Mandíbula

Un monde à la dérive
Entretien
samedi 28 mai, 17h
Conservatoire Pierre Barbizet, salle Tomasi
Entrée libre

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Avec Mónica Ojeda.
Entretien animé par Élodie Karaki et traduit de l’espagnol par Roxana Nadim.

Depuis sa création, Oh les beaux jours ! accorde une large place aux nouvelles voix de la littérature. Rien d’étonnant à ce que Mónica Ojeda, l’une des romancières les plus prometteuses du continent latino-américain, soit à Marseille. Avec Mâchoires (Mandíbula en espagnol), un roman coup de poing aussi tranchant que son titre, l’écrivaine équatorienne, née en 1988, confirme qu’il faudra compter avec elle dans les années à venir.

Nourrie à l’évidence par les littératures de l’imaginaire, Mónica Ojeda nous entraîne dans un monde féminin terrifiant et sans limite, explorant dans une langue riche à couper le souffle et une narration sous tension permanente, les relations tortueuses entre les mères et les filles, les élèves et leurs professeurs et les meilleures amies entre elles.
On y suit Fernanda, belle et insolente élève de première d’un lycée catholique huppé de Guayaquil, passionnée de littérature, de films d’horreur et de creepypastas, ces légendes urbaines effrayantes et virales qui circulent sur Internet qu’elle partage avec cinq autres lycéennes, s’adonnant aussi avec elles à un étrange rituel sadomasochiste…
Un jour, l’adolescente se réveille pieds et poings liés dans une cabane au milieu de la forêt équatorienne sauvage. Sa kidnappeuse n’est autre que Miss Clara, sa professeure de lettres. Perturbée psychologiquement par sa mère, harcelée depuis des mois par Fernanda et ses camarades, surnommée la « Madame Bovary latina » par tout le lycée, Miss Clara est hantée par le souvenir de sa propre séquestration par deux élèves de l’ancien établissement où elle exerçait.

Entre thriller psychologique (on pense bien sûr à Stephen King) et roman gothique, Mâchoires explore les zones troubles de l’adolescence et la fascination des jeunes filles pour la violence. Un roman ultracontemporain, baroque et haletant, une révélation !


À lire

  • Mónica Ojeda, Mâchoires, traduit de l’espagnol (Équateur) par Alba-Marina Escalón, coll. « Du Monde entier », Gallimard, 2022.

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