Clément Camar-Mercier est auteur, traducteur et dramaturge. Il est notamment spécialiste du théâtre élisabéthain et plus particulièrement de William Shakespeare, dont il entreprend une nouvelle traduction de l’œuvre intégrale. Ses pièces et ses traductions sont publiées aux éditions esse que.
En 2023, paraît Le Roman de Jeanne et Nathan (Actes Sud), son premier roman qui aborde une histoire d’amour sur fond d’addiction aux drogues et de tournages porno. En 2025, Clément Camar-Mercier revient avec La Tentation artificielle où il poursuit l’exploration de notre siècle et, plus précisément, des conséquences de notre addiction aux univers numériques et à leur logique artificielle implacable. L’auteur dresse le portrait d’un homme rongé par la technologie et par ce monde absurde qui a fait de lui un (anti)héros.
Bibliographie
La Tentation artificielle, Actes Sud, 2025.
Le conte d’hiver / Roméo et Juliette / Le rêve d’une nuit d’été, esse que, 2025.
Le Roman de Jeanne et Nathan, Actes Sud, 2023 (prix Transfuge du meilleur premier roman 2023).
Erri De Luca est un romancier, poète, traducteur et ancien militant politique italien né en 1950 à Naples. Auteur prolifique, Erri De Luca se distingue par un parcours éclectique, tant dans les genres littéraires développés que dans ses choix de vie engagés.
Depuis la parution de son premier roman en 1989, Non ora, Erri De Luca a publié plus d’une soixantaine de romans, d’essais, de poèmes et de pièces de théâtre. Ses ouvrages ont été traduits dans plus d’une trentaine de langues. Autodidacte en anglais, français, russe, yiddish et hébreu ancien, il a traduit de façon littérale plusieurs textes de l’Ancien Testament et s’est engagé dans une réflexion herméneutique sur ces textes, notamment dans Noyau d’olive, Au nom de la mère ou encore Un nuage comme tapis. En 2002, il reçoit le prix Femina pour Montedidio et en 2013, le prix européen de littérature.
Militant politique au sein de la Lotta Continua, mouvement d’extrême gauche dont il prend la direction de la fin des années 60 au début des années 70, il est poursuivi en justice en 2015 pour avoir incité au sabotage du chantier de construction de la ligne TGV Lyon-Turin. Condamné puis relaxé, il se prête dans l’essai La Parole contraire à une réflexion sur la nature du mot « sabotage».
Avant de se consacrer pleinement à l’écriture, Erri De Luca a multiplié les métiers manuels : ouvrier spécialisé, manutentionnaire, maçon, conducteur de camions – des expériences concrètes du labeur et de la sueur qui transparaissent dans nombre de ses livres. Il se distingue aussi par un amour organique pour la montagne, mise à l’honneur dans plusieurs de ses ouvrages, dont Impossible ou Sur la trace de Nives.
Bibliographie sélective
L’âge expérimental, avec Inès de la Fressange, Gallimard, 2026.
David, Michel-Ange. Enquête sur une disproportion, Gallimard, 2026.
Récolte à la lumière du jour, Gallimard, 2025.
Récits de saveurs familières, traduit de l’italien par Danièle Valin, Gallimard, 2025.
Impossible, traduit de l’italien par Danièle Valin, Gallimard, 2020.
Le Tort du soldat, traduit de l’italien par Danièle Valin, Gallimard, 2014.
Le Poids du papillon, traduit de l’italien par Danièle Valin, Gallimard, 2011.
Au nom de la mère, traduit de l’italien par Danièle Valin, Gallimard, 2006.
Sur la trace de Nives, traduit de l’italien par Danièle Valin, Gallimard, 2006.
Noyau d’olive, traduit de l’italien par Danièle Valin, Gallimard, 2004.
Montedidio, traduit de l’italien par Danièle Valin, Gallimard, 2002 (prix Femina étranger 2002).
Trois chevaux, traduit de l’italien par Danièle Valin, Gallimard, 2001.
Tu, mio, traduit de l’italien par Danièle Valin, Éditions Payot & Rivages, 1998.
