Ma classe écrit

Cinq classes d’écrivains en herbe rédigent chacune une nouvelle (texte court) à partir d’un incipit (les premières lignes d’un texte narratif) proposé par un écrivain. Celui-ci les accompagne dans ce processus d’écriture collective durant cinq séances d’atelier de 2 heures. Ces séances ont lieu en présence du professeur de Lettres et parfois du professeur-documentaliste.

Les cinq nouvelles ainsi rédigées, sur tablettes ou ordinateurs portables, sont ensuite éditées selon des normes professionnelles sous la forme de livres numériques.

Classes participantes pour la saison 2018-2019
5ème 2 du Collège Jean Bernard, Salon-de-Provence
4ème E du Collège Gaston Defferre, Marseille, 7e
6ème 5 du Collège Longchamp, Marseille, 1er
4ème 4 du Collège François Mitterrand, Simiane-Collongue
3ème 6 du Collège de Provence, Marseille, 8e
Auteurs accompagnateurs
Dominique Sigaud
Elise Fontenaille
Lucile Bordes
Ingrid Thobois
Maryam Madjidi


Les auteurs accompagnateurs en 2018-2019

   
Dominique Sigaud entame d’abord une carrière de journaliste et séjourne souvent, entre 1984 et 1996, dans le monde arabe, en Algérie et au Liban notamment, et en Afrique, au Soudan et au Rwanda. Elle obtient en 1996 le Prix de l’association des femmes journalistes pour un article paru sur les femmes du Rwanda, tutsies et hutues. Elle décide ensuite de se tourner vers la littérature. Articulant son travail autour de l’idée de témoignage, d’engagement et de responsabilité de l’écrivain, elle est désormais l’auteure d’une dizaine de romans, récits, essais et romans policiers.

Dans nos langues, son dernier livre paru aux éditions Verdier en 2018 (Grand prix SGDL), est une autobiographie « par la langue ». En parcourant les grandes étapes de sa vie et les combats qui y sont liés, Dominique Sigaud montre comment sa langue s’est façonnée, puis enrichie, jusqu’à l’aider à conquérir sa propre liberté et son indépendance. Elle anime également des ateliers d’écriture et vit dans le sud de la France.

 

 


 

Née en 1960 à Nancy, Élise Fontenaille suit des études de sociologie et d’ethnologie à Bordeaux et Toulouse, puis devient journaliste à Paris. Elle s’installe à Vancouver, au Canada, travaille comme attachée de presse au consulat de France, et retourne à Paris deux ans plus tard. Elle travaille alors pour plusieurs journaux, comme Actuel, puis profite d’une période de chômage pour écrire son premier roman, La Gommeuse, qu’elle publie à 37 ans chez Grasset, en 1997. Depuis, elle a publié plus d’une trentaine de romans, dont la moitié pour la jeunesse, principalement aux éditions du Rouergue. Élise Fontenaille aime explorer des genres et des univers singuliers (histoire, jeunesse, faits divers, science-fiction) et mettre en scène des personnages atypiques épris de liberté.

 


 

