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Zaï zaï zaï zaï


D’après la BD de Fabcaro.
Avec Élisa Bourreau, Ariane Bégoin, Maxime Coggio, Christophe Danvin, Aymeric Demarigny, Cyrille Labbé, Emmanuel Noblet et Aurélie Verillon.
Mise en scène Paul Moulin.


Il existe deux séances le même soir pour ce spectacle : la première à 19h30 et la seconde à 21h30. Faites votre choix !


Depuis sa création, Oh les beaux jours ! fait entendre des adaptations livres sur scène. Le festival ne pouvait donc pas passer à côté de celle, jubilatoire, de la BD à succès de Fabcaro. Théâtre radiophonique à l’humour corrosif, Zaï Zaï Zaï Zaï raconte la fuite d’un auteur de bande dessinée qui – sacrilège ! – a oublié sa carte de fidélité d’un magasin. Au micro, les comédien(ne)s retracent la dérive de ce mauvais citoyen…

« Fabrice est à la caisse d’un supermarché lorsque la caissière lui demande s’il a la carte du magasin. Il a beau fouiller, il ne la trouve pas. Arrgh, il se souvient : il a changé de vêtements et sa carte se trouve dans son autre pantalon ! La caissière appelle la sécurité. Fabrice s’enfuit. En quelques heures, il devient l’ennemi public numéro un, son cas divise la société. Ne pourrait-on pas laisser sa chance à quelqu’un qui, s’il dit vrai, a en effet laissé sa carte dans son autre pantalon ? »

Entre farce burlesque et satire puissante, nous voilà lâchés dans une société absurde. Huit comédien(ne)s irrésistibles, issus du théâtre, du cinéma ou du one-(wo)manshow, relatent avec voix et bruitages ce feuilleton aussi surréaliste que cinglant.


Le presse en parle

« Zaï zaï zaï zaï tient de l’exercice de style et du jeu de massacre. (…) Rien d’aigre, pourtant, ni de tragique dans cet équarrissage, car le moraliste avance masqué. Dynamiteur talentueux, Fabcaro sait doser au gramme près critique sociale et éclats de rire, décryptages affûtés et trouvailles poétiques. » Stéphane Jarno, Télérama

Note d’intention

« À la première lecture de cette bande dessinée on est saisi par l’humour ravageur et absurde (pas tant que ça) de ces quelque 66 planches. Cette farce en forme de road-trip est l’occasion pour l’auteur de tacler tout le monde: les policiers, les ados, les artistes bien pensants, les théoriciens du complot et, en très bonne place : les médias. En plein état d’urgence permanent et paranoïa ambiante c’est tout à fait salutaire. Zaï zaï zaï zaï est, de loin, la dramaturgie la plus moderne et originale qu’on ait lu ces dernières années. Un grand désir s’impose aujourd’hui : s’emparer de cette œuvre singulière et la faire entendre. Nous l’adaptons sous forme d’émission radiophonique pour sept comédiens et un musicien. »
Paul Moulin, metteur en scène


À lire :

    • Fabcaro, Zaï zaï zaï, zaï, Six pieds sous terre, 2015.

D’après la bande dessinée de Fabcaro — Mise en scène Paul Moulin— Adaptation Maïa Sandoz— Création sonore et musique Christophe Danvin — Avec Élisa Bourreau, Ariane Bégoin, Maxime Coggio, Christophe Danvin, Aymeric Demarigny, Cyrille Labbé, Emmanuel Noblet, Aurélie Verillon — Avec la voix de Serge Biavan — Collaboration artistique Maïa Sandoz — Création lumière Emmanuel Noblet — Scénographie et costumes Paul Moulin— Régie lumière Thibault Moutin — Régie son Jean-François Domingues — Administration et production Agnès Carré — Diffusion Olivier Talpaert, en votre cie.

Production Théâtre de L’Argument — Coproduction Le Théâtre de Rungis, Fontenay En Scènes – Fontenay-sous-bois — Avec le soutien de la Direction régionale des Affaires culturelles d’Île-de-France – ministère de la Culture — Avec le soutien de la SPEDIDAM et Arcadi Île-de-France et de la Ville de Paris.

Grands carnivores

Avec Bertrand Belin.
Entretien animé par Yann Nicol.

