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Bruno Allary

De son immersion précoce dans les univers distants de la guitare jazz et flamenca, Bruno Allary tire la singularité de son langage créatif. Ce double apprentissage musical, tissé d’héritages et savoirs contrastés, nourrit son goût vibrant du divers, du multiple, du composé.

À côté de l’instrumentiste, la création de la Compagnie Rassegna (2002) révèle le rassembleur et l’homme de projets. Il s’attache à y faire vivre la diversité des musiques populaires de Méditerranée, en y traquant les passages, échos et résonances, dans l’espace et dans le temps. Il y développe une esthétique de l’entre-deux, entre ombre et lumière, modal et tonal, acoustique et électrique. Parmi ses derniers projets, « Il Sole non si muove » décloisonne les répertoires populaires et savants du XVIe siècle en Méditerranée et en Angleterre (disque primé par l’Académie Charles Cros, catégorie «Création Musique du Monde»). En 2018, il s’associe à la pianiste contemporaine Nathalie Négro (PIANOANDCO) et à la chanteuse Sylvie Paz pour questionner les traditions et le contemporain, entre chant et poésie.

Aujourd’hui, il imagine « Contretemps », une création originale accompagnée de Patrick Boucheron, historien et professeur au Collège de France (textes et voix) et Isabelle Courroy (flûtes kaval), sur une mise en scène et scénographie de Laurent Gachet.

Eryck Abecassis

Eryck Abecassis est né à Alger. Il s’installe à Paris en 1975 pour y étudier le cinéma, la photographie et la musique. En 1981 il se tourne vers la musique, étudie l’écriture, et plus tard suivra le cursus d’informatique musicale de l’IRCAM.
Il a été Lauréat du programme Culture France Hors les murs – Médicis 2011.

Son travail, de la scène à l’espace public, a pour but d’explorer un style en marge des courants établis, en dynamisant l’écoute. Un regard nourri d’autres pratiques et modes de représentations. Sa recherche actuelle se nourrit d’un intérêt croissant pour une “noise music“ pensée, tant au niveau compositionnel qu’instrumental (hybridation d’instruments et synthèse sonore). Comme musicien électronique soliste il joue dans de nombreux pays.

 

 

Keziah Jones

De son vrai nom Olufemi Sanyaolu, Keziah Jones est envoyé très jeune à Londres pour étudier dans une école publique. Il y apprend le piano et la guitare et compose ses premières chansons. Nigérian d’origine, le musicien quitte l’école pour se produire dans des pubs et dans les rues avant de débarquer à Paris à la fin des années 1980. Découvert dans le métro par le manager Phil Pickett, Keziah Jones forme un groupe pour défendre ses chansons sur les scènes anglaises. C’est grâce à la sortie en 1992 de son album “Blufunk is a Fact” et ses singles Rhythm is Love et Where is Life ? que l’artiste devient mondialement connu. Particulièrement apprécié en France, son style musical – autoproclamé “blufunk” – se situe aux confins du funk, de la musique africaine, de la soul et du blues. Mélodiques et incisifs, ses titres rappellent ceux de son éternel idole, Jimi Hendrix. Artiste engagé, il évoque la condition sociale des Noirs et des artistes africains contemporains – notamment sur son opus “African Space Craft”, enregistré en partie à New York en 1995. De “Liquid Sunshine” paru en 1999 à “Black Orpheus” (2003), en passant par “Nigerian Wood” (2008), tous les albums de Keziah Jones le dévoilent comme un musicien virtuose de la guitare et un chanteur à la voix unique.