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Prix littéraire du Barreau de Marseille

Depuis 2020, le Barreau de Marseille et le festival Oh les beaux jours ! sont unis autour de la création d’un prix littéraire récompensant un auteur ou une autrice dont le livre (fiction ou non-fiction) traite d’un sujet en lien avec les préoccupations professionnelles ou éthiques des avocats : sujet de société, famille, travail, droits humains…
Chaque année, un comité de sélection composé d’avocats du Barreau de Marseille et des deux directrices du festival fait un premier choix de six livres, romans et récits, où la fiction côtoie le réel. L’annonce du prix sera faite le mardi 21 avril lors de la conférence de presse du festival. Cette année, c’est l’écrivaine Adèle Yon, lauréate du prix l’an dernier (photo), qui préside le jury, composé d’avocats.

La sélection 2026

La Manif, Nelly Allard, Gallimard, 2025.
La Jeune fille et la mort, Negar Haeri, Seuil, 2025.
Entre chiens et loups, Valérie Manteau, Stock, 2025.
Les Habitantes, Pauline Peyrade, Les Éditions de Minuit, 2026.
Perpétuité, Guillaume Poix, Verticales, 2026.
Des enfants uniques, Gabrielle de Tournemire, Flammarion, 2025.

Le prix, doté de 5 000 €, sera décerné en public durant le festival le mercredi 28 mai 2026, en présence du lauréat ou de la lauréate qui s’entretiendra ensuite avec Adèle Yon lors d’une rencontre en public.
Le Prix littéraire du Barreau de Marseille est soutenu financièrement par la Société de courtage des Barreaux et par l’Ordre des avocats du Barreau de Marseille.


Lauréats précédents

Le Prix littéraire du Barreau de Marseille a distingué des ouvrages unanimement salués par ailleurs et récompensés par de nombreux prix.

  • Mon vrai nom est Elisabeth, Adèle Yon, Éditions du sous-sol, 2025.
    Prix Régine Deforges (2025), Prix littéraire du Nouvel Obs (2025), Prix essai France Télévisions (2025), Grand prix des lectrices Elle (2025)
  • Nos armes, Marion Brunet, Albin Michel, 2024.
    Prix des lecteurs de la Ville de Brive (2024)
  • Le colonel ne dort pas, Émilienne Malfatto, Éditions du sous-sol, 2023.
    Prix Littéraire du 2e roman (2023)
  • Le Voyant d’Étampes, Abel Quentin, Les Éditions de L’Observatoire, 2022.
    Prix de Flore (2021)
  • Le Passeur, Stéphanie Coste, Gallimard, 2021.
    Prix des lycéens Folio (2023), Prix littéraire de l’ENS Paris-Saclay (2022), Prix Lilas (2021),
    Prix du premier roman du Chambon-sur-Lignon (2021)
  • Ce qu’il faut de nuit, Laurent Petitmangin, La Manufacture de livres, 2020.
    Récompensé par plus de 20 Prix littéraires dont : Prix Libr’à nous (2021), Prix Fémina des Lycéens (2020), Grand Prix du Premier Roman (2020), Prix Stanislas (2020), Prix Feuille d’or des Médias (2020), Prix Georges Brassens (2020)…
Pétition du réseau Relief

Pétition — Baisse de 25% du soutien de l’État au livre : une bombe à retardement !

Soutenir le livre et la lecture relève d’un impératif collectif, c’est l’un des fondements de notre vie démocratique, de notre capacité à penser, à débattre et à faire société. 

Le réseau RELIEF, dont fait partie Oh les beaux jours ! et qui regroupe une soixantaine d’événements, publie une lettre ouverte intitulée POLITIQUE DU LIVRE : L’EFFONDREMENT PROGRAMMÉ pour alerter sur les dangers qui menacent le livre et la lecture. 


> Lire, signer et partager la pétition

Un auteur au musée — Ali Al-Muqri

Rencontre avec Ali Al-Muqri, animée par Alexandre Alajbegovic
Samedi 29 novembre à 14h30 au Centre de la Vieille Charité (gratuit).

Au Yémen, la position du port d’Aden entre océan Indien et Méditerranée en a fait un lieu stratégique depuis l’Antiquité. Ses liens avec Marseille, d’abord portés par le commerce du café au XVIIIe siècle, ont été dynamisés par l’ouverture du canal de Suez en 1869 et l’installation de négociants qui ont su profiter du développement de son port dans un contexte colonial. L’exposition suit le parcours d’une vingtaine d’œuvres que ces marchands ont offertes aux musées de Marseille, complétées par des prêts exceptionnels du Musée du Louvre, l’ensemble témoignant de la riche civilisation née au VIIIe siècle avant notre ère au sud de la péninsule Arabique. Évoquant aussi les trajectoires singulières de jeunes Yéménites devenus marins par nécessité, d’abord employés dans les salles des machines des navires européens, l’exposition souligne la prospérité et la splendeur passée de ce pays aujourd’hui ravagé et divisé par la guerre. Elle permet aussi de montrer l’attachement que lui portent des artistes français comme yéménites en revenant sur les formes et les images de son histoire mythifiée.

Ali Al-Muqri est né et a vécu au Yémen où il était collaborateur régulier de journaux progressistes. Il est l’auteur de plusieurs romans, parus en France aux éditions Liana Lévi, dont Le Beau Juif et Femme interdite. Lors de sa parution au Yémen, ce dernier suscite une polémique tellement vive qu’une fatwa est prononcée contre lui. Il est réfugié en France depuis octobre 2015. Dans son dernier roman, Le Pays du commandeur, paru en France en mars 2020, il interroge le despotisme en racontant l’histoire d’un écrivain chargé par le dictateur d’un pays imaginaire, l’Irassybie, de rédiger sa biographie.


Exposition au Centre de la Vieille Charité du 20 novembre 2025 au 29 mars 2026
Aden Marseille – D’un port à l’autre

En partenariat avec le musée du Louvre


À lire

Ali Al-Muqri, Le pays du Commandeur, traduit de l’arabe (Yémen) par Ola Mehanna et Khaled Osman, Liana Levi, 2020.
Ali Al-Muqri, Femme interdite, traduit de l’arabe (Yémen) par Khaled Osman en collaboration avec Ola Mehanna, Liana Levi, 2015.
Ali Al-Muqri, Le Beau Juif, traduit de l’arabe (Yémen) par Ola Mehanna et Khaled Osman, Liana Levi, 2011.

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