élémentaires de Michel Houellebecq présenté avec le Collectif Si vous pouviez lécher mon cœur au Festival d’Avignon In en juillet 2013 et repris en tournée de novembre 2013 à juin 2015 et à la rentrée 2017. Julien Gosselin la dirige à nouveau dans 2666 du Chilien Roberto Bolano créé en Avignon 2016 et repris au Festival d’automne à Paris puis en tournée. Sur la saison 16/17, Tiphaine Raffier a réalisé un moyen-métrage de sa première pièce de théâtre, La Chanson, créée en 2012 au Théâtre du Nord dans le cadre du Festival Prémices (projet accompagné par la société de production « année0 » et soutenu par le Centre National du Cinéma). Elle écrit et met en scène son troisième spectacle France-fantôme. Tiphaine Raffier est membre du collectif d’auteurs et d’artistes du Théâtre du Nord depuis 2016 et est associée pour 3 saisons au Théâtre de La Criée à Marseille.


Bibliographie

  • La Chanson, La Fontaine éditions, 2014.
  • Dans le nom, La Fontaine éditions, 2016.

Delphine Ciavaldini

Artiste plasticienne et scénographe, Delphine Ciavaldini a obtenu en 2008 le Molière indien de la meilleure scénographie pour le spectacle The Absent Lover, créé à Chennai (Inde) par Preeti Vasudevan. Afin de concilier différentes envies scéniques et plastiques, elle crée en 2011 la compagnie Feydra Tonnerre, rigoureusement tournée vers les textes et les formes contemporaines. C’est dans ce cadre qu’ont été créés Elena Ceausescu, carnets secrets, de Patrick Rambaud, mis en scène par Fabianny Deschamps (prix Acid Cannes 2015 pour New Territories) ainsi que le début de l’opéra Olympe du compositeur Ben Foskett, sur un livret de Laure Salama, avec Donatienne Michel-Dansac dans le rôle titre. En 2015, pour le Banquet d’automne du livre de Lagrasse, Delphine co-met en scène avec Franck Teysseré Promenade avec Luther, d’Yves Ravey (www.delphineciavaldini.com).