Auteur-compositeur, guitariste et chanteur, Bertrand Belin est aussi écrivain, auteur de Requin (2015) et Littoral (2016), parus chez P.O.L, dans lesquels on retrouve la poésie concise, les ellipses et l’univers mystérieux de ses chansons. Son nouveau roman, Grands carnivores confirme que la mélodie de ses mots n’est pas sans résonance avec sa musique.
Dans cette fable à l’ironie corrosive, il raconte la rivalité violente entre deux frères – l’un chef d’entreprise cynique et l’autre, artiste rêveur et idéaliste –, alors que des fauves échappés d’un cirque sèment la panique dans la population… Qui a peur d’être dévoré ? Et par qui ?

Un entretien tout en douceur et en profondeur, une autre occasion d’entendre sur scène la belle voix grave du dandy punk de la chanson française, aussi subtilement radical et avisé dans ses romans que dans ses albums.


À lire

  • Bertrand Belin, Grands carnivores, P.O.L, 2019.

À écouter

  • Bertrand Belin, « Persona », Wagram, 2019.

En coréalisation avec le Mucem.

La mémoire des vivants

Avec Cécile Hennion et Hyam Yared.
Rencontre animée par Élodie Karaki.

Reporter au journal Le Monde, spécialiste du Moyen-Orient où elle a couvert de nombreux conflits, Cécile Hennion est l’auteure d’un livre bouleversant, Le Fil de nos vies brisées. Elle y fait le portrait de la ville syrienne d’Alep, telle qu’elle fut et ne sera jamais plus, à travers le récit de ses habitants contraints à l’exil par la violence et la guerre. Une ville réduit à l’inexistence, sauf à la faire revivre à travers la mémoire des vivants. C’est ce qu’elle s’emploie à faire, à la manière d’un Jean Hatzfeld quand il racontait le drame rwandais, dans une langue qui en fait aussi un objet littéraire à part entière. Une plongée dans l’indicible que ce livre parvient pourtant à transformer en un élan vital d’une grande force.

Née à Beyrouth, où elle vit toujours, Hyam Yared est ces temps-ci en résidence à Marseille – elle est la première titulaire de la chaire Camus, à l’IMéRA – où elle travaille sur le thème de l’hospitalité. Auteure de plusieurs recueils de poésie et de quatre romans, elle ausculte dans une langue puissante l’histoire du Liban, ses guerres successives et ses luttes politiques, mais aussi le poids hypocrite des traditions, la condition de la femme dans les sociétés orientales, la violence des discriminations…

Fiction, récit, poème, recueil de paroles… Quelles écritures pour dire le monde ? Rencontre avec deux auteures aussi engagées que passionnées, qui se sont rencontrées à Beyrouth et se retrouvent à Marseille.


À lire :

  • Cécile Hennion, Le Fil de nos brisées, Anne Carrière, 2019.
  • Hyam Yared, Tout est halluciné, Fayard, 2016.

En partenariat avec l’IMéRA.

 

Zaï zaï zaï zaï

D’après la BD de Fabcaro.
Avec Élisa Bourreau, Ariane Bégoin, Maxime Coggio, Christophe Danvin, Aymeric Demarigny, Cyrille Labbé, Emmanuel Noblet et Aurélie Verillon.
Mise en scène Paul Moulin.


Il existe deux séances le même soir pour ce spectacle : la première à 19h30 et la seconde à 21h30.
Faites votre choix !


Depuis sa création, Oh les beaux jours ! fait entendre des adaptations livres sur scène. Le festival ne pouvait donc pas passer à côté de celle, jubilatoire, de la BD à succès de Fabcaro. Théâtre radiophonique à l’humour corrosif, Zaï Zaï Zaï Zaï raconte la fuite d’un auteur de bande dessinée qui – sacrilège ! – a oublié sa carte de fidélité d’un magasin. Au micro, les comédien(ne)s retracent la dérive de ce mauvais citoyen…

« Fabrice est à la caisse d’un supermarché lorsque la caissière lui demande s’il a la carte du magasin. Il a beau fouiller, il ne la trouve pas. Arrgh, il se souvient : il a changé de vêtements et sa carte se trouve dans son autre pantalon ! La caissière appelle la sécurité. Fabrice s’enfuit. En quelques heures, il devient l’ennemi public numéro un, son cas divise la société. Ne pourrait-on pas laisser sa chance à quelqu’un qui, s’il dit vrai, a en effet laissé sa carte dans son autre pantalon ? »

Entre farce burlesque et satire puissante, nous voilà lâchés dans une société absurde. Huit comédien(ne)s irrésistibles, issus du théâtre, du cinéma ou du one-(wo)manshow, relatent avec voix et bruitages ce feuilleton aussi surréaliste que cinglant.


