cccccc

Archives

Les grands entretiens du XXe siècle : Edmonde Charles-Roux et Romain Gary

Avec Clément Beauvoir, Olivier Berhault, Fanny Zeller.


Attention, changement de lieu : le spectacle, initialement prévu dans la cour de la commande du Mucem, a lieu dans l’auditorium du Mucem (accès par l’esplanade du J4). L’horaire est inchangé.


Dans une époque où les émissions littéraires ont peu à peu disparu du paysage audiovisuel et des heures de grande écoute, « Les grands entretiens » nous font revivre des rencontres avec les figures littéraires du XXe siècle !

Françoise Sagan et Georges Simenon, Edmonde Charles-Roux et Romain Gary… Préparez-vous à remonter le temps : sur scène, deux comédiens incarnent un auteur et une autrice qui se prêtent au jeu de l’interview avec un journaliste. Pour parler de littérature bien sûr, mais aussi des petites choses de leur existence qui font la saveur de ces face-à-face où se dévoilent l’humain derrière l’œuvre. Le tout, dans une atmosphère qui n’est pas sans rappeler les grandes heures des émissions littéraires de Bernard Pivot !

Toutes les paroles prononcées par les comédiens sont réellement celles des écrivains qu’ils incarnent. À partir de montages d’interviews, il s’agit ici de restituer la parole à l’état brut, dans son immédiateté. L’exercice n’est pas sans risque, intervieweur et interviewé sont sur un fil. On assiste alors à la naissance d’une pensée qui s’énonce en direct, avec ses détours, ses digressions, mais aussi ses lapsus, ses contradictions, ses répétitions et ses hésitations, ses pauses et ses chevauchements…

C’est donc avec excitation qu’on retrouvera le samedi au Mucem la voix caractéristique de Françoise Sagan dont les interviews ont laissé leur empreinte dans toutes les mémoires, mais aussi celle – moins familière – du grand Georges Simenon. Le dimanche, on entendra avec émotion une Edmonde Charles-Roux sur ses terres, drôle et engagée, tandis que le romanesque Romain Gary continuera de nous surprendre…

Trouble, connivence, impudeur et sincérité : tels sont les ingrédients de ces spectacles d’un genre nouveau, dont on vous assure qu’ils sont immanquables !


Conception, mise en scène et interprétation Clément Beauvoir, Olivier Berhault,Fanny Zeller.

Co-production Compagnie Les Oiseaux de la Tempête, CDN de Montluçon, Maison de la poésie-Scène littéraire, Paris.


En coréalisation avec le Mucem.

Simon Abkarian et Ibrahim Maalouf : Panaït Istrati, une vie romanesque

Avec Simon Abkarian et Ibrahim Maalouf (piano et trompette)
Dessins : Golo
Mise en espace : Julie Kretzschmar


Accès à la soirée uniquement par la passerelle Saint-Laurent.


Libre-penseur et vagabond globe-trotter, personnage romanesque avant d’être écrivain, Panaït Istrati, « Le Gorki des Balkans » pour reprendre la formule de l’écrivain Romain Rolland, est l’auteur méconnu de quelques livres magnifiques sur les révolutions sociétales et politiques du début du XXe siècle en Europe et en Orient.

Dans deux albums de BD édités récemment, le dessinateur Golo retrace sa vie rocambolesque et rend hommage à ses combats avant-gardistes et à sa littérature insoumise. Né en 1884 à Brăila d’une mère roumaine blanchisseuse et d’un père contrebandier grec, Panaït Istrati sillonna l’Europe et la Méditerranée en exerçant divers petits métiers avant de s’installer en France et de devenir un écrivain de langue française, aidé à ses débuts par Eugène Ionesco. Ses premiers romans à caractère autobiographique mettent en scène son double littéraire, Adrien Zograffi.

En 1927, communiste convaincu, il voyage pendant seize mois en URSS. Le récit qu’il fait de son voyage, publié en 1929 sous le titre Vers l’autre flamme, livre cosigné avec Boris Souvarine et Victor Serge, est un coup de tonnerre et fustige le stalinisme. Cette critique implacable du système soviétique, parue sept ans avant Retour de l’URSS d’André Gide, lui vaudra d’être lynché par l’intelligentsia de gauche en France. De retour en Roumanie, l’écrivain se fait conteur haïdouc et publie d’autres ouvrages qui racontent les destins singuliers de personnages issus des bas-fonds prolétaires. Pour les communistes, il était « fasciste », pour les fascistes il était « cosmopolite ». Témoin des injustices sociales de son temps, il mourra seul, le 16 avril 1935 à Bucarest, à l’âge de 51 ans.

