cccccc

Archives

La Fabrique des jeunes auteurs

Avec Sophie Quetteville, des étudiants en Master création littéraire et cinématographique et des étudiants de l’IUT Métiers du livre.

La modératrice et critique littéraire Sophie Quetteville et des étudiants (création littéraire et métiers du livre) nous invitent à pénétrer dans la fabrique de l’écriture et nous éclairent sur les liens qui unissent auteurs et éditeurs. Le principe est simple : des apprentis-auteurs ont présenté en amont du festival leurs manuscrits et leurs journaux d’écriture aux regards affûtés de l’éditeur Benoît Virot (Le nouvel Attila) et d’éditeurs en herbe. Une rencontre à mi-chemin entre la performance et la masterclass, qui explore les coulisses de l’édition !


En partenariat avec Aix-Marseille Université (AMU).
Avec la complicité de Benoît Virot (Le nouvel Attila).

Quel genre de filles ?

Avec Nathalie Kuperman et Véronique Ovaldé.
Rencontre animée par Sophie Quetteville.

En faisant le portrait d’une fille qui nous ressemble, Nathalie Kuperman livre, dans Je suis le genre de fille, une comédie contemporaine sur les apparences et les non-dits. Un peu trop conciliante avec ses proches – son ex-mari, son ado, ses collègues de travail – l’héroïne décide un jour de dire « non », un immense « NON » lancé à la face de ceux qui ne doutent jamais d’eux…

Dans Soyez imprudents les enfants, Véronique Ovaldé signe un roman tendre et cruel autour de la transmission et de la quête des origines : subjuguée par une toile du peintre Roberto Diaz Uribe, la jeune Atanasia décide de partir explorer le vaste monde, pour découvrir la vérité sur cet artiste que l’on dit retiré sur une île inconnue…

Oh les beaux jours ! réunit deux belles voix de la littérature française, deux amies dans la vie, dont les romans, pourtant très différents, font surgir des personnages féminins bien décidés à prendre leur destin en main.

En coproduction avec l’Alcazar.


À lire :

  • Nathalie Kuperman, Je suis le genre de fille, Flammarion, 2018.
  • Véronique Ovaldé, Soyez imprudents les enfants, Flammarion, 2016.

À écouter sur France Culture, partenaire du festival Oh les beaux jours ! :

Mai 68, les femmes aussi !

Avec Leslie Kaplan (Mai 1968, le chaos peut-être un chantier, P.O.L, 2018), Isabelle Sommier, historienne, auteur de Marseille années 1968, Presses universitaires de Sciences Po, 2018)…
Rencontre animée par Vincent Martigny, chercheur et enseignant en sciences politiques.

En ce mois de mai 2018, difficile de ne pas s’intéresser à ce qui s’est passé il y a tout juste 50 ans ! Or l’histoire de cet événement ne s’est pas écrite uniquement à Paris et n’a pas été menée que par les étudiants et les figures médiatiques – le plus souvent masculines – qui en célèbrent aujourd’hui l’anniversaire. Dans un livre qui sort ces jours-ci, Leslie Kaplan – qui a travaillé en usine et a participé à Mai 1968 – montre, à partir d’extraits de ses pièces de théâtre, de ses romans et de textes inédits, comment de nouvelles façons de considérer la parole, le dialogue et l’échange, ont alors vu le jour à l’échelle de toute la société. En dépouillant des archives récemment déclassifiées et en collectant la parole de soixante-huitards marseillais, Isabelle Sommier dévoile une cité phocéenne à l’avant-garde de combats tels que la reconnaissance des mouvements féministes, lesbiens et homosexuels. Un dialogue prometteur, nourri par la projection d’images d’archives.


Cette rencontre accompagne l’exposition Marseille et Mai 1968, qui se tient du 4 mai au 2 septembre 2018 au musée d’Histoire de Marseille.


À lire :

  • Leslie Kaplan, Mai 68, Le Chaos peut être un chantier, P.O.L, 2018.
  • Olivier Fillieule et Isabelle Sommier, Marseille années 1968, Presses de Sciences Po, 2018. 

À écouter, une interview de Leslie Kaplan et Isabelle Sommier sur Radio Grenouille :

Les beaux jours de Philippe Claudel

Entretien animé par Jean-Claude Raspiengeas

Que peut la littérature face à l’indifférence ? Que nous enseigne-t-elle sur la nature humaine ? Avec son dernier livre, L’Archipel du chien, Philippe Claudel signe un conte noir et cruel, à la fois roman à suspense et parabole sur la tragédie des migrants : dans une île de Méditerranée, alors que des corps s’échouent sur le rivage, les habitants préfèrent cacher les cadavres et faire comme si de rien était, afin de ne pas bouleverser la tranquillité des lieux… « Ce qui est terrible dans ce monde-là, c’est que tout le monde a ses raisons », dit Claudel, citant Renoir dans La Règle du jeu, pour essayer de comprendre d’où vient le côté obscur qui sommeille en chacun d’entre nous…

Écrivain, membre de l’Académie Goncourt, auteur pour le théâtre, cinéaste (il a réalisé trois films), enseignant, cet ancien punk multiplie les succès littéraires depuis près de 20 ans et la parution de Meuse l’oubli (Balland,1999). Suivront notamment Les Âmes grises (prix Renaudot 2003), ou Le Rapport de Brodeck (prix Goncourt des lycéens 2007). Une œuvre dense et profondément originale dans la littérature française d’aujourd’hui, dans laquelle l’écrivain lorrain s’interroge sur notre propension à faire le mal et notre capacité à repousser les frontières.

