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Arthur H lit Fugues

Avec Arthur H et Nicolas Repac.


Accès à la soirée uniquement par la passerelle Saint-Laurent.


Pour célébrer la sortie de Fugues, son premier roman, Arthur H en propose une lecture musicale à savourer dans le cadre exceptionnel du fort Saint-Jean.

Avec ce récit, Arthur H signe un bouleversant autoportrait en trois temps, trois voix et trois fugues : celle de sa mère Nicole qui, en 1958, à l’âge de 18 ans, décide de fuir sa banlieue ouvrière en construisant un radeau dans l’espoir d’atteindre Tahiti avant de se perdre finalement dans le maquis corse ; celle d’Arthur, un jeune adolescent tourmenté qui, en 1982, s’embarque sur un voilier et découvre la vie dans des Antilles psychédéliques à l’issue de vacances en Guadeloupe avec son père, Jacques Higelin, dans la maison de Coluche ; et celle enfin de Jean Sébastien Bach, le grand musicien qui, à la fin de sa vie en 1740, commence l’écriture de L’Art de la fugue, musique abstraite et cosmique, qu’il laisse inachevée.

Ces trois fugues dialoguent brillamment entre elles et traduisent un désir farouche d’indépendance et de liberté.

Lors de cette soirée, Arthur H, rejoint par son complice le guitariste Nicolas Repac, lit et chante ses Fugues, qu’il mêle à son univers musical et à ses chansons. Une invitation au voyage et à l’évasion qui prend ici toute sa dimension, face à la mer et au lointain de l’horizon méditerranéen.


À lire

  • Arthur H, Fugues, coll. « Traits et Portraits », Mercure de France, 2019
  • La Musique des mots, éd. Points, 2018.

À écouter

  • Arthur H, « Amour chien fou », AllPoints/Believe Music, 2018.
  • Nicolas Repac, « Black Box », No Format, 2013.

Lecture créée à la Maison de la Poésie – Scène littéraire, Paris
En coréalisation avec le Mucem.


Bon plan !

Le billet pour Arthur H donne accès dès 20h à la lecture musicale de Fou comme un lapin, avec Joy Sorman et Rubin Steiner.


 

Le Pays d’en haut

Avec Marie-Hélène Lafon.
Entretien animé par Élodie Karaki.

Originaire du Cantal, Marie-Hélène Lafon a gardé un lien fort avec le monde sauvage, l’âpreté et le silence des grands paysages verticaux. Élevée dans une famille de paysans, elle tient dans ses romans la chronique discrète d’un monde voué à disparaître. Elle s’emploie pourtant à mettre au jour cette fatalité à travers des personnages inoubliables, dans une langue intense et travaillée, frappée par une ponctuation qu’elle maîtrise comme nulle autre, poésie chantante à la scansion hypnotique…

Le Pays d’en haut, titre de son dernier livre dans lequel elle s’entretient avec Fabrice Lardreau, c’est donc le sien, celui qui a façonné son œuvre – seize livres, romans, nouvelles, essais, depuis Le Soir du chien en 2001–, un pays où coule la Santoire, la rivière en contrebas de la ferme familiale à 1000 mètres d’altitude, qui a chargé son inspiration de la violence des éléments et du calme des contrées isolées. « Il s’agit pour moi, dans l’acte d’écrire, de prendre les empreintes de ce pays, d’en dresser une sorte d’état des lieux. »

Lectrice hors pair, de ses propres textes comme de ceux qui l’accompagnent dans son parcours d’écrivain (Flaubert, Jaccottet, Giono, Vialatte, Gracq…), elle tissera lecture et conversation en débutant cet entretien par le commentaire d’un objet qu’elle a choisi dans les réserves du Mucem, et qui n’est pas sans lien, bien sûr, avec la géographie, cette « écriture de la terre » qui nourrit si bien sa littérature…


À lire

  • Marie-Hélène Lafon, Le Pays d’en haut, Entretiens avec Fabrice Lardreau, Arthaud, 2019
  • Nos vies, Buchet-Chastel, 2017.

En coréalisation avec le Mucem.

Mon désir le plus ardent

Avec Pete Fromm.
Entretien animé par Yann Nicol et traduit de l’anglais par Valentine Leÿs.

Depuis Indian Creek, captivant récit d’aventures et d’apprentissage devenu instantanément un classique, Pete Fromm est reconnu comme l’un des auteurs majeurs du « nature writing », ce mouvement littéraire qui célèbre les grands espaces, la nature sauvage, les paysages grandioses de l’Ouest américain. Ses romans et recueils de nouvelles sont aujourd’hui traduits dans le monde entier (onze livres parus en France chez Gallmeister !). Mais si ses œuvres connaissent un tel écho, c’est peut-être parce qu’au-delà de son rapport à la nature, Pete Fromm sait mieux que quiconque nous parler des humains. En témoigne son dernier roman, Mon désir le plus ardent, portrait d’un couple, Maddy et Dalt, qui se rencontrent et vivent leur amour passionnément jusqu’au jour où Maddy apprend qu’elle est enceinte et atteinte d’une sclérose en plaques. Ensemble, ils vont affronter la maladie avec courage et humour.