Lucile Bordes est née en 1971 à Ollioules, près de La Seyne-sur-Mer, où elle est revenue vivre après des études littéraires à Nice puis à la Sorbonne. À la suite d’une thèse sur les rapports entre peinture et littérature au xviie siècle, elle devient enseignante au collège et au lycée puis maître de conférences à l’université de Toulon. Lucile Bordes écrit dès l’enfance parce que, dit-elle, « apprendre à lire, c’était apprendre à écrire, s’approprier le monde», mais elle n’envisage pas alors d’en faire un métier. À la suite d’une pause dans sa vie professionnelle, elle participe à des ateliers d’écriture animés par Mireille Pochard à La Seyne-sur-Mer et se lance à son tour dans l’écriture. Elle suit alors une formation à l’animation d’ateliers et intervient dans des foyers d’animation populaire, des établissements scolaires et des médiathèques. Elle est issue d’une grande famille de marionnettistes, un univers qui lui a inspiré Je suis la marquise de Carabas, paru en 2012 aux éditions Liana Levi (Prix des lecteurs de la Ville de Clichy, Prix Thyde Monnier de la SGDL). Ce premier roman accompagne la dynastie de marionnettistes forains qui animèrent le Grand Théâtre Pitou. Avec Décorama (toujours aux éditions Liana Levi, Prix du deuxième roman 2015), Lucile Bordes interroge notre attachement aux lieux et la manière dont ils peuvent nous piéger, à travers une fable drôle, cruelle et émouvante, mettant en scène Georges, un agent immobilier qui n’en peut plus de ce monde qui change, qui bouge et va trop vite.  86, année blanche, édité en 2016 et finaliste du Prix Orange du Livre, raconte les suites de l’explosion nucléaire de Tchernobyl, à travers le regard de trois personnages féminins entre la France, la Russie et l’Ukraine.


 

Après des études de langues et de lettres, qui l’entraînent, de 2001 à 2002, dans les géographies de l’écrivain Nicolas Bouvier, Ingrid Thobois part enseigner le français en Afghanistan. S’en suivent des documentaires radio en Iran et en Haïti, des missions de développement en Indonésie, et d’observation électorale en République démocratique du Congo, Moldavie, Azerbaïdjan, Géorgie et au Kazakhstan. Au retour de cinq années à l’étranger, l’écriture de fiction s’impose à cette grande voyageuse. Elle publie Le roi d’Afghanistan ne nous a pas mariés chez Phébus, qui reçoit en 2007 le prix du Premier roman. Une vingtaine d’œuvres paraissent ensuite, dont trois en 2018 : Miss Sarajevo, chez Buchet-Chastel, Juste de l’autre côté de la mer, chez Bayard Jeunesse, Amir et Marlène, coup de foudre en 6e, aux éditions Sarbacane. À l’instar de ces deux derniers livres, Ingrid Thobois écrit régulièrement pour la jeunesse. Certains de ses ouvrages jeunesse, comme Nassim et Nassima, publié en 2009, et Tao et Léo, paru en 2011 aux éditions Rue du Monde, ont été primés plusieurs fois. Elle anime par ailleurs des ateliers d’écriture auprès d’enfants, d’adultes ou d’adolescents. Multipliant les expériences, à l’occasion du festival Concordan(s)e en 2017, elle créé la pièce L’Architecture du hasard, avec le chorégraphe Gilles Verièpe, à la Maison de la Poésie à Paris. Le duo signe la pièce Les Éternels l’année suivante.


 

Maryam Madjidi est née en 1980 à Téhéran. Elle quitte l’Iran à l’âge de six ans pour s’installer avec sa famille à Paris puis à Drancy. Elle entreprend des études de lettres à la Sorbonne et rédige un mémoire de maîtrise en littérature comparée, portant sur deux auteurs iraniens : le poète Omar Khayyâm et le romancier Sadegh Hedayat, tous deux des grands noms de la littérature persane. Elle enseigne ensuite les lettres et la langue française à des collégiens et à des lycéens. À l’âge de 23 ans, Maryam Madjidi retrouve son pays natal, où elle séjourne durant l’été 2003. Elle vit ensuite quatre ans en Chine et deux ans en Turquie, où elle enseigne le FLE (français langue étrangère). De retour à Paris, elle intervient à la maison d’arrêt de Nanterre pour y enseigner le français aux détenus. Depuis février 2016, elle travaille en tant qu’enseignante de FLE pour la Croix-Rouge française auprès de mineurs isolés étrangers. Son premier roman, Marx et la poupée, paraît aux éditions Le Nouvel Attila en janvier 2017. L’ouvrage est récompensé du prix Goncourt du premier roman et du Prix du roman Ouest-France Étonnants Voyageurs.

Recevez notre newsletter !