Lors de ce grand entretien mêlant interview, lectures et extraits de films, Philippe Claudel évoque son parcours d’écrivain et ses choix de cinéaste, sa pratique des différentes formes d’écriture… Ici, à Marseille, sur les bords de la Méditerranée, il sera aussi question de ses engagements, des ateliers qu’il a longtemps menés dans les prisons, de la crise des migrants et de notre indifférence généralisée à l’égard de ceux qui viennent s’échouer sur nos côtes. Une réalité que nous préférons souvent ignorer, un peu comme les personnages de L’Archipel du chien, et que vient nous rappeler ce grand écrivain, passé maître dans l’art d’explorer le « mystère humain ».

En coproduction avec l’Alcazar.


À lire :

  • Philippe Claudel, L’Archipel du chien, Stock, 2018.

À voir :

  • Philippe Claudel, Une enfance, Les Films du Losange, 2015.

À voir : la vidéo du grand entretien

À quoi tu rêves

Marie Darrieussecq et Arnaud Cathrine inventent l’histoire d’une œuvre
Rencontre animée par Sophie Quetteville

Dans le cadre de « MP 2018, Quel amour ! », Marie Darrieussecq et Arnaud Cathrine se sont vus confier une drôle de mission : dénicher dans six musées du département des œuvres ou des objets ayant trait à l’amour, choisir une œuvre par lieu, puis écrire un texte inspiré de chacun d’eux. Nos deux écrivains ont ainsi laissé libre cours à leur imagination, créant à quatre mains un feuilleton amoureux composé de sept nouvelles. Des textes rédigés à la manière d’un feuilleton, ou d’un cadavre exquis augmenté jour après jour, dans lesquels ils posent sur chaque œuvre un regard résolument neuf, teinté de fantasme, avec l’excitation ludique de sales gamins ! Car qu’il s’agisse d’une peinture classique du XVIIe siècle ou d’un nu abstrait, d’une épitaphe antique ou d’une œuvre d’art cinétique, les auteurs ont préféré, à la stricte véracité, une fidélité lointaine et réinventée.

Revendiquant l’insolence et la malice, Marie Darrieussecq et Arnaud Cathrine proposent ainsi un parcours muséal non autorisé, nous menant d’œuvre en œuvre et de musée en musée, à travers le lien amoureux.

Lors de cette rencontre au Mucem, les deux complices dévoilent les coulisses de leur aventure et font le récit de cette immersion joyeuse dans les collections des musées, sans oublier, bien sûr, de nous faire entendre leurs nouvelles et autres mots d’amour, au fil d’une promenade littéraire aussi subversive que jouissive.

 


En partenariat avec Provence Tourisme.


Du 22 mai au 31 août 2018, les nouvelles de Marie Darrieussecq et Arnaud Cathrine sont diffusées gratuitement en regard des œuvres dont elles s’inspirent, dans les six musées partenaires : musée Regards de Provence, Fondation Vasarely, Mucem, Château Borély-Musée des Arts décoratifs, de la Faïence et de la Mode, Musée des Beaux-Arts de Marseille, Musée d’Histoire de Marseille.


À lire : À quoi tu rêves, Marie Darrieussecq et Arnaud Cathrine, 2018 (livret disponible sur demande à l’accueil de chaque musée et lors de la rencontre au Mucem).
Arnaud Cathrine, À la place du cœur, tomes 1, 2 et 3, Robert Laffont.
Marie Darrieussecq, Notre vie dans les forêts, POL, 2017.

Un auteur/un objet : David Vann

Avec David Vann.
Rencontre animée par Damien Aubel et traduite par Valentine Leÿs.

Oh les beaux jours ! inaugure cette année un dispositif inédit, les rencontres « Un auteur / Un objet ». La règle du jeu ? Un écrivain est invité à explorer les collections du Mucem afin d’y trouver un objet résonnant avec ses romans… Un singulier dialogue entre patrimoine et fiction qui prend ici des allures de défi, lorsque l’on sait la richesse des réserves de ce grand musée !

Défi relevé par l’Américain David Vann (Sukkwan Island, L’Obscure clarté de l’air, parus chez Gallmeister) : né en Alaska, ayant grandi en Californie et actuellement basé entre la Nouvelle-Zélande et l’Angleterre, cet écrivain baroudeur pourrait bien, après son immersion dans le musée des civilisations de l’Europe et de Méditerranée, avoir déniché un objet qui évoque les voyages et la navigation, rappelant ainsi ses propres expériences de marin…

En coproduction avec le Mucem.