C’est donc un géant de la littérature américaine qui pose ses valises à Marseille, pour une rencontre intime qui – on l’espère – devrait satisfaire les désirs les plus ardents de ses lecteurs !


À lire

  • Pete Fromm, Mon désir le plus ardent, traduit de l’anglais (États-Unis) par Juliane Nivelt, Gallmeister, 2018.

 

 

 

Non-dits

Avec Sarah Chiche et Corinne Royer.
Rencontre animée par Guénaël Boutouillet.

Rencontre avec deux auteures dont les derniers romans ont en commun les non-dits, les fantômes du passé, des figures maternelles déterminantes, mais aussi l’indépendance et la fougue nécessaire à l’amour et à la vie.

Dans Ce qui nous revient, Corinne Royer mêle la controverse scientifique au drame familial pour évoquer le destin contrarié de Marthe Gautier, premier médecin à mettre en évidence le gène surnuméraire de la trisomie 21 dans les années 1950, mais dépossédée de sa découverte par un confrère masculin.

Dans Les Enténébrés, l’écrivaine et psychanalyste Sarah Chiche compose une fresque puissante et sombre sur l’amour fou, où le mal familial côtoie celui de l’Histoire en marche, de la fin du XIXe siècle aux décombres de la Seconde Guerre mondiale, de l’Afrique des indépendances à la catastrophe climatique de ce début de millénaire.

Deux mosaïques romanesques qui traversent les époques dans le tourment des généalogies et questionnent la transmission, pour le meilleur et pour le pire…


À lire

  • Sarah Chiche, Les Enténébrés, Seuil, 2019.
  • Une histoire érotique de la psychanalyse, Payot, 2018.
  • Corinne Royer, Ce qui nous revient, Actes Sud, 2019.

En coproduction avec l’Alcazar.

Oh les beaux lecteurs !

Avec Mehdi Charef.
Entretien animé par les étudiants de Sciences Po Aix.

Mehdi Charef sera interrogé par les étudiants de Sciences Po Aix. Épaulés par Élodie Karaki, critique littéraire, ces beaux lecteurs ont découvert le travail de l’écrivain-cinéaste au cours d’ateliers. Le festival leur offre l’occasion d’une rencontre privilégiée avec lui pour évoquer son parcours, ses engagements et son dernier roman, paru chez une jeune maison d’édition marseillaise, Hors d’atteinte.


À lire :

  • Mehdi Charef, Rue des Pâquerettes, Hors d’atteinte, 2019.

Rencontre ouverte à tous.
En partenariat avec Sciences Po Aix.

 

Alger, Marseille, Nanterre

Mehdi Charef et Kamel Khélif.
Rencontre animée par Élodie Karaki.

Après 13 ans d’absence, Mehdi Charef revient à la littérature. On se souvient du Thé au harem d’Archi Ahmed, le premier livre de ce fils d’immigrés algériens paru en 1983, roman pionnier, simple et cru, sur la réalité des ensembles HLM (qu’on n’appelait pas encore des « cités ») et qu’il mit lui-même en scène au cinéma sur le conseil de Costa Gavras.
Son nouveau roman, Rue des Pâquerettes, nous ramène vingt ans plus tôt, en 1962, lorsque, âgé de 10 ans, il rejoint en famille son père dans le bidonville de Nanterre. Baraquements précaires, robinet collectif, froid, boue : le jeune Mehdi découvre l’humiliation et le racisme ordinaire d’une France où les ratonnades sont fréquentes. Mais il rencontre aussi un instituteur qui lui apprend à aimer les livres – ceux de Victor Hugo notamment – et cet amour des mots et de la littérature va créer les conditions de sa liberté.

Histoire similaire pour Kamel Khélif : arrivé d’Alger en 1964 pour retrouver son père dans le bidonville de Sainte-Marthe, à Marseille, c’est le dessin qui lui servira de refuge. Dans son nouvel et somptueux album BD aux cases sombres, entre polar et autobiographie, le récit débute alors que la nuit pénètre dans un appartement et empêche le narrateur de continuer à dessiner. Guidé par une force intérieure, il descend dans les rues de Marseille et croise celles et ceux qui un jour ont pris la route, de Tanger, Lisbonne ou d’ailleurs, dans l’espoir d’une vie meilleure qu’ils n’ont jamais pu vivre.

Rencontre avec deux belles personnalités qui font jaillir l’humanité d’existences fragiles et cabossées, au moment où leur pays d’origine, l’Algérie, vit un tournant de son histoire.


À lire

  • Mehdi Charef, Rue des Pâquerettes, Hors d’atteinte, 2019.
  • Kamel Khélif, Même si c’est la nuit, Otium, 2019.