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Sans foi ni loi

Tim Dup et les élèves de la 4ᵉ CHAM du collège Jean de Bernardy

En présence de Marion Brunet

Le bruit des sabots, la poussière, l’immensité du Grand Ouest. Une hors-la-loi indomptable, un enlèvement, un jeune homme qui apprend la liberté à ses côtés. À partir de Sans foi ni loi de Marion Brunet, les élèves de 4e CHAM du collège Jean de Bernardy inventent un objet scénique inattendu : un opéra western.

Accompagnés par Tim Dup — auteur-compositeur à l’écriture sensible et directe, et aux mélodies qui frappent juste — ils ont exploré durant plusieurs semaines tous les ressorts du récit : écrire, composer, jouer, mettre en scène. Une traversée des formes, à hauteur d’adolescents, pour faire entendre autrement cette histoire de fuite, de courage et d’émancipation.

Sur scène, cinq actes prennent vie, portés par l’énergie du groupe et le désir de s’emparer d’un roman pour en faire une œuvre vivante aux couleurs d’un western moderne.

Une création indisciplinée, en présence de Marion Brunet, qui prolongera ce moment lors d’un bord plateau pour échanger en public avec les jeunes interprètes autour de cette réinvention de son roman.


Retrouvez Tim Dup pour la remise du prix Des nouvelles des collégiens, le mardi 26 mai à 14h.


À lire

  • Marion Brunet, Sans foi ni loi, Pocket Jeunesse, 2019 (Pépite d’or au Salon du livre de Montreuil).
    Marion Brunet a reçu en 2025 le prix Astrid Lindgren pour l’ensemble de son œuvre.

Nos larmes

Maissiat avec les patients et les soignants du Centre hospitalier Valvert
Avec la participation de Léa Casadamont

Et si les larmes devenaient une force ? Avec Nos larmes, la chanteuse, autrice et compositrice Maissiat — dont l’écriture délicate et habitée explore depuis ses débuts les zones sensibles de l’intime — mène une création collective née d’ateliers d’écriture au long cours avec des patients et des soignants du Centre hospitalier Valvert et du Centre Isidore Ducasse, à Marseille.

De ces échanges émergent des textes qui disent l’impuissance, la colère, le chagrin, mais aussi l’apaisement, la libération et la nécessité des larmes. Nos larmes sont précieuses et souveraines. Elles se lisent, s’écoutent et se chantent pour enluminer les souvenirs et rendre compte de nos sensibilités.

Portée sur scène par les voix mêlées des participants et la présence de Maissiat qu’accompagne la comédienne Léa Casadamont, cette performance tisse paroles et musique. À la croisée du concert et de la création littéraire, elle fait entendre une partition fragile et vibrante, où chacun trouve sa place.
Un geste artistique en forme de manifeste, un hymne au vivant et à la joie où les larmes de chacun deviennent, peu à peu, le chant de tous.


Retrouvez Maissiat pour une lecture musicale avec Mathieu Simonet, le samedi 30 mai à 18h.


À écouter

  • Maissiat, Delta, Cinq7, 2023.

La grande interview du club ado

Estelle Castadère, interviewée par les jeunes du club de lecture ado de la bibliothèque de l’Alcazar

En partenariat avec le réseau de lecture publique de la Ville de Marseille, Oh les beaux jours ! a mis en place un club de lecture à destination des 13-17 ans. Accompagnés par les bibliothécaires de l’Alcazar, dix jeunes lecteurs ont exploré une sélection de dix livres, débattu de leurs coups de cœur, et choisi collectivement l’ouvrage qu’ils souhaitaient mettre en avant lors d’une rencontre inscrite au programme du festival. Choix du livre, préparation des questions, animation de la rencontre, échange avec l’éditeur… Autant d’étapes qui transforment ces adolescents en acteurs autonomes de la vie littéraire.

Leur choix s’est porté sur le premier roman d’Estelle Castadère, L’Alchimie des fantômes.

Paris, 1874. Dans une maison close, une jeune femme est retrouvée morte, le corps couvert d’étranges symboles ésotériques. Amaryllis Clinchamps, 17 ans, pratique la photographie spirite grâce à son don unique de médium, qui lui permet d’entrer en contact avec les fantômes et de donner un corps aux esprits avec lesquels elle se lie. Par son intermédiaire, les esprits deviennent de véritables alliés et l’aideront à résoudre cette affaire de meurtre…

Une rencontre animée par de jeunes lecteurs… plus « pros » que les pros !


À lire

  • Estelle Castadère, L’Alchimie des fantômes, Rageot, 2025.