David Lespiau, né en 1969, est l’auteur de nombreux livres (poésie, récits) publiés à partir de 2002 aux éditions Contrat maint, Le Bleu du ciel, Farrago/Léo Scheer, Spectres Familiers, L’Attente, Les Petits matins, Amastra-n-gallar, Little Single, D-fiction, Argol, Lnk, Head, Contre-mur, Les Cahiers de la Seine, Héros-Limite, P.O.L. Certains de ses titres chez un même éditeur poursuivent une forme, un motif, esquissent une série ; mais la plupart de ses livres sont des entités singulières, dont l’ensemble dessine un champ d’expérimentation très vaste.
David Lespiau a codirigé avec Éric Pesty et Éric Giraud la revue Issue (2002-2005), revue de création et de passage entre poésie française et poésie américaine. Il a écrit de nombreuses chroniques entre 2001 et 2018, notamment pour la revue CCP – cahier critique de poésie publiée par le Cipm ; ces textes ont été rassemblés dans Journal critique (Héros-Limite, 2021). Il a établi l’édition du Cours de Pise, d’Emmanuel Hocquard (P.O.L, 2018), et celle de À distance. Lettres, récit, lectures, de Françoise de Laroque et Emmanuel Hocquard (Éric Pesty Éditeur, 2026). Il poursuit aujourd’hui plusieurs chantiers entre formes poétiques, récits, co-traductions et essais.
Arno Bertina est un écrivain né en 1975. Auteur d’une vingtaine de livres, il aborde des sujets variés dans des formes qui le sont tout autant : roman, récit documentaire, théâtre, exercice biographique, essais en collaboration… Ce goût pour l’expérience stylistique lui a permis de devenir, en 2024, le premier titulaire de la chaire artistique de l’EHESS, qui vise à poursuivre la collaboration entre les arts, en l’occurrence la littérature, et les sciences sociales.
Pensionnaire de la villa Médicis (Rome) en 2004-2005, il est aussi l’auteur de fictions et d’adaptations pour Radio France, et membre du collectif Inculte.
En 2025, il publie un nouveau roman chez Verticales, Des obus, des fesses et des prothèses. Dans cet ouvrage, autour d’une piscine d’un hôtel tunisien, se côtoient des êtres que la chirurgie cherche à réparer : rescapés de guerre et patientes d’opération de chirurgie esthétique cohabitent alors dans cet univers donnant l’espoir d’un renouveau.
Bibliographie sélective
Des obus, des fesses et des prothèses, Verticales, 2025.
Ceux qui trop supportent. Le combat des ex-GM&S (2017-2021), Verticales, 2021 (prix du meilleur ouvrage sur le monde du travail 2022).
L’Âge de la première passe, Verticales, 2020.
C’est quoi ce pays, Joca Seria, 2018.
Des châteaux qui brûlent, Verticales, 2017.
Des lions comme des danseuses, La Contre Allée, 2016.
J’ai appris à ne pas rire du démon, Hélium, 2015.
Numéro d’écrou 362573, avec des photos d’Anissa Michalon, Le Bec en l’air, 2013.
Je suis une aventure, Verticales, 2012.
Ma solitude s’appelle Brando. Hypothèse biographique, Verticales, 2008.
Abdellah Taïa est un écrivain et cinéaste marocain d’expression française, né en 1973. En 1999, il emménage à Paris pour poursuivre un doctorat en littérature française à la Sorbonne. Cette même année, Abdellah Taïa publie ses premiers textes dans un recueil collectif intitulé Des nouvelles du Maroc. Son premier recueil de nouvelles, Mon Maroc, paraît en 2001. Cependant, c’est avec son roman Le Jour du roi, publié en 2010, qu’il connaît une reconnaissance internationale et remporte le prestigieux prix de Flore. Publié en 2006, l’Armée du salut a été adapté en film en 2013. Dans son dernier roman, Le bastion des larmes (2024), Abdellah Taïa livre un récit poignant qui aborde les questions de l’exil et de la quête de soi, reflétant les expériences personnelles de l’auteur. Ce dernier livre est finaliste en 2024 du prix Goncourt des lycéens et remporte le prix Décembre.
Son œuvre explore des questions de mémoire et d’identité, et interroge le rapport ambivalent qu’entretient l’auteur avec son pays natal. En 2013, il obtient le Grand prix de littérature de la SGDL pour l’ensemble de son œuvre.
