Les beaux jours d’Albert Camus

Les beaux jours de...
Grand entretien
mercredi 27 mai, 14h
1h30
Entrée libre
Entrée libre

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Dima Abdallah, Rémi Baille et Atiq Rahimi

Entretien animé par Alexandre Alajbegovic

Avec ce nouveau grand entretien posthume, le festival a choisi de célébrer, en écho à la Saison Méditerranée, la figure du prix Nobel de littérature 1957 : Albert Camus (1913-1960). Disparu en 1960 à l’âge de 46 ans, Albert Camus a laissé derrière lui une œuvre littéraire dont la portée sensible et humaniste continue de toucher les lecteurs du monde entier (il est traduit en plus de soixante langues), et d’éclairer les questionnements de notre époque, tant sur le plan individuel que collectif. 

Né en Algérie française en 1913, il grandit « à mi-distance de la misère et du soleil » : la misère du quartier pauvre de Belcourt à Alger, la beauté des plages oranaises et des ruines romaines de Tipasa. D’ascendance minorquine par sa mère, fasciné par la Grèce et ses mythes, bouleversé dans sa jeunesse par les paysages toscans qui lui inspireront ses textes de jeunesse, Camus puise au long des rives méditerranéennes ce « tragique solaire » qui jette son clair-obscur sur l’ensemble son œuvre, et culmine dans son essai L’Homme révolté : « Jetés dans l’ignoble Europe où meurt, privée de beauté et d’amitié, la plus orgueilleuse des races, nous autres, méditerranéens, vivons toujours de la même lumière. Au cœur de la nuit européenne, la pensée solaire, la civilisation au double visage, attend son aurore. »

Écrivain, essayiste, dramaturge, l’auteur de L’Étranger (1942) et de La Peste (1947) fut aussi un homme engagé dans tous les grands combats de son temps. En tant que journaliste, il dénonce dès 1939 la misère des paysans kabyles dans les pages du Soir républicain, avant d’assumer la rédaction en chef du journal clandestin Combat dans la France occupée.  Ses prises de position sans concession, de même que son refus des grandes idéologies meurtrières du 20e siècle, lui valurent de virulentes querelles avec ses contemporains, dont la plus célèbre avec Jean-Paul Sartre en 1952.

Albert Camus se définissait avant tout comme un artiste, c’est ainsi que nous l’aborderons avec Atiq Rahimi, Dima Abdallah et Rémi Baille, trois écrivains fidèles lecteurs de Camus, ayant avec lui la Méditerranée en partage. Fidèle à sa tradition, ce grand entretien sera ponctué de la projection d’archives, de lectures et de témoignages.


Retrouvez Atiq Rahimi pour un entretien, le jeudi 28 mai à 14h.


À lire

  • Dima Abdallah, D’une rive à l’autre, Sabine Wespieser, 2025.
  • Rémi Baille, Les Enfants de la crique, Le Bruit du monde, 2024.
  • Atiq Rahimi, Kabuliwalla, c’est moi, P.O.L, 2026.
  • L’ensemble des livres d’Albert Camus.

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