Le presse en parle

« Zaï zaï zaï zaï tient de l’exercice de style et du jeu de massacre. (…) Rien d’aigre, pourtant, ni de tragique dans cet équarrissage, car le moraliste avance masqué. Dynamiteur talentueux, Fabcaro sait doser au gramme près critique sociale et éclats de rire, décryptages affûtés et trouvailles poétiques. » Stéphane Jarno, Télérama

Note d’intention

« À la première lecture de cette bande dessinée on est saisi par l’humour ravageur et absurde (pas tant que ça) de ces quelque 66 planches. Cette farce en forme de road-trip est l’occasion pour l’auteur de tacler tout le monde: les policiers, les ados, les artistes bien pensants, les théoriciens du complot et, en très bonne place : les médias. En plein état d’urgence permanent et paranoïa ambiante c’est tout à fait salutaire. Zaï zaï zaï zaï est, de loin, la dramaturgie la plus moderne et originale qu’on ait lu ces dernières années. Un grand désir s’impose aujourd’hui : s’emparer de cette œuvre singulière et la faire entendre. Nous l’adaptons sous forme d’émission radiophonique pour sept comédiens et un musicien. »
Paul Moulin, metteur en scène


À lire :

    • Fabcaro, Zaï zaï zaï, zaï, Six pieds sous terre, 2015.

D’après la bande dessinée de Fabcaro — Mise en scène Paul Moulin— Adaptation Maïa Sandoz— Création sonore et musique Christophe Danvin — Avec Élisa Bourreau, Ariane Bégoin, Maxime Coggio, Christophe Danvin, Aymeric Demarigny, Cyrille Labbé, Emmanuel Noblet, Aurélie Verillon — Avec la voix de Serge Biavan — Collaboration artistique Maïa Sandoz — Création lumière Emmanuel Noblet — Scénographie et costumes Paul Moulin— Régie lumière Thibault Moutin — Régie son Jean-François Domingues — Administration et production Agnès Carré — Diffusion Olivier Talpaert, en votre cie.

Production Théâtre de L’Argument — Coproduction Le Théâtre de Rungis, Fontenay En Scènes – Fontenay-sous-bois — Avec le soutien de la Direction régionale des Affaires culturelles d’Île-de-France – ministère de la Culture — Avec le soutien de la SPEDIDAM et Arcadi Île-de-France et de la Ville de Paris.

On est là pour s’amuser

Avec Fabcaro.
Entretien animé par Tewfik Hakem.

Il a commencé à écrire parce qu’il avait du mal à parler ; le paradoxe, désormais, c’est qu’on lui demande sans arrêt de parler de ce qu’il écrit. Généralement Fabcaro rechigne à évoquer son travail et préfère rester tranquille chez lui, du côté de Montpellier, même si les sollicitations affluent depuis le succès foudroyant de Zaï zaï zaï zaï publié par 6 pieds sous terre, autant dire chez le plus underground des éditeurs « indés »…

Auteur d’une trentaine de BD, engagé dans des collectifs, souvent complice avec d’autres dessinateurs en œuvrant aux scénarios, Fabcaro mélange autobiographie, absurde et critique sociale. Le prince de l’autodérision nous fait l’honneur de venir discuter avec nous. De ses livres, bandes dessinées et romans (il en a écrit deux), de ses spectacles, de la notion de couple – cette belle idée qui n’a jamais fonctionné et qu’il dézingue en un trait ultraminimaliste dans Si l’amour c’était aimer ou Moins qu’hier (plus que demain) –, de l’amour et du pipeau, des utopies humaines et autres drogues douces de la vie.

À l’occasion de la sortie de sa dernière BD au titre évocateur Open Bar 1re tournée, un apéro avec Fabcaro avant de retrouver le soir, sur la scène de La Criée, une adaptation jubilatoire de Zaï zaï zaï zaï.
Oh le beau cadeau !

Oh les beaux lecteurs !

Valérie Manteau dialogue avec ses lecteurs.

Valérie Manteau sera interrogée par les lecteurs des bibliothèques marseillaises. Épaulés par Élodie Karaki, critique littéraire, ces lecteurs se sont réunis régulièrement au cours des derniers mois et ont choisi le dernier roman de Valérie Manteau, Le Sillon, parmi un choix de livres qui leur étaient soumis. Le festival leur offre l’occasion d’une rencontre privilégiée avec elle pour évoquer ses engagements militants, son parcours de journaliste et d’écrivain et, sans doute, commenter le prix Renaudot qu’elle a reçu cette année.


À lire :

  • Valérie Manteau, Le Sillon, Le Tripode, 2018 (prix Renaudot 2018).

Une rencontre en partenariat avec le réseau des Bibliothèques de Marseille.

Les Furtifs

Avec Alain Damasio et le groupe Palo Alto  (Jacques Barbéri, Philippe Perreaudin, Laurent Pernice et Gilles Benejam).

Alain Damasio est certainement le plus grand auteur français de science-fiction. Après La Horde du Contrevent, énorme succès public et critique paru en 2004, il publie cette année un nouveau roman très attendu, Les Furtifs, œuvre d’envergure sur laquelle il a travaillé plus de dix ans.

Dans ce récit d’anticipation à la portée vertigineuse, qui soulève des questions aussi bien politiques que philosophiques, la musique tient une place centrale. Les « furtifs », qui ont donné son titre au roman, sont en effet des êtres aussi étranges qu’insaisissables, constitués de chair et de sons, et dont on découvrira qu’ils naissent d’une « mélodie fondamentale »… Le livre est d’ailleurs accompagné d’un album, véritable bande originale du roman.

Proposer une lecture musicale des Furtifs relevait donc d’une évidence contenue dans le thème même du livre. Ce soir, pour Oh les beaux jours !, Alain Damasio redéploie son univers littéraire, mis en musique par le groupe Palo Alto (qui compte parmi ses membres l’écrivain et scénariste Jacques Barbéri), pour une création sonore aux inextricables ramifications électroniques.

« Ils sont là parmi nous, jamais où tu regardes, à circuler dans les angles morts de la vision humaine. On les appelle les furtifs. Des fantômes ?
Plutôt l’exact inverse : des êtres de chair et de sons, à la vitalité hors norme, qui métabolisent dans leur trajet aussi bien pierre, déchet, animal ou plante pour alimenter leurs métamorphoses incessantes. »


À lire

  • Alain Damasio, Les Furtifs, Éditions La Volte, 2019.
  • Jacques Barbéri, L’Enfer des masques, la Volte, 2019.

À écouter

  • Ptose/Palo Alto, « Phantom Cosmonauts », Psychofon Records, 2017.

Ailleurs en ce pays

Avec Lisa Ginzburg et Valérie Manteau.
Rencontre animée par Élodie Karaki.

Dans son premier roman traduit en français, Au pays qui te ressemble, Lisa Ginzburg suit les émois et les bouleversements vécus par Vituca, une documentariste italienne qui vit à Paris et s’éprend de Ramos, un brillant chorégraphe brésilien. Son amour pour cet homme va l’amener à découvrir le Brésil et ses favelas, ses croyances et ses rites, tout à la fois fascinants et oppressants.
Dans Le Sillon, le dernier roman de Valérie Manteau (prix Renaudot 2018), une jeune femme part retrouver son amant turc à Istanbul et se saisit de l’histoire contemporaine de la Turquie à travers le parcours de Hrant Dink, journaliste et militant infatigable de la cause arménienne, assassiné en 2007.
En confrontant histoire amoureuse et immersion dans une culture étrangère, quête personnelle et engagement, chacune fait à sa manière le portrait d’un pays en convoquant l’intelligence du désarroi et la finesse de la pensée.


À lire

  • Lisa Ginzburg, Au pays qui te ressemble, traduit de l’italien par Martin Rueff, Verdier, 2019.
  •  Valérie Manteau, Le Sillon, Le Tripode, 2018 (prix Renaudot, 2018).