Les beaux jours de Jonathan Coe

Les beaux jours de…
Grand entretien
vendredi 16 juillet, 19h
Centre de la Vieille Charité, cour

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Jonathan Coe et ses invités
Grand entretien animé par Yann Nicol

Chaque nouveau livre publié par Jonathan Coe provoque désormais une attente jubilatoire. C’est que le romancier d’outre-Manche s’est fait le brillant ausculteur d’une société britannique dont il dresse le portrait avec une acuité mordante, une belle dose d’humour et une certaine mélancolie. «Ce que signifie être anglais est devenu une obsession pour moi », explique l’écrivain à qui l’on doit notamment Testament à l’anglaise, La Maison du sommeil, Bienvenue au club, Le Cercle fermé, Expo 58, Numéro 11… Il y déploie un art du récit et une fausse légèreté, qui lui permettent souvent de convoquer les mêmes personnages d’un livre à l’autre, eux-mêmes subissant le passage du temps… Son avant-dernier roman, Le Cœur de l’Angleterre, en partie rédigé à Marseille où il était en résidence à La Marelle, nous plongeait avec malice dans les arcanes du Brexit et ses conséquences sur les individus tout autant que sur les sphères politiques et publiques. Il y questionnait aussi les maux communs à toutes les nations européennes : montée du nationalisme, crispations identitaires, political correctness…
Mais Jonathan Coe ne souhaite surtout pas qu’on le réduise à l’image de l’« écrivain anglais » du moment et puisque nous lui offrons cette carte blanche, il souhaite aborder bien d’autres sujets. Comme le cinéma, sa passion depuis toujours (il est notamment l’auteur de biographies sur James Stewart et Humphrey Bogart) qu’il met à l’honneur dans son dernier roman paru cette année, Billy Wilder et moi, où l’on retrouve le grand cinéaste américain, génial réalisateur de Sunset Boulevard ou de Certains l’aime chaud, à un moment où sonne le glas de l’âge d’or de la comédie hollywoodienne. Ou comme la musique qui est essentielle dans sa vie (il a fait partie de plusieurs groupes, dont un orchestre de cabaret féministe pour lequel il écrit des chansons et joue du piano !).

À ses côtés, dans la cour de la Vieille Charité, la comédienne Marie-Christine Barrault – dont le cinéphile Jonathan Coe ne peut ignorer qu’elle a joué au cinéma chez Rohmer ou Woody Allen – lira des extraits des textes du romancier et viendra lui exprimer son admiration. Il sera aussi question de l’élégance de la langue avec ses traductrices littéraires, Josée Kamoun et Marguerite Capelle, de l’adaptation au cinéma de La Vie très privée de Mr Sim avec le regretté Jean-Pierre Bacri et aussi de son lien à Marseille, ville qu’il dit apprécier particulièrement.

Une rencontre post-Brexit pour dire à l’Angleterre que nous l’aimons encore, ainsi que sa littérature !


À lire

  • Jonathan Coe, Billy Wilder et moi, Gallimard, 2021.

En coréalisation avec la Ville de Marseille — Musées de Marseille.

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