Abdellah Taïa est également connu pour son engagement en faveur des droits des minorités et de la communauté LGBTQ+. En 2006, il devient le premier écrivain arabe à faire son coming out publiquement, un acte courageux qui lui vaut à la fois des éloges et des critiques. Depuis, il utilise sa notoriété pour défendre les droits des personnes marginalisées et pour promouvoir une société plus inclusive.
Bibliographie sélective
Le Bastion des larmes, Julliard, 2024 (prix Décembre 2024 ; prix de la langue française 2024 (Foire du livre de Brive) ).
Vivre à ta lumière, Éditions du Seuil, 2022.
La vie lente, Éditions du Seuil, 2019.
Celui qui est digne d’être aimé, Éditions du Seuil, 2017.
Un pays pour mourir, Éditions du Seuil, 2015.
Infidèles, Éditions du Seuil, 2012.
Le Jour du roi, Éditions du Seuil, 2010 (Prix de Flore 2010).
Amaury da Cunha est un photographe et écrivain, né en 1976. Diplômé de l’École nationale supérieure de la photographie d’Arles en 2000, il s’est rapidement distingué par son double talent artistique, associant image et écriture. Il est actuellement journaliste au Monde comme rédacteur au Monde des livres.
En 2009, il fait ses débuts littéraires et photographiques avec Saccades, un recueil alliant textes et images publié aux éditions Yellow Now. Sa première exposition personnelle à Paris, en novembre 2012 dans le cadre du Mois de la Photo, s’accompagne de la publication d’Après tout aux éditions Le Caillou Bleu. En 2015, il enrichit sa bibliographie avec Fond de l’œil (éditions du Rouergue), un recueil de récits explorant la photographie, ainsi que Incidences (éditions Filigranes), son troisième ouvrage monographique.
Son travail d’écriture se diversifie avec la parution en 2017 d’Histoire souterraine, un récit autobiographique publié aux éditions du Rouergue. En mai 2018, il collabore avec Sylvie Gracia pour la publication de Demeure, une monographie photographique accompagnée de textes, éditée par Hartpon.
En 2021, après une résidence d’écriture au Randell Cottage à Wellington, en Nouvelle-Zélande, Amaury da Cunha publie un récit documentaire, Baby Farmer, aux éditions Plein Jour.
En 2026, paraît aux Éditions de L’Iconoclaste, Touche fantôme, récit autobiographique centré autour du deuil du frère de l’auteur. Amaury da Cunha livre un récit intime interrogeant notre dépendance aux téléphones et ce paradoxe qui nous amène à désirer un lien permanent, parfois artificiel, qui peut aussi être annonciateur du pire.
Bibliographie
Touche fantôme, Éditions de L’Iconoclaste, 2026.
Cœur bleu, Éditions Filigranes, 2025.
Baby farmer. L’histoire de Minnie Dean, condamnée à mort, Éditions Plein Jour, 2021.
Basse lumière, Éditions Filigranes, 2018.
Demeure, avec Sylvia Garcia (textes), Hartpon, 2018.
Histoire souterraine, Éditions du Rouergue, 2017.
Incidences, Éditions Filigranes, 2015.
Fond de l’œil. Petites histoires de photographie, Éditions du Rouergue, 2015.
Alain Guiraudie est un réalisateur, scénariste, photographe et écrivain, né en 1964 à Bournazel, un village de l’Aveyron où ses parents étaient agriculteurs. Après le lycée, il fait de rapides études d’histoire à Montpellier qu’il arrête pour travailler et écrire des romans qui ne seront pas publiés. Il réalise un premier court métrage, Les héros sont immortels, en 1990 puis un second puis un troisième. Puis des films plus longs, dits « moyens-métrages » : Du soleil pour les gueux en 2000 et Ce vieux rêve qui bouge en 2001. Il a depuis réalisé 7 longs-métrages, parmi lesquels L’Inconnu du lac et Rester vertical. Le dernier en date, Miséricorde, est sorti en salles en octobre 2024.
En 2025, son dernier roman, Persona non grata, est le troisième volume d’une saga publiée chez P.O.L, qui parvient à associer critique sociale et politique, enquête policière, roman noir, amour, sexe, drogue, mysticisme et religion… Une puissante réflexion sociale et romanesque sur la chair, ses démons, ses fantasmes, sa beauté et ses faiblesses, éclairée par un impossible désir de fusion entre les êtres.