À la rencontre de Sébastien Joanniez

Sébastien Joanniez dialogue avec ses jeunes lecteurs

Oh les beaux jours ! invite les élèves du lycée professionnel de La Viste à rencontrer Sébastien Joanniez.
Ils intervieweront eux-mêmes l’écrivain autour de son roman On a supermarché sur la lune, où Rosa, 14 ans, tient un journal intime drôle, poétique et bouleversant. Un livre qui capte avec justesse les tumultes de l’adolescence.

 


À lire

  • Sébastien Joanniez, On a supermarché sur la lune, La Joie de lire, 2022.

La grande interview du Club ado

Amélie Antoine dialogue avec le Club de lecture ado de l’Alcazar

En partenariat avec le réseau de lecture publique de la Ville de Marseille, Oh les beaux jours ! a mis en place un club de lecture à destination des 13-17 ans. Accompagnées par les bibliothécaires de l’Alcazar, sept jeunes lectrices ont exploré une sélection de dix livres, débattu de leurs coups de cœur et choisi collectivement l’ouvrage qu’elles souhaitaient mettre en avant lors d’une rencontre publique inscrite au programme du festival. Ce projet leur a permis de prendre en main l’organisation de l’événement : choix du livre, préparation des questions, animation de la rencontre… Autant d’étapes qui transforment ces adolescentes en actrices autonomes de la vie littéraire.

Après des discussions passionnées, leur choix s’est porté sur Ne vois-tu rien venir ? d’Amélie Antoine, un roman fort et engagé qui suit, à deux voix, le parcours de Sarah, élève populaire, et d’Orlane, la nouvelle. Il explore avec justesse les rouages du harcèlement scolaire, la peur, l’isolement, mais aussi la résilience et l’espoir. Originalité du livre : il propose deux fins alternatives, l’une sombre, l’autre constructive, pour ouvrir la réflexion et encourager l’action. La postface d’Emmanuelle Piquet, spécialiste du harcèlement, enrichit encore la lecture et fait de ce roman un outil précieux de compréhension et de prévention.

Amélie Antoine sera donc interviewée par les membres du Club ado sur la scène de l’Alcazar. Depuis plusieurs semaines, celles-ci ont profité de l’ouverture des coulisses du festival pour s’immerger dans la préparation d’une manifestation littéraire. Elles auront également l’opportunité de rencontrer l’éditrice d’Amélie Antoine, afin de découvrir les différents métiers du livre et d’approfondir leur regard sur la création littéraire.
Une belle manière de faire vivre la littérature jeunesse à Marseille !

En partenariat avec les bibliothèques de la Ville de Marseille.


À lire

  • Amélie Antoine, Ne vois-tu rien venir ?, Syros, 2024.

Éloge de la honte

Mathieu Simonet

De quoi avez-vous honte ? Cette question, à la fois intime et universelle, a été le point de départ d’une aventure littéraire et humaine portée par l’écrivain Mathieu Simonet. Avec le projet «Éloge de la honte», il invite depuis 2019 des centaines de personnes, adolescents et adultes, à sonder leur mémoire et à livrer, anonymement, les secrets et les souvenirs liés à ce sentiment parfois inavouable

À l’occasion du festival, trois classes monteront sur le plateau de La Criée pour partager le fruit de cette expérience collectivet. Leurs témoignages, recueillis au fil de plusieurs mois d’ateliers, composent une mosaïque sensible de récits, tour à tour drôles, poignants, libérateurs. Car la honte, loin d’être seulement un poids, peut devenir une force lorsqu’on ose la nommer et la partager. Comme le rappelle Mathieu Simonet, «on peut faire de nos hontes, de nos faiblesses, une force politique»

Sur scène, les voix des élèves se mêleront pour dire la honte, la regarder en face, la transformer en parole vivante. Un moment riche en émotions, qui nous rappelle que l’on n’est jamais seul avec ses failles – et que l’écriture, parfois, peut nous aider à les apprivoiser.

Le projet «Éloge de la honte» s’inscrit dans la lignée des dispositifs participatifs chers à Mathieu Simonet. Depuis plus de vingt ans, l’écrivain imagine des formes inédites pour inciter chacun à se sentir légitime à écrire, à raconter son histoire, à tisser du lien par la littérature. Qu’il s’agisse d’échanges de secrets entre lycéens, de récits de rêves en prison ou d’ateliers d’écriture dans les hôpitaux, son travail explore sans relâche les frontières entre l’intime et le collectif, la performance et la littérature.

Un projet mené avec le regard artistique de Maissiat par les élèves des lycées Montgrand et Rempart-Vinci (Marseille) et du collège Mistral (Port-de-Bouc).


À lire

  • Mathieu Simonet, Anne-Sarah K., Seuil, 2019.

À réécouter ou à revoir

  • De quoi avons-nous honte ?, L’été comme jamais, France Inter, émission du 20 juillet 2021.

  • TV : 28 minutes, Arte, Anne-Sarah Kertudo, émission du 12 juin 2018.