cccccc

Archives

Algérie, d’autres récits

Lamine Ammar-khodja et Hajar Bali

Rencontre animée par Alexandre Alajbegovic

Derrière quelques grands noms qui circulent entre Alger et Paris, que sait-on vraiment de la littérature algérienne aujourd’hui ? Quels récits s’écrivent, se lisent, et dans quelles conditions ?

Pour tenter d’y répondre, nous avons choisi d’inviter l’une de celles qui la font vivre de l’intérieur. Avec Partout le même ciel, Hajar Bali explore les vies d’une jeunesse algéroise prise dans des contradictions tenaces : désir d’aller vivre ailleurs et attachement au pays, soif de savoir et manque d’horizons, élans intimes rattrapés par le politique. Son roman suit un trio aux liens ambigus, traversé par les questions de foi, de transmission et d’émancipation, dans une Algérie contemporaine marquée par le Hirak et ses lendemains qui déchantent.

À ses côtés, Lamine Ammar-Khodja qui, dans un essai, interroge avec précision ce que signifie écrire et être lu quand on est un auteur algérien. Entre analyse littéraire, récit personnel et réflexion historique, il met au jour les déséquilibres, les projections et les angles morts qui pèsent encore sur la circulation des œuvres et des imaginaires.

Un roman, un essai : deux livres passionnants, publiés à la fois en Algérie et en France. Une rencontre pour entendre ce que la littérature algérienne dit d’elle-même, loin des récits médiatiques habituels.


À lire

  • Lamine Ammar-khodja, La partie immergée de l’iceberg. Éloge du GPS algérien, Éditions Motifs/Terrasses, 2026.
  • Hajar Bali, Partout le même ciel, Belfond/Barzakh, 2025.

À la rencontre de Laura Nsafou

Laura Nsafou interviewée par ses jeunes lecteurs

Après Gabrielle de Tournemire, interviewée à Allauch par des lycéens, c’est au tour de Laura Nsafou de se prêter à l’exercice de cet entretien pas comme les autres. À l’Alcazar, une classe de 4e du collège Rosa Parks (Marseille, 15e) prend les rênes de la rencontre. Engagés dans un projet autour de l’afroféminisme, les élèves dialoguent avec une autrice qui, depuis ses débuts, interroge la place des voix noires dans la littérature.

Avec Écrire avant l’aube, Laura Nsafou retrace le parcours de Toni Morrison (1931-2019), première femme noire à recevoir le prix Nobel de littérature. Elle raconte les années invisibles, celles où l’écrivaine, mère, éditrice et enseignante, écrivait à l’aube, dans les interstices d’une vie déjà pleine, avant de faire de la littérature un espace de conquête et de liberté.

Autrice, blogueuse afroféministe, créatrice du site Mrs Roots, Laura Nsafou construit depuis plus de dix ans une œuvre et des projets qui ouvrent des brèches : albums jeunesse, romans, ateliers d’écriture, espaces de transmission. Autant de façons de faire circuler d’autres modèles.

Une rencontre menée par la jeunesse, pour questionner les héritages, les représentations et ce que signifie, aujourd’hui, prendre la parole et écrire.


À lire

  • Laura Nsafou, Écrire avant l’aube, Albin Michel Jeunesse, 2025.

À la rencontre de Gabrielle de Tournemire

Gabrielle de Tournemire interviewée par de jeunes lecteurs

Chaque année, Oh les beaux jours ! convie de jeunes lecteurs à interviewer eux-mêmes un écrivain dont ils ont lu le livre, épaulés en amont lors de plusieurs séances par la critique littéraire Élodie Karaki, fidèle compagne du festival et elle-même modératrice de rencontres littéraires.
C’est ainsi que la classe de première du lycée Monte-Cristo, à Allauch, s’est plongée dans la lecture du premier roman de Gabrielle de Tournemire.

Des enfants uniques raconte l’histoire d’Hector et de Luz, couple d’adolescents en situation de handicap, qui tombent amoureux lors d’une fête d’anniversaire, dans un institut médico-éducatif. Un coup de foudre qui suscite l’inquiétude de leurs parents et des éducateurs. La jeune écrivaine s’est nourrie de sa propre expérience : dans le cadre d’un service civique, elle a passé une année en Belgique, au sein d’un foyer d’hébergement pour personnes handicapées. Elle s’est ensuite inspirée de leurs existences pour imaginer avec une grande justesse cette histoire qui donne à voir un amour incompris d’une société attachée aux normes.


Retrouvez Gabrielle de Tournemire dans une rencontre avec Francesca Pollock, le vendredi 29 mai à 16h.


À lire

  • Des enfants uniques, Flammarion, 2025 (prix Envoyé par La Poste 2025).