Atiq Rahimi est un écrivain et cinéaste, né en 1962 à Kaboul en Afghanistan. En 1984, il quitte l’Afghanistan pour le Pakistan à cause de la guerre, puis demande et obtient l’asile politique en France où il passe un doctorat de communication audiovisuelle à la Sorbonne.
C’est la prise de pouvoir par les Talibans en 1996, l’année de sa naturalisation, qui le décide à écrire sur son pays. Il publie ainsi Terre et Cendres (P.O.L) puis Les Mille maisons du rêve et de la terreur, dans lequel il retrace son exode à travers l’Afghanistan. Son quatrième roman Syngué Sabour. Pierre de patience, obtient le prix Goncourt 2008.
Atiq Rahimi a adapté pour le grand écran ses deux romans Terre et cendres et Syngué Sabour. Pierre de patience, avec Golshifteh Farahani dans le rôle principal. En 2018, il tourne au Rwanda l’adaptation cinématographique de Notre-Dame-du-Nil de Scholastique Mukasonga.
En 2026, il publie Kabuliwalla, c’est moi chez P.O.L dans lequel il ravive ses talents de conteur en livrant un bouleversant récit personnel, une méditation sur la création, l’échec et la réincarnation.
Bibliographie
Kabuliwalla, c’est moi, P.O.L, 2026.
Mehstî, chair des mots, Calmann-Lévy, 2023.
Si seulement la nuit, avec Alice Rahimi, P.O.L, 2022.
L’Invité du miroir, P.O.L, 2020.
Les Porteurs d’eau, P.O.L, 2019.
Dessine-moi un dieu, avec Bruno Salomone (illustrations), Actes Sud Jeunesse, 2017.
Compte comme moi, avec Olivier Charpentier (illustrations), Actes Sud Jeunesse, 2015.
La Ballade du calame. Portrait intime, L’Iconoclaste, 2015.
Maudit soit Dostoïevski, P.O.L, 2011.
Syngué sabour. Pierre de patience, P.O.L, 2008 (prix Goncourt 2008).
Terre et Cendres, traduit du persan (Afghanistan) par Sabrina Nouri, P.O.L, 2000.
Benoît Coquil est un écrivain et enseignant-chercheur en littérature d’Amérique latine, né en 1989. Il est l’auteur de Buenos Aires n’existe pas (Flammarion, 2021) et de Petites choses (Rivages, 2023), qui a figuré dans la sélection du prix Femina et a été traduit en plusieurs langues. Il vient de publier le roman Pas perdu, alliant récit queer et regard écologique sur le monde agricole, qui revisite le mythe antique du labyrinthe pour en faire une fable contemporaine sur l’émancipation.
Poète slameur et romancier, Marc Alexandre Oho Bambe dit Capitaine Alexandre sème des notes et des mots, de résistance et de paix, de mémoire et d’espoir.
Être écrivant au tempo du cœur, il inscrit ses poèmes et ses pas dans ceux essentiels, de ses guides à penser et professeurs d’espérance : sa poésie chante les possibles, le don de soi, l’amour et la révolte, la quête de l’humain, « rien que l’humain » et le refus radical de vivre « les bras croisés en l’attitude stérile du spectateur ».
Membre fondateur du Collectif On A Slamé Sur La Lune, Capitaine Alexandre est également chroniqueur et intervenant en milieu scolaire et universitaire où il propage auprès des jeunes le respect et le sens, l’essence de la vie curieuse de l’Autre et de l’existence libre, affranchie des dogmes et des extrêmes.
Marc Alexandre Oho Bambe a été fait Chevalier de l’Ordre National du Mérite par décret présidentiel du 2 mai 2017 et maître ès jeux de l’Académie des Jeux Floraux le 3 mai 2022.
Bibliographie sélective
Souviens-toi de ne pas mourir sans avoir aimé, Editions Calmann-Lévy, 2023.
Nobles de coeur, Editions Calmann-Lévy, 2022.
La vie poème, Editions Mémoire d’Encrier, 2022.
Les lumières d’Oujda, en aout 2020, Editions Calmann-Lévy, 2020. Prix littéraire des rotary clubs de langue française 2020.
Diên Biên Phù, Sabine Wespieser éditeur, 2018. Prix Louis Guilloux 2018.