Pour découvrir Panaït Istrati, Oh les beaux jours ! vous convie à une soirée spéciale. Le comédien Simon Abkarian (que l’on a vu au cinéma chez Robert Guédiguian ou à la télévision dans les séries Pigalle, la nuit et Kaboul Kitchen), accompagné par le grand musicien Ibrahim Maalouf et les dessins de Golo, feront entendre la belle langue et les engagements d’Istrati.


À lire :

  • Panaït Istrati, Œuvres, tomes I, II et III, Libretto, 2015.
  • Golo, Istrati !, tomes 1 et 2, Actes Sud BD, 2017 et 2018.

À écouter :

  • Ibrahim Maalouf, « Levantine Symphony No.1 », Mister Ibe, 2018.

En coréalisation avec le Mucem.

 

Les grands entretiens du XXe siècle : Françoise Sagan et Georges Simenon

Avec Clément Beauvoir, Olivier Berhault, Fanny Zeller

Dans une époque où les émissions littéraires ont peu à peu disparu du paysage audiovisuel et des heures de grande écoute, « Les grands entretiens » nous font revivre des rencontres avec les figures littéraires du XXe siècle !

Françoise Sagan et Georges Simenon, Edmonde Charles-Roux et Romain Gary… Préparez-vous à remonter le temps : sur scène, deux comédiens incarnent un auteur et une autrice qui se prêtent au jeu de l’interview avec un journaliste. Pour parler de littérature bien sûr, mais aussi des petites choses de leur existence qui font la saveur de ces face-à-face où se dévoilent l’humain derrière l’œuvre. Le tout, dans une atmosphère qui n’est pas sans rappeler les grandes heures des émissions littéraires de Bernard Pivot !

Toutes les paroles prononcées par les comédiens sont réellement celles des écrivains qu’ils incarnent. À partir de montages d’interviews, il s’agit ici de restituer la parole à l’état brut, dans son immédiateté. L’exercice n’est pas sans risque, intervieweur et interviewé sont sur un fil. On assiste alors à la naissance d’une pensée qui s’énonce en direct, avec ses détours, ses digressions, mais aussi ses lapsus, ses contradictions, ses répétitions et ses hésitations, ses pauses et ses chevauchements…

C’est donc avec excitation qu’on retrouvera le samedi au Mucem la voix caractéristique de Françoise Sagan dont les interviews ont laissé leur empreinte dans toutes les mémoires, mais aussi celle – moins familière – du grand Georges Simenon. Le dimanche, on entendra avec émotion une Edmonde Charles-Roux sur ses terres, drôle et engagée, tandis que le romanesque Romain Gary continuera de nous surprendre…

Trouble, connivence, impudeur et sincérité : tels sont les ingrédients de ces spectacles d’un genre nouveau, dont on vous assure qu’ils sont immanquables !


Conception, mise en scène et interprétation Clément Beauvoir, Olivier Berhault,Fanny Zeller.

Co-production Compagnie Les Oiseaux de la Tempête, CDN de Montluçon, Maison de la poésie-Scène littéraire, Paris.


En coréalisation avec le Mucem.

Opus Poe – D’après La Chute de la maison Usher

Avec Alfred, Mathilde Domecq, Richard Guérineau, Benoît Guillaume, Laureline Mattiussi et le groupe Aquaserge.

C’est désormais un rendez-vous annuel : le concert dessiné collectif façon Oh les beaux jours ! revient avec un nouvel opus. Cette année, dans le sillage de la rencontre autour de la nouvelle traduction de l’œuvre intégrale du grand Edgar Poe (voir la rencontre « Des nouvelles d’Edgar Allan Poe », qui aura lieu à 18h), c’est un de ses célèbres contes fantastiques, « La Chute de la maison Usher », qui nourrit l’inspiration de notre joyeuse bande de dessinateurs. Publiée pour la première fois dans une revue littéraire en 1839, cette nouvelle avait été adaptée au cinéma par Jean Epstein en 1928 ; c’est son adaptation dessinée qu’on verra naître ce soir sur la scène de La Criée.

Sous la houlette d’Alfred – à qui la Cité internationale de la BD et de l’image d’Angoulême vient d’offrir une carte blanche – , aux manettes du storyboard qui sert de trame à la performance, les cinq complices dessinent en direct et en virtuose. Ils sont portés par le souffle de la musique inventive d’Aquaserge, groupe de pop expérimentale pareil à nul autre, ovni de la scène musicale, lunaire et psychédélique, au champ musical infini, parfait en somme pour coller à l’univers éclectique de Poe.
5 dessinateurs + 7 musiciens : il fallait bien la grande scène de La Criée pour accueillir ce concert dessiné exceptionnel qui nous fait déjà frissonner… de plaisir !

« Pendant toute une journée morne, sombre et muette d’automne, alors que les nuages oppressants étaient bien bas dans les cieux, j’avais traversé seul, à cheval, une contrée singulièrement sinistre, et j’avais fini par me retrouver, alors que les ombres du soir gagnaient du terrain, en vue de la mélancolique Maison Usher. »

« La Chute de la maison Usher » (traduction de Christian Garcin et Thierry Gillybœuf).


Guitare électrique et chant Benjamin Glibert — basse et chant Audrey Ginestet — chant et clavier Julien Gasc — clarinette, chant et bongo Manon Glibert — trompette Sébastien Cirotteau — sax baryton et alto Olivier Kelchtermans — percussions Lucie Antunes


Retrouvez les auteurs BD et Aquaserge en dédicace après le concert !


À lire

  • Edgar Allan Poe, « La Chute de la maison Usher » in Nouvelles intégrales. Tome 1 (1831-1839), traduit de l’anglais (États-Unis) par Christian Garcin et Thierry Gillybœuf, Phébus, 2018.
  • Alfred, La Belle saison, Delcourt, 2019.

À écouter

  • Aquaserge, « Déjà-Vous », Crammed Discs, 2018.

À voir

  •  Le concert dessiné 1+9+8+4 autour du chef d’œuvre de George Orwell avec Yan Wagner présenté lors de la précédente édition (Friche la Belle de Mai, 23 mai 2018) :

Des nouvelles d’Edgar Allan Poe

Avec Christian Garcin et Thierry Gillybœuf.
Rencontre animée par Élodie Karaki.

Après 1984 l’an dernier, Oh les beaux jours ! vous fait redécouvrir un autre « monstre » de la littérature à l’occasion de la nouvelle traduction de l’œuvre de l’écrivain américain Edgar Allan Poe. Plus d’un siècle et demi s’est écoulé depuis celle de Baudelaire et il fallait du culot (et du courage !) à Christian Garcin et à Thierry Gillybœuf pour s’attaquer à ce cas « unique dans les annales littéraires » où « traducteur et auteur semblent à ce point indissociables qu’on a parfois presque été tenté de croire que l’écrivain américain était une invention, une création du poète français ».

Qu’y a-t-il donc de nouveau ici ? Quelques corrections d’erreurs de traduction, de nouveaux mots qui viennent remplacer ceux qui n’existent plus dans les dictionnaires… Mais surtout l’ambition de traduire l’intégralité de l’œuvre (3 tomes sont prévus, avec des inédits), dans une présentation chronologique plutôt que thématique qui en révèle la richesse et casse l’image d’une littérature qui ne serait que fantastique, noire et macabre, inspirée seulement du gothique anglais ou du fantastique allemand. Car, on le constate ici, Poe fut aussi le père du roman policier et l’auteur d’écrits satiriques féroces visant de manière « plus ou moins déguisée » ses contemporains, avec un sens du grotesque et une habileté que les traducteurs décryptent aujourd’hui dans des notes contextualisant la vie politique et littéraire de l’époque.

Adieu donc la légende de l’écrivain incompris, du poète maudit, un corbeau noir perché l’épaule, sombre et alcoolique (Poe buvait peu d’alcool et n’a jamais fumé d’opium, nous apprennent les traducteurs) ! Avec l’obsession d’enquêteurs qui ne laissent rien de côté, dans une langue accessible qui ne trahit pas l’originale, Christian Garcin et Thierry Gillybœuf se sont lancés dans une entreprise captivante qu’ils partagent avec nous aujourd’hui.


À lire

  • Edgar Allan Poe, Nouvelles intégrales. Tome 1 (1831-1839) et Tome 2 (1840-1844), traduits de l’anglais (États-Unis) par Christian Garcin et Thierry Gillybœuf, Phébus, 2018 et 2019. Illustrations originales de Sophie Potié.