Collectif Stevenson (avec Jean-Marc Besse, Marie Chéné, Eugénie Denarnaud et Guillaume Monsaingeon)
« On me dit que certains ne s’intéressent pas aux cartes ; j’ai peine à le croire… » À partir de cette phrase de Robert Louis Stevenson, un collectif singulier — réunissant philosophes, géographes, cartographes, artistes et chercheurs — explore depuis plusieurs années nos manières de représenter le monde.
Après Mappa Insulae, Mappa Mundi, Mappa Graphica ou Mappa Italiae, leur nouvelle création, Mappa Frontiera, s’attache à ces lignes qui découpent les territoires. Longtemps zones mouvantes, faites de passages et de frictions, les frontières sont devenues des tracés nets, administrés, parfois militarisés. Mais ces lignes, en apparence fixes, restent instables, chargées d’histoires, de conflits et porteuses d’imaginaires.
Fidèle à leur méthode, le collectif compose un atlas libre : à chaque double page, un texte, érudit ou littéraire, dialogue avec une carte, un document, une image glanée aux quatre coins du monde. Un cabinet de curiosités cartographiques, que l’on feuillette en circulant librement.
Publié à Marseille par les éditions Parenthèses, Mappa Frontiera prolonge cette joyeuse aventure. Sur scène, le collectif en partage la fabrique dans une conférence-lecture vivante, ponctuée de projections : un voyage à travers les siècles et les continents, où l’on passe d’une carte du Brésil au 17ᵉ siècle, peuplée de zones inconnues, au tracé de la zone séparant les deux Corées, une bande de huit à dix kilomètres parmi les plus inaccessibles du monde.
Une traversée ludique et généreuse, guidée par le plaisir, intact, de regarder le monde autrement.
À lire
- Mappa frontiera, Collectif Stevenson, Éditions Parenthèses, 2026.
- Mappa italiae, Éditions Parenthèses, 2025.
- Mappa graphica, Éditions Parenthèses, 2024.
- Mappa naturae, Éditions Parenthèses, 2023.
- Mappa urbis, Éditions Parenthèses, 2021.
- Mappa insulae, Éditions Parenthèses, 2019.