À lire :

  • David Vann, L’Obscure Clarté de l’air, trad. de l’anglais (États-Unis) par Laura Derajinski, Gallmeister, 2017.

David Vann est accueilli en résidence à La Marelle (Marseille).

 

 

Les beaux jours de Laurent Mauvignier

Grand entretien animé par Vincent Josse

Depuis la publication de Loin d’eux, en 1999, son premier roman qui lui valu d’emblée un succès critique et public, Laurent Mauvignier n’a cessé de surprendre avec des romans qui affirment à la fois un regard neuf et une langue reconnaissable, à tel point que le « style Mauvignier » est devenu une référence de qualité littéraire.

Son univers est celui d’êtres en prise avec le réel, qui essaient de vivre leurs rêves, tentent de surmonter leurs traumatismes et leur incapacité à exprimer leur souffrance. La tragédie du Heysel, la guerre d’Algérie, un tsunami, une disparition, un adolescent déphasé, autant de drames personnels ou collectifs, à l’échelle historique ou familiale, que la langue du roman parvient à faire entendre à travers une écriture toujours en mouvement, qui sert de caisse de résonance aux voix de l’intime, à l’invisible et au non-dit.

Auteur de neuf romans chez Minuit (Dans la foule, Des hommes, Continuer…), qui ont su au fil des ans réunir des lecteurs inconditionnels, Laurent Mauvignier écrit aussi pour le théâtre et le cinéma. On se souvient de son impressionnant Retour à Berratham, qu’Angelin Preljocaj a chorégraphié pour le festival d’Avignon en 2015, et il vient de réaliser un court-métrage.

Interrogé par Vincent Josse, il prêtera son oreille aux interviews, réalisées pour l’occasion, de Denis Podalydès (qui a mis en scène Ce que j’appelle oubli pour la Comédie française) et de la comédienne Isabelle Carré (auteure d’un premier roman qui l’a touché). Il parlera aussi d’écriture, ou plutôt des écritures qu’il convoque au fil de ses expériences de création. Car celui qui a pour habitude de dire qu’il écrit chaque nouveau roman « contre » ou plutôt « en réaction » au précédent, n’a de cesse de se renouveler et de prêter attention à ce qui l’entoure avec une ambition politique et esthétique rare.


À lire :

  • Laurent Mauvignier, Continuer, Les Éditions de Minuit, 2016.
  • Vincent Josse, « L’Atelier de Laurent Mauvignier », in L’Atelier, coll. Histoire de l’art, Flammarion, 2013.

À voir : la vidéo du grand entretien


À écouter sur France Culture, partenaire d’Oh les beaux jours ! :


En coréalisation avec le Mucem.

Un auteur/un objet : Michèle Audin

Avec Michèle Audin. 
Rencontre animée par Elodie Karaki.

C’est au tour de Michèle Audin de relever le défi « Un auteur / Un objet » ! Pour Oh les beaux jours !, elle a longuement exploré les vastes collections du Mucem afin d’y trouver un objet en lien avec ses propres romans… De quoi va-t-elle nous parler, lors de cette rencontre à l’auditorium du musée ? Tout est possible avec cette mathématicienne désormais écrivaine, qui a toujours entremêlé brillamment l’histoire et la littérature à ses sujets d’étude.

Parmi ses romans, Une Vie brève est un récit pudique consacré à son père, Maurice Audin, assassiné par les parachutistes en 1957 à Alger ; Mademoiselle Haas, un recueil de 19 récits consacrés à des moments dans la vie de 19 femmes saisis entre 1934 et 1941 ; et Comme une rivière bleue nous plonge dans la Commune de Paris, à travers le quotidien d’une foule de personnages… Autant de vies réelles ou imaginaires qui l’auront sans doute guidée lors de son exploration des collections du Mucem.

En coproduction avec le Mucem.


À lire :

  • Michèle Audin, Comme une rivière bleue, coll. L’Arbalète, Gallimard, 2018.

Balade de nuit

Un atelier d’Amélie Jackowski pour les enfants de 7 à 12 ans.
Amélie Jackowski s’intéresse aux lucioles, ces insectes fascinants menacés de disparition, qui produisent de la lumière. Elle est l’auteure des illustrations du livre Des Lucioles (L’Initiale, 2017) qu’accompagnent un texte du philosophe George Didi-Huberman. Dans le sillage de ce bel album, elle propose un atelier où des peintures de paysages nocturnes feront apparaître de mystérieuses constellations dans le ciel…


Ateliers :

  • places limitées, réservation obligatoire au 09 72 57 41 09

Et pendant ce temps-là pour les parents :  Être ici est une splendeur avec Marie Darrieussecq

 

Battle littéraire

Initiés en amont du festival aux techniques d’impro, spécialistes (ou non) de la tchatche marseillaise, les jeunes participants aux ateliers viennent défendre sur scène un livre appartenant à la culture hip-hop.