Dans le cadre de la 2e édition d’Oh les beaux jours !, une adaptation en bande dessinée de 1984 de George Orwell a été réalisée par des élèves du lycée Léonard de Vinci à Marseille, en collaboration avec Matthias Picard. Cette adaptation a fait l’objet d’une édition et d’une vidéo diffusée le 23 mai 2018, à La Friche, dans le cadre de la rencontre « Qui contrôle le passé contrôle le futur », consacrée à la nouvelle traduction de l’oeuvre éponyme de Georges Orwell.
Cette année, les participants ont exploré le lien entre l’image et le récit dans le roman graphique. Certains ont créé leurs propres dialogues sur des planches de BD existantes, d’autres ont adapté un court texte pour en faire une planche… Chaque séance a permis de rentrer dans la fabrique et l’univers d’un auteur et d’expérimenter une pratique liée à la bande dessinée.
En 2018, deux classes de collège et de lycée professionnel se sont essayés au roman graphique en créant le leur, avec l’aide des auteurs Hélène Georges et Benoît Guillaume.
En 2019, 12 groupes ont investi la ville avec leurs appareils photos pour créer un gigantesque roman photo. 145 habitants de Marseille, petits et grands, ont participé à ce projet inédit. À partir d’un synopsis impulsé par un écrivain et un photographe, chaque groupe a participé à l’élaboration de cette œuvre collective en prenant en charge la réalisation d’un chapitre. Encadrés par des artistes (auteur, graphistes, photographes…), chaque groupe a travaillé sur toutes les composantes du roman-photo : écriture, décors et costumes, prise de vue, mise en page. Le récit, réjouissant et plein de rebondissements, a fait l’objet d’une publication papier présentée en préambule de l’exposition “Roman Photo” au MuCEM.
À lire : Collectif, Les Éphémères. Un roman-photo marseillais, Oh les beaux jours !, 2017.
En écho à l’exposition Roman-Photo du Mucem, cinq nouveaux roman-photos sont à lire et à découvrir sur 50 abribus de la ville. Sur une invitation du Mucem, 73 habitants de Marseille ont imaginé et réalisé ces romans-photos avec l’aide de l’écrivain Anne Collongues, du photographe Jean-Pierre Vallorani, de la graphiste Odile Brault et de l’équipe artistique de l’association Des livres comme des idées.
Un projet réalisé en partenariat avec : Le Club Senior plus CCAS La Valentine, l’AGA MFA Font Vert, le Centre social Saint-Gabriel et Sud Side – Les ateliers spectaculaires, le CCO des Hauts de Mazargues et l’Assistance Publique-Hôpitaux de Marseille.
Dans le cadre du Printemps de la francophonie, les participants ont créé des e-kus à partir de la nouvelle de Russell Banks, Un membre permanent de la famille (Actes sud, 2015).
De février à mai 2017, 11 blogueurs ont alimenté le blog littéraire, F(r)ictions littéraires, imaginé par une journaliste et une médiatrice littéraire. Durant le festival, ils ont placardé quotidiennement une affiche d’infos du jour du festival dans les lieux partenaires de la manifestation.
Cette année, l’atelier “Critique radiophonique” prend une forme originale : les jeunes critiques échangent avec les auteurs à travers leur messagerie téléphonique. Après le bip, les élèves ont enregistré des messages vocaux, partageant ainsi leurs ressentis de lecture sur la trilogie À la place du cœur d’Arnaud Cathrine (R-jeunes adultes, 2016), L’Invention des corps de Pierre Ducrozet (Actes Sud, 2019), et Eldorado de Laurent Gaudé (Actes Sud, 2017).
Pour clore son cycle de conférences « Quels mondes habiter aujourd’hui ? » (octobre 2016—mai 2017), Opera Mundi a proposé deux rencontres croisant littératures et sciences et réunissant auteurs et chercheurs scientifiques pendant l’édition 2017 du festival Oh les beaux jours !.
En amont, deux ateliers ont préparé des groupes de lycéens à participer à ces événements. Les séances ont permis de les familiariser avec les enjeux des thématiques abordées : « Pourquoi construire des cabanes ? » et « Nous et l’animal » et de les préparer à formuler des questions.
Bouh ! Aaaaah ! Les CE2 de l’école Jean Moulin à Miramas explorent la figure du monstre. Accompagné de l’artiste Arno Célèrier, ingénieur papier, chaque élève a conçu un monstre animé, découvrant ainsi le pop-up et le kirigami. Du papier coloré, un ciseau et un tube de colle suffisent à créer une œuvre de qualité.
Pour compléter le parcours, la comédienne Lili Sagit a guidé les élèves dans l’appréhension des émotions que le monstre procure à travers des jeux corporels. La peur s’est vite transformée en joie.
Au lycée
Les petites fleurs de nos talus se transforment en oeuvre d’art grâce à la technique du cyanotype, expérimentée par les élèves du lycée Joliot Curie à Aubagne, avec l’illustratrice Amélie Laval. Le cyanotype est une photographie monochrome en négatif inventée en 1842 et facilement reproductible chez soi. De quoi voir la vie en bleu de Prusse !
Cette année, deux classes de collégiens se préparent à rencontrer Florence Hinckel pour échanger autour de son dernier roman, Renversante (L’école des loisirs, 2019), pendant la 5e édition du festival Oh les beaux jours !.
Le roman sélectionné invite les élèves de 5e à se positionner autour d’enjeux contemporains. En imaginant un monde « renversé » à savoir une société matriarcale, les collégiens déconstruisent les stéréotypes de genre, interrogent la domination masculine et les discriminations qui en résultent.
Pour prolonger le parcours, les collégiens ont échangé à bâton rompu autour du métier d’éditeur lors d’une rencontre, avec Maya Michalon, éditrice jeunesse à L’école des loisirs.
Comment choisit-on la couverture d’un livre ? Comment un adulte peut-il savoir si un roman plaira aux adolescents ? Combien de livre un éditeur lit-il par jour ?
Merci aux collégiens pour leur curiosité et à Maya Michalon pour sa générosité !
Les 2d5 du lycée Jean Perrin ont rencontré Maylis de Kerangal pour son roman Réparer les vivants (coll. Verticales, Gallimard, 2014), lors de cet échange autour du récit d’une transplantation cardiaque, tout le monde y a mis du cœur.
Il fut question de rythme, de documentation et de fiction mais aussi des sport : un match de foot, c’est un moment de tension, à l’instar d’une greffe.