Lamine Ammar-khodja et Hajar Bali
Rencontre animée par Alexandre Alajbegovic
Derrière quelques grands noms qui circulent entre Alger et Paris, que sait-on vraiment de la littérature algérienne aujourd’hui ? Quels récits s’écrivent, se lisent, et dans quelles conditions ?
Pour tenter d’y répondre, nous avons choisi d’inviter l’une de celles qui la font vivre de l’intérieur. Avec Partout le même ciel, Hajar Bali explore les vies d’une jeunesse algéroise prise dans des contradictions tenaces : désir d’aller vivre ailleurs et attachement au pays, soif de savoir et manque d’horizons, élans intimes rattrapés par le politique. Son roman suit un trio aux liens ambigus, traversé par les questions de foi, de transmission et d’émancipation, dans une Algérie contemporaine marquée par le Hirak et ses lendemains qui déchantent.
À ses côtés, Lamine Ammar-Khodja qui, dans un essai, interroge avec précision ce que signifie écrire et être lu quand on est un auteur algérien. Entre analyse littéraire, récit personnel et réflexion historique, il met au jour les déséquilibres, les projections et les angles morts qui pèsent encore sur la circulation des œuvres et des imaginaires.
Un roman, un essai : deux livres passionnants, publiés à la fois en Algérie et en France. Une rencontre pour entendre ce que la littérature algérienne dit d’elle-même, loin des récits médiatiques habituels.
À lire
- Lamine Ammar-khodja, La partie immergée de l’iceberg. Éloge du GPS algérien, Éditions Motifs/Terrasses, 2026.
- Hajar Bali, Partout le même ciel, Belfond/Barzakh